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EAN : 9782951168213
178 pages
Éditeur : Les Amis de Ramuz (01/01/2001)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
C. F. RAMUZ
"Le Village dans la montagne"

(préface de Christian Morzewski)

Ainsi la chronique du "Village dans la montagne" aura-t-elle permis à Ramuz d'élaborer et de charpenter ce territoire imaginaire qui servira bientôt de personnage (et non seulement de paysage) à ses grands romans de l'Alpe. Car cette chrono-topographie est aussi et surtout une forge et une matrice de l'univers ramuzien, d'où vont sortir, encore mal dégros... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
mariecesttout
  19 février 2014
C'est un livre qui date de 1908 .Dans l'édition originale figuraient 170 estampes, dessins et croquis du peintre valaisan Edmond Bille. Que l'on ne retrouve pas dans cette édition ( Les Amis de Ramuz), dommage ( j'en ai retrouvé quelques unes).
C'est donc la chronique d'une petite communauté montagnarde au fil des saisons et de leurs activités diverses en fonction de ces mêmes saisons . Un mode de vie semi-nomade, finalement, puisque la moitié de la vie se passe sur les chemins.
Leur localisation précise n'est pas indiquée, le village n'a pas de nom, ni même de nationalité propre..
Pour permettre à Ramuz à la fin de ce livre de pouvoir proclamer la valeur universelle de son récit:
"Et puis peut-être qu'il ne faut pas aimer les hommes pour leurs différences, mais leurs ressemblances, et voir surtout en eux par où ils sont tous frères, ayant tous les mêmes douleurs, les mêmes joies, les mêmes peines, une même façon d'aimer.
Les voir dans le durable, dans leur fond, non dans l'accident."
Les chapitres sont presque des petites nouvelles, chacune associée à un événement de la vie. Même si l'on suit certains personnages ici et là un peu plus loin dans leur propre parcours de vie.
Il n'y a aucune idéalisation,mais une tendresse pudique dans le regard, quelquefois admirative, et des descriptions toujours pleines de poésie.
"Une telle intensité d'émotion et d'humanité irradie de ces notes.. que l'on se demande ce qu'il faut le plus admirer chez Ramuz, de l'extraordinaire empathie de son regard, de sa sensibilité de poète ou sa subtilité de styliste très savamment naïf "écrit Christian Morzewski dans la préface.
Cette chronique d'un village a permis à Ramuz d'élaborer un territoire imaginaire (imaginaire, mais finement observé..) qui lui servira de trame pour ses futurs romans.
C'est très beau!


Lien : http://www.edmond-bille.ch/v..
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Relecture : Charles-Ferdinand Ramuz (1978 / France Culture). Photographie : Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) © Albert Harlingue/Roger-Viollet. Site internet : http://www.roger-viollet.fr/fr. Par Hubert Juin. Réalisation : Anne Lemaître. Interprétation : François Maistre et Henri Virlojeux. Avec Jacques Cellard, Bernard Voyenne, Claude Bonnefoy et la voix de Ramuz. Diffusion sur France Culture le 15 septembre 1978. Présentation des Nuits de France Culture : « Il avait toujours protesté avec vigueur contre la qualification d'écrivain “régionaliste”. Certes, il était - Ramuz était - vaudois et cela a joué un très grand rôle, nous dit-on. Mais Proust était parisien et cela a dû jouer aussi un très grand rôle. Donc, écrivain régionaliste ? Non : écrivain universel. À l'occasion du centenaire de sa naissance, Hubert Juin proposait, le 15 septembre 1978, une “Relecture” consacrée à Charles-Ferdinand Ramuz. » Charles Ferdinand Ramuz, né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947, est un écrivain et poète suisse dont l'œuvre comprend des romans, des essais et des poèmes où figurent au premier plan les espoirs et les désirs de l'Homme. Ramuz puisa dans d'autres formes d'art (peinture, cinéma) pour contribuer à la redéfinition du roman. Dans sa “Lettre à Bernard Grasset” de 1929, Ramuz précise son rapport avec la Suisse romande : « Mon pays a toujours parlé français, et, si on veut, ce n’est que “son” français, mais il le parle de plein droit [...] parce c’est sa langue maternelle, qu’il n’a pas besoin de l’apprendre, qu’il le tire d’une chair vivante dans chacun de ceux qui y naissent à chaque heure, chaque jour. [...] Mais en même temps, étant séparé de la France politique par une frontière, il s’est trouvé demeurer étranger à un certain français commun qui s’y était constitué au cours du temps. Et mon pays a eu deux langues: une qu’il lui fallait apprendre, l’autre dont il se servait par droit de naissance; il a continué à parler sa langue en même temps qu’il s’efforçait d’écrire ce qu’on appelle chez nous, à l’école, le “bon français”, et ce qui est en effet le bon français pour elle, comme une marchandise dont elle a le monopole. » Ramuz écarte l’idée que son pays soit une province de France et dit le sens de son œuvre en français : « Je me rappelle l’inquiétude qui s’était emparée de moi en voyant combien ce fameux “bon français”, qui était notre langue écrite, était incapable de nous exprimer et de m’exprimer. Je voyais partout autour de moi que, parce qu’il était pour nous une langue apprise (et en définitive une langue morte), il y avait en lui comme un principe d’interruption, qui faisait que l’impression, au lieu de se transmettre telle quelle fidèlement jusqu’à sa forme extérieure, allait se déperdant en route, comme par manque de courant, finissant par se nier elle-même [...] Je me souviens que je m’étais dit timidement : peut-être qu’on pourrait essayer de ne plus traduire. L’homme qui s’exprime vraiment ne traduit pas. Il laisse le mouvement se faire en lui jusqu’à son terme, laissant ce même mouvement grouper les mots à sa façon. L’homme qui parle n’a pas le temps de traduire [...] Nous avions deux langues: une qui passait pour “la bonne”, mais dont nous nous servions mal parce qu’elle n’était pas à nous, l’autre qui était soi-disant pleine de fautes, mais dont nous nous servions bien parce qu’elle était à nous. Or, l’émotion que je ressens, je la dois aux choses d’ici... “Si j’écrivais ce langage parlé, si j’écrivais notre langage...” C’est ce que j’ai essayé de faire... » (“Lettre à Bernard Grasset” (citée dans sa version préoriginale parue en 1928 sous le titre “Lettre à un éditeur”) in “Six Cahiers”, no 2, Lausanne, novembre 1928).
Sources : France Culture et Wikipédia
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