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Édith Ochs (Traducteur)
EAN : 9782070300891
608 pages
Gallimard (06/10/2005)
3.82/5   102 notes
Résumé :
Les services sociaux installent un pédophile avéré bénéficiant de la liberté conditionnelle en face... d'un jardin d'enfants. Un policier exemplaire se jette d'une falaise alors que voies de l'ascension sociale lui étaient ouvertes. Des gosses disparaissent du jour au lendemain, sans que leurs familles n'aient la moindre explication. Un tueur en série revient libre aux États-Unis pour narguer John Rebus et les médias, dans un jeu terrifiant dont nul ne sait qui sera... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Renod
  11 janvier 2020
Escapade à Edimbourg aux côtés de l'inspecteur John Rebus. « La mort dans l'âme » nous fait visiter la capitale de l'Ecosse de ses sommets à ses bas-fonds. le récit commence sur les falaises de Salisbury qui dominent la ville. Jim Magorlies, un policier issu d'un milieu aisé et promis à une carrière brillante, y a fait une chute mortelle. Officiellement, il s'agit d'un suicide mais certains pensent à un meurtre. Un peu plus loin dans Edimbourg, nous découvrons la cité de Greenfield, un ensemble de tours délabrées datant des années soixante. Les services sociaux ont choisi d'y loger un pédophile à sa sortie de prison. Les fenêtres de son appartement donnent sur le parc de jeux, ce qui contrarie fortement Rebus. L'inspecteur est sollicité par son ancienne petite amie qui s'inquiète de la disparition de son fils. Rebus accepte de l'aider et, pour mener ses recherches, se rend à Cardenden, sa ville natale, une ancienne cité minière aujourd'hui sinistrée. Enfin - on ne s'ennuie décidément pas dans ce roman - un tueur en série choisit de revenir à Edimbourg une fois libéré par les autorités américaines. Voilà, pour ce qui est des intrigues, le lecteur est servi. Je craignais au départ de tomber sur un sac de noeuds ou de voir une histoire écraser les autres. Eh bien, ce n'est pas le cas, le récit qui s'étend sur six cents pages reste clair, équilibré et passionnant. L'inspecteur navigue dans toutes les classes sociales de la cité écossaise. S'il est opiniâtre, Rebus est en proie au doute et à la culpabilité, ce qui ruine son sommeil. Un seul remède : des pintes de bière ou du whisky coupé à l'eau. Quand il comprend que le pédophile est une ancienne victime ou que le psychopathe a été maltraité dans son enfance, Rebus s'interroge – et nous interroge – sur l'origine du mal. Bâtard britannique de Marlowe, il impose la justice quand ni les policiers ni les magistrats ne sont en mesure de le faire. « La mort dans l'âme » est parfaitement romancé, c'est un portrait social de l'Ecosse qui emprunte au thriller pour doper son intrigue. Je remercie lesyeuxdelamomie de m'avoir conseillé la lecture de Ian Rankin.
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kuroineko
  20 octobre 2017
Je prends la série de l'inspecteur John Rebus, de Ian Rankin, en cours de chemin avec La mort dans l'âme. Est-ce pour cette raison que sa lecture m'a parue si laborieuse? Je ne sais pas si j'aurai le courage de m'atteler à un autre volume pour vérifier l'hypothèse...
Pourtant, les ingrédients mis en avant dans la quatrième incitent à prendre son envol pour Edimbourg. Un tueur en série de retour au pays après son incarcération aux États-Unis, un pédophile en probation installé dans un logement social donnant sur un jardin d'enfants, disparition mystérieuse d'un jeune homme sans histoire, ... Tentant, non?
La sauce n'a pas complètement pris. Je suis certes allée jusqu'au bout du livre, mais en ayant l'impression d'être dans un véhicule lourd et pesant qui n'avançait qu'à grand peine. Ce nest pourtant pas faute de carburant avec tout ce que les personnages descendent comme alcools. A commencer par Rebus lui-même qui marche au whisky comme d'autres à la Contrex. D'accord, on est en Écosse, un des pays du whisky mais tout de même!
Dans les points positifs de cette histoire, je placerais en premier les réflexions sur la pédophilie: peut-on estimer qu'une personne coupable de ce crime est en règle avec la société une fois son temps d'incarcération échu? Qu'en est-il de la récidive? de l'hypocrisie qui sert d'écran à ce genre de turpitudes dans certains milieux? Etc. Ian Rankin pose ces questions et les actes conséquents via les agissements de son personnage.
Le deuxième réside dans les interrogations sur le caractère inné ou acquis des déviances en général. Devient-on coupable de violences, quelles que soient leur nature, à cause d'une erreur d'aiguillage génétique ou du fait Sun déterminisme familial et/ou social?
Quant au style du récit, il ne restera pas dans mes meilleurs souvenirs d'écriture. Je l'ai trouvé globalement assez plat, voire lourd par moment.
Lecture très mitigée en conclusion de cette première incursion chez Ian Rankin. le volume provenait d'une boîte à livres, c'est toujours ça de pas perdu...
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Woland
  20 décembre 2007
Un jour, j'ai acheté L'Etrangleur d'Edinbourgh" de Ian Rankin et ça m'a beaucoup déçu. D'abord, c'était écrit en gros, déjà. Mais j'étais en manque de romans policiers et je l'avais donc pris parce que j'avais vraiment aimé le nom de son personnage principal : John Rebus. Suite à ma déception, je m'étais bien promis de ne pas recommencer.
Et là, avant-hier, je me suis laissé tenter par La mort dans l'âme ("Dead souls") où l'on retrouve l'inspecteur Rebus un peu plus âgé. Pourquoi me suis-je laissé tenter ? Difficile à expliquer : un pédophile + un tueur en série + un flic qui se suicide, la formule était intrigante.
Eh ! bien, mon investissement était bon. Ce livre est radicalement différent de L'Etrangleur d'Edinbourgh : beaucoup plus riche, avec des personnages beaucoup plus complexes.
Je m'explique. Rebus, dans "L'Etrangleur ...", c'est surtout un poivrot. Son caractère anti-conformiste et très humain, l'auteur le noie dans le whisky écossais. Bref, malgré un titre prometteur, ce roman, antérieur d'ailleurs à "Dead souls", lui est largement inférieur.
"La mort dans l'âme" raconte une double, ou plutôt une triple traque : celle de Rebus par Cary Oakes, le tueur ; celle de Oakes par Rebus ; et celle de la vérité par tout le monde parce que le tueur lui-même, un type répugnant entre parenthèses, n'est pas en reste pour se chercher lui-même. Or, la vérité n'aurait-elle vraiment qu'un seul visage ?
Je vous le conseille : ça vous fera passer quelques heures de bonne lecture. ;o)
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stephanerenard
  08 septembre 2021
il y a des livres tellement prenants qu'ils laissent un vide quand on les termine. il y a des livres ou le suspense ne vous lache pas.
… et il y a les enquêtes de John Rébus. oh ce n'est pas Sherlock Holmes, il galère… mais il est teigneux. et il fait corps avec sa ville d'Édimbourg. surtout les pubs. Et curieusement la magie prend, on ne peut le lâcher, et quand on tourne la dernière page, on se sent rassasié.
c'est vraiment magique au point de se demander pourquoi on ne s'ennuie pas un seul instant avec ces enquêtes qui piétinent.
depuis le précédent épisode , le jardin des pendus, John a perdu son mentor, son parrain d'alcoolique anonyme. Et on sent bien qu'il sombre à nouveau, qu'il sabote aussi sa vie, sa relation avec Patience la bien nommée. En fait, c'est comme une longue insomnie peuplée de fantômes.
C'est une histoire de pedophilie, à plusieurs niveaux, mais il y a aussi un serial killer, un suicide suspect et un jeune homme disparu, et un amour de jeunesse qui trouble Rébus.
Beaucoup de fils à cette pelote, une enquête absolument incroyable, un roman noir.
Et puis le secret de tout ça: Édimbourg est vivante et Rébus fait corps avec la Bête. C'est la première fois que Rankin l'écrit aussi explicitement.
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Ctucorrect
  30 avril 2021
J'ai englouti mon 10ème Rebus avec toujours autant de délectation. Cet opus est particulièrement bien équilibré. La complexité des différentes intrigues, les nombreux personnages aux histoires personnelles toutes captivantes, la montée du suspens, la fin qui répond aux attentes pourtant très élevées, la qualité d'écriture avec une construction parfaite, bref, un véritable coup de coeur pour ma part. Notre inspecteur a cette fois-ci plusieurs affaires à démêler. Un collègue qui s'est suicidé (?), un serial killer, un temps exilé aux USA, qui revient à Edimbourg, sur les lieux de ses supposés premiers crimes, non élucidés à l'époque, il est diaboliquement retors et manipulateur, un pédophile que les services sociaux relogent juste en face d'un jardin d'enfants, de quoi angoisser la population, quand un petit garçon disparait, c'est carrément la révolte, une ancienne petite amie de John, Candice, qui refait surface dans sa vie, alors que son fils a disparu mystérieusement, tant de directions, tant d'intrigues que seul le talent d'Ian Rankin parvient à nous raconter sans jamais nous perdre. Il est question de pédophilie et les questions soulevées sont très intéressantes. Dans la vie personnelle de Rebus, la réapparition de Candice provoque quelques remous, John remonte le temps, Sam qui se remt doucement de son "accident" et Patience sont sur la braise. Un pur régal! 600 pages et pas une de trop.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   19 octobre 2017
Les auteurs de sévices sexuels rendaient Rebus malade. On ne pouvait les guérir ni les changer. Ils ne s'arrêtaient jamais. Et quand on les rendait à la société civile, le naturel revenait au galop. Ils voulaient tout contrôler, n'avaient aucune force de caractère, bref, ils étaient épouvantables. On aurait dit des camés résistant au sevrage. Il n'existait pas de drogue de substitution et la psychothérapie semblait sans effet. Ils voyaient la faiblesse et devaient l'exploiter; ils voyaient l'innocence et devaient la souiller. Rebus en avait plein le dos de ces ordures.
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rkhettaouirkhettaoui   03 août 2014
Rebus imagina un renversement des rôles, avec les cages remplies de gamins que zieutaient des animaux en promenade, et qui gambadaient et piaillaient, ravis d’attirer l’attention. Sauf que les animaux ne partageaient pas la curiosité des hommes. Toute manifestation d’agilité ou de tendresse les laisserait indifférents, ils ne remarqueraient pas qu’ici on jouait et que, là, quelqu’un s’était égratigné le genou. Les animaux ne construiraient pas de zoos, car ils n’en auraient pas l’usage. Rebus se demanda pourquoi les humains en avaient besoin.
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kuroinekokuroineko   19 octobre 2017
C'était tout le problème avec les monstres. Ils avaient l'air comme tout le monde.
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kuroinekokuroineko   18 octobre 2017
(...) le whisky était le seul psychanalyste qu'il était prêt à se payer.
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rkhettaouirkhettaoui   03 août 2014
Ne possède-t-on pas un sixième sens quand un être cher est concerné ? Lorsque quelqu’un se faufile derrière vous, vous le sentez. Or chaque fois qu’elle mettait le pied sur le quai et s’arrêtait pour laisser passer les employés et les banlieusards venus faire leurs courses, qu’ils se hâtaient vers leurs occupations alors qu’elle… quand elle s’arrêtait, c’était comme si le monde cessait de tourner, et que tout devenait immobile et serein. Dans ces moments-là, quand la ville s’apaisait et que le sang chantait dans son cœur, elle pouvait l’entendre, sentir son odeur, tout. Sauf le toucher.
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Videos de Ian Rankin (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Rankin
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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Jaune, le rébus ? Non, John Rebus !

Salut, moi c'est John, Rebus, drôle de nom pour un flic. Je suis d'Edinburgh, mon père est Ian Rankin, il m'a collé tous les défauts possibles, je fume, je bois etc..., mais question traque des malfrats de toute espèce je suis au TOP. Tout ça a commencé lorsque j'ai quitté l'armée pour rentrer chez les flics, c'est ce qui y ressemblait le plus. Ma première enquête à Edinburgh, que je connais comme ma poche, a consisté a mettre sous les verrous, le fameux ............ d'Edinburgh. Un frappé rodant dans la bibliothèque, tuant de très jeunes filles…sans lien apparent entre elles.

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