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ISBN : 2051019819
Éditeur : Slatkine (20/10/2005)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Depuis l'âge de dix-sept ans et jusqu'à quelques mois avant sa mort. C.F. Ramuz (1878-1947) a tenu un journal. L'écrivain y dévoile ses doutes, y affirme ses choix, y consigne ses innombrables campagnes d'écriture, y revient sur les démarches nécessaires à la réalisation de ses projets. Publiées pour la première fois dans leur intégralité, ces pages sont à la fois un document unique et un témoignage saisissant sur le parcours d'un homme inquiet, pour qui l'art et l'... >Voir plus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
dourvachdourvach   19 octobre 2014
[EXTRAIT DU DOSSIER DE PRESSE]
[…] A lire cette version intégrale, on vérifie ce que l'on savait déjà du "Journal" . Les événements du temps y figurent à peine (même dans les "Choses écrites pendant la guerre"), on n'y trouve ni portraits ni anecdotes (la présence d'autrui est réduite à la portion congrue) et guère de confidences: hormis les derniers moments de son père ou l'enterrement de son ami Fernand Chavannes, l'auteur choisit de taire ce qui le touche de près, si l'on en juge par les notes elliptiques sur son amour de 1907-1908 pour la jeune Valaisanne Ludivine. Quant à sa famille, il n'en est presque jamais question - à l'exception notable de "M. Paul" (son petit-fils Guido Olivieri), qui remplit le Journal des années 1940. Un portrait de l'homme se dessine néanmoins en filigrane à travers son goût déclaré pour la marche, sa sensibilité au retour du printemps et à tout ce qui éclôt, son amour du soleil et de la chaleur (même s'il est souvent malade en été), son désir inassouvi de l'Italie et sa détestation de l'Allemagne, son attirance pour la musique aussi bien que pour la peinture, ses nombreuses lectures (parmi lesquelles celle de Nietzsche dans l'original), son besoin de contemplation, sa recherche de la solitude et d'une vie réglée propices à l'écriture, le soin avec lequel il tient ses archives tout en se livrant à plusieurs autodafés de papiers. Et aussi son acharnement au travail, ses doutes incessants sur la valeur de ce qu'il fait (un de ses mots récurrents est "dégoût"), ses perpétuels soucis d'argent qui nourrissent une anxiété native, enfin son stoïcisme devant l'échec et la maladie résumé par la formule d'acceptation Amor fati. Mais c'est bien l'écrivain qui prend ici toute la place. Un écrivain volontariste, qu'on voit très tôt enfermé à sa table de travail et se servant de son Journal comme d'un espace pour réfléchir à ce qui lui importe par-dessus tout: la quête, qu'il pressent longue et n'entend pas forcer (car il croit au "génie de la patience"), d'un ton propre qui traduise sa vision du monde - "Ce magnifique grand style paysan dont j'ai tant rêvé" qu'il cite quelques mois avant sa mort. Une quête de soi qu'on suit à travers mille et un projets ébauchés, abandonnés et repris, parallèlement à l'œuvre publiée, remise sur le métier à chaque nouvelle édition ou traduction. Sa méthode de travail? Ecrire d'abord au crayon puis à l'encre, tout récrire sitôt après le premier jet, donner le texte à la copie et le corriger derechef, une ou plusieurs fois… Ce souci de la perfection explique le nombre d'inédits, achevés ou non, retrouvés dans ses archives. […]Un mot sur l'édition critique de ce Journal éclairé par une longue préface de Daniel Maggetti. Le manuscrit est restitué dans sa version première, avec indication des passages déjà publiés. Présenté par années, le texte est accompagné de deux types d'annotations: en pied de page figure tout ce qui est utile à sa compréhension, tandis que les variantes et notes génétiques sont reportées à la fin de chaque année. Deux lectures, directe ou savante, sont ainsi possibles. […]

Isabelle Martin, "Le Temps" (8.10.2005)
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dourvachdourvach   23 octobre 2014
J'étreindrai la langue et, la terrassant, lui ferai rendre gorge et jusqu'à son dernier secret, et jusqu'à ses richesses profondes, afin qu'elle me découvre son intérieur et qu'elle m'obéisse et me suive rampante, par la crainte, et parce que je l'ai connue intimement et fouillée. Alors, m'obéissant, tout me sera donné, le ciel, la mer, et les espaces de la terre -- et tout le coeur de l'homme.

(C. F. RAMUZ, "Journal", 9 décembre 1904)
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Videos de Charles Ferdinand Ramuz (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Ferdinand Ramuz
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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