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EAN : 9791026242505
219 pages
Éditeur : Librinova (28/11/2019)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 51 notes)
Résumé :
« Vieille dame un peu loufoque loue appartement meublé à dame de bonne compagnie. Loyer modéré contre menus services. »


Il suffit parfois d’une petite annonce dans un journal pour faire basculer une vie.

Dans le sud de la France, Jeanne Jambon, jeune femme peu sûre d’elle, décide sur un coup de tête de fuir une existence qui ne lui ressemble pas.

Elle va trouver refuge auprès de Raymonde, une vieille ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  26 janvier 2020
.
Une cohabitation improbable qui , au début , a des allures de folle aventure .
Et pourtant ...
Une grand-mère , son petit-fils et leur locataire vont nous entraîner dans une très belle histoire tout en délicatesse .
Les trois personnages sont vite terriblement attachants , sans doute parce qu'ils nous racontent : à un moment ou un autre , on se retrouve un peu .
Mais , avant tout , je tiens à souligner que j'ai vraiment été séduite par la très belle écriture , lyrique parfois , poétique souvent .
Un mélange de légèreté et de profondeur piqué ici et là de notes d'humour. Une harmonie des mots qui fait vibrer et arrache parfois les larmes .
Joli coup de projecteur sur nos âmes , sur nos coeurs et sur nos vies .
Un roman choral , d'une construction subtile , qui offre une balade dans le temps , dans les vies entre confessions épistolaires et petits pas vers l'avenir de chacun des personnages .
Un traité de sagesse et de philosophie qui brise conventions et tabous pour conduire vers l'essentiel et qui ressemble à un mode d'emploi du bonheur , de l'épanouissement et de l'amour avec un grand A .
Et , on peut aussi retenir la définition d'une belle personne .
C'est à regret que j'ai refermé cet ouvrage élégant , à la couverture veloutée , le premier roman de Julien Rampin , notre ami Juju !
C'est très agréable et émouvant aussi de découvrir un talent .
Pourtant , je ne suis pas surprise car je me délecte souvent des chroniques de " La_ bibliothèque _de_ Juju " , et son roman lui ressemble tout empreint de sensibilité , de lumière et de générosité .
Ce moment de lecture était une belle évasion et je sais déjà que j'ai envie de le partager et de l'offrir .
Merci Julien , merci .

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rabanne
  22 février 2020
Lorsque j'ai appris que (notre) Juju publiait son premier roman, je savais que j'irai le découvrir un jour ou l'autre... D'une part, parce que j'apprécie la personnalité de Julien, enjouée, authentique, modeste et, d'autre part, parce qu'il n'en a jamais fait de promotion "outrancière", ni n'est venu me "solliciter" personnellement.
(NB : ce n'est pas un exercice évident que de rédiger une critique sur le premier écrit de quelqu'un que l'on connaît, même virtuellement... C'est une première pour moi, je serai donc sincère et assez concise).
J'ai lu (via mon appli Kindle) "Grandir un peu" quasiment d'une seule traite, avec un intérêt et une émotion grandissants au fil de ma lecture, subrepticement mais sûrement.
Je ne vais pas revenir sur le résumé du livre, mais souligner que chacun peut se retrouver dans les sentiments vécus ou exprimés par les protagonistes : l'insécurité, le chagrin, les non-dits, l'abandon, le deuil, le besoin de protection, le chemin de résilience... J'ai aimé cette fluidité, cette profondeur, cette justesse, à la fois intimes et universelles.
Un scénario qui peut sembler au premier abord simplement frais, tendre et léger, mais qui prend vraiment "corps" au fil des chapitres, grâce à une plume sensible et incarnée : une histoire de famille et d'amitié unique, un joli récit d'apprentissage, un hommage lumineux rempli d'émotions vraies !
Longue vie à ce premier roman, et à (tous) ceux qui suivront... Encore bravo à toi, Juju !! :-)
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Cetsak
  11 janvier 2020
Hier, je rencontrais une bien jolie petite plume, virevoltant gaiement dans le royaume Babéliotte. Tombée dans l'encrier, la voilà devenue Grande plume ...
Guidée elle est, par la main d'un magicien ...
Aujourd'hui j'ai rencontré Julien Rampin !
Ils s'appellent Raymonde, Jeanne et Lucas. C'est certain ces trois là voient avec le coeur, le grand coeur de leur créateur.
Je pourrais vous parler de Raymonde, la Super Mamie loufoque voire déjantée. Sous son costume de Mamie Rock'n Roll elle cache habilement son super pouvoir : une grande sagesse.
Je pourrais vous parler de Jeanne, la timide, la discrète, l'invisible. Comme tapie dans l'ombre, son p'tit coeur tambourine. Il est peut-être temps de sortir de la cachette ... la partie est terminée.
Je pourrais vous parler de Lucas aussi. le BG, angélique et solaire, aux allures de Petit Prince des temps modernes. Lucas aussi le mystérieux ...
Alors oui, je pourrais enfin vous parler de l'histoire de cette rencontre improbable et de cette parfaite alchimie qui s'opère entre ces trois-là. LA FAMILLE, vous dirait un certain Juju ...
Mais voilà ... c'est vers toi Julien que je me tourne, pour te dire combien tu m'as émue.
Ton roman c'est simplement la Vie, dans toutes ses contradictions. La Vie, mon ami, tu l'écris ici avec un grand talent et une justesse remarquable.
Émue j'ai été de te retrouver dans chacun de tes personnages : l'espièglerie et la sagesse des mots de Raymonde, l'humilité et la force de Jeanne et la si belle aura de Lucas.
Ce premier roman, c'est toi ... tout simplement, dans toute ta sincérité et ta générosité.
Il faut être un brin magicien pour, sans trucage aucun, retranscrire si justement nos p'tits bonheurs éphémères et nos peines les plus enfouies.
Il faut être un brin magicien pour faire sortir non pas un pauvre lapin de son chapeau mais l'essence même de la Vie. Donner la parole à cette enfant qui crie en nous pour qu'enfin on se penche un peu pour l'écouter.
Merci Juju, heureuse de rencontrer la main du magicien ... j'ai nommé le Grand Julien Rampin !
Enfin à vous, peu m'importe que vous soyez plutôt chocolatine ou pain au chocolat : courez ! Volez même vers ce roman !
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MarcelineBodier
  05 février 2020
Pour moi, « Juju », de « la bibliothèque de Juju », est un chroniqueur qui a deux caractéristiques : il a un style très reconnaissable, à base de phrases courtes et simples, séparées en paragraphes aérés qui rendent ses chroniques toujours très agréables à lire, même quand on se doute qu'on n'aimera pas le livre dont il parle ; et il se centre toujours sur l'émotion qu'a suscité sa lecture, et cette émotion est généralement intense. Je n'ai relu aucune de ses chroniques avant de rédiger la mienne, pour me remémorer au plus juste l'impression générale que je me suis faite au fil des mois avant de lire son premier roman : j'étais préparée à l'expression d'une sensibilité exacerbée, à des émotions exacerbées, à un mélange de rires et de larmes.
Il y a tout cela dans Grandir un peu.
Mais je me suis aussi demandé si une de ses chroniques en particulier m'avait marquée, et c'est le cas : c'est celle de Point cardinal de Leonor de Recondo. C'est un livre qui peut recevoir deux lectures opposées : soit on le lit comme un livre sur le transsexualisme, auquel cas il n'est peut-être pas le meilleur livre sur le sujet, ne serait-ce que parce qu'il ne correspond pas à l'expérience personnelle de l'auteure ; et celles et ceux qui le reçoivent comme ça ne l'aiment pas forcément. Soit on le lit comme un livre sur le désir d'être reconnu pour ce qu'on est vraiment, auquel cas il devient un livre universel qui grossit à la loupe ce désir que nous avons tous ; et celles et ceux qui le lisent comme ça peuvent aller jusqu'au coup de foudre. Quand j'ai ressenti ce coup de foudre, je me suis rendu compte que d'autres l'avaient eu aussi, et que « Juju » en faisait partie.
Or, Grandir un peu est au carrefour de plusieurs histoires qui sont toutes des histoires d'affirmation de soi : « grandir un peu », c'est ça, c'est passer de l'état d'enfance où on se laisse dominer, que ce soit par gentillesse, par peur, par culpabilité, ou encore par faiblesse, à un état où on ose dire tout haut ce qu'on a envie d'être. Chacun.e trouvera le personnage qui lui correspond le mieux. Pour ma part, j'ai trouvé le livre particulièrement réussi lorsqu'il relate l'expérience de Lucas, un jeune homme homosexuel, qui ne vit pas son homosexualité comme un problème et qui ne trouve pas qu'elle soit impossible à affirmer, mais qui ne rencontre quand même pas que de la bienveillance autour de lui, même de la part des personnes qui comptent le plus. Lucas n'est pas le seul personnage qui traverse le livre en « grandissant un peu », mais c'est celui auquel il m'a été le plus facile de m'identifier.
Pourtant, je ne suis ni homme, ni homosexuelle. Mais j'ai ressenti quelque chose de proche de ce que j'avais ressenti à la lecture de Point cardinal : l'identification au personnage ne se fait pas sur ses caractéristiques physiques visibles, mais sur cette expérience de l'affirmation de soi. Lucas doit grandir sans guide évident, dans une vie ponctuée d'abandons, en s'appuyant sur des adultes qui, même s'ils ont l'air solides, comme sa grand-mère, doivent se débrouiller avec leur propre charge de culpabilité cachée.
Mais il s'affirme, et en disant cela, je ne spoile rien puisque c'est ce que le titre du livre annonce. L'histoire est donc à la fois dans le style du chroniqueur qui distille bienveillance et émotion dans toutes ses chroniques, et dans le style du lecteur qui a reconnu en Point cardinal un sommet de la littérature de l'affirmation de soi. Un livre qui m'a prise par surprise, et qui s'est avéré être une belle surprise.
Et ci-dessous, pour celles et ceux qui aiment le style très rythmé des chroniques publiées sur le site de 20 minutes, le lien vers ma chronique !
Lien : https://www.20minutes.fr/art..
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sabine59
  08 mars 2020
Ah, grâce à Juju, quel bonheur de lecture, par ce temps pluvieux et morose! Mon dimanche en est tout illuminé. Appréciant ses critiques pleines de sensibilité, je me doutais bien que son premier roman me parlerait...
Dès le début du livre, les personnages nous entrainent dans leurs sillages, on aimerait les connaître, leur parler. Ils sont plus vrais que nature. Pourquoi? Parce qu'ils nous ressemblent, d'une manière ou d'une autre, parce qu'ils se font l'écho de nos failles, nos désirs, nos élans de vie. Et de la vie, de l'amour, de l'humanité, il y en a dans cette histoire!
Raymonde, le feu-follet cachant si bien un chagrin pourtant lourd, qui m'a fait penser un peu à Denise Grey en vieille dame indigne. Jeanne, la trop discrète, fleur qui ne demande qu'à éclore. Lucas, le beau jeune homme solaire au coeur ennuagé... Ces trois- là, réunis de manière improbable, ( quoiqu'orchestrée par Raymonde...) vont s'aimer, s'aider, se découvrir... Et grandir un peu. Pas trop, car la part d'enfance est précieuse, à sauvegarder. Comme un trésor.
J'ai beaucoup aimé aussi les souvenirs de chacun, souvent poignants, révélateurs, qui ponctuent le récit.
Dans un style qui n'appartient qu'à lui, en phrases courtes, souvent verbales, allant à l'essentiel, Julien m'a emmenée avec lui à la rencontre de belles âmes, émouvantes, vibrantes. Son écriture aérienne révèle une grande profondeur dans l'analyse des sentiments.Merci à lui et longue, longue vie à son roman...en attendant le prochain. Bravo! Et je le dis en toute sincérité.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   22 janvier 2020
.
Le cœur , c'est un cimetière qui occupe de plus en plus de place au fur et à mesure qu'on vieillit .
Il se remplit de gens que l'on a aimés et qui chacun leur tour partent .
Les hommes que l'on aime , qui nous aiment .
Que nous laissons .
Qui nous laissent .
Dont on se lasse .
Ils viennent alors s'étendre dans les allées de notre cimetière intime .
Les gens qui changent , qu'on a adorés , à un moment de nos vies , puis qu'on ne voit plus .
Ces amitiés qui disparaissent . Qui , elles aussi viennent s'étendre au milieu de ce qui fut .
Les êtres que nous avons croisés et que nous n'avons pas eu le courage de rencontrer. Comme des étincelles , qu'on n'a pas su laisser s'enflammer.
[...]
Et , évidemment , ces gens qui partent , définitivement .


P.180-181
+ Lire la suite
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rabannerabanne   22 février 2020
Comme si elle avait choisi, dans la relation qu’elle entretenait avec Raymonde, d’être celle qui tient le projecteur. Afin de mettre en scène Raymonde. La rendre encore plus spectaculaire et se taire de sorte que sa grand-mère puisse se trouver exceptionnelle…
Elle était là la vraie amitié. Dans cette façon de s’effacer avec amour et discrétion. Sans bruit.
Commenter  J’apprécie          150
cardabellecardabelle   19 janvier 2020
.
Journée ensoleillée .
Journée qui sent l'herbe fraîchement coupée .
Une certaine odeur du bonheur .
Lorsque rien n'est compliqué .
Lorsque le mois de juin offre ses premiers vrais rayons de soleil et que sa langueur pénètre jusqu'à l'âme .

p. 103
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CetsakCetsak   05 janvier 2020
(...) les êtres qui nous entourent sont des puzzles. Dont personne ne possède toutes les pièces. Nous ne voyons que les bribes de ce qui constitue une personne. Nous la rencontrons à un instant de sa vie. Avec son lot de secrets, de non-dits, de fardeaux à porter. On se fait alors une image déformée.
(...) les circonstances devraient toujours être atténuantes. Personne n’adopte la mauvaise pente en toute connaissance de cause.
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CetsakCetsak   02 janvier 2020
On ne devient pas une petite mémé du jour au lendemain. C’est discret, c’est pernicieux, la vieillesse. Ça te grignote le visage et le corps, comme un rat affamé, sans possibilité de te défendre. La vieillesse est un drôle de rongeur avide et implacable...
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