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EAN : 9782368126165
Éditeur : Charleston (09/03/2021)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 172 notes)
Résumé :
« Vieille dame un peu loufoque loue appartement meublé à dame de bonne compagnie. Loyer modéré contre menus services. »


Il suffit parfois d’une petite annonce dans un journal pour faire basculer une vie.

Dans le sud de la France, Jeanne Jambon, jeune femme peu sûre d’elle, décide sur un coup de tête de fuir une existence qui ne lui ressemble pas.

Elle va trouver refuge auprès de Raymonde, une vieille ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (121) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  26 janvier 2020
.
Une cohabitation improbable qui , au début , a des allures de folle aventure .
Et pourtant ...
Une grand-mère , son petit-fils et leur locataire vont nous entraîner dans une très belle histoire tout en délicatesse .
Les trois personnages sont vite terriblement attachants , sans doute parce qu'ils nous racontent : à un moment ou un autre , on se retrouve un peu .
Mais , avant tout , je tiens à souligner que j'ai vraiment été séduite par la très belle écriture , lyrique parfois , poétique souvent .
Un mélange de légèreté et de profondeur piqué ici et là de notes d'humour. Une harmonie des mots qui fait vibrer et arrache parfois les larmes .
Joli coup de projecteur sur nos âmes , sur nos coeurs et sur nos vies .
Un roman choral , d'une construction subtile , qui offre une balade dans le temps , dans les vies entre confessions épistolaires et petits pas vers l'avenir de chacun des personnages .
Un traité de sagesse et de philosophie qui brise conventions et tabous pour conduire vers l'essentiel et qui ressemble à un mode d'emploi du bonheur , de l'épanouissement et de l'amour avec un grand A .
Et , on peut aussi retenir la définition d'une belle personne .
C'est à regret que j'ai refermé cet ouvrage élégant , à la couverture veloutée , le premier roman de Julien Rampin , notre ami Juju !
C'est très agréable et émouvant aussi de découvrir un talent .
Pourtant , je ne suis pas surprise car je me délecte souvent des chroniques de " La_ bibliothèque _de_ Juju " , et son roman lui ressemble tout empreint de sensibilité , de lumière et de générosité .
Ce moment de lecture était une belle évasion et je sais déjà que j'ai envie de le partager et de l'offrir .
Merci Julien , merci .

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rabanne
  22 février 2020
Lorsque j'ai appris que (notre) Juju publiait son premier roman, je savais que j'irai le découvrir un jour ou l'autre... D'une part, parce que j'apprécie la personnalité de Julien, enjouée, authentique, modeste et, d'autre part, parce qu'il n'en a jamais fait de promotion "outrancière", ni n'est venu me "solliciter" personnellement.
(NB : ce n'est pas un exercice évident que de rédiger une critique sur le premier écrit de quelqu'un que l'on connaît, même virtuellement... C'est une première pour moi, je serai donc sincère et assez concise).
J'ai lu (via mon appli Kindle) "Grandir un peu" quasiment d'une seule traite, avec un intérêt et une émotion grandissants au fil de ma lecture, subrepticement mais sûrement.
Je ne vais pas revenir sur le résumé du livre, mais souligner que chacun peut se retrouver dans les sentiments vécus ou exprimés par les protagonistes : l'insécurité, le chagrin, les non-dits, l'abandon, le deuil, le besoin de protection, le chemin de résilience... J'ai aimé cette fluidité, cette profondeur, cette justesse, à la fois intimes et universelles.
Un scénario qui peut sembler au premier abord simplement frais, tendre et léger, mais qui prend vraiment "corps" au fil des chapitres, grâce à une plume sensible et incarnée : une histoire de famille et d'amitié unique, un joli récit d'apprentissage, un hommage lumineux rempli d'émotions vraies !
Longue vie à ce premier roman, et à (tous) ceux qui suivront... Encore bravo à toi, Juju !! :-)
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MarcelineBodier
  05 février 2020
Pour moi, « Juju », de « la bibliothèque de Juju », est un chroniqueur qui a deux caractéristiques : il a un style très reconnaissable, à base de phrases courtes et simples, séparées en paragraphes aérés qui rendent ses chroniques toujours très agréables à lire, même quand on se doute qu'on n'aimera pas le livre dont il parle ; et il se centre toujours sur l'émotion qu'a suscité sa lecture, et cette émotion est généralement intense. Je n'ai relu aucune de ses chroniques avant de rédiger la mienne, pour me remémorer au plus juste l'impression générale que je me suis faite au fil des mois avant de lire son premier roman : j'étais préparée à l'expression d'une sensibilité exacerbée, à des émotions exacerbées, à un mélange de rires et de larmes.
Il y a tout cela dans Grandir un peu.
Mais je me suis aussi demandé si une de ses chroniques en particulier m'avait marquée, et c'est le cas : c'est celle de Point cardinal de Leonor de Recondo. C'est un livre qui peut recevoir deux lectures opposées : soit on le lit comme un livre sur le transsexualisme, auquel cas il n'est peut-être pas le meilleur livre sur le sujet, ne serait-ce que parce qu'il ne correspond pas à l'expérience personnelle de l'auteure ; et celles et ceux qui le reçoivent comme ça ne l'aiment pas forcément. Soit on le lit comme un livre sur le désir d'être reconnu pour ce qu'on est vraiment, auquel cas il devient un livre universel qui grossit à la loupe ce désir que nous avons tous ; et celles et ceux qui le lisent comme ça peuvent aller jusqu'au coup de foudre. Quand j'ai ressenti ce coup de foudre, je me suis rendu compte que d'autres l'avaient eu aussi, et que « Juju » en faisait partie.
Or, Grandir un peu est au carrefour de plusieurs histoires qui sont toutes des histoires d'affirmation de soi : « grandir un peu », c'est ça, c'est passer de l'état d'enfance où on se laisse dominer, que ce soit par gentillesse, par peur, par culpabilité, ou encore par faiblesse, à un état où on ose dire tout haut ce qu'on a envie d'être. Chacun.e trouvera le personnage qui lui correspond le mieux. Pour ma part, j'ai trouvé le livre particulièrement réussi lorsqu'il relate l'expérience de Lucas, un jeune homme homosexuel, qui ne vit pas son homosexualité comme un problème et qui ne trouve pas qu'elle soit impossible à affirmer, mais qui ne rencontre quand même pas que de la bienveillance autour de lui, même de la part des personnes qui comptent le plus. Lucas n'est pas le seul personnage qui traverse le livre en « grandissant un peu », mais c'est celui auquel il m'a été le plus facile de m'identifier.
Pourtant, je ne suis ni homme, ni homosexuelle. Mais j'ai ressenti quelque chose de proche de ce que j'avais ressenti à la lecture de Point cardinal : l'identification au personnage ne se fait pas sur ses caractéristiques physiques visibles, mais sur cette expérience de l'affirmation de soi. Lucas doit grandir sans guide évident, dans une vie ponctuée d'abandons, en s'appuyant sur des adultes qui, même s'ils ont l'air solides, comme sa grand-mère, doivent se débrouiller avec leur propre charge de culpabilité cachée.
Mais il s'affirme, et en disant cela, je ne spoile rien puisque c'est ce que le titre du livre annonce. L'histoire est donc à la fois dans le style du chroniqueur qui distille bienveillance et émotion dans toutes ses chroniques, et dans le style du lecteur qui a reconnu en Point cardinal un sommet de la littérature de l'affirmation de soi. Un livre qui m'a prise par surprise, et qui s'est avéré être une belle surprise.
Et ci-dessous, pour celles et ceux qui aiment le style très rythmé des chroniques publiées sur le site de 20 minutes, le lien vers ma chronique !
Lien : https://www.20minutes.fr/art..
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jeunejane
  17 avril 2021
Jeanne, jeune dame, mariée, très docile, pas aimée, femme au foyer, décide de réveiller sa vie.
Elle répond à une petite annonce d'une dame qui demande une personne de compagnie logée, nourrie.
Elle arrive dans une maison occupée par une dame de 88 ans, Marcelle, au caractère bien trempé, très dynamique, joyeuse.
L'appartement de Jeanne se révèle très agréable et les occupants de la maison également.
Marcelle y vit avec Lucas, son petit-fils qui travaille non loin de la maison et a décidé d'assumer son identité. Il aime les garçons comme il l'a déclaré à son père en déclenchant un drame. Lucas est très fragile, très sensible, nous dit sa grand-mère.
Tout ce petit monde sympathise très vite.
"Grandir un peu" va devenir plus que nécessaire vu les évènements qui vont survenir.
Les personnages sont très profondément décrits, analysés, en toute simplicité avec une écriture très fine, imagée.
Le récit est structuré en quatre parties du printemps à l'hiver avec une citation bien choisie au début de chacune.
Des courts souvenirs d'enfance de Lucas, de Jeanne, principalement, viennent se glisser entre les chapitres.
Le carnet de Marcelle est écrit en plus petit. On y retrouve ses souvenirs lus par Jeanne d'abord, par Lucas ensuite avec une révélation bien pénible à la fin.
Un roman avec beaucoup de consistance, d'intensité et une écriture magnifique. Je n'ai raté aucun mot, aucune phrase.
Pour ne rien gâcher, la couverture est magnifique.
On va croire que je passe de la pommade à Julien Rampain que je connais comme ami babelio depuis quelques années maintenant mais il n'en est rien.
J'ai découvert son livre par hasard dans une liste de romans présentés par la fille d'une collègue. le résumé m'avait immédiatement attirée.
Une heureuse rencontre. Vivement le prochain roman.
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Cetsak
  11 janvier 2020
Hier, je rencontrais une bien jolie petite plume, virevoltant gaiement dans le royaume Babéliotte. Tombée dans l'encrier, la voilà devenue Grande plume ...
Guidée elle est, par la main d'un magicien ...
Aujourd'hui j'ai rencontré Julien Rampin !
Ils s'appellent Raymonde, Jeanne et Lucas. C'est certain ces trois là voient avec le coeur, le grand coeur de leur créateur.
Je pourrais vous parler de Raymonde, la Super Mamie loufoque voire déjantée. Sous son costume de Mamie Rock'n Roll elle cache habilement son super pouvoir : une grande sagesse.
Je pourrais vous parler de Jeanne, la timide, la discrète, l'invisible. Comme tapie dans l'ombre, son p'tit coeur tambourine. Il est peut-être temps de sortir de la cachette ... la partie est terminée.
Je pourrais vous parler de Lucas aussi. le BG, angélique et solaire, aux allures de Petit Prince des temps modernes. Lucas aussi le mystérieux ...
Alors oui, je pourrais enfin vous parler de l'histoire de cette rencontre improbable et de cette parfaite alchimie qui s'opère entre ces trois-là. LA FAMILLE, vous dirait un certain Juju ...
Mais voilà ... c'est vers toi Julien que je me tourne, pour te dire combien tu m'as émue.
Ton roman c'est simplement la Vie, dans toutes ses contradictions. La Vie, mon ami, tu l'écris ici avec un grand talent et une justesse remarquable.
Émue j'ai été de te retrouver dans chacun de tes personnages : l'espièglerie et la sagesse des mots de Raymonde, l'humilité et la force de Jeanne et la si belle aura de Lucas.
Ce premier roman, c'est toi ... tout simplement, dans toute ta sincérité et ta générosité.
Il faut être un brin magicien pour, sans trucage aucun, retranscrire si justement nos p'tits bonheurs éphémères et nos peines les plus enfouies.
Il faut être un brin magicien pour faire sortir non pas un pauvre lapin de son chapeau mais l'essence même de la Vie. Donner la parole à cette enfant qui crie en nous pour qu'enfin on se penche un peu pour l'écouter.
Merci Juju, heureuse de rencontrer la main du magicien ... j'ai nommé le Grand Julien Rampin !
Enfin à vous, peu m'importe que vous soyez plutôt chocolatine ou pain au chocolat : courez ! Volez même vers ce roman !
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
choumettechoumette   06 mai 2021
Je ne sais pas si j'ai été une bonne mère. Je crois qu'on peut passer sa vie entière à se poser la question. J'ai essayé de tout mon cœur, de toutes mes forces. De toutes les erreurs que l'on commet à trop vouloir bien faire. Comment ne pas se tromper ? Comment ne pas pêcher par excès de protection ?
On ne sait pas quel geste, quelle parole, quelle punition aura des répercussions sur l'adulte que deviendra notre enfant. Alors on tâtonne et on fait comme on peut.
+ Lire la suite
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choumettechoumette   03 mai 2021
Lorsque tout le monde s'était réunis dans le cimetière, un vent incroyable s'était mis à souffler. Ce fameux vent d'autan [....] qui avait rendu inaudible le discours du pauvre curé de campagne, faisant voltiger sa robe, tel une Marilyn sur sa bouche d'aération...
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choumettechoumette   03 mai 2021
Il est ici, à côté d'elle, la porte entrouverte sur ceux qui attendent leur tour pour la regarder être morte.
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choumettechoumette   02 mai 2021
Lucas écoute le bonheur rire à travers la porte de la salle de bains.
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cathfdcathfd   30 avril 2021
On peut passer des années à côtoyer des gens qui effleurent à peine ce que nous sommes. Et un matin, on croise quelqu'un qui percute nos ambitions intimes. Fracasse nos millions de carapaces, en un éclat de rire.
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