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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2877304973
Éditeur : Editions Philippe Picquier (23/06/2000)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Sur son bras gauche, un lézard noir ondulait, il semblait ramper. Tout en donnant l'impression qu'il allait se déplacer de son bras vers l'épaule, puis vers le cou, pour arriver enfin jusqu'aux lèvres humides et rouges, il restait indéfiniment sur place.
Une enquête de Kogorô Akechi, et certainement le plus célèbre roman policier d'Edogawa : un cambriolage rocambolesque lancera le détective dans une course-poursuite sur les traces d'une femme fatale et sans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
MarianneL
  30 août 2015
Une enquête policière en apparence classique, et une belle porte d'entrée dans l'oeuvre de ce magnifique illusionniste, Edogawa Ranpo.
Initialement publié en 1934 sous forme de feuilleton, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle pour les éditions Philippe Picquier en 1993, ce roman rocambolesque et virevoltant d'Edogawa Ranpo peut constituer une belle introduction à l'oeuvre de celui qui est considéré comme le fondateur de la littérature policière au Japon et qui, entre policier, horreur et fantastique, entraîne le lecteur dans les ténèbres de l'âme humaine, sondant la violence de la passion et des obsessions, du pouvoir, de la manipulation et de la soumission.
Après avoir commis un double meurtre, le jeune Amamiya Junichi accepte sous la contrainte de se mettre sous la protection de Mme Midorikawa et de changer d'identité, afin d'échapper à la police.
Qui est Mme Midorikawa ? Celle que l'on appelle L'Ange ou le Lézard noir, danseuse provocante au tatouage de lézard, se révèle être une cambrioleuse de talent, une version obsessionnelle et perverse d'Arsène Lupin, prête à tout pour compléter sa collection de bijoux et pour se convaincre qu'elle est insurpassable dans le crime et la mystification. Manipulant le jeune Junichi subjugué, elle le soumet à ses volontés sexuelles et criminelles.
«Junchan, tu es mort, n'est-ce pas ? Tu sais ce que cela signifie ? Et bien, c'est comme si je t'avais offert une nouvelle vie. Alors, tu ne peux plus te soustraire à mes ordres.»
Le plan du Lézard noir est d'enlever la fille d'un grand joaillier, M. Iwase, pour l'échanger contre le plus beau diamant du Japon que possède son père. Averti du risque par la criminelle elle-même, M. Iwase s'est adjoint les services d'un détective privé au talent reconnu : créé par Edogawa Ranpo en 1925, Akechi Kogorô est le premier personnage récurrent de détective privé présent dans la fiction japonaise, certainement inspiré par Auguste Dupin et par Sherlock Holmes.
À l'idée d'affronter cet adversaire redoutable, qui va utiliser ses propres armes de la manipulation et du travestissement, le Lézard noir est exaltée par la lutte à venir, plongée dans une excitation proche de l'euphorie.
Adapté au théâtre par Yukio Mishima, et au cinéma par Kinji Fukasaku en 1968, ce récit aux rebondissements incessants s'avère moins cruel que d'autres romans de l'auteur, ne s'aventurant pas dans le territoire de l'horreur comme le terrifiant «La bête aveugle», mais il révèle la fascination pour l'illusion, les transformations corporelles, les transgressions sexuelles et aussi l'humour d'un l'auteur qui n'hésite pas à recourir à la métafiction comme ici pour renforcer les effets voyeuristes et souligner sa passion de la logique, en créant des échos avec ses propres oeuvres.
«Sur le bras gauche de la belle jeune femme, un lézard noir ondulait. Il semblait ramper, les ventouses de ses pattes avançant au rythme de ses muscles. Tout en donnant l'impression qu'il allait se déplacer de son bras vers l'épaule, puis vers le cou, pour arriver enfin jusqu'aux lèvres humides et rouges, il restait indéfiniment sur place. C'était un tatouage d'une vraisemblance saisissante.»
Une soirée consacrée à l'oeuvre d'Edogawa Ranpo aura lieu le 17 septembre 2015 à la librairie Charybde à Paris (www.charybde.fr), à l'occasion de la parution en français du «Démon de l'île solitaire», en compagnie de sa traductrice Miyako Slocombe et de Stéphane du Mesnildot, écrivain, critique aux Cahiers du cinéma et grand lecteur d'Edogawa Ranpo.
Retrouvez cette note de lecture, et toutes celles de Charybde 2 et 7 sur leur blog ici :
https://charybde2.wordpress.com/2015/08/29/note-de-lecture-le-lezard-noir-edogawa-ranpo/
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Sharon
  19 janvier 2020
Comment dire ? Ce court roman est vraiment très particulier. Il m'a franchement laissé une impression de malaise, à cause de la perversité du Lézard noir (oui, je le dis d'entrée de jeu) et des nombreuses invraisemblances qui parcourent le roman.
Le début semble presque classique, et fait penser à plusieurs références de la littérature policière : le lézard noir, une femme fatale, veut kidnapper la fille d'un riche industriel. le détective Akechi, lui, est chargé d'empêcher cet enlèvement. il y parvient, un temps, un temps seulement. Commence alors une course poursuite pour retrouver la jeune femme, bien que la rançon (un somptueux bijou) ait été livrée.
Ce n'est pas que ce roman soit ennuyeux, mais, eu égard à certains déroulements, on se dit que les faits racontés sont totalement incroyables, pour ne pas dire impossible. Oui, Akechi donne l'impression d'être un détective absolument infaillible, un Arsène Lupin période Agence Barnett en quelques sortes. C'est un peu trop à mon goût, tout comme le lézard noir, cette chef de bande sans scrupules qui n'aurait pas dépareillé dans un James Bond, tant sa folie, sa cruauté sont difficilement supportable. Comment en est-elle arrivée là ? Nous ne le saurons pas.
Un livre que je suis heureuse d'avoir sorti de ma PAL (il y était depuis sept ans) mais qui ne me donne pas envie de tenter tout de suite une nouvelle expérience avec l'auteur.
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mh17
  06 septembre 2019
La méchante surnommée le lézard noir veut s'emparer de l'Etoile mystérieuse, un diamant de grande valeur, propriété d'un joailler. Son idée est d'enlever la fille du joailler et d'exiger la pierre en rançon. Mais elle déteste la facilité. Aussi choisit-elle de prévenir le célèbre détective Akechi Kogoro. S'engage alors un jeu du chat et de la souris plein de péripéties rocambolesques: travestissements, canapés à double fond et autres subterfuges.
Il n'y a ni suspense, ni mystère dans ce roman mais un rythme effréné et de grosses ficelles. On peut s'amuser à retrouver les références occidentales ( Dupin, Lupin, Holmes-Watson , le Mystère de la chambre jaune). Mais le plus original et le plus intéressant réside dans le personnage du lézard noir. Une méchante bien perverse , experte en manipulations, soumissions et autres bizarreries.
Commenter  J’apprécie          90
ATOS
  22 octobre 2016
Mon premier roman d' Edigawa Ranpo ! «  L'asie en noir » tel est le titre de cette collection aux éditions Picquier.
Edogawa ,le père du roman policier japonais, aimait tout particulièrement les nouvelles d'Allan Poe.
Il est vrai que le monde traditionnel des contes fantastiques japonais se connecte assez bien avec l'univers du nouvelliste américain.
L'oeuvre d'Edogawa dut adapté près de quarante fois au cinéma et plusieurs fois en manga ( Suehiro Maruo ) .
En 1968 , l'artiste et écrivain Akihiro Miwa jouera le rôle de l'héroïne criminelle dans le film le lézard noir de Kinji Fukasaku , il en composera et y interprètera également le thème musical.
Yukio Mishima , qui y fait une courte apparition, adapte pour elle le Lézard noir au théâtre l'année suivante.
Le lézard noir sera adapté également en 1969 au théâtre par Yukio Mishima.
C'est dire combien ce livre est attaché, relié à la culture nippone du 20e siècle.
L'intrique est mené avec rapidité et efficacité. Les plans sont courts. L'efficacité des séquences narratives est assez redoutable. Les traits des personnages sont bien marqués donnant ainsi à l'ensemble du récit sa personnalité. le roman est court. Agencée en tableaux, l'action est extrêmement visuelle.
Découverte donc. Et même si cet univers n'est pas habituel pour moi, j'avoue que je vais tenter de poursuivre le voyage. Au delà du dépaysement , je savoure également avec plaisir le divertissement que cela me procure. Bref ça fait toujours du bien de mettre le bout de son nez dehors. La nuit tous les chats sont peut être gris mais au soleil levant le lézard est délicieusement noir.
À poursuivre donc.
Nb : En 2010, le réalisateur français Pascal Alex Vincent a consacré un documentaire à Akihiro Miwa dans lequel elle est longuement interviewé : Miwa : à la recherche du Lézard Noir.
https://www.youtube.com/watch?v=aQN4dqv_0K4
Astrid Shriqui Garain
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Colibrille
  03 septembre 2015
A côté des deux recueils de Ranpo Edogawa que j'ai lu précédemment, je trouve ce roman plutôt fade. J'avoue que je suis un peu déçue par l'intrigue du "Lézard noir", ou du moins, la manière dont elle est conduite. Par rapport à ses autres récits, j'ai trouvé les ficelles de l'intrigue beaucoup plus grossières. Au cours de ma lecture, je devinais chacun des revirements de l'histoire censés surprendre le lecteur. Certes, l'histoire tient la route, elle est habilement construite mais bien trop prévisible. Pas de suspense ni de mystère donc.
En revanche, j'ai trouvé plutôt amusant et futé que l'auteur utilise une des ses précédentes nouvelles, "La chaise humaine", dans son intrigue. De même, j'ai apprécié le duel que se livre Kogoro Akechi et la femme surnommée "Le lézard noir". Ce duo m'a parfois rappelé celui de Sherlock Holmes et Irène Adler. Leur rivalité est une source de jeu pour eux, presque un jeu de séduction. Tous deux sont prêts à miser à gros pour vaincre l'autre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pit31pit31   31 janvier 2019
A l'hôtel K., le plus célèbre de la capitale, on avait, ce soir-là, organisé un grand bal. Vers cinq heures du matin, un peu avant l'aube, même ceux qui avaient dansé toute la nuit étaient déjà partis et, dans l'entrée, les serviteurs commençaient tout juste à somnoler quand une voiture vint s'arrêter devant la porte à tambour.
Mme Midorikawa était de retour.
Elle descendit, enveloppée dans un manteau de fourrure, en compagnie d'un homme. Il avait environ quarante ans, une belle moustache, un bouc épais, de grosses lunettes à monture d'écaille et, avec son épais pardessus à col de fourrure et son pantalon de cérémonie à rayures, il avait tout l'air d'un homme politique important.
"Cette personne est un ami. La chambre voisine de la mienne est toujours libre, n'est-ce pas ? Veuillez la préparer, s'il vous plaît, demanda Mme Midorikawa au gérant de l'hôtel qui était à la réception.
- Oui, elle est libre. Je m'en occupe", répondit-il avec amabilité, avant de donner des ordres.
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nounours36nounours36   18 août 2014
Je me fais une joie de devenir l'esclave de ma reine.
Je ferais n importe quoi pour vous. Je peux même embrasser la semelle de vos chaussures.
En contrepartie, n abandonnez pas votre esclave.
Vous ne m'abandonnerez pas, dites ?
P22
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ArnaudDArnaudD   29 novembre 2012
En même temps, on avait entrepris des recherches dans la maison. Ce fut une mobilisation générale des employés, à commencer par les étudiants et les trois policiers qui avaient été envoyés en mission. On fouilla la propriété de fond en comble : le grand salon, la chambre de Sanae, les étages, les sous-sols, le parc, et jusque sous les vérandas.
Mais Sanae restait introuvable, évaporée comme une goutte de rosée dans le soleil matinal.
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ArnaudDArnaudD   27 novembre 2012
Le lecteur pense peut-être que je me suis trompé. Il va protester et me dire que Mme Midorikawa dort dans le lit voisin de celui de M. Iwase, sous les traits de Sanae, et qu'il est donc impossible de la rencontrer venant du couloir.
Mais je vous assure que l'auteur ne s'est pas trompé. Il n'existe qu'une seule et unique Mme Midorikawa. Vous en saurez plus si vous avez la patience de poursuivre la lecture.
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NikozNikoz   30 janvier 2019
- Vous pensez avoir gagné?
- Mais madame, il est minuit passé!
- Et si vous alliez vérifier?
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