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ISBN : 236512044X
Éditeur : Editions du Croquant (06/03/2014)

Note moyenne : 1.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Editions du Croquant - 02/2014)
ISBN : 9782365120449


Après la mort d'Hugo Chavez, que reste-t-il de la révolution vénézuélienne, de ce socialisme du XXIe siècle ? Ses obsèques grandioses, pleurées par des foules pendant plusieurs jours et honorées par de nombreux chefs d'Etat, ont contrasté avec les critiques virulentes dont il avait fait l'objet dans les médias occidentaux.

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
de
  25 août 2014
Voyage assez ordinaire dans une révolution peu ordinaire
« Ce livre est un récit de voyage à deux voix, en textes et en photos. C'est une vision subjective et assumée de ce que nous avons vécu au Vénézuéla lors de deux voyages de six mois, effectués entre 2011 et 2013 ».
Les auteur-e-s ont choisi de raconter, en texte et images, des morceaux de la vie quotidienne de vénézuélien-ne-s, de parler de leurs appréciations de la situation, de discuter des réalités peu souvent présentes dans les médias dominants. le titre de cette note est extrait d'une phrase de l'introduction.
Dans leur introduction, les auteur-e-s parlent, entre autres, des tensions « entre la volonté affichée de consolider une participation effective et la tendance au contrôle des décisions » et reviennent sur la politique menée sous Hugo Chavez, « une politique inédite d'inclusion, d'accès à un logement décent, à l'éducation, à internet, à la santé, au régime de la sécurité sociale ou aux retraites, à des salaires minimum plus élevés, à des conditions de travail mieux encadrés, à des terres à cultiver, à des crédits bancaires, ou encore à la possibilité de participer directement à la démocratie locale… ».
Je ne présente que quelques éléments de ces chroniques bolivariennes, de cet ouvrage engagé et critique, « Entre le déni systématique et exagéré des médias anti-chavistes et une certaine vision d'un socialisme tout rose dans des publications militantes, il est difficile de trouver une information pondérée sur le pays d'Hugo Chavez. On nous reprochera aussi, sans doute, de n'avoir choisi de ne rencontrer qu'un seul camp lors de ce voyage. Mais depuis plus de quinze ans que nous exerçons notre métier de journalistes, nous nous sommes forgés une idée de l'objectivité qui adhère à l'ironie de Jean-Luc Godard. Ce cinéaste aurait dit un jour, non sans provocation : « L'objectivité, c'est cinq minutes pour Hitler, cinq minutes pour les Juifs ! » Chaque reporter interprète les paroles et les événements avec sa propre culture, sa personnalité, son expérience et sa vision du monde. Pour nous, le principal est d'être honnêtes vis-à-vis de nos interlocuteurs et de nos lecteurs et d'assumer notre propre subjectivité en tentant de ne pas déformer les propos et les situations pour favoriser une thèse préétablie, comme cela se pratique trop souvent, surtout à propos de la révolution bolivarienne ». Bien des journalistes et analystes devraient en prendre leçon !
Discussions autour des budgets (50% du budget d'investissement de la ville citée) et des priorités d'aménagement de quartiers, « la pratique de l'assemblée apparaissait comme une formidable école d'émancipation », battisses auto-construites, ateliers productifs, situation économique du Vénézuela (« l'économie vénézuélienne reste essentiellement basée sur l'exploitation de cette ressource non durable1 et sur un capitalisme importateur de denrée où l'Etat intervient somme toute assez peu : 70% du PIB reste entre les mains du secteur privé »), médias (dont FM Cayaurima), organisation citoyenne dans la citée, EPS (entreprises sociales fondées sur des principes de coopération et de solidarité), bénévolat, « nouvelle caste de riches dénommée « boli-bourgoisie »…
Coopératives et « terres oisives », réforme agraire, conserverie, autogestion (« les blocages que rencontre encore l'autogestion dans les usines nationalisées vénézuéliennes, en dépit des revendications ouvrières »), le travail et la place des femmes, les subventions, le contrôle ouvrier, « Hecho en socialismo », la nouvelle Loi sur le travail, les mouvements sociaux…
Les occultations de réalité (« Les deux Vénézuéla occultent la vérité. Je ne parle pas seulement des mensonges de l'opposition. Dans le gouvernement,il y a aussi des gens qui maquillent les faits et les chiffres »), les assemblées populaires (« créer une contre-hégémonie en démocratisant la société entière et ce, en s'appuyant sur les mobilisations populaires »), la communauté amérindienne…
Nationalisation et appropriation sociale (« Nous pensons qu'il faut différencier l'étatisation des ressources – que l'on ne discute pas – de la nationalisation de leur exploitation »), construction d'ateliers, des contradictions (« La révolution bolivarienne ne nous a rien servi tout cuit. Elle est en construction, vivante, variée, contradictoire… »)…
En conclusion les auteur-e-s parlent, entre autres, de l'hyper-personnalisation, du lancement d'une série de chantiers par Nicolas Maduro, de participation critique, de dépendance excessive au pétrole, de dépendance aux importations, du non dégagement des rouages du capitalisme, de démocratisation et d'émancipation…
Des photos saisissant le vif, des textes donnant à voir les contrastes, les contradictions et les espoirs.
Lien : http://entreleslignesentrele..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
dede   25 août 2014
Entre le déni systématique et exagéré des médias anti-chavistes et une certaine vision d’un socialisme tout rose dans des publications militantes, il est difficile de trouver une information pondérée sur le pays d’Hugo Chavez. On nous reprochera aussi, sans doute, de n’avoir choisi de ne rencontrer qu’un seul camp lors de ce voyage. Mais depuis plus de quinze ans que nous exerçons notre métier de journalistes, nous nous sommes forgés une idée de l’objectivité qui adhère à l’ironie de Jean-Luc Godard. Ce cinéaste aurait dit un jour, non sans provocation : « L’objectivité, c’est cinq minutes pour Hitler, cinq minutes pour les Juifs ! » Chaque reporter interprète les paroles et les événements avec sa propre culture, sa personnalité, son expérience et sa vision du monde. Pour nous, le principal est d’être honnêtes vis-à-vis de nos interlocuteurs et de nos lecteurs et d’assumer notre propre subjectivité en tentant de ne pas déformer les propos et les situations pour favoriser une thèse préétablie, comme cela se pratique trop souvent, surtout à propos de la révolution bolivarienne
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dede   25 août 2014
une politique inédite d’inclusion, d’accès à un logement décent, à l’éducation, à internet, à la santé, au régime de la sécurité sociale ou aux retraites, à des salaires minimum plus élevés, à des conditions de travail mieux encadrés, à des terres à cultiver, à des crédits bancaires, ou encore à la possibilité de participer directement à la démocratie locale
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dede   25 août 2014
l’économie vénézuélienne reste essentiellement basée sur l’exploitation de cette ressource non durable et sur un capitalisme importateur de denrée où l’Etat intervient somme toute assez peu : 70% du PIB reste entre les mains du secteur privé
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dede   25 août 2014
Les deux Vénézuéla occultent la vérité. Je ne parle pas seulement des mensonges de l’opposition. Dans le gouvernement,il y a aussi des gens qui maquillent les faits et les chiffres
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dede   25 août 2014
Nous pensons qu’il faut différencier l’étatisation des ressources – que l’on ne discute pas – de la nationalisation de leur exploitation
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