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EAN : 9791025604304
Éditeur : Editions Thélème (17/01/2019)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 181 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Sasseneire est un pâturage de haute montagne que les gens du village délaissent depuis vingt ans à cause d'une histoire pas très claire dont tremblent encore les vieux. Mais faut-il perdre tant de bonne herbe par crainte d'un prétendu mauvais sort, alors que la commune est pauvre ? Le clan des jeunes finit par l'emporter : en été, le troupeau monte à l'alpage, à 2 300 mètres d'altitude, sous la garde du maître fromager, son neveu, quatre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  23 octobre 2017
Les belles nuits d'été étoilées sont terminées, dommage, cela aurait été l'occasion de vous imaginer dans un endroit retiré, à l'extérieur par exemple, autour d'un feu de camp ou , simplement allongé dans le foin d'un fenil à la lueur d'une lanterne pour découvrir La Grande Peur dans la montagne de Ramuz (1848-1947), l'histoire d'une petite communauté montagnarde qui, malgré les avis des anciens, décident de réhabiliter un alpage sur lequel plane une malédiction.
J'ai lu ce livre il y a déjà plusieurs mois et, j'avais été vraiment saisie par l'atmosphère, l'ambiance qui s'en dégage, ce glissement irrémédiable vers une grande frousse incontrôlable !
Depuis, j'ai eu l'occasion de séjourner dans la vallée du Ferrand, à Besse en Oisans, et là j'ai encore mieux ressenti la force de ce livre, les mots de Ramuz faisaient échos dans ma tête, tourbillonnaient.
Mon premier séjour dans les Alpes, dans le parc des Ecrins ! Une découverte. Et là, j'ai bien compris ce que voulait signifier Ramuz, la puissance des éléments, du minéral restent et resteront toujours indomptables même si l'homme a su au fil des années, des siècles, s'en approcher et l'utiliser.
Mais revenons au texte de Ramuz, nous sommes au mois de mai, et les troupeaux doivent monter aux alpages pour goûter une herbe plus grasse. Cette année ce sera le pâturage de Sasseneire : « Ce pâturage de Sasseneire est à deux mille trois cent mètres ; il est de beaucoup le plus élevé de ceux que possède la commune, c'est-à dire trois autres, mais qui sont sur les côtés de la vallée, tandis que Sasseneire est dans le fond, sous le glacier. Il arrive qu'à ces hauteurs-là il y ait encore, au mois de juin, des deux, des trois pieds de neige dans les parties mal exposées. »
Donc un décor grandiose, teinté de gris car le minéral y règne, la sente qui y mène est semée d'embûches, de dangers pour les protagonistes qui s'élèvent vers ses hauteurs. Ils franchissent successivement les différents paliers pour arriver au chalet faisant fi des gorges, abrupts, à-pics, éboulis , coulées de neige et du bruit assourdissant du torrent.
Qui dit hauteur dit lumière… mais pas avec Ramuz : le glacier personnifié menace de son ombre
ceux qui se sont installés là en contre-bas pour l'été, dans le chalet qu'il a fallu restauré pour l'occasion.
Et peut-être bien que les vieux avaient raison !
Les amulettes ou prières pourront ils repousser le malin avant que la folie ne s'installe ?
La communauté restée au village est pendu aux nouvelles du haut qu'un messager apporte faisant le lien entre les deux mondes, car pour eux ceux du bas, le temps est encore à la joie.
J'ai dévoré ce court récit et je me suis régalée.
Le lecteur participe au quotidien de cette communauté avec ses conflits, ses fêtes, ses drames, ses superstitions et assiste impuissant à la montée de la psychose collective. L'intrusion du fantastique, du fantasmagorique, la tension grandissante rendent palpable la menace qui plane sur les hommes.
Un récit qui monte crescendo.
Grâce à l'écriture de Ramuz qui interpelle le lecteur, le prend à partie , comme si nous l'avions devant nous, La grande peur dans la montagne devient aussi la nôtre, une histoire qu'on aimerait bien écouter.
Une belle rencontre : je n'avais rien lu de Ramuz et j'ai été séduite.
Ah les réveils au son des sonnailles, nostalgique, me direz-vous ? Non, mais j'ai pas fini de penser à cette montagne grandiose et aux bergers, qui aujourd'hui les occupent toujours, que ce soit dans les Alpes, les Pyrénées ou autres massifs montagneux. Je leurs tire ma révérence et dit bravo à monsieur Ramuz !
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michfred
  29 juillet 2018
Les Dix petits Nègres de cette bonne vieille Agatha peuvent aller se rhabiller.. devant les Sept petits Pâtres de  Charles- Ferdinand!
Du grand Ramuz,  et cette fois une oeuvre plutôt connue,  en France, du grand écrivain suisse.
Depuis 20 ans, une malédiction plane sur Sasseneire, on n'y mène plus les bêtes, pour les estives, et les hommes n'y vont plus...trop de noirs souvenirs...et pourtant l'herbe y est si belle...
Mais l'appât du gain l'emporte, et le président du village-le maire suisse- y envoie sept  hommes:
le maître du troupeau et son neveu
un muletier qui fera le ravitaillement,
un petit gars à tout faire -en Aubrac, on dirait le roule et, en mer, le mousse-, 
un étrange individu, mi-clochard, mi-filou appelé Clou,
un jeune amoureux séparé à grand tourment de sa mie, qui y va pour se faire un pécule de mariage,
et un vieux rescapé de l'expédition précédente qui veut bien y retourner, lui, puisqu'il a survécu et qu'il a "le papier", un gri-gri sensé le protéger des mauvais sorts..
Sept, le chiffre fatidique!
C'est bien une sorte de conte, fantastique et inquiétant, que Ramuz, de sa belle langue étrange et travaillée, se met en demeure de nous conter..
Et nous sommes suspendus à sa plume.
Silences des grands prés sous le ciel, craquements de pas mystérieux sur le toit de bardeaux,  disparitions successives , violentes ou pernicieuses,  épidémie et folles galopades des bêtes malades et apeurées dans la nuit noire.
Escalade dangereuse des séracs, pierriers traîtres , ponts fragiles et embuscades fratricides- le village qui les a envoyés au casse-pipe traite bientôt les pâtres des estives en vrais pestiférés...
Le Malin - qui d'autre pourrait ourdir une telle calamité ? - aura-t-il le dernier mot?
A lire en apnée,  dans une borie ou un chalet, un soir d'orage.
Altitude obligatoire ! 
Frissons garantis.
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Asterios
  14 février 2019
Je tiens tout d'abord à préciser qu'il s'agit ici d'une critique d'un livre audio dans le cadre des masses critiques de janvier 2019. J'ai assez peu écouté de livres audio jusqu'ici. Soit je n'en avais pas l'idée soit je peinais à m'y coller par crainte. Crainte de quoi? je sais pas trop...
C'est une autre approche du texte que d'écouter un livre. Quand on lit soit même on se réserve un temps exclusif à la lecture, le monde fond autour de nous pour en faire émerger un tout nouveau guidé par les mots de l'auteur avec notre interprétation toute entière. Alors que le livre audio peut s'écouter dans un autre cadre. On peut l'écouter en fermant les yeux, dans le noir, en faisant la cuisine, en bricolant... C'est un moment qu'on peut choisir de partager avec quelqu'un aussi. le livre audio, c'est une voix avec ici une lecture quasiment sans faille, agréable et captivante. C'est une voix qui donne plus que le texte, car elle comprend l'auteur à sa manière, parce que c'est plus le lecteur qui nous guide dans la compréhension. Écouter un livre audio c'est prendre le risque de perdre de le contrôle de la lecture, de ne pas en être l'acteur ou dit autrement de saisir la chance de se laisser porter par le lecteur et de céder à la douceur de s'en remettre à autrui. C'est donc une toute autre expérience qui nous est offerte en se faisant lire un texte et je peux comprendre que les avis puissent être assez tranchés sur le sujet.
Pour en revenir à notre livre, c'est par la voix de Pierre-François GAREL que nous découvrons le roman. Des le début le ton est donné. le mystère va planer sur l'ensemble de l'histoire. Il y a les on-dit, ceux qui se souviennent, les anciens, ceux qui savent et disent. Les jeunes ricanent. Une histoire d'il y a 20 ans là-haut dans les Alpages! Bah! tout ça c'est du passé, le vieux sont des radoteurs. Alors on vote... Il y a plus de jeunes qu'avant maintenant, alors on décide d'y retourner là-haut et tant pis pour ces vieilles légendes, les superstitions d'un autre temps.
Malgré tout il faut des volontaires pour y retourner avec les bêtes et ça ne se bouscule pas trop pour l'aventure. Alors on prend ceux qui se présentent, même ceux dont on aurait tord de ne pas se méfier. Il y a même un ancien dans le groupe, un qui y est allé pendant les évènements vingt ans avant, mais il ne craint rien, il a un papier qui le protège, un papier attaché à une ficelle autours du coup.
Ramuz fait monter la tension, tout doucement, en jouant avec ses phrases, avec ses mots. La montagne devient inquiétante, on ne regarde plus son voisin, ni la nuit, de la même manière. Quand on est seul tout là-haut, chacun devient suspect et les soirées au coin du feu prennent une toute autre couleur, étrangement les histoires à la lueur des flammes sont bien plus angoissantes. C'est le lien avec la terre d'en bas qui permet de sauver la face parce qu'on sait qu'on sera bientôt redescendu, que quelqu'un nous attend. Alors on prend son mal en patience et on espère jusqu'à ce que...
C'est un beau roman, frais et bien mené qui sent le grand air, qui nous est offert par Ramuz. le milieu paysan y est très bien dépeint avec sa culture, ses croyances et ses superstitions. La montagne a sa part belle et y est magistralement décrite. Il y a sa présence partout, on entend même le bruit des glaciers qui craquent à côté du bruit des dents qui claquent. C'est une expérience de lecture immersive en compagnie des compères d'infortune, et en compagnie surtout de notre lecteur qui arrive à retranscrire par sa diction cette atmosphère pesante et tragique. Merci à Babelio et aux éditions Thélème pour cette découverte.
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HORUSFONCK
  19 juin 2018
Une vraie bonne surprise!
Grâce au catalogue fourni en oeuvres numérique de la Bibliothèque Romande, je viens de découvrir la prose puissante et tourmentée de Charles-Ferdinand Ramuz.
L' écrivain heurte ses mots, triture ses phrase, les retourne, les répète...et captive le lecteur dans ce récit hallucinant de malheur et de fatalité.
Cette écriture riche et presque chaotique, dans laquelle le randonneur littéraire avance avec précaution pour n'en rien perdre, a pu prêter à controverse? Cependant, le livre refermé et qui me tourne encore dans la tête m'amène à ne voir dans cette façon qu'a eu l' auteur d'exprimer cette histoire, que la seule possible et la plus appropriée.
Une belle eau, comme celle du torrent, donc, que cette écriture comme à peine domptée d'un auteur dont je lirai les autres oeuvres.
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PhilippeCastellain
  02 février 2017
J'aime marcher seul dans la montagne. Et je connais cette peur irrationnelle et étrange qui vous envahie parfois au plus profond d'un bosquet. Autours de soi, il n'y a que la nature. La vue ne porte pas loin. On entend un murmure de bruissements, de craquements. On ne sait pas de quoi on a peur. Et ce n'en est que plus terrifiant.
Je connais aussi le monde des paysans de la montagne – ou ce qu'il en reste. Il est là-bas des sujets dont on ne parle pas, et qui défient la science. Des évocations. Des sous-entendus. Des phrases inachevées. J'ai fait des études scientifiques. Mais je sais que l'esprit humain est un monde inconnu.
Et ce sont bien ces sentiments-là auxquels Ramuz fait référence, et qui sont au coeur de ‘La grande peur dans la montagne'. L'un de ses deux livres emblématiques, avec ‘Derborance'. Dans une vallée des Alpes, la place commence à manquer dans les alpages. Mais il en reste un grand, vide car il a été abandonné il y a plusieurs années. Des choses étranges s'y sont produites. Des hommes sont morts. Plus personne ne veut y retourner. Mais le maire ne croit pas à tout cela. Il y a de l'herbe pour ses bêtes, c'est tout ce qu'il sait. Il trouve quelques volontaires...
Ramuz est l'écrivain de la paysannerie des Alpes, comme Giono est celui des plaines et des hauts-plateaux. Il décrit un monde qu'il connait, qu'il aime. La vie est dure. La montagne est belle. Comme l'a si bien dit mon ami Transat au cours d'une discussion le style de Ramuz est « râpeux, lent, ‘taiseux' ». Il s'accorde parfaitement à ses récits, au monde et aux paysages qu'il décrit.
Dans nos villes sans arbres et nos campagnes bien aménagées, il est facile d'avoir des certitudes. Mais quand on est seul au milieu de la montagne et qu'il n'y a plus trace de présence humaine, on les sent s'évaporer comme de l'eau au soleil…
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   25 octobre 2014
De son côté, il s'était mis en route ; c'était à son tour à lui de se remettre en route, pendant que la petite musique venait toujours, mais elle venait à présent pour lui entre les pins, dans se pensées, bougeant doucement derrière leurs troncs rouges, et par terre aussi c'était tout rouge, à cause des aiguilles tombées sur lesquelles Victorine glissait.
Pendant que la petite musique venait, et la petite musique venait d'en haut à leur rencontre, entre les pins ; tandis que Victorine glissait, parce qu'elle n'avait pas de clous à ses souliers.

(C. F. RAMUZ, "La Grande Peur dans la montagne", 1926)
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moraviamoravia   29 mai 2016
N'empêche que c'est le dernier soir qu'on a passé ici, et un peu plus tard ils ont pu voir qui avait raison d'eux ou de moi. Il leur a bien fallu entendre.
Ils s'étaient mis assis, puis les voilà qui se tournent du côté du mur, ils se cachent la figure sous leur couverture ; ils se font tout petits, ils se roulent en boule dans la paille et sous les couvertures ; moi j'écoute.
On marchait sur le toit.
Je dis : " Hein ? eh bien, la corde ? " mais voilà qu'à ce moment on saute en bas du toit. J'arrive comme on allait entrer. J'ai eu juste le temps de donner dans la porte un coup d'épaule au moment où elle s'ouvrait, et puis je l'ai calée dans le bas avec le pied, seulement il m'a fallu la tenir jusqu'au matin, et j'ai été seul à la tenir jusqu'au matin ; et tout était tranquille de nouveau quand le matin a été là ; mais, pour tout l'or du monde, on n'aurait pas pu nous faire rester une heure de plus ici. On est redescendus avec le troupeau le jour même.
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WolandWoland   11 février 2009
[...] ... Eux [les bergers], là-bas, regardent : Pont s'est mis debout. Pont s'était mis debout, il passe par-dessus sa veste une blouse. Et ce n'est pas tout encore car, l'instant d'avant, il était nu-tête ; mais maintenant, ceux du chalet ont senti le coeur leur faiblir, tandis qu'ils sont devenus gris, à cause du sang qui se retirait de leurs visages à la peau cuite.

C'est que Pont venait de nouveau, et eux se retenaient difficilement de prendre la fuite ; car, au lieu de chapeau, c'est sous un voile noir que Pont venait, l'ayant fixé soigneusement sous son visage et par derrière ; et le voile lui tombait plus bas que la taille, de sorte que seules les mains en sortaient, couvertes de gros gants de cuir.

Un voile de tulle noir, comme ceux qu'on met pour aller lever le miel et quand on va déranger les abeilles ; grâce à quoi il pouvait maintenant approcher, et Pont approchait, approchait toujours plus, puis on a vu sa bouche s'ouvrir derrière le voile ; - alors une des bêtes malades avait commencer à meugler dans l'abri, et, derrière le voile, la bouche de Pont s'est ouverte :

- "Vous ne les avez pas mélangées avec les autres, au moins ? ... Bon !"

Ses yeux étaient blancs, c'est-à-dire qu'on n'en voyait plus que le blanc. ... [...]
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michfredmichfred   23 juillet 2018
Ayant dénoué la corde, ils n'ont fait qu'entr'ouvrir la porte légèrement, tandis que la lune venait en une étroite bande bleue sur la terre battue devant eux. Et la lune a été un triangle, puis elle a été une belle route claire disant d'entrer, car ils avaient reconnu Clou ; mais Clou n'entrait pas.
Il se tenait dans la lune:
- Eh bien, vous n'êtes pas pressés d'ouvrir... Qu'est-ce qu'il vous prend? Vous vous enfermez?
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nelly76nelly76   17 janvier 2019
On n'ose pas trop leur parler du pâturage, parce qu'ils n'en parlent pas eux-mêmes. Ils n'y sont d'ailleurs jamais retournés .Les nouvelles qu'on a eues ont été apportées plus tard par des personnes du pays --on veut dire par ces gens qui courent les glaciers pour leur plaisir avec des piolets et des cordes;c'est par eux qu'on a su plus tard que le pâturage avait disparu.
Plus trace d'herbe ,plus trace de chalet .Tout avait été recouvert par les pierres.
Et jamais plus ,depuis ce temps - là ,on n'a entendu là-haut le bruit des sonnailles;c'est que la montagne a ses idées à elle, c'est que la montagne a ses volontés.
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Videos de Charles Ferdinand Ramuz (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Ferdinand Ramuz
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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