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Yves Forget-Menot (Traducteur)
ISBN : 2749913721
Éditeur : Michel Lafon (10/02/2011)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 72 notes)
Résumé :

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d'un canyon reculé, l'impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé dedéshydratation et d'hyp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  30 juillet 2014
Avant d'avoir lu 127 heures, j'avais vu l'excellent film du même nom réalisé par Danny Boyle.
Vous avez sans doute entendu parler de cette histoire hors du commun : celle d'un jeune américain parti en randonnée dans les gorges de l'Utah, qui s'est retrouvé la main coincée sous un rocher qui lui est tombé dessus, et a dû s'amputer pour survivre.
J'étais très sceptique quand j'ai regardé le film. Je l'avais enregistré, et j'ai commencé, perfide, la zapette à la main, prête à accélérer : voir pendant plus d'une heure un homme avec un rayon d'action limité (on ne va pas bien loin avec une main coincée...), voilà qui promettait d'être bien ennuyeux. Eh bien, grâce aux talents conjugués du réalisateur et de James Franco, il n'en n'a rien été, bien au contraire. le film est magistral, la zapette inutile est restée bien gentiment posée à côté de moi.
Dans son livre, Aron Ralston nous raconte son histoire. Il nous raconte d'abord qui il est, ce qu'il aime faire dans la vie. Et l'on se rend vite compte qu'il n'est en aucun cas un jeune écervelé parti seul à l'aventure. Lorsqu'il va dans les gorges de l'Utah, il a déjà derrière lui une longue expérience. Il a gravi nombre de sommets de plus de quatre mille mètres en solitaire. Il prépare sérieusement toutes ses expéditions, il part toujours bien équipé, et surtout, il prévient toujours des proches, leur donnant son itinéraire précis et sa date de retour : il ne prend pas de risques inconsidérés. Pourquoi cette fois-ci n'a-t-il informé personne de sa randonnée ? Parce qu'elle ne présentait pas de difficulté particulière, parce qu'il s'agissait pour lui d'une petite promenade tranquille. Et c'est ce que cela aurait été si un malheureux hasard ne s'en n'était mêlé.
Quelle est la probabilité qu'un rocher roule précisément au moment où vous passez, et qu'il vienne pile vous coincer la main, que vous aviez levée par réflexe pour vous protéger ? Quasi nulle... et c'est pourtant ce qui s'est produit.
Dès qu'il s'est retrouvé piégé, Aron Ralston a utilisé toute son énergie physique et mentale pour trouver une solution. Et tout ce qu'il a tenté, tout ce à quoi il a pensé est incroyable. Aron Ralston a une formation d'ingénieur, et par ses expériences passées, il a acquis une maîtrise de soi assez fascinante. Je ne veux pas tout raconter pour laisser la découverte à ceux qui auraient envie de lire son livre, mais l'histoire n'est pas si simple que ce que l'on pourrait penser : "oh, ma main est coincée, personne ne viendra à mon secours, je la coupe et je rentre à la maison".
Le récit est passionnant : Aron a tout essayé, a balayé toutes les options, et tout cela avec un détachement étonnant. Il fait bien comprendre au lecteur les différentes phases par lesquelles il est passé. J'ai admiré la lucidité qu'il a gardée jusqu'au bout, cette lucidité qui lui a permis de s'en sortir malgré les divagations de son cerveau privé plusieurs jours de nourriture, boisson et sommeil.
Cette histoire paraîtrait invraisemblable si elle n'était pas vraie ; elle fait partie de celles qui nous montrent à quel point l'instinct de survie peut être terriblement fort.
Un livre que je conseille à tous les amoureux de grandes aventures.
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livr0ns-n0us
  06 juillet 2012
127 heures, c'est l'histoire réelle - et incroyable- d'un jeune homme d'une rare force de caractère. Lorsqu'un rocher d'une demi-tonne se détache brusquement de l'ébouli qu'il est en train de descendre, son premier réflexe est de le pousser pour éviter qu'il ne lui écrase la tête. Ce geste le sauve et le condamne à la fois : sa main droite se retrouve complètement écrasée entre la paroi et le roc. Très vite, il se rend compte que son membre est mort et envisage posément les solutions qui se présentent à lui : attendre les secours, creuser la roche de la paroi pour libérer son bras, construire un système de poulie pour faire bouger la pierre... ou s'amputer. Après 127 heures de cauchemar où il aura tout essayé, c'est la dernière option qui lui sauvera la vie...
Je ne suis pas une grande amatrice des témoignages, que je trouve vite larmoyants et voyeurs, mais il est des fois ou l'aspect documentaire est aussi développé que l'aspect émotionnel. 127 heures est un récit hybride, à la fois autobiographie, mémoires, guide et expérience scientifique. Aron Ralston nous narre son parcours, de son tout premier contact avec les grands espaces américains à ses exploits hivernaux sur des sommets de plus de 4000 mètres. Sportif accompli, il pratiquait (et pratique encore !) VTT, randonnée, alpinisme, canyoning et ski. Son roman est construit sur une alternance de chapitres parfois quasi anecdotiques, où il nous parle de sa carrière, ses amis, ses performances, et même des moments où il a frôlé la mort. Au milieu de ces souvenirs, Aron intercale six principaux chapitres qui racontent ses six jours d'enfer coincé au fond du canyon. Écrits au présent, ils nous donnent l'impression d'avoir été rédigés sur le moment et paraissent d'autant plus palpables. L'ouvrage est complété par un cahier central de photos en couleur que l'auteur a réellement prises lors de son calvaire.
J'ai longtemps hésité à mettre l'appréciation "Waouh !" car plusieurs choses m'ont dérangées. La principale est la trop grande technicité du texte : Aron Ralston emploie un vocabulaire très pointu (notamment en ce qui concerne son équipement) qui permet certes une grande précision dans ses descriptions mais qui perdra vite le lecteur néophyte en escalade. J'ai été plusieurs fois obligée de rechercher tel ou tel objet sur Internet afin de savoir à quoi il ressemblait et/ou servait. J'ai également eu du mal à visualiser correctement certains positionnements ou déplacements dans l'espace. Outre ces points pratiques, j'ai parfois été profondément agacée par Aron lui-même, que j'ai trouvé à la fois attachant et extrêmement égocentrique. Même si j'aurais aimé plus d'humilité dans ses paroles, je ne peux au final que lui reconnaître son caractère exceptionnel ; j'ai refermé le livre en me disant : "ok, un mec qui se coup le bras tout seul en se cassant les os par torsion et en finissant avec un canif, un mec comme ça a bien le droit de se la péter un peu."
Je rebondis sur ma dernière phrase pour vous mettre en garde : je pense sérieusement que ce livre n'est pas une lecture pour tout le monde. Aron Ralston décrit des évènements excessivement durs, tant au niveau psychologique que physique. le récit des ses hallucinations liées à la déshydratation est assez perturbant, mais l'acte "chirurgical" est pire que tout ce que j'ai lu jusqu'à présent. Ce n'est pas tant la barbarie du procédé qui est insoutenable, mais bien la conscience que ce que nous sommes en train de lire n'est pas de la fiction. Moi qui ai l'habitude de lire ou de voir des choses très gores, je me suis presque trouvée mal lors des trois petites pages ou Aron décrit posément son auto-amputation. Paradoxalement, cette brutalité justifie mon appréciation très positive car peu de récits ont réussi à m'ébranler autant et me plonger aussi profondément dans l'angoisse.
En refermant 127 heures, encore sous le choc, je me suis dit que je ne regarderai pas l'adaptation cinématographique réalisée par Danny Boyle. Cependant, après quelques jours de réflexion, j'ai finalement très envie de voir l'interprétation de James Franco (oui, bon, James Franco tout court, ça va hein...) et de revivre cette histoire de façon beaucoup plus visuelle. Je viendrai donc vous en dire deux mots ici dès que ce sera fait !
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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fee-tish
  09 novembre 2011
L'instinct de survie. Une notion bien vague pour quiconque n'a jamais été dans une situation telle que celle vécue par Aron Ralston. Ce jeune américain de vingt-sept ans, alpinisme expérimenté, est parti un jour d'avril 2003 pour une randonnée dans le Blue John Canyon. Une randonnée tellement facile qu'il ne prend pas la peine de laisser son itinéraire comme il le fait à chaque fois. Sauf que cette fois, il se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Et là, alors qu'il traverse une gorge peut-être large d'un mètre, un rocher en équilibre certainement depuis des dizaines et des dizaines d'années, se "décroche" et tombe sur lui. Son poignet droit se retrouve prisonnier de la roche. Impossible pour Aron de le déloger. Il est bel et bien bloqué.
Une histoire stupéfiante sur l'instinct de survie et sur ce que chaque être humain pourrait être capable de faire dans une telle situation. Car quand on demande à Aron Ralston s'il est exceptionnellement courageux, il répond que chaque homme dans une situation comme la sienne pourrait faire des choses impensables pour survivre et revoir ceux qu'il aime (cf. interview d'Aron Ralston dans l'émission "Sept à huit" sur TF1).
L'auteur nous raconte presque heure par heure son calvaire : économie d'eau puis pénurie, déshydratation, faim, hallucinations, etc. le lecteur voit son état se dégrader petit à petit. Il raconte au présent, ce qui renforce le sentiment d'être face au jeune homme et de l'écouter. Dans les premières heures de son accident, Aron Ralston est sans cesse dans l'action. Il essaie d'entailler la roche avec son petit couteau, il tente de faire levier avec ses jambes pour soulever la pierre, il se fabrique un siège avec des sangles et des cordes. Il teste tout ce qui est en son pouvoir, même si dès les premières minutes il sait au fond de lui qu'il devra s'amputer le bras.
Ce récit est entrecoupé de souvenirs d'excursions (randonnées, alpinisme, canyoning) qui nous mettent face aux passions dévorantes de l'auteur. Les situations difficiles, voire dangereuses, qu'il a vécu. Il dira plusieurs fois au cours de l'histoire qu'il savait qu'il lui arriverait quelque chose de ce genre un jour, et que, peut-être, c'était ce qu'il recherchait.
A la fin du livre, une phrase m'a touchée : "Mon accident et mon sauvetage dans le Blue John Canyon ont été les plus belles expériences spirituelles de ma vie". A méditer.
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Shakespeare
  19 juillet 2015
« Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable» et ce n’est pas l’histoire de Aron Ralston qui contredira ce vers de l’Art poétique de Nicolas Boileau.
En mai 2003, la mésaventure de ce jeune mais non pas moins expérimenté alpiniste avait fait le tour du monde. En trip solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron avait délogé un rocher de son emplacement en s’engouffrant dans le couloir du Blue John Canyon: ledit rocher avait alors, dans sa chute, coincé le bras d’Aron. L’alpiniste s’est retrouvé immobilisé par ce rocher pendant plus de 127 heures, la main et l’avant-bras comme incrustés dans la roche.
Survivant à la fin, la soif et l’isolement, il en vient à prendre une décision qu’il avait pourtant écarté à l’origine : celle de s’amputer le bras pour se libérer.
C’est peut-être la géniale adaptation cinématographique par Danny Boyle qui vous poussera à lire le livre autobiographique, mais quel que soit l’ordre de découverte, les deux œuvres sont saisissantes. Boileau a en effet raison lorsqu’il affirme que « le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable ». Quel scénariste aurait pu imaginer tel récit s’il n’était pas celui d’une histoire vraie ? « C’est absurde », tempère d’ailleurs Aron Ralston durant son emprisonnement forcé. Absurde, invraisemblable, surréaliste… Les adjectifs pour qualifier cette histoire appartiennent plus à la littérature fantastique que réaliste ou autobiographique. Et pourtant.
Si Aron Ralston n’avait pas vocation à être un jour écrivain, le livre suit tout de même une certaine structure. Loin de vouloir raconter simplement l’expérience du Blue John Canyon, l’alpiniste compose en réalité son autobiographie. L’on apprend alors que l’aventurier a déjà failli se noyer dans le Colorado, s’est déjà « battu » avec un ours… Outre ces moments dramatiques, l’auteur nous parle aussi de sa famille, de ses amis, de ses rencontres… Les chapitres alternent entre le récit de son emprisonnement et le récit de sa vie avant l’événement.
Lire 127 heures permet alors d’avoir une image d’Aron Ralston plus complexe mais également plus vraie que celle montrée dans les nombreux reportages de 2003 ou même du film. L’alpiniste peut réellement être considéré comme un héros, tant sa force mentale, son ingéniosité et son endurance semblent surhumaines. Outre les performances physiques hors-normes dont il fait preuve, Aron vit aussi d’extraordinaires expériences spirituelles lors de cette aventure. Le manque d’eau, de nourriture, l’isolement expliquent sûrement en partie l’origine de ces transes qui lui sauveront la vie mais le fait est que le livre possède une part fantastique, pourtant vrai. « Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable » dira-t-on encore.
Le seul point faible, contrairement au film, vient alors peut-être du rythme du récit, qui alterne majoritairement entre récit des 127 heures et récit autobiographique plus général. Il est parfois frustrant de devoir lire entre deux chapitres sur l’extraordinaire aventure du Blue John Canyon, un chapitre entier sur une randonnée fait il y a plusieurs années avec des amis. Malgré cela, le livre s’avère presque thérapeutique pour le lecteur : l’auteur miraculé parvient en effet à susciter diverses réflexions sur le sens de la vie, à donner motivation aux plus démotivés et à instaurer un sentiment d’empathie qui rend la lecture parfois émouvante, sinon captivante.
(Lu en anglais)
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livr0ns-n0us
  06 juillet 2012
127 heures, c'est l'histoire réelle - et incroyable- d'un jeune homme d'une rare force de caractère. Lorsqu'un rocher d'une demi-tonne se détache brusquement de l'ébouli qu'il est en train de descendre, son premier réflexe est de le pousser pour éviter qu'il ne lui écrase la tête. Ce geste le sauve et le condamne à la fois : sa main droite se retrouve complètement écrasée entre la paroi et le roc. Très vite, il se rend compte que son membre est mort et envisage posément les solutions qui se présentent à lui : attendre les secours, creuser la roche de la paroi pour libérer son bras, construire un système de poulie pour faire bouger la pierre... ou s'amputer. Après 127 heures de cauchemar où il aura tout essayé, c'est la dernière option qui lui sauvera la vie...
Je ne suis pas une grande amatrice des témoignages, que je trouve vite larmoyants et voyeurs, mais il est des fois ou l'aspect documentaire est aussi développé que l'aspect émotionnel. 127 heures est un récit hybride, à la fois autobiographie, mémoires, guide et expérience scientifique. Aron Ralston nous narre son parcours, de son tout premier contact avec les grands espaces américains à ses exploits hivernaux sur des sommets de plus de 4000 mètres. Sportif accompli, il pratiquait (et pratique encore !) VTT, randonnée, alpinisme, canyoning et ski. Son roman est construit sur une alternance de chapitres parfois quasi anecdotiques, où il nous parle de sa carrière, ses amis, ses performances, et même des moments où il a frôlé la mort. Au milieu de ces souvenirs, Aron intercale six principaux chapitres qui racontent ses six jours d'enfer coincé au fond du canyon. Écrits au présent, ils nous donnent l'impression d'avoir été rédigés sur le moment et paraissent d'autant plus palpables. L'ouvrage est complété par un cahier central de photos en couleur que l'auteur a réellement prises lors de son calvaire.
J'ai longtemps hésité à mettre l'appréciation "Waouh !" car plusieurs choses m'ont dérangées. La principale est la trop grande technicité du texte : Aron Ralston emploie un vocabulaire très pointu (notamment en ce qui concerne son équipement) qui permet certes une grande précision dans ses descriptions mais qui perdra vite le lecteur néophyte en escalade. J'ai été plusieurs fois obligée de rechercher tel ou tel objet sur Internet afin de savoir à quoi il ressemblait et/ou servait. J'ai également eu du mal à visualiser correctement certains positionnements ou déplacements dans l'espace. Outre ces points pratiques, j'ai parfois été profondément agacée par Aron lui-même, que j'ai trouvé à la fois attachant et extrêmement égocentrique. Même si j'aurais aimé plus d'humilité dans ses paroles, je ne peux au final que lui reconnaître son caractère exceptionnel ; j'ai refermé le livre en me disant : "ok, un mec qui se coup le bras tout seul en se cassant les os par torsion et en finissant avec un canif, un mec comme ça a bien le droit de se la péter un peu."
Je rebondis sur ma dernière phrase pour vous mettre en garde : je pense sérieusement que ce livre n'est pas une lecture pour tout le monde. Aron Ralston décrit des évènements excessivement durs, tant au niveau psychologique que physique. le récit des ses hallucinations liées à la déshydratation est assez perturbant, mais l'acte "chirurgical" est pire que tout ce que j'ai lu jusqu'à présent. Ce n'est pas tant la barbarie du procédé qui est insoutenable, mais bien la conscience que ce que nous sommes en train de lire n'est pas de la fiction. Moi qui ai l'habitude de lire ou de voir des choses très gores, je me suis presque trouvée mal lors des trois petites pages ou Aron décrit posément son auto-amputation. Paradoxalement, cette brutalité justifie mon appréciation très positive car peu de récits ont réussi à m'ébranler autant et me plonger aussi profondément dans l'angoisse.
En refermant 127 heures, encore sous le choc, je me suis dit que je ne regarderai pas l'adaptation cinématographique réalisée par Danny Boyle. Cependant, après quelques jours de réflexion, j'ai finalement très envie de voir l'interprétation de James Franco (oui, bon, James Franco tout court, ça va hein...) et de revivre cette histoire de façon beaucoup plus visuelle. Je viendrai donc vous en dire deux mots ici dès que ce sera fait !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   16 octobre 2014
Jeudi 1er mai 2003. Il est 11h32. pour la seconde fois de ma vie, je viens de naître. Cette fois, je sors du ventre d'un canyon rosé où j'incube depuis six jours. Je ne suis pas un bébé, je suis un adulte et je comprends pleinement la signification et l'incroyable puissance de cette naissance, comme aucun de nous ne le comprend quand cela nous arrive la première fois. Ma famille, mes amis, mes passions engendrent en moi une énergie qui peut s'apparenter à celle que je ressens quand je touche un sommet après une ascension difficile, mais en mille fois plus fort. Je tire sur les derniers restes de tissus qui me relient encore à ma main et je presse la lame contre la roche. [...]
Je vis le moment le plus intense de toute ma vie. J'ai l'impression que je vais exploser. Je suis tellement choqué que je reste paralysé pendant un long moment. Terminé : je ne suis plus prisonnier de l'espace que j'ai occupé pendant près d'une semaine.
(Aron Ralston vient de couper sa main, coincée sous un rocher)
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Nastie92Nastie92   20 août 2014
Vers 13h30, j'éprouve le besoin de prier une fois de plus. Cette fois, il ne me reste qu'une seule option : attendre la mort ou les secours - la mort est plus probable. Au lieu de demander un soutien, je demande de la patience.
- Mon Dieu, c'est encore Aron. J'ai encore besoin de votre aide. La situation ne s'améliore pas. Je n'ai plus ni eau ni nourriture. Je sais que je vais mourir bientôt, mais je veux partir naturellement. J'en ai décidé ainsi : quoique je doive endurer, je ne me suiciderai pas. Au point où j'en suis, je ne crois pas que je survivrai un jour de plus - je suis là depuis trois jours, déjà -, je pense que je serai mort avant mercredi midi. Mais s'il vous plaît, mon Dieu, accordez-moi la force de ne rien faire contre moi-même.
J'irai jusqu'au bout, quelle qu'en soit la fin.
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Nastie92Nastie92   30 juillet 2014
Au fond de mon âme, je ressens une subtile envie : il est temps de prier. Je ne m'y étais pas encore résolu, mais, maintenant, je suis prêt. Je serre le poing de ma main libre, je ferme les yeux et pose mon front sur mon poing.
- Mon Dieu, je vous implore de me guider. Je suis prisonnier, ici, dans le Blue John Canyon - vous le savez certainement - et je ne sais plus quoi faire. J'ai tenté tout ce qu'il était possible de faire. J'ai besoin de vos suggestions. Si je dois essayer encore soit de soulever le rocher, soit de m'amputer la main, montrez-moi la voie.
J'attends une minute, la tête toujours baissée. Lentement, je la relève pour contempler le ciel pâle du crépuscule, espérant un conseil divin. Je m'étonne moi-même d'attendre un signe du ciel pour résoudre mon dilemme. Mécaniquement, je scrute les parois rocheuses, attendant quelque improbable hiéroglyphe surnaturel. Bien entendu, aucun conseil métaphysique, aucune réponse divine n'est venue se graver sur le grès.
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zarlinezarline   21 mars 2011
Devant cette situation, j'en vins à penser que la vie dépendait de peu. Parfois, c'est une évidence: la distance qui vous sépare de la foudre, un copain dont la rapidité vous sauve d'une noyade certaine dans le Colorado. Parfois, c'est plus subtil, même imperceptible, par exemple, la microscopique chaîne d'ADN qui permet à votre organisme de combattre une infection qu'on ne sait même pas avoir contractée. Ce peut être la décision d'escalader un flanc de montagne différent, évitant par la même occasion un rocher qui dévale le chemin. Nous traversons la vie en ignorant qu'on échappe, chaque jour, à des millions de dangers. Et puis un jour, on frôle l'horreur et l'on se rend compte de ce que signifie cette fraction de seconde, ou ces quelques centimètres.
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AngelaAngela   28 février 2011
Même si j'ai beaucoup appris de cet accident, je ne regrette pas mon choix. En vérité, il a confirmé ma conviction que notre but est de suivre nos penchants, de vivre nos passions et de mener notre existence pour que d'autres puissent s'en inspirer. Tout le reste est accessoire. Quand nous trouvons notre vocation, il faut la suivre aussi bien pour nous-mêmes que pour la communauté des hommes. Au prix de choix difficiles, au prix de couper quelque chose et de l'abandonner au passé.
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