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EAN : 9782253090557
286 pages
Le Livre de Poche (17/03/2004)
3.56/5   213 notes
Résumé :
John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé.
Édimbourg était une ville d'apparences ; le crime n'y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer.
Édimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow.
Mais c'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
3,56

sur 213 notes

Fortuna
  13 octobre 2018
Nous voici en Ecosse, près d'Edimbourg, sous la pluie, pataugeant dans un cimetière où nous faisons connaissance avec l'inspecteur John Rebus, qui a quitté les forces spéciales de l'armée pour la police, venu se recueillir sur la tombe de son père. Son climat familial est autant chargé que le ciel pluvieux : père décédé, relations difficiles avec son frère hypnotiseur de métier, divorcé, fille de 11 ans, Samantha qu'il voit rarement. Dans ces contrées humides on boit beaucoup, bière et whisky coulent à flots et Rébus est un habitué des pubs où l'on croise une population plus ou moins fréquentable… Sans compter le trafic de drogue qui fait de certains quartiers d''Edimbourg des lieux très éloignés des clichés touristiques. Sur lequel enquête un certain Jim Stevens, journaliste qui fourre son nez partout…et s'intéresse de très près à la famille Rebus.
Un mystérieux étrangleur sévit dans les rues de la capitale, rodant dans la bibliothèque, tuant de très jeunes filles…sans lien apparent entre elles. Rebus reçoit par ailleurs des lettres anonymes menaçantes contenant des noeuds ou des croix. L'enquête s'enlise alors que les victimes se multiplient et que chacun craint pour son enfant. L'inspecteur Rébus est hanté par son passé, traumatisé par son expérience vécue à l'armée qui perturbe jusqu'à son histoire d'amour avec la charmante Gill Templer, chargée des relations avec les médias. Passé qu'il a enfoui au plus profond de lui-même mais qui pourrait bien fournir quelques indices…d'autant que lui-même a une fille de l'âge des jeunes victimes.
Un bon début, pour cette série policière écossaise que je ne connaissais pas, découverte en anglais chez Harrap's, niveau de langue tout à fait abordable et quelques traductions en marge pour aider à la compréhension, ce qui permet de gouter le plaisir des jeux de mots dans la langue originale pour venir à bout de cette véritable énigme…entre jeu et perversité. Et même si le scénario est un peu tiré par les cheveux, ce fut un bon moment de lecture !
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Zazaboum
  16 juillet 2022
Cela fait quelques années que j'ai lu toute la série de l'inspecteur Rebus et que je l'avais bien appréciée. J'entreprends la relecture, dans l'ordre cette fois-ci car la lecture initiale était dictée par la disponibilité dans le réseau de médiathèques.
Ce tome est celui de la mise en place du personnage, de son entourage et du cadre écossais des histoires. Son intrigue permet aussi de mettre au jour le passé de Rebus, ce qui le torture et qui ne cessera jamais de le torturer mais sans que nous nous posions la question du pourquoi !
Ce volume a été écrit en 1987 et Rebus est âgé d'une quarantaine d'années, il a grandi dans la dureté de l'après-guerre dans l'Ecosse ouvrière. Il a cessé sa scolarité assez tôt et s'est enrôlé puis est entré dans la police.
Edimbourg est un personnage à part entière, l'Edimbourg invisible donc inconnue des touristes, celle des bas-fonds et des trafics ! Mais la ville ancestrale, l'historique est aussi décrite dans les romans tout comme le paysage alentour et l'on comprend que cet environnement a façonné les habitants.
Rebus est mis à nu et à mal dans ce tome et je pense que cette situation détermine l'attachement ou le rejet que l'on peut avoir du personnage. le déroulement n'est pas trépidant et laisse beaucoup de place aux interactions des personnages. La traduction comporte quelques maladresses dont je n'avais pas le souvenir mais qui n'ont pas gâché mon plaisir !
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Torellion
  05 novembre 2016
Ian Rankin publie en 1987 l'Etrangleur d'Edimbourg. Ce roman policier lance une série dont le héros sera l'inspecteur adjoint John Rébus.
Dans ce tome, le policier sera confronté à son passé trouble d'ancien agent des SAS mais surtout à un serial killer, s'en prenant exclusivement aux petites filles de 11 ans. L'affaire absorde totalement l'inspecteur et il ne peut s'empêcher d'être inquiet pour sa petite Sammy, elle-même âgée de 11 ans.
Roman à l'intrigue intéressante, l'Etrangleur d'Edimbourg porte cependant en lui les faiblesses d'un premier essai.
La fin est plutôt bâclée, l'arrestation est suggérée et pleine de blancs, le retournement du journaliste est soudain et carrément anachronique par rapport au portrait dressé tout au long du livre.
Cependant, le style est déjà sûr. Les descriptions et le rendu de l'ambiance édimbourgeoise sont très bien réalisés. L'inrigue est bien construite et originale. Les personnages principaux prennent de l'épaisseur tout au long de l'enquête, sans tomber dans la caricature.
En somme, le point de départ d'une excellente série à venir.
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lecture_matinale
  24 avril 2022
J'aime bien l'Écosse, son climat pluvieux, gris à souhait. J'aime bien aussi les flics à la dérive avec une vie cabossée, borderline. Donc, il était évident que je devais avoir une rencontre avec John Rebus. Et comme mon côté psychorigide fait que je ne peux lire les séries que dans leur ordre chronologique, J'ai débuté avec le premier des 23 tomes que compte cette saga. Ça promet, je suis encore partie pour 10 ans, et de bons moments de lecture.
Ce premier tome se passe dans la ville d'Édimbourg où plusieurs fillettes ont été enlevées et tuées. John Rebus va de voir se lancer à la poursuite du tueur, ce qui ne va pas être sans conséquence pour lui et va le confronter à son propre passé enfouit au plus profond de lui.
Ce roman démarre lentement, il prend son temps. Ce qui permet de bien installer les principaux personnages. John REBUS est divorcé, il a une fille de 11 ans. Il a un frère, Michaël, qui est hypnotiseur et qui fait des spectacles. Il s'est engagé très jeune dans l'armée, il a fait partie des SAS, on comprend très vite que ce passé dans l'armée ne lui a pas laissé que de bons souvenirs. C'est un homme secret, qui n'aime pas perler de lui et de son passé. On s'attache très vite à ce personnage.
Nous faisons aussi la connaissance d'un journaliste intrigant, et près à tout pour obtenir les infos, vrai ou fausse, pour sortir LE scoop. Et puis, il y a Gill, inspectrice principale dans la police dont elle fait office d'attachée de presse. C'est également un personnage très attachant, on sent aussi beaucoup de fragilité et de solitude dans ce personnage qui n'aura de ce cesse d'aider et de se rapprocher de John Rebus.
Dans la deuxième partie du roman (les 120, 130 dernières pages), l'histoire s'accélère et il devient très addictif. On ne peut plus le lâcher, je l'ai lu en deux jours. le dénouement est bien amené, c'est du bon boulot, rien à redire. le suspens est bien entretenu jusque dans les dernières pages. On pourrait juste lui reprocher d'être un peu trop classique mais sincèrement, pour moi, ça fait le job et j'ai passé un bon moment. Il reste plusieurs questions en suspend et je lirai la suite avec plaisir.
J'ai bien aimé même si ce livre n'a rien d'extraordinaire mais il est bien fichu, il se lit vite et, au final, j'ai passé un bon moment.
Bon ben je crois que j'en ai pris pour les 10 ans à venir en compagnie de John Rebus. Je ne peux que vous recommander cette lecture.
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babel95
  27 juillet 2014
Comment fait-on connaissance de l'auteur de l'Etrangleur d'Edimbourg, Ian Rankin ?
C'est Alexander McCall Smith, dans 44 Scotland Street, qui m'a donné la solution . Il y dépeint Ian Rankin (son voisin, dans la "vraie vie"), installé dans un bain à remous, qui joue son propre rôle, celui d'un écrivain qui a acheté par hasard un tableau qui aurait en fait beaucoup de valeur...et Alexander McCall Smith en profite pour nous faire passer un message : " c'est quelqu'un de bien, répondit Pat". Ca se voit. Matthew reconnut qu'elle disait vrai. Néanmoins, cela l'intéressait de comprendre comment "quelqu'un de bien" pouvait écrire le genre de romans qu'on lisait sous sa plume : des histoires de meurtres, de détresse, de souffrance, bref, toute la noire pathologie de l'âme humaine. Qu'y avait-il derrière tout cela ?
Le ton est donné. Dans l'Etrangleur d'Edimbourg, le premier roman de la série "John Rebus", on trouve en effet ce dangereux cocktail : des meurtres, de la détresse et de la souffrance. On trouve également une description quasi clinique d'Edimbourg, la vraie ville, pas celle du tourisme, mais celle de la pluie et des pubs. Ian Rankin ne met pas un accent particulier sur son héros, John Rebus. Ce que l'on sait tient en quelques mots : il a une quarantaine d'années, a servi dans les SAS avant d'être policier, il est divorcé et sa fille se nomme Samantha.
Des meurtres sont commis, des adolescentes ont été étranglées, et ces meurtres n'ont pas de sens. Chaque fois, John reçoit un message cryptique, lettre anonyme faisant allusion à des noeuds (les noeuds de l'étrangleur) et des croix - en fait, une subtile allusion au jeu de morpion - qu'il peine à déchiffrer. L'enquête piétine.... John fait la connaissance de Gill Templer, jeune femme inspecteur chargée des relations avec la presse dans l'affaire des meurtres, et d'un journaliste, Jim Stevens. Jim est spécialisé sur le traffic de drogue à Edimbourg, et s'intéresse de près à Michael, le frère de John. Gill et Jim, à leur manière, aident John à parvenir au plus près de la vérité.

Quel message faut-il tirer des lettres anonymes ? John doit réagir vite, fouiller dans son passé, celui qu'il souhaite oublier à tout prix, à la recherche d'indices lui permettant de sauver.... la prochaine victime.
L'étrangleur d'Edimbourg est un roman qu'on lit d'un trait. Avec une grande économie de moyens, Ian Rankin dépeint un policier sombre qui n'attend plus grand chose de la vie, mais parvient pourtant à mettre toutes ses ressources en oeuvre lorsqu'on s'attaque à ce qu'il aime le plus. C'est aussi une histoire d'amitié et de souffrance.
En conclusion le charme a opéré et j'ai hâte de repartir à Edimbourg...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   27 juillet 2014
On était le 28 avril. Bien entendu, il pleuvait. Foulant une herbe gorgée d'eau, John Rebus se rendait sur la tombe de son père. Ca faisait cinq ans jour pour jour qu'il était mort. Il posa sa couronne rouge et jaune, les couleurs du souvenir, sur le marbre toujours reluisant. Il resta immobile un instant. Il aurait bien dit quelque chose, mais que dire ? Que penser ? Le vieux avait plutôt été un bon père. Point. De toute façon, le paternel lui aurait dit d'économiser sa salive. Il resta donc silencieux, les mains respecteusement croisées dans le dos, les corbeaux ricanant sur les murs tout autour, jusqu'à ce que ses chaussures trempées viennent lui rappeler qu'une voiture bien chauffée l'attendait devant le portail du cimetière.
Il conduisit doucement. Il n'aimait pas revenir dans le Fife, où le bon vieux temps avait été tout sauf ça, où les coquilles vides des maisons désertes étaient peuplées de fantômes, où quelques rares boutiques baissaient leur rideau chaque soir. Ces rideaux métalliques faits pour que les voyous y taguent leurs noms. Pour Rebus, c'était l'horreur absolue. Un paysage à ce point absent. Plus que jamais, ça puait l'abus, la négligence, la vie totalement gâchée.
Il parcourut les douze kilomètres jusqu'à la mer, où habitait toujours son frère Michael. La pluie se calma alors qu'il arrivait sur la côte grise comme un squelette. Les roues projetaient l'eau accumulée dans des centaines de nids-de-poules. Il se demanda pourquoi dans le coin on ne réparait jamais les routes, alors qu'à Edimbourg on ne faisait qu'aggraver les choses en retapant trop souvent la chaussée. Et surtout quelle folie l'avait pris de se trimballer jusqu'ici, juste parce que c'était l'anniversaire de la mort du paternel.... Il essaya de fixer ses pensées sur autre chose, et se mit à fantasmer sur sa propre cigarette.
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babel95babel95   27 juillet 2014
Il faisait froid dans l'appartement et ça sentait l'humidité. Il vérifia le chauffage central et comme de bien entendu la veilleuse s'était éteinte. Pestant, il la ralluma, mit le chauffage au maximum et passa dans le salon.
Les bibelots de Rhona avaient disparu des étagères, de la bibliothèque et de la cheminée, mais leur place était en grande partie occupée par ceux de Rebus : des factures, du courrier attendant d'être ouvert, des traces de canettes de bière bon marché, quelques livres jamais lus. Rebus collectionnait les livres qu'il n'avait pas le temps de lire. A une époque, il lisait les livres qu'il achetait. Mais à présent le temps lui manquait tellement. Il fallait aussi reconnaître qu'il était devenu plus difficile, qu'il ne se forçait plus à lire un livre jusqu'au bout, que celui-ci lui plaise ou non. Maintenant, quand ça n'accrochait pas, il dépassait rarement la page dix.
Ca, c'était pour les bouquins du salon. Les livres destinés à être lus avaient tendance à se retrouver dans la chambre, alignés par terre en rangées comme des patients dans la salle d'attente d'un médecin. Un de ces jours, il prendrait des vacances, se louerait un cottage dans les Highlands ou sur la côte du Fife, et il emporterait avec lui tous ces livres attendant d'être lus ou relus, tout ce savoir sous une couverture qu'il suffisait de rabattre. Crime et Châtiment était son livre préféré ; il le reprenait au moins une fois par an. Si seulement les meurtriers contemporains avaient pu faire preuve d'un peu plus de conscience morale....Mais non, le tueur d'aujourd'hui se vantait de ses crimes auprès de ses potes, puis il allait faire une partie de billard au pub, mettant de la craie au bout de sa queue avec calme et confiance, sachant parfaitement dans quel ordre les boules allaient rentrer....
Et pendant ce temps-là, les policiers se morfondaient dans leur voiture, maudissant les contraintes de la procédure et déplorant les abysses de la criminalité. Le crime était présent partout. C'était le coeurs même de sa vie, son énergie et ses tripes - tricher, louvoyer, esquiver l'autorité, tuer. Plus on gravissait les échelons du crime et plus on se refaisait subtilement une légitimité, jusqu'au point où seule une poignée d'avocats était capable de démonter votre système, mais il y avait toujours moyen d'acheter ces gens-là, qui ne demandaient pas mieux. Ce vieux filou de Dostoïevski l'avait bien compris, lui. Qu'on le prenne par un bout ou par l'autre, le bâton était toujours brûlant.
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babel95babel95   27 juillet 2014
A sa première maison, Rebus tambourina à la porte et attendit. Une petite vieille vint ouvrir. Elle était pieds nus et ne sentait pas très bon. Sur ses épaules décharnées, elle portait un cardigan composé à dix pour cent de laine et à quatre vingt dix pour cent de trous.
- Qu'est-ce que c'est ?
- La police, madame. C'est à propos du meurtre.
- Hein ? Quoi qu'c'est-y, j'y en veux point. Fichez le camp ou c'est-y qu'j'appelle la police !
- Les meurtres ! cria Rebus. Je suis policier. Je suis venu vous poser quelques questions.
- Hein ?
Elle recula un peu pour mieux le regarder, et Rebus aurait juré apercevoir dans ses pupilles noires le vague scintillement d'une intelligence perdue.
- Quels meurt'es ? dit-elle
Il y a des jours....
Pour arranger les choses la pluie reprit, de bonnes giclées cinglantes qui lui fouettaient le cou et le visage et s'infiltraient dans ses chaussures. Comme l'autre jour sur la tombe du vieux.... C'était seulement la veille. Il pouvait s'en passer des choses, en vingt-quatre heures, et rien que pour sa pomme.
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lecture_matinalelecture_matinale   24 avril 2022
Rebus se pencha par-dessus le bureau et plaqua son nez contre celui du vigile.
- Je te défends de faire quoi que ce soit. Pigé ? Si tu le préviens, je remonte et je t'enfonce ton téléphone dans le cul ! Pour le coup, tu pourras vraiment passer des coups de fil en interne. C'est clair ?
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gromit33gromit33   12 août 2019
Rebus collectionnait les livres qu'il n'avait pas le temps de lire. A une époque, il lisait les livres qu'il achetait. Mais à présent le temps lui manquait tellement. Il fallait aussi reconnaître qu'il était devenu plus difficile, qu'il ne se forçait plus à lire un livre jusqu'au bout, que celui-ci lui plaise ou non. Maintenant, quand çà n'accrochait pas, il dépassait rarement la page dix. ça c'était pour les bouquins de salon. Les livres destinés à être lu avaient tendance à se retrouver dans la chambre, alignés par terre et rangés comme des patients dans la salle d'attente d'un médecin. p54
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Vidéo de Ian Rankin
Dans ce nouvel épisode, nous continuons notre visite des coulisses du genre en compagnie de Fabienne Gondrand, traductrice littéraire, qui nous raconte ses débuts dans le métier et sa passion pour les éditions du Masque, héritage d'un grand-père italien fan des polars d'Agatha Christie et de Simenon. Au fil de la conversation, on évoque sa traduction "jubilatoire" de Meurtres à Kingfisher Hill de Sophie Hannah, l'héritière de la Reine du crime, ainsi que les romans noirs électriques de Joseph Knox, où la ville de Manchester se dresse comme un personnage. Pour finir, Fabienne nous parle en avant-première de la nouvelle aventure de l'inspecteur John Rebus, par l'immense Ian Rankin, auteur phare de la maison. Bonne écoute !
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche Générique : Longing - Joachim Karud
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Jaune, le rébus ? Non, John Rebus !

Salut, moi c'est John, Rebus, drôle de nom pour un flic. Je suis d'Edinburgh, mon père est Ian Rankin, il m'a collé tous les défauts possibles, je fume, je bois etc..., mais question traque des malfrats de toute espèce je suis au TOP. Tout ça a commencé lorsque j'ai quitté l'armée pour rentrer chez les flics, c'est ce qui y ressemblait le plus. Ma première enquête à Edinburgh, que je connais comme ma poche, a consisté a mettre sous les verrous, le fameux ............ d'Edinburgh. Un frappé rodant dans la bibliothèque, tuant de très jeunes filles…sans lien apparent entre elles.

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