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ISBN : 2253139653
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1996)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Obscur moine franciscain, Rabelais devint le médecin le plus réputé de son temps.

D'origine modeste, il fréquenta les papes, fut le protégé d'un cardinal et l'auteur favori du roi François Ier. Croyant sincère, il écrivit des livres dont la truculence et l'audace de pensée lui valurent les foudres de la Sorbonne.

Célèbre dans toute l'Europe, il acheva sa vie dans un quasi dénuement, au service des humbles, à Saint-Maur près de Paris. N... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
syssylle
  22 mai 2017
Quand on aime Rabelais,qu'on l'a lu, qu'on connait sa biographie,et qu on lit ce livre de Ragon, il se peut que l'on aime encore plus Rabelais. En tout cas, c'est ce qu'il m'est arrivé.Découvert par hasard au fin fond de la bibliothèque, je me suis régalée de ce court et alerte roman, qui nous montre un Rabelais sous toutes ses coutures, de moine, de médecin, d'humaniste, un homme avide de découvrir,un artiste, un ami fidèle aussi. Sans doute Michel Ragon a t'il fait de François Rabelais un personnage beaucoup plus lisse qu'il ne l'était réellement, mais la vision qu'il offre de cet homme m'a séduite.Il est vrai que ce roman nous montre le vieux Rabelais, celui qui fait le bilan de sa vie.J'aime sa relation avec toute la famille Du Bellay, j'aime sa "servilité" qui contraste étrangement avec sa liberté d'écriture, j'aime l'amour inconditionnel et aveugle qu'il a porte la reine Marguerite de Navarre,j'aime le regard quelque peu méprisant qu'il jette sur Ronsard et j'aime surtout l'admiration inconditionnelle qu'il porte à Clément Marot, poète éternel s'il en est.
Je me suis promenée quelques heures dans ce 16è (siècle , pas arrondissement ;)) si instable et fracturé, avec ses querelles religieuses et inquisitrices,dans l'atmosphère si particulière à Rabelais, où Pantagruel, Gargamelle,Gargantua, Picrochole et Cie font figures de monstres gentils.
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Kickou
  07 juin 2015
C'est lors d'une visite de la maison natale de Rabelais - La Devinière à quelques kilomètres de Chinon en Touraine - que j'ai acheté ce bouquin. C'est un bel endroit, que ce petit manoir, où François Rabelais ne vécu que sa petite enfance et qu'il n'a jamais revu ensuite. Pourtant dans son oeuvre il semble qu'il fasse souvent référence à ces paysages, cette campagne et aux hommes de cette région. le bouquin raconte comment Rabelais en est venu à rédiger le Quart-Livre après avoir arrêté d'écrire, quelques années auparavant, c'est-à-dire à la mort de son bienfaiteur François 1er. En fait Michel Ragon prends ce prétexte pour nous décrire toute la vie de Rabelais en « flash-back », et surtout pour nous montrer ce début de 16ème siècle dans la tourmente des guerres de religion, de l'intolérance ainsi que les difficultés des philosophes humanistes à faire passer leurs idées. J'ai découvert aussi un homme au parcours intéressant en la personne de Michel Ragon, écrivain autodidacte, spécialiste d'architecture, d'art moderne mais surtout de littérature prolétarienne, libertaire et ... de dessins satiriques. Violences religieuses contre Humanisme, le combat est toujours d'actualité, cinq siècles plus tard. A lire donc.
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beauscoop
  02 mars 2019
Beaucoup d'informations sur Rabelais; il est médecin du cardinal Jean du Bellay, protégé de François premier, et oncle de Joachim du Bellay, le poète que nous connaissons. Ami du grand architecte humaniste Philibert Delorme, réalisateur du fameux Château d'Anet pour Diane de Poitiers, et qui aidera Rabelais à imaginer l'abbaye de Thélème. Sa mort arrive au temps du début de la période renaissance française, il critiquera Ronsard qui représente la nouvelle écriture du français. Plus q'une biographie, on circule dans cette fin de moyen-âge avec des descriptions dures et sales de la vie d'alors.
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MissSter
  26 avril 2012
Je viens de voir que seulement deux personnes ont lu se livre ici !
Alors tentez de le débusquer à la bibliothèque car c'est un vrai trésor. Nous suivons Rabelais ce moine-médecin-philosophe-écrivain et conseiller des Grands.... un humaniste qui avait tout compris - trop tôt comme beaucoup - c'est un livre frai - actuel - qui vous donne envie de vous replonger dans la lecture de Gargantua et Pantagruel, qui eux n'ont plus, n'ont pas pris une ride.... Ce livre c'est que du bonheur - un bonheur simple et constructif ..
Je le conseille à lire et à relire sans modération.
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Vermeer
  23 mars 2016
Roman historique très agréable à lire qui permet de découvrir une oeuvre, un homme et une époque. Rabelais croyant sincère (il est moine) s'attire les foudres de la Sorbonne catholique et du rigide Calvin en écrivant Pantagruel et Gargantua. C'est un changement d'époque auquel on assiste, celui du passage de la première Renaissance française, celle de François Ier qui correspond à la jeunesse de François Rabelais, à sa joie de vivre à celle d'Henri II, une époque plus policée symbolisée par la langue de Ronsard et Du Bellay que Rabelais juge trop pauvre, trop épurée, ennuyeuse mais qui a du succès pendant que Rabelais finit seul, pauvre et oublié. Sa langue truculente symbolise la fin d'une époque.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   30 mai 2009
Après avoir découvert la vertu désaliénante du rire, Rabelais découvrit une mine d'or : le vocabulaire. Non pas le vocabulaire des érudits, ou plutôt pas seulement celui-là car il s'en servira aussi, mais tout le vocabulaire, tous les vocabulaires, des corps de métiers, des provinces, des dialectes et des patois, du vieux langage et des mots nouveaux que l'on pouvait inventer. Le vocabulaire permettait de déconsidérer les ennemis de l'humanité en ridiculisant le langage des maîtres
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sweetiesweetie   19 février 2014
Si l'on ne doute pas, aucune avancée dans la science. Mais plus on avance, plus on doute. Parfois, la soif de connaissance écarte le doute. Jusqu'au jour où il revient, plus virulent, conduisant au scepticisme.
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genougenou   16 juin 2013
Après avoir découvert la vertu désaliénante du rire, Rabelais découvrit une mine d'or : le vocabulaire. Non pas le vocabulaire des érudits, ou plutôt pas seulement celui-là car il s'en servira aussi, mais tout le vocabulaire, tous les vocabulaires, des corps de métiers, des provinces, des dialectes et des patois, du vieux langage et des mots nouveaux que l'on pouvait inventer. Le vocabulaire permettait de déconsidérer les ennemis de l'humanité en ridiculisant le langage des maîtres."
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genougenou   16 juin 2013
Les mots, en vrac, affluaient dans la tête de Rabelais, lui cognaient les méninges. Il avait toujours été encombré de mots, trop de mots dont il faisait dans ses livres des sortes de litanies en une orgie de vocabulaire. Il raffolait des coq-à-l'âne, des proverbes et des dictons retournées à l'envers
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syssyllesyssylle   22 mai 2017
"J'aurais voulu que François, premier du nom, fût aussi philosophe que Madame sa sœur. Platon n'a-t-il pas écrit que les républiques deviendront plus heureuses quand les rois philosopheront ou que les philosophes régneront? Le roi aimait lire, il aimait tellement la langue française qu'il en oublia d'apprendre le latin. Mais c'est parce qu'il aimait la langue française qu'il aimait Villon, Marot et ma prose.
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