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ISBN : 207043771X
Éditeur : Gallimard (10/03/2011)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 34 notes)
Résumé :

Juliette, jeune orpheline de dix-huit ans, débarque un jour dans un village vaudois, venant de son Cuba natal. Elle cherche refuge chez son oncle, aubergiste de son état, qui reste sa seule famille. Ce roman de Ramuz, paru en 1927, ne laisse pas d'étonner par son thème lui-même. Comment Ramuz a-t-il pu introduire cette fleur exotique dans une œuvre aussi fermée sur les paysages vaudois et valaisans qu'est la sienne ? Qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  28 juillet 2018
Comment faire quand on a trois critiques à  écrire sur trois livres époustouflants d'un  même auteur?
Un auteur, avouons-le,  qu'on vient juste de découvrir- qui est mort depuis plus de 70 ans-  et dont , avec le zèle du néophyte, on voudrait crier sur tous les tons et sur tous les toits que c'est un génie méconnu, oublié , qui mériterait cent fois qu'on abandonne séance tenante, pour lui, toutes les petites parutions alimentaires et accessoires qui font souvent notre pâture quand nous cédons à la facilité, à la paresse, à l'air du temps...
Tant pis pour le recul de la réflexion,  pour la chronologie de mes lectures,  je remets à plus tard, pour l'instant , ses deux plus grands succès, Derborence et La grande Peur sur la Montagne, pour vous parler, comme je pourrai, de la Beauté sur la terre que je viens de refermer.
Pour tenter de rendre un peu de  l'éblouissement qu'il m' a donné , pour partager , à chaud, la surprise, l'enchantement...
La Beauté débarque sur les bords d'un lac suisse : c'est la nièce orpheline de Milliquet, le cafetier du village; elle vient des îles,  du chaud, du soleil, de la musique et de la danse. Elle vient d'ailleurs. Elle s'appelle Juliette. 
Les hommes sont happés,  captivés, alléchés. Les femmes furieuses, jalouses, délaissées. Les choses, seulement elles, se mettent au diapason: les montagnes se font l'écrin de sa beauté, le lac son miroir,  les oiseaux la célèbrent. Mais seule la musique sait lui parler, la charmer, l'emmener. Même si le musicien est bossu. Et italien. Venu d'ailleurs lui aussi.
Dit comme cela, on a une sorte de conte, un peu convenu, à mi-chemin entre Blanche-Neige et les sept Nains- un des vieillards concupiscents, s'appelle Rouge... un petit frère de Timide ou de Grincheux?- et le Joueur de Flûte de Hamelin, à cause du maléfique effet de la Beauté sur la terre des hommes, et à cause de la musique qui sait si bien emporter avec elle ceux qui lui ressemblent, loin des miasmes et des désordres. ..
Mais ce ne serait alors qu'un récit faussement réaliste, vaguement régionaliste,  teinté de merveilleux. Un conte acclimaté en quelque sorte.
On est loin du ...conte!
Ramuz , de toute la force de sa plume,  y introduit le DOUTE , donnant au récit une dimension fantastique qui transforme le conte en fable mystérieuse,  en apologue crypté,  sans rien enlever au charme du récit,  ni à la tension qui monte pour culminer dans une scène finale extraordinaire,  sur fond d'orage et de fête foraine- j'ai pensé  aux nombreuses scènes de fête chez Louis- Ferdinand Céline, grand admirateur de Ramuz : même talent visionnaire même désordre organisé, même  poésie!-   une  scène finale, donc, où les ravisseurs de tout poil, embusqués qui sur le lac, qui sur la falaise, qui sur le pont de danse,  se préparent à être les dindons de la farce...
Ce doute, il est créé de toutes pièces par la seule magie de la langue qui fait éclater toute description de Juliette en mille fragments,  incapables de reconstituer un tout -la Beauté n'est pas de notre monde, de notre prise...- alors que tous les autres personnages sont dessinés à grands traits réalistes , campant des silhouettes  rustiques et solidement incarnées .
La langue joue avec les temps, présent - passé, faisant entre eux un va-et-vient incessant qui semble défier toute chronologie:   présent de narration ou reconstitution volontairement tâtonnante d'un fait ancien, marqué dans la mémoire collective? On doute...
Car qui parle? Qui est ce "nous", parfois ce " je" ? Là aussi, comme le musicien de Hamelin égarait les enfants de sa flûte,  Ramuz se plaît à égarer le lecteur: tantôt c'est un "on",  un "nous" rural et collectif, tantôt c'est un "nous"  clanique -ceux de l'eau contre ceux de la terre-  tantôt c'est la voix d'un prédateur en embuscade, tantôt même celle de la petite Emilie, délaissée par son Maurice, petite belle- de -la -terre dont son amant ne veut plus depuis qu'il cherche désespérément la Belle -sur -la -terre qui lui a dévoré les yeux et le coeur-  la petite Emilie si touchante sous son chapeau de paille trempé,  dans sa robe de mousseline mouillée par l'orage, avec ses deux mains jointes et son coeur en charpie, dernière image tragique de cet étonnant récit, figure désolée de ce qui reste quand la Beauté nous a quittés...
Dans ce doute, si magistralement,  si finement créé,  toute lecture devient nécessairement plurielle, tout fait signe et rien n'est signifié. 
Ramuz a inventé,  avec sa langue, un nouveau fantastique, largement ouvert sur toutes les significations que notre imagination, notre sensibilité,  notre sensualité, portées par elle, se plaisent à explorer,  à expérimenter.
Les "clés " ,  si  elles existent,  ont moins d'importance et d'attrait que le voyage auquel elles nous invitent.
"Un trait de diamant sur une vitre" disait Julien Gracq en parlant de la trace indélébile de la Route dans sa mémoire : j'aurais bien envie, pour ma part,  de reprendre cette expression pour ce livre-là.
Je crois même que je vais aller déranger mon panthéon babélien pour lui faire de la place..
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saphoo
  30 novembre 2019
C'est le 2ème livre que j'ai la chance de savourer. Une plume poétique, délicate, tout en subtilité, c'est magnifique. En lisant, on se projette très facilement dans le décor, comme si le livre était un grand écran blanc, où se déroule le cours du récit. Tout est bien mis en avant, pour nos sens soient en alerte. Beaucoup de couleurs, c'est presque une peinture également. L'âme du poète se fait peintre pour notre plus grand bonheur.
Les personnages sont adorables, attentionnés pour certains mais bien évidemment, le contrepoids se compense par des gens malveillantes. Cette Juliette qui arrive au village, c'est comme une révolution dans bien des esprits. Comment elle va être accueillie, traitée puis recueillie etc… mais cela je vous laisse le découvrir.
Toute la beauté sur terre, est au sein de ces pages, l'auteur a su nous offrir un moment de plénitude, savoir se poser là et se dire : que c'est beau toute cette nature, ces instants présents, ce silence ou ce chant d'oiseau, ce petit vent, ce parfum, l'aube qui rayonne etc… c'est magnifique. Et tout à fait dans l'esprit d'un poète qui sait regarder avec son coeur plus qu'avec ses yeux.
Je ne peux que vous recommander d'aller découvrir ces auteurs d'une autre époque qui avaient un style qu'on a bien du mal à croiser de nos jours.
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Annette55
  07 juillet 2014
L'histoire se passe en1927,Milliquet , aubergiste dans un petit village vigneron Vaudois, accueille sa jeune nièce, qu'il n'a jamais vue, partie de Cuba, à la mort de son père.
L'arrivée de cette jeune fille , d'une extraordinaire beauté,provoque un grand trouble dans la petite communauté.....
Sa présence bouleverse très vite l'équilibre, provoque le scandale et le trouble parmi les habitants, attise les convoitises, les jalousies et les rancoeurs......
Les hommes la convoitent, les femmes s'en méfient,chassée de l'auberge Juliette s'installe chez un vieux pêcheur,seulement voilà, sa beauté étrange continue d'attiser le désir chez les jeunes hommes du village.....
Ce désir devient passion ,frustration, violence, tentative d'enlèvement .........devant la folie des hommes Juliette s'enfuit au bras d'un accordéoniste bossu.....
Mais Ramuz insiste en décrivant la bassesse des hommes, peut - on s'approprier la Beauté, oui ou non?
La beauté peut rééchanter le monde, illuminer la terre, l'air , l'eau mais est - elle pour les hommes qui la désirent et la contemplent, une bénédiction ou non?
L'auteur interroge la place de la beauté, de la poésie, de l'art parmi les hommes qui ne rêvent que de la posséder, donc de la détruire?
"Rien ne dure sur la terre, nulle part la beauté n'y a sa place bien longtemps".
C'est un message pessimiste......
Le récit saute sans cesse du présent au passé , cela a gêné ma lecture.



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chartel
  05 juin 2012
On pourrait palabrer longtemps sur le titre de ce roman : La beauté sur la terre . Charles-Ferdinand Ramuz ôte tout effet mystique dans le simple fait que ce soit la beauté sur LA terre et non pas la beauté sur terre. On comprend tout de suite que cette beauté est toute concrète, qu'elle n'est pas dans nos têtes, mais que l'on peut y goûter, la sentir, la toucher et la voir. Si la jeune fille, Juliette, en est l'incarnation même, on remarque aussi que cette beauté transpire dans les paysages de la Suisse romande : entre un panorama de montagne, des petits cours d'eau et la belle étendue, parfois miroitante, parfois sombre, du lac Léman.
Il semble toutefois que les villageois ne sachent pas apprécier la beauté de LEUR terre, ni la beauté de leurs femmes, comme la jeune Émilie, délaissée soudainement par Maurice. le déchaînement des passions à l'arrivée inattendue de l'exotique jeune fille met au grand jour leurs désirs de nouveauté. Tel un grand coup de pied dans la fourmilière, cette arrivée accélère le rythme cardiaque du village. C'est cette question du renouvellement qui fait tout l'intérêt de ce récit. Au-delà du style formel si particulier de Ramuz, très proche de l'oralité populaire de son pays natal, La beauté sur la terre décrit bien cette atmosphère souvent étouffante des petites communautés rurales, où tout semble endormi et résigné.
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lolo71
  17 mai 2011
Peu connu, l'écrivain suisse francophone Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) est pourtant l'auteur d'une oeuvre forte et originale, à l'atmosphère noire et au style poétique.
Ses histoires se déroulent dans les Alpes natales de l'auteur, et mettent en scène des personnages écrasés par un destin funeste comme par les montagnes qui les entourent. « La beauté sur la terre » en est un nouvel exemple. Milliquet, tenancier d'un café dans un village au bord du lac Léman, apprend la mort de son frère, émigré depuis de nombreuses années à Cuba. Ce dernier laisse une orpheline de 19 ans, Juliette, qu'il demande à son frère, dans ses dernières volontés, de recueillir. L'arrivée de la jeune fille, extraordinairement belle, va provoquer un grand trouble dans la petite communauté. Tous les hommes, jeunes ou vieux, la convoitent, les femmes s'en méfient. Non loin vit Urbain, un ouvrier cordonnier, immigré italien et bossu, un joueur d'accordéon dont la musique et la marginalité attirent Juliette.
Après une rixe dans le café, Juliette est chassée de chez son oncle sous la pression de la femme de celui-ci. Elle trouve refuge chez Jules Rouge, pêcheur de soixante ans qui la prend sous sa coupe, heureux de combler sa solitude. Mais Milliquet, pressé par des problèmes d'argent, veut récupérer la jeune fille qui peut lui attirer une nombreuse clientèle. Il met le juge aux trousses de Rouge pour détournement de mineure. Juliette risque de se retrouver dans un orphelinat. Rouge propose alors à la jeune fille de fuir en France. Dans le même temps, d'autres villageois décident d'enlever Juliette pour la mettre en pension chez la tante de l'un deux. de son côté, Urbain décide d'unir leurs deux solitudes et de partir sur les routes avec elle.
« Car est-ce qu'on sait que faire de la beauté parmi les hommes ? » Ramuz interroge la place de la beauté (de la poésie ? de l'art ?) parmi des hommes qui ne rêvent que de la posséder, et par là de l'abîmer. Juliette en est une sorte de figure allégorique, car jamais Ramuz ne nous dit à quoi elle ressemble exactement. Seuls Urbain et Rouge sont capables de la respecter et de la préserver, peut-être parce qu'ils partagent cette solitude qui hante les personnages de Ramuz et les condamne à ne jamais pouvoir s'unir.
Le tragique est au coeur des romans de Ramuz. Ce qui frappe chez cet auteur par-dessus tout, c'est un style incomparable, qui n'est pas sans analogie avec celui de Giono pour ce côté « régionaliste », par ailleurs totalement artificiel (on ne s'exprime pas comme ça dans la Provence de Giono ou la Suisse romande de Ramuz). Ce qui fait illusion, c'est cette façon de « mal écrire exprès » que lui reprochaient tant les critiques, de malmener la syntaxe et la grammaire, de mêler sans transition passé et présent, etc., mais qui crée une langue puissamment évocatrice et lyrique.
Après avoir lu il y a bien longtemps « Jean-Luc persécuté », la lecture de « La beauté sur la terre » m'a plus que jamais donné envie de poursuivre la découverte de l'oeuvre de Ramuz, en particulier avec « Derborence », considéré comme son chef-d'oeuvre.

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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critiques presse (1)
Lexpress   07 juillet 2011
Dans la lignée d'Alineou de La grande peur dans la montagne, Charles-Ferdinand Ramuz a su trouver l'équilibre fragile entre la fable métaphysique et la description de la bassesse des hommes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   28 juillet 2018
On a vu seulement encore ses épaules et ses bras, une fois que le châle avait été tombé, mais on le lui ramasse. Elle prend la rose. " L'électricité! L'électricité ! Hé, là-bas, l'électricité ", parce que les commutateurs étaient dans l'auberge... Elle s'était piqué la rose de papier dans les cheveux au-dessus de l'oreille.. ."L'électricité!" Un coup de tonnerre. On n'y voyait plus, on ne s'entendait plus. On se faisait un porte-voix avec les deux mains..."L'électricité !...Ah!..."On se poussait vers elle. Et c'étaient encore ces coups de tonnerre. Les éclairs perçaient jusqu'à vous malgré l'éclairage ; ils paraissaient tout éteindre par moments pendant qu'on recevait le coup dans la figure, dans le derrière la tête, sur le côté de l'épaule. On n'a plus bien su où on en était.
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MoumouneMoumoune   08 mars 2012
Ah ! comme elle est pourtant bien à sa place ! Le soleil n'a point fait de distinction entre et eux, quand il est venu. Le soleil l'aime autant que nous, ses vieux habitués, ses compagnons de chaque jour. Elle est frappée sur une joue, à une tempe ; elle est frappée sur une partie de ses cheveux où il y a des mèches plates qui brillent comme des lames d'acier. Le grain de sa peau sur son cou, sur le côté de son cou, et par-devant, à la naissance de la gorge, se marque. Elle s'accordait bien avec la lumière où ce qui est rond s'arrondit. elle se tournait en arrière vers le soleil montant tout rond au-dessus de la montagne qu'il quittait par secousses comme si la montagne le retenait et il lui disait : " Lâche-moi !". déjà l'air tiédit et déjà, à cause de cette tiédeur, une grande odeur de poisson se fait sentir autour de vous, pendant qu'elle a sur le côté de la jambe cette poussière de lumière et il y a des taches de lumière sur son épaule, le long de son corps.
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Annette55Annette55   07 juillet 2014
Une fille comme elle et la musique, ça va ensemble......
Personne ne l'avait aperçue encore, et elle avait été jusqu'à ce jour là comme une morte,mais voilà c'est des filles qui sont faites ainsi: un petit air de danse les ressusciterait.. C'est des pays d'où elles viennent, des pays chauds.
Vous n'avez qu'à vous rappeler cette entrée.....
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michfredmichfred   28 juillet 2018
Elle a été tout à fait chez elle ici, peut-être, pendant quelque temps, parce qu'il n'y avait personne, c'est-à-dire qu'il n'y avait qu'elle et nous; elle et nous, et les choses et nous. Quelques mouettes et aussi quelquefois, les cygnes qui venaient nous faire visite, gonflant leurs plumes de colère pour peu qu'on passât trop près d'eux; à part quoi rien et pas un être en vie ( maintenant que dans la forêt les oiseaux avaient commencé à se taire); si bien qu'il n'y avait que l'eau et les belles couleurs de l'eau, il n'y avait que le sable, les pierres. Une ride est à côté d'une autre ride dont elle s'écarte. On était avec le bateau à la pointe d'un angle fait de deux plis, dont les côtés allaient s'élargissant avec douceur comme dans une étoffe de soie.
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michfredmichfred   28 juillet 2018
Moi, où est-ce que je vais aller? Il se fait un grand obscurcissement du jour sur le chemin blanc qui devient gris, un obscurcissement du soleil dans le ciel qui se voile, sur l'herbe, sur les tables, là où l'on boit, là où on s'amuse, là où on rit. Les chevaux de bois tournaient avec immobilité ; les enfants soufflent dans leurs trompettes de carton avec silence. La foule la poussait de nouveau entre les échoppes où les bonshommes alignés aux yeux de sucre la regardent venir sous leurs plumes.
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