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ISBN : 2883870071
Éditeur : Plaisir de lire (30/11/-1)

Note moyenne : 5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Il faudrait d'abord savoir ce que c'est qu'un Vaudois, car très peu de gens le savent, en dehors des Vaudois eux-mêmes. » En automne 1900, Ramuz s'installe à Paris. Il a 22 ans. Il faudra attendre 1938 pour que l'auteur, sexagénaire, fasse paraître ce livre, aussi important que "Découverte du monde". Les années n'ont atténué ni la fraîcheur ni la précision des première impressions. Le tableau de Paris 1900 est riche de couleurs et de personnages. Mais ce qui impor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
saphoo
  24 septembre 2018
La seule critique sur ce livre, rend bien hommage à ce livre, et oui, mon dieu que ce livre est magnifique, un petit bijou.
Je ne connaissais pas du tout cet auteur et c'est grâce à Babelio où j'ai croisé une critique sur cet auteur que j'ai fouiné et trouvé cet exemplaire.
C'est un roman qui conte la venue d'un étudiant Suisse à Paris, de là, il nous fait part d'un tas de réflexions, par exemple sur la compréhension du français, de la différence d'un étranger francophone et un étranger tout court.
Puis vient le détail de Paris, tout en poésie, il observe, étudie et nous expose ses réflexions, j'ai adoré cette balade à Paris et ses arguments sont excellents jamais de mon regard je n'aurai pu constater ces choses.
J'ai adoré, quand il nous décrit la tour Eiffel un vrai régal. C'est sublime, on est plongé dans le début du 20ème siècle, et le Paris d'hier n'est pas forcément celui d'aujourd'hui, mais il est Paris, cette ville faite par les rois et pour les rois. Il fait aussi la comparaison de différentes capitales, il argumente, pour mieux mener sa réflexion, entre Londres, Rome, Paris, etc... et d'un coup ça devient évident.
Un tas de petites choses, par exemple, il s'avance sur le terrain de la mode, j'ai bien aimé aussi ses petites touches piquantes.
Bref, ça fourmille d'un tas de choses, sur Paris, mais pas que, la différence entre la ville et la campagne, et que c'est beau, ce n'est rien de le dire.
Lisez ce Paris, lisez cet auteur, une belle découverte pour ma part.
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dourvach
  25 octobre 2014
Dieu, quelle merveille que ce livre !!! Mon beau-frère m'a fait cadeau d'un exemplaire de la troisième édition de l'édition originale Gallimard de 1939 (trouvé chez un brocanteur de Vence, à un prix dérisoire...) : papier jauni tranché au coupe-papier... (*)
Un "essai", comme on dit...
Et bon sang, ce bouquin vit !! Ramuz nous raconte Paris, Paris des galères et des (humbles) débuts créatifs : celui de la rue Froidevaux des appartements-ateliers d'' "Aimé Pache, peintre vaudois" (1911), celui qu'on voit par une fenêtre de mansarde en s'acharnant sur les multiples versions d' "Aline" (1905), Paris des rues sombres, Paris lumineux des "Grands Monuments", Paris inlassablement arpenté pendant près de 10 ans avant le discret retour du "petit Vaudois" à Lausanne, en 1914...
Ramuz n'a rien d'un Rastignac : un homme s'adapte à simplement survivre...
On se souviendra longtemps avec lui du vent qui souffle au troisième étage de la Tour Eiffel, quand toute cette ferraille bouge sous vos pieds, et tout l'infini de la courbure terrestre qui vous assaille, de "Là-haut"...
Bon sang... où qu'il aille, ce sacré type amenait l'universel sous ses semelles...
Livre magique. Vraiment !
(*) cette édition parisienne était parue sous un seul titre raccouci "Paris" (!!!), une année après celle de son éditeur H.-L. Mermod à Lausanne (1938)
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
dourvachdourvach   25 octobre 2014
La nature ne va pas droit, l'homme cherche à aller droit. L'homme prétend à aller de plus en plus droit et à mesure qu'il avance à projeter devant lui, à l'intention d'une vitesse qu'il accroît sans mesure, des lignes de plus longue portée : la nature a tout le temps, on voit que l'homme au contraire est avare de son temps ; l'homme est pressé, la nature paresseuse. Oh ! comme cette Seine apparaît nonchalante, vue du haut de nos trois cents mètres, avec les méandres de son cours à quoi l'homme n'a rien pu changer, et il la laisse aller, et il va de son côté.

(C.F. RAMUZ, "Paris. Notes d'un Vaudois", 1938, H.-L. Mermod (Lausanne) -- pages 72-73 de l'édition Gallimard (Paris), 1939 ; réédité par la Blibliothèque des Amis de Ramuz, disponible auprès de l'association "les Amis de Ramuz", 2000, 198 pages -- [pages dites "d'En haut de la Tour Eiffel"... ] )
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dourvachdourvach   12 octobre 2014
La nature ne va pas droit, l'homme cherche à aller droit. L'homme prétend à aller de plus en plus droit et à mesure qu'il avance à projeter devant lui, à l'intention d'une vitesse qu'il accroît sans mesure, des lignes de plus longue portée : la nature a tout le temps, on voit que l'homme au contraire est avare de son temps ; l'homme est pressé, la nature paresseuse. Oh ! comme cette Seine apparaît nonchalante, vue du haut de nos trois cents mètres, avec les méandres de son cours à quoi l'homme n'a rien pu changer, et il la laisse aller, et il va de son côté.

(C.F. RAMUZ, "Paris. Notes d'un Vaudois", 1938, Mermod (Lausanne) -- pages 72-73 de l'édition Gallimard (Paris), 1939 [pages "d'En haut de la Tour Eiffel"... ] )
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dourvachdourvach   25 octobre 2014
Une ville à la taille de l'homme [...]. Ni le Louvre, ni le Palais-Bourbon, ni le Luxembourg ne dépassent de beaucoup en hauteur une maison de sept ou huit étages. Et il y a bien la tour Eiffel, mais voyez le miracle (car on avait crié au sacrilège et le sacrilège ne s'est pas produit), c'est qu'elle est transparente; ce n'est pas une construction de pierre opaque, elle est comme une fumée qui monte tout droit dans les airs. C'est la fumée du feu d'Abel; on voit au travers le soleil rougir et descendre. C'est un tricotage, c'est un ouvrage de vannerie, c'est fait de mailles lâches, de noeuds qui ne sont reliés entre eux que par des fils presque invisibles; ce n'est pas un ouvrage terrestre, c'est un ouvrage aérien.

(C.F. RAMUZ, "Paris, notes d'un Vaudois", 1938 -- réédité à "La bibliothèque des Amis de Ramuz", association "les Amis de Ramuz", 2000, avec une préface d'Etienne Barilier)
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saphoosaphoo   24 septembre 2018
Et il y a bien la tour Eiffel, mais voyez le miracle (car on avait crié au sacrilège et le sacrilège ne s'est pas produit), c'est qu'elle est transparente ; ce n'est pas une construction de pierre opaque, elle est comme airs. C'est la fumée du feu Abel ; on voit au travers le soleil rougir et descendre. C'est un tricotage, c'est un ouvrage de vannerie, c'est fait de mailles lâches, de noeuds qui ne sont reliés entre eux que par des fils presque invisibles ; ce n'est plus un ouvrage terrestre, c'est un ouvrage aérien.
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Videos de Charles Ferdinand Ramuz (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Ferdinand Ramuz
Lecture d'un extrait du roman poétique Passage du poète (1923) de Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947).
Après avoir apporté une nouvelle manière de vivre ensemble, une osmose entre l'homme et le monde, Besson, le vannier, quitte le lieu qu'il venait de rejoindre, et s'efface dans la nuit.
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