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Bernard Kreiss (Traducteur)
EAN : 9782226182067
350 pages
Éditeur : Albin Michel (04/01/2008)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Porté par une langue d’une très grande beauté, à la fois poétique et précise, investi d’un impressionnant pouvoir d’évocation, le nouveau roman du grand écrivain autrichien Christoph Ransmayr relève du chef-d’œuvre littéraire.
Nostalgiques « d’un lieu immuable sous un ciel immuable », deux frères, très dissemblables et pourtant profondément liés, quittent l’Irlande pour le Tibet oriental. Ils ont pour but d’escalader le mont Phur-Ri, un des derniers espaces i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
franconville
  28 mai 2013
C'est l'histoire de deux frères : l'un vit sur la terre d'Irlande et l'autre sur les mers. Mais le centre de l'histoire, c'est " la montagne volante", un sommet de l'Himalaya nommé ainsi par les Tibétains, parce q'elle apparaît et disparaît derrière les nuages; c'est le rêve fou de parvenir à son sommet qui n'existe pas sur les cartes, qui a été seulement mentionnée par un pilote chinois avant que son avion ne s'écrase. Nostalgie de l'enfance, où les deux frères sont tantôt complices, tantôt rivaux, quête initiatique et roman ethnographique, "La montagne volante" est tout cela à la fois. Mais c'est surtout un merveilleux moment de lyrisme, où le texte est porté par "les phrases flottantes", qui forment des strophes d'inégales longueurs. Au bout du rêve, il y a la mort et l'amour, car Ransmayr croit en l'amour.
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biblio47
  15 avril 2009
La montagne volante nous conte l'histoire de deux frères Pad et Liam intimement liés et opposés.
Quittant leur Irlande natale, sous la forte impulsion de Liam, ils décident d'escalader le mont Phur-Ri dans le Tibet oriental, également appelé montagne volante par les nomades Khampas. Cet espace inexploré, mythique permettra à ces deux frères de se retrouver.
Dans une langue versifiée et poétique, l'auteur nous entraîne dans les mondes intérieurs de Pad et Liam, au plus près de leurs émotions, désirs, batailles et surtout amour.
Par cette langue, il sait aussi nous parler de la montagne, de l'alpinisme, du toujours plus haut et de la quête ultime.
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Cacha
  15 juin 2015
Très joli livre, plein de symboles : deux frères irlandais escaladent un des sommets de l'Himalaya ; parallélisme entre les vies des deux frères, entre deux peuples opprimés (irlandais et tibétain), entre la mer et la montagne.
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alinka31
  23 mai 2014
Dans ce livre, l'histoire importe moins que la manière dont elle est racontée, amenée. C'est un envoûtement dès le départ, cette prose nous porte le d'Irlande à l'Himalaya, auprès de cet homme qui ne sait pas toujours pourquoi il a suivi son frère jusque là. C'est une histoire d'amour fraternel, c'est magique et prenant.
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noulima
  12 juillet 2014
sur une ile déserte, le seul l'unique serait ce livre que j'emporterais avec moi
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
IrisaIrisa   27 septembre 2009
Je me souviens d'un après-midi orageux
où nous étions montés au lac sans Tashi
et reposions, enlacés dans le sable de la rive
vers laquelle des rouleaux, aussi délicats
que les vguelettes d'une pataugeoire pour enfants,
poussaient un morceau plat de bois flotté.

Lorsque Nemya quitta mes bras
pour boire de l'eau dans le craux de sa main,
je ramassai le morceau de bois et entrepris de graver
dessus, à l'aide de mon couteau, des lettres latines
correspondant aux sons du nom de Nemya,
et lorsque, un peu plus tard, elle jeta ses habits
sur un roc encore vierge de lettres
et se baigna en criant et en riant dans l'eau glacée,
je frappai l'eau avec cette planchette de bois flotté,
comme faisaient les imprimeurs du bord su Mékong,
et lançait à la baigneuse
que son nom était à présent imprimé sur le lac.

Car auparavant, dans mes bras, Nyema
avait parlé des lettres, de l'écriture
comme d'une médecine,
d'un remède contre la mort
qui ne pouvait certes pas guérir le mal
mais du moins le soulager.

D'après elle, un homme qui savait lire et écrire
était comme une divinité et pouvait
quitter son temps et son lieu
s'il transformait en écriture
les pensées, les noms et chacunes de ses paroles,
s'il écrivait sur un morceau de bois, une pierre
ou du papier avec la conviction
de laisser ainsi un message qui resterait lisible
lorsqu'il aurait lui-même depuis longtemps disparu
ou serait prisonnier d'une autre forme de la vie.
+ Lire la suite
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IrisaIrisa   27 septembre 2009
Peut-être que ce besoin
est effectivement insatiable
qui nous pousse à rechercher l'inconnu,
ce qui demeure vierge de traces et de noms
jusque dans des territoires quadrillés par la science,
à rechercher cette place blanche, immaculée
dans laquelle nous pourrons inscrire
une image de nos rêves éveillés.
(…)
Dans les semaines qui suivirent la mort de Liam,
sur ma couche, sous l'une des tentes noires
du clan de Nemya, j'ai révé
que ce n'était pas l'appel du lointain ou la nostalgie
d'une place inviolée, d'une tâche blanche
sur la carte du monde
qui nous avaient attirés à Kham
en quête d'une montagne oubliée,
mais que cette montagne nous avait trouvés, nous,
ses victimes, deux silhouettes à peine visibles
sur les parois rocheuses de Horse Island.

Elle avait dérivée à notre rencontre, inéluctablement -
d'abord sous l'apparence d'un fragment blanc de données
numériques puis comme une image en expansion,
hallucinatoire, sans cesse cachée
par des nuages défilant à vive allure,
harnachée pour finir de glaciers et de neiges éternelles,
avait foncé droit sur nous, formidable, souveraine,
déroulant au passage ses drapeaux de neige flamboyants,
et nous avait entraînés dans son sillage
hors de notre retraite de Horse Island
et de notre vie,
dans l'air raréfié et la désolation
de ses plus hautes hauteurs,
sous un cie sombre où des constellations
se montraient même en plein jour.
+ Lire la suite
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HebephrenieHebephrenie   29 octobre 2012
Je ne me suis jamais beaucoup intéressé à la description
des visages et des caractéristiques corporelles,
et quand un chroniqueur ou un scribe quelconque
se donnait du mal pour fournir
de tels éléments de reconnaissance, je me bornais
à les survoler et les oubliais le plus souvent aussitôt
parce que je voulais découvrir mes propres visages
dans chaque histoire, et que j'ai depuis toujours prêté moins
d'importance à la courbure d'un nez, à la couleur des yeux
ou à la taille des oreilles et de la bouche

qu'à la question : qu'est-ce qui a bien pu avoir été vu ou
pleuré
par ces yeux, entendu par ces oreilles, dit ou avalé
par cette bouche, et d'une manière générale, quelle expérience
du monde a bien pu être acquise, quelles souffrances,
quelles
jouissances éprouvées [...]
+ Lire la suite
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IrisaIrisa   27 septembre 2009
J'avais franchi plus de la moitié de la langue de glace,
et les mâchoires d'acier à douze dents
qui crissaient sous chacune de mes chaussures à coque
me permettaient de marcher d'un pas sûr,
même sur les surfaces luisantes de glace turquoise
qui miroitaient entre de large bandes de neige durcie,
lorque je vis le premier -puis trois, quatre,
cinq ! Autres papillons
comme reposant dans des cercueils de verre.

Des papillons apollons : ailes déployées, il reposaient
dans des cavités en forme de coquilles,
sous une fine menbrane de glace transparente.

Ils devaient déjà être morts
lorsque, du haut d'un froid hostile à toute vie,
ils étaient tombés en neige sur le glacier.
Seules leurs ailes écailleuses avaient encore
capté un peu de lumière et de cheleur, créant
à l'endroit de leur chute ces alvéoles dans lesquelles
ils reposaient à présent comme dans des cercueils de verre.
+ Lire la suite
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alinka31alinka31   23 mai 2014
Dans ce livre, l'histoire importe moins que la manière dont elle est racontée, amenée. C'est un envoûtement dès le départ, cette prose nous porte le d'Irlande à l'Himalaya, auprès de cet homme qui ne sait pas toujours pourquoi il a suivi son frère jusque là. C'est une histoire d'amour fraternel, c'est magique et prenant.
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Videos de Christoph Ransmayr (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christoph Ransmayr
Tous les romans de notre rentrée littéraire.
De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, Jean-Michel Guenassia La gloire des maudits, Nicolas d'Estienne d'Orves Les sables de l'Amargosa, Claire Vaye Watkins Sangliers, Aurélien Delsaux Le Courage qu'il faut aux rivières, Emmanuelle Favier La Nuit des enfants qui dansent, Franck Pavloff Bakhita, Véronique Olmi La Vengeance du pardon, Eric-Emmanuel Schmitt La tour abolie, Gérard Mordillat Un dissident, François-Régis de Guenyveau Underground Railroad, Colson Whitehead Le songe du photographe, Patricia Reznikov Vous connaissez peut-être, Joann Sfar Cox ou la course du temps, Christoph Ransmayr Frappe-toi le c?ur, Amélie Nothomb
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