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EAN : 9782246855774
240 pages
Éditeur : Grasset (02/01/2015)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 90 notes)
Résumé :


« C'était il y a vingt-cinq siècles dans le royaume de Song, entre le Fleuve Jaune et la rivière Houaï : Tchouang naquit les yeux ouverts et sans un cri. Il était froissé, édenté, chauve, puisque les nouveau-nés ressemblent aux vieillards : les hommes entrent en scène aussi démunis qu'ils en sortent… »

Bienvenu dans la Chine du Ve siècle avant Jésus-Christ. Un monde poétique et violent, où « tombe » soudain cet enfant, fils du Surinten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  12 mars 2015
Avec le Maître, Patrick Rambaud, le fameux auteur de la Bataille, tente d'inculquer une bonne dose de « sagesse orientale » à notre réflexion occidentale, usée et corrodée.
Nous suivons tout du long (et depuis ses premières heures) le récit initiatique de Tchouang que nous devinons Maître en devenir. Tchouang apprend l'écriture, se construit un métier, travaille sa réputation, apprend la vie (sous toutes ses formes), et finalement vit tranquillement, au gré de ses aventures et mésaventures. L'auteur suit donc une structure simple au premier abord en y mitonnant quelques rebondissements, surtout politiques. Est-ce que l'histoire de Tchouand est passionnante ? Non, et en plus Patrick Rambaud n'y met pas un point d'honneur à rendre l'ensemble intéressant : même si nous sommes plusieurs siècles avant Jésus-Christ dans une Chine franchement inconnue du lecteur français lambda (que je suis totalement sur cette oeuvre), rien n'est totalement étranger en fait ; on suit donc un récit initiatique, d'une naissance à une mort, point final.
Du point de vue du sens, de l'intention de l'auteur, en revanche, il y a sûrement davantage à dire. Nous pourrions résumer en disant que nous avons là une transcription occidentale par Patrick Rambaud d'une sagesse orientale : forcément, nous sommes pleinement dans l'exercice de la « leçon ». le tic de l'auteur semble parfois de placer bons mots à foison et fables sensées à l'avenant, il ne faut pas que le lecteur en soit gêné, car c'est tout l'esprit de cet ouvrage : inculquer quelques bribes de réflexion par saupoudrage.
Le Maître est donc un roman agréable de Patrick Rambaud. Sans être parfait du point de vue de la maîtrise, il permet une première immersion dans la culture chinoise, ce qui est déjà un grand pas. Merci donc à Babelio et les éditions Grasset pour cette offre dans le cadre de l'opération masse Critique.
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Herve-Lionel
  01 décembre 2018
La Feuille Volante n° 1297
Le Maître - Patrick Rambaud – Grasset.

Tchouang-tseu est un peu un Diogène qui préfère la vie dans la solitude de la nature à celle des villes et des privilèges que sa haute naissance et son éducation de lettré lui promettaient. le poste de son père est important et sa puissance est enviée, ce fils est choisi par lui pour lui succéder, sa voie est donc toute tracée et, obéissant à la volonté paternelle, il devient Superviseur des Laques, situation lucrative qu'il aurait pu conserver toute sa vie. Quand il aurait pu mener une carrière dorée, corrompue et flagorneuse auprès de roi et de la cour ou profiter d'une situation recherchée, il préfère la vie itinérante et libre qui lui apprend davantage que ce qu'il aurait pu découvrir dans les livres et, lorsque les circonstances font de lui un mort officiel, il déclare préférer cet état à celui de vivant. Quand on lui demande ce qui est vraiment important en ce monde il répond simplement le Ciel ! Il connaît l'enseignement de Confucius mais il n'en fait pas pour autant une règle de vie inconditionnelle. Cela fait de lui un personnage marginal, individualiste, vivant volontiers à l'écart du monde, à la fois craint, respecté mais surtout connu et dont on recherche les jugements. Pourtant, adepte de l'oisiveté, une option qui en vaut bien une autre face à la brièveté de la vie, à son côté provisoire et transitoire, et amoureux de la nature, il donne sa préférence à une vie simple, pauvre et proche du peuple. Son parcours, autant que la manière dont il appréhende l'existence dans ce royaume de la Chine lui confèrent une sorte de sagesse qui lui permet de survivre face aux tyrans sanguinaires qui le peuplent et le font connaître et apprécier par sa philosophie et les conseils qu'il prodigue. Il jette en effet sur le monde qui l'entoure un regard mi-amusé mi-circonspect qui lui font exprimer des sentences parfois énigmatiques ou adopter des postures quasi suspectes qui ne sont pas sans déconcerter ceux à qui l'entourent ou à qui il les destine.
Ce roman ne manque ni d'humour ni de sobriété dans les termes. C'est une sorte de fable qui met en scène un authentique personnage hors du commun mais dont on sait peu de choses à part qu'il aurait illustré par ses écrits et sa vie la doctrine taoïste qui allie quiétude et équilibre mais aussi qu'il aurait effectivement refusé des fonctions politiques importantes, mettant ainsi en oeuvre cette philosophie. Les sentences que l'auteur met dans sa bouche sont certes des aphorismes choisis pour cette fiction mais aussi ont une valeur universelle et sont pour nous aussi une invite à la réflexion. Elles témoignent d'une observation fine et attentive des travers de l'espèce humaine dans le quotidien pour les gens du peuple, comme dans l'exercice du pouvoir pour les dirigeants. L'auteur nous présente Tchouang-tseu comme bienveillant vis à vis des gens qui le sollicitent, soucieux de remettre en cause toutes les superstitions, invitant ses disciples à la tolérance, à la tempérance, à réfléchir avant d'agir, à bousculer les habitudes et les traditions héritées du passé, usant volontiers de paraboles pour illustrer et expliquer sa pensée.
C'est peu dans l'air du temps où on met en lumière ceux qui ont réussi en évitant de mentionner tous ceux qu'ils ont écrasés pour obtenir postes et distinctions, mais, eu égard sans doute à la brièveté de la vie, j'aurais toujours un secret attachement pour ceux qui choisissent de rester dans l'ombre.
J'ai lu avec plaisir les romans historiques de Patrick Rambaud qui ici change de registre. Cela m'a un peu surpris mais pas moins intéressé, autant par la mise en lumière de ce personnage que par la qualité de son enseignement et de son exemple. le style d'écriture aussi a retenu mon attention, simple mais attachant.
© Hervé Gautier – Novembre 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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bgbg
  02 mars 2015
Le Maître, par Patrick Rambaud. « Il faut mener sa vie comme une barque vide qui dérive au gré des courants. » Ou « Moi, pour vivre mon âge, je veux être inutile » Voilà des sentences qui résument bien la philosophie, creuse et pleine à la fois, de ce Tchouang Tchéou qui vécut il y a vingt-cinq siècles. L'ouvrage de Patrick Rambaud est plutôt une fable philosophique ou un récit initiatique qu'un roman ou une biographie. Il s'accroche pourtant à son héros, de sa naissance à sa mort.
Nous sommes dans une Chine morcelée en royaumes qui se font la guerre, s'annexent les uns les autres, s'assassinent entre eux, pendant que des brigands féroces écument campagnes et villes. Tchouang est issu d'une famille noble au royaume de Song. On suit ses déambulations, d'abord au palais où il officie dans les cuisines royales comme contrôleur des entrées de victuailles, puis au pays de T'si où il doit s'exiler après un complot à Song. le royaume de T'si est prospère et le roi protège les penseurs. Là prolifèrent de nombreuses écoles philosophiques, parmi lesquelles les adeptes de Confucius, devenu une idole et que l'on ne pouvait que trahir en traduisant sa pensée basée sur l'expérience, en mots bavards. Tchouang critique toutefois l'enseignement du Maître qu'il trouve trop contraignant, ou trop attaché à des rites, à l'ordre, à la piété filiale. le roi Min du T'si envahit le Song et Tchouang revient à son pays d'origine comme Superviseur de Laques. Au lieu de loger au Palais, il s'installe dans les bois, veillant à ce que « l'artificiel ne détruise pas le naturel. », se faisant traiter d'archaïque, accusé de n'être pas de son temps. (on connaît la chanson ! Quoi ? Mais vous voulez revenir à la bougie ?!) Sa probité en fera ensuite un ambassadeur au pays de T'sin, sous le règne d'un dictateur ou d'un Big Brother avant l'heure. Après diverses rencontres et expériences, vie de couple, affrontement avec un brigand, travail de savetier, Il se retire avec un disciple puis d'autres et mène une vie simple, rustique, frugale, dans la nature jusqu'à la fin de sa vie.
Cet ouvrage distille en permanence, aux travers des paroles et des actes de Maître Tchouang, une philosophie que l'on dit appartenir au taoïsme. Tchouang rejette les penseurs, « des brigands, qui ne critiquent pas le monde, mais en sont les produits », trop attachés aux honneurs, à la recherche de la reconnaissance des princes, et fanfaronnant devant le peuple qu'ils méprisaient. Tchouang s'oppose aux croyances, à la tradition, au passé, car cela alourdit le présent et gêne l'initiative. Il faut être vide pour découvrir le monde à chaque instant. La passivité qu'il prône revient à n'agir qu'en fonction des circonstances, et en adéquation avec la nature. La passivité seule permet ainsi l'action juste. Sceptique dans son tréfonds, il ne croit qu'à la relativité des choses, à leur agencement dans un certain équilibre.
Voilà un livre drôle, léger, plein d'anecdotes, qui reste superficiel mais est cependant édifiant. Au fil des pages, on se pose des questions d'aujourd'hui, car Patrick Rambaud s'est ingénié à donner à son récit une tonalité qui fait écho à l'actualité, à soulever des problématiques modernes, à éveiller les consciences.
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mag290781
  15 avril 2015
Le Maître de Patrick Rambaud est une sorte de conte philosophique
Nous sommes vingt cinq siècles en arrière au pays de Song en Chine.
Cette histoire retrace la vie de Tcheou Tchang de sa naissance à sa mort.
Son enfance tout d'abord sa mère meurt en couche il est élevé dans le pavillon des femmes jusqu'à ses 5ans. Ensuite il intègre la maison paternelle avec ses frères. C'est un garçon discret qui décide de ne jamais se plaindre, qui se sent invisible. à 10 ans il connait les fondements de la pensée chinoise et apprend Conficius. Son père Chou est intendant du prince il lui livre des filles de joie.
Lorsque il sait écrire à ses 15ans ,son père le présente à la cour de Wu le Morose où il lui obtient un poste d'apprenti fonctionnaire. Tchouang surveille les cuisines du palais, il vérifie l'entrée des marchandises. Désireux d'apprendre sans cesse il observe et questionne les gens qui l'entoure. Son connaissance de Confucius se remet en question on "est à présent dans la vraie vie ".
Suite à un complot Tchouang et son père sont obligés de fuir et partent avec des marchands ambulants direction le Ts'i.
Tchouang intègre l'association du Mont Houa il faut juste mimer la sagesse ,réclamer la destruction des armes une manière de flemmarder.
A 20ans, il rentre au Song. Ses frères sont morts. Il devient Superviseur des laques, il a droit à son logement et à deux concubines Xing et Chiny.
Il mène une vie champêtre et méditative jusqu' à ses 30ans. Son père vieillissant lui arrange un mariage avec la jeune Chao Yun 15ans à peine fille de Yi Touen qui a réussi dans l'industrie du sel et le commerce des bestiaux. Son beau père lui présente le duc Tcheng qui en fait son conseiller.Il part en ambassade au Ts'in pour rencontrer le roi Hiao. la dictature l'intimidation y regne on veut un peuple immobile non instruit qui vit dans la crainte. On tente de l'assassiner mais il est secouru par le prince Shang une fois dehors il a une révélation Tchouang a toujours fait ce que l'on lui a demandé il n'a jamais donné son avis il faut que ça change. Il se laisse aller pendant trois mois il va au hasard sans contrainte fait la connaissance d'un gnome l"homme crapaud " qui lui enseigne les techniques pour survivre avec le minimum dans la nature.
Une fois arrivée à Mong où tout le monde le croit mort son beau père l'envoie avec sa femme dans une lointaine villa isolée nommée le Pavillon vert. Ils vécurent en paix jusqu'à l'arrivée d'une épidemie de fièvre mortelle qui emporta son épouse. Seul à présent Tchouang prit son sac et s'en alla au Nord, il trouva un emploi de savetier à Hoa yang mais mis peu à peu l'ecart par les villageois pour avoir insulté un haut dignitaire il parti à nouveau. Il s'installa dans les hautes montagnes où il finira sa vie simplement avec son premier disciple Tse Lou à qui il transmettra sa philosophie.
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Florel
  09 mars 2015
Ce livre propose à travers un roman, de nous faire découvrir la vie et la pensée de maître Tchouang-Tse et de nous interroger sur notre manière de vivre.
Pleins d'anecdotes qui mettent en scène la pensée de cet homme, écrit d'une manière agréable qui nous fait voyager dans cette Chine ancienne, ce livre qui se trouve être aussi un miroir sur notre époque amènera à faire réfléchir chacun de ses lecteurs sur sa condition, ses désirs, sa soif de pouvoir, son égo surdimensionné, son envie de tout posséder et sur sa manière d'utiliser le progrès, sa manière de le percevoir aussi.
Tout cela est certes bien beau, mais sachez cependant qu'on est loin du roman stéréotype qu'on attend, en tout cas que j'attendais. En effet, Tchouang-Tse étant un peu anarchiste, surprenant, il ne faudra pas être surpris (comme je l'ai été) par la tournure que prendra notre personnage.
Ici, il ne faut pas s'attendre à un héros « sage » comme le "Siddhartha" d'Herman Hess, mais plutôt à une forte personnalité qui n'hésite pas à envoyer paître ceux qui se présenteront à lui pour lui proposer gloire et fortune, à critiquer violemment ceux qui suivent sans sourciller les rites des anciens sans chercher à remettre en cause l'enseignement (notamment celui de Confucius mais qui aujourd'hui pourrait s'appliquer à d'autres), ou encore qui n'hésite pas à faire fi des conventions parce qu'il savait la sagesse. Cependant même si j'ai énormément apprécié la pensée de cet homme, je l'ai parfois trouvé un peu trop radical, trop anarchiste, enfin j'ai trouvé que sur certains points ça allait trop loin, un peu plus de mesure ne m'aurait pas déplu, mais sans ça, ça n'aurait plus été Tchouang-Tse ; n'est-ce pas ?
Toutefois, tout cela est assez ironique quand on regarde bien. En effet il est assez étonnant de voir que malgré ce rejet des maîtres à penser, la pensée de maître Tchou a influencé d'autres courants ou a tiré ses racines de courant déjà existant… Comme quoi on n'invente jamais grand chose.
En résumé une lecture fort intéressante, que j'ai pas mal apprécié et riche d'enseignement.
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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critiques presse (12)
LaPresse   13 avril 2015
À la fois roman et conte philosophique, Le maître est d'une actualité renversante.
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Lexpress   16 mars 2015
La désinvolture d'un conte zen cocasse à l'ironie incroyablement distillée.
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Lexpress   13 mars 2015
Une plongée historique dans la pensée chinoise et la découverte du Tao, qui a la désinvolture d'un conte zen cocasse à l'ironie agréablement distillée.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   05 mars 2015
Il faut reconnaitre à Patrick Rambaud un talent de conteur tour à tour badin ou taquin, qui n'appartient qu'à lui.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   05 mars 2015
Patrick Rambaud signe un conte philosophique maîtrisé et limpide pour comprendre l'essence du taoïsme et désapprendre nos systèmes de pensée.
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Lexpress   05 mars 2015
Une succession de contes réjouissants de fraîcheur.





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Lexpress   04 mars 2015
Il y a du Jean Teulé dans le verbe gourmand de Patrick Rambaud.
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Lexpress   26 février 2015
Le Maître peine clairement à trouver son chemin entre biographie romancée et conte philosophique aux vertus édificatrices. Le récit s'étire en longueurs inutiles et s'avère particulièrement assommant à lire, une succession décousue d'anecdotes et de tranches de vie, matinées de pensées trop proches du lieu commun pour être sources de réflexion.
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Lexpress   25 février 2015
Ce roman dresse un tableau saisissant et poignant de la chine féodale et du Taoïsme. Plein de sagesse et d'humour, ce portrait nous fait voyager au coeur des guerres sanguinaires, au milieu des bandits et des courtisans, à travers les incessantes luttes de pouvoirs des empereurs.
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Lexpress   02 février 2015
Un conte philosophique nerveux et drôle. Rambaud écrit à la chinoise sans peine, comme il le fit jadis avec Barthes. On croit l'entendre lorsque Le Maître affirme qu'il n'y a pas de contraires, mais des contrastes, des impressions plutôt qu'une vérité. Et on s'interroge : et si Tchouang Tcheou était le portrait chinois de Patrick Rambaud, notre Subtil Mandarin-à-l'oeil-triste ?
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LesEchos   21 janvier 2015
L’époque était féroce, mais la cuisine savante. Le roman de Patrick Rambaud est savoureux, épicé, tendre et velouté, relevé à souhait. Pour 19 euros (sévices compris), c’est tout à fait correct
Lire la critique sur le site : LesEchos
LePoint   20 janvier 2015
Loin de ses livres politiques ou "historico-militaro-napoléoniens" mais flirtant toujours avec le pastiche, la parodie, le second degré, ce portrait du philosophe, déguisé en conte ou en fable, est un pur festin. De mots, d'anecdotes et de petites sentences philosophiques - "La laideur de ce monde, voyez-vous, c'est de croire qu'il nous appartient", de finesse et de découverte.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   30 mars 2015
Un homme voulait être saint. Il s’enferma dans une grotte pour s’éloigner des embarras du monde. Il méditait toute la journée, c'est-à-dire qu’il s’efforçait d’établir en lui un certain silence mais ne parvenait, en réalité, qu’à un état de complète hébétude. Il ne mangeait que des orties bouillies, pliait son corps à des pénitences et n’écoutait pas chanter son estomac. Quand il se crut conforme à son désir de sainteté, il consentit à mettre le nez dehors. Surgi de la jungle, un tigre le dévora en une bouchée. « Il aurait mieux fait de vivre », disait Tchouang.

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Dionysos89Dionysos89   11 juin 2015
- Faut-il ne croire en rien ?
- Bien sûr, si tu as l’esprit totalement libre. Rejette la mémoire qui t’encombre, le passé, les souvenir, considère le monde avec un œil neuf et dépouillé de ces oripeaux. La mémoire masque la réalité. Ce qui est connu est connu, et nous empêche de poser un regard frais sur la réalité.

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Dionysos89Dionysos89   16 mars 2015
Souvent il les désorientait par ses formules. À celui qui prétendait étudier les textes anciens qu’il avait sauvés de destruction en les chargeant dans sa besace, il disait :
– Ce que l’homme ignore excède ce qu’il connaît. Pourquoi t’embarrasser de cette fausse science ?
À cet autre qui espérait se fortifier le corps en barbotant dans l’eau glacée de la source, il disait :
– La durée de nos existences n’est rien comparée au temps où nous n’existons pas.

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Dionysos89Dionysos89   10 avril 2015
C’est la tradition qui nourrit les guerres, la tradition qui force les hommes à des travaux épuisants, la tradition qui creuse le fossé entre riches et pauvres, la tradition encore qui invente des cultes pour séparer les hommes. N’est-ce pas de la barbarie ?

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Dionysos89Dionysos89   01 mars 2015
Il n’avait plus de mère, il en eut quarante ; c’était un privilège. Il vécut parmi une ribambelle de sœurs, de cousines, de tantes, mais aussi au contact permanent du harem des danseuses et des concubines qui se renouvelait sans cesse. Il était le jouet de chacune et chacune lui apportait une tendresse différente.

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Patrick Rambaud est l?auteur d?une ?uvre romanesque importante. On lui doit entre autres, une célèbre série sur Napoléon. Derniers livres publiés : Quand Dieu apprenait le dessin (2018) et Chronique d?une fin de règne (2017).
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