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EAN : 9782749944241
Éditeur : Michel Lafon (23/02/2020)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 19 notes)
Résumé :
De la grippe aviaire au Covid-19

Anthrax, chikungunya, Ebola, grippes aviaires, H1N1, Zika, SARS-coronavirus, MERS- coronavirus... Pour toutes ces épidémies, on a prédit des millions de morts : il n'en a rien été.
Qu'en sera-t-il du coronavirus chinois qui provoque une panique mondiale ?

Cet affolement provient en grande partie des exagérations de la presse, qui sait que la peur " fait vendre ". Mais que nos gestionnaires – les p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Winter-
  18 mai 2020
Le Professeur Didier Raoult nous offre un texte bref et accessible à un bon nombre de personnes. Possédant des qualités pédagogiques indiscutables, cela permet au lecteur d'être parfaitement éclairé. J'y ai appris tant de choses sur les épidémies, les décisions politiques et certains faits historiques et médicaux bien trop peu connus. Si comprendre c'est s'affranchir des ombres de l'ignorance et de ses effets nuisibles, alors ce livre y contribuera. Cet ouvrage est à recommander à tous ceux qui aiment s'informer, et qui s'interrogent sur certains questions, dans une période où les médias viennent museler la raison plus que jamais.
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Mimimelie
  27 mars 2020
Voilà un extrait du chapitre 8 « Les coronavirus »
« Il y a dans cette disproportion entre réalité et bruits plusieurs éléments : la peur des maladies nouvelles, l'intérêt des laboratoires qui vendent des antiviraux (Gilead a fait une progression boursière spectaculaire), l'intérêt de ceux qui produisent des vaccins par précaution (bien que l'on ne sache pas si la maladie sera encore là dans un an), de ceux qui sont heureux d'être sur un plateau de télévision comme experts virtuels, de ceux qui font de l'audimat sur la peur, et de ceux qui se voient en sauveurs providentiels. Cet évènement aura confirmé pour moi qu'il y a plus de vérités dans les réseaux sociaux et que la labellisation « fake news » est parfois l'arme désespérée de certains medias pour continuer à exister.
Une de mes vidéos a temporairement été étiquetée « fake news » par le détecteur du journal le Monde ainsi que par le ministère de la Santé. J'avais diffusé l'information des autorités chinoises sur l'usage d'un médicament dont j'ai déjà parlé et que je connais bien (la chloroquine et son dérivé l'hydroxychloroquine), sur son efficacité dans les études préliminaires sur 100 cas, confirmée par une courte communication et par une conférence de presse du Pr Zhong, une autorité chinoise reconnue dans le monde entier.
Cela a déclenché des réactions violentes, qui exigeaient que je retire ma communication, et j'ai même reçu des menaces anonymes pour lesquelles j'ai porté plainte.
Il est de plus en plus difficile de savoir de quoi on parle et nous avons créé un site d'information hebdomadaire sur Youtube intitulé « On a le droit d'être intelligent ».

Ce bouquin court (moins de 100 p), d'une lecture des plus abordables, mais bigrement intéressant, car au-delà du Coronavirus, il traite de l'ensemble des phénomènes épidémiques et on apprend quantités de choses fort utiles.

En voici les chapitres :
- le charbon : une fausse épidémie pour propager la peur du bioterrorisme
- Une vraie crise sanitaire négligée : la canicule de 2003
- le chikungunya : l'utilité de la pharmacosurveillance et la disproportion des alertes lancées en France
- Folie Ebola, peste et fièvres hémorragiques
- Les infections respiratoires le SARS : une panique disproportionnée.
Et la grippe : une grande méconnaissance du traitement adéquat
- La grippe aviaire : une maladie fantasmatique
- La crise H1N1
- Les coronavirus
- le virus Zika
- Les maladies infectieuses en France et dans le monde
- Les épidémies oubliées et négligées : choléra et typhus
- Les nouveaux vaccins et les futurs vaccins : fantasmes ou réalité ?
- de la prédiction à la prophétie
- Naissance et expansion des maladies émergentes

Je le recommande à tous, ne serait-ce que pour sortir de la chape télévisuelle anxiogène… A ceux que cela intéresse, j'adresse avec plaisir le fichier PDF ou Epub par mail ou lien Google drive. Une pratique qui peut-être ne sera pas du goût de Babelio, mais bon… «on a le droit d'être… ce qu'on est ».
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talou61
  23 juin 2020
Le professeur Didier Raoult, inconnu pour le quidam, comme moi, est le premier microbiologiste mondial, reconnu pour ses travaux et dirige le centre français consacré aux maladies infectieuses (IHU de Marseille) : tous deux sont devenus en quelques semaines le coeur de la polémique du COVID 19...
Dans cet ouvrage, très abordable pour des non-scientifiques (abonnée à son compte sur Twitter, je dois avouer qu' il s'adresse plus à des scientifiques), il nous invite à raison garder. Ce n'est pas la première ni la dernière infection mondiale...
Il ressort que malheureusement les épidémies sont des sujets politiques et que nous devons garder notre sang-froid et écouter les vrais scientifiques.
Par exemple, la bactérie du charbon de 2001 (envoyée aux politiques et journalistes américains) était une bactérie issue d'un laboratoire américain, à Fort Detrick, en dépit du fait que la recherche y avait été stoppée depuis 1972 ; un ancien ingénieur était probablement parti du Fort en emportant dans sa poche des spores de cette bactérie qui avaient survécu pendant 30 ans et qu'il avait pu envoyer et ainsi terroriser le monde (Il s'est suicidé avant son procès).
On avait affaire à une fausse épidémie. Il ne s'agissait pas de bioterrorisme mais d'une mauvaise gestion du personnel militaire américain. Cela a permis pourtant de provoquer la peur dans le monde (je me rappelle à cette époque en tant que chef de service, je devais ouvrir tout le courrier du service, dans une salle fermée, avec des gants...) et de faire des affaires.
Mensonge d'Etat : les Gouvernements utilisent le phénomène de peur collective pour aider au déclenchement d'une guerre.
Par contre, les vraies épidémies, selon le professeur Raoult, comme la canicule de 2003, le choléra ou le typhus sont ignorées et aucun moyen de lutter contre ces fléaux n'est développé.
Ce livre est très éclairant notamment en ce qui concerne l'influence des médias sur les gouvernants et la priorisation des luttes contre les maladies de ces derniers. Avec toujours en point de mire le profit !


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culturevsnews
  16 avril 2020
Un texte court et accessible, des qualités pédagogiques indiscutables, qui permettent au lecteur d'être parfaitement éclairé. Si comprendre c'est s'affranchir des ombres de l'ignorance et de ses effets délétères, alors ce livre y contribuera. le professeur Raoul fait un tour d'horizon de tous les virus qui ont sévi ces dernières années et la gestion qui en a été faite d'un point de vue médical et politique. Il a travaillé sur toutes ces épidémies allant jusqu'à se déplacer à la source pour comprendre et parle des "bâtons dans les roues" auxquels il a fait face... Etc..
Son témoignage permet de confirmer une fois de plus, qui est aux manoeuvres !
Le seul bémol de ce livre est le style un peu trop "moi je" mais bon, il s'agit d'un témoignage personnel, donc difficile d'y échapper.
Et il faut dire qu'il doit se sentir bien seul parfois à essayer de convaincre, et pas étonnant à force qu'il mette les pieds dans le plat dans un tel contexte.
En tout cas, son comportement actuel aura au moins permis de créer le débat dans notre pays et qui sait ? Faire remonter des "loups " peut-être ? L'avenir nous le dira...
N'y cherchez pas de révélation sur la chloroquine. Ce n'est pas non plus un traité scientifique. Ni un pamphlet. C'est un livre pédagogique et simple, qui met en perspective les crises sanitaires à répétition que nous vivons depuis quelques années. On y comprend mieux pourquoi l'establishment politico-medical déteste à ce point le Pr Raoult. On y apprend un peu ce qui se passe dans le monde. On y découvre des chiffres que généralement nous ignorons. Bref, un bon exercice d'hygiène intellectuelle. On n'est pas obligé d'approuver à 100% l'éminent Professeur de Marseille pour néanmoins prendre en considération ce qu'il y écrit. Il nous rappelle que la démarche scientifique est par essence expérimentale. Et que le bon sens pourrait être mieux partagé...
Lien : https://culturevsnews.com/
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Passemoilelivre
  13 avril 2020
Très médiatisé en ce moment, avec cette controverse sur l' hydroxychloroquine , Didier Raoult, éminent spécialiste des maladies infectieuses, passe en revue de nombreuses épidémies contemporaines et anciennes pour en préciser les survenances, les gravités et les impacts réels. Associé ou responsable de nombreuses études et missions, il connaît bien son sujet et remet souvent des pendules déréglées bien à l'heure ! Il apparaît que les informations ou l'importance médiatiques accordées à tel ou tel mal s'avèrent en général en décalage profond avec les réalités épidémiologique et scientifique. de nombreux faits évoqués montrent la difficulté de porter un regard objectif sur des événements mal connus, insaisissables et générateurs d'angoisses risquant de provoquer la panique dans les populations. On peut éprouver un intérêt pour le contenu de ce livre qui apporte des connaissances scientifiques, mais sa qualité rédactionnelle laisse à désirer et le côté « Moi je » de l'auteur laisse planer un doute, on ne peut pas avoir toujours raison tout seul contre tout le monde !
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   26 mars 2020
Bien sûr, il y aura toujours de tout sur les réseaux sociaux. Il faudra séparer le bon grain de l’ivraie, mais l’innovation réelle sera là. Sur le plan scientifique, cette nouvelle ère, qui détermine un combat entre deux mécanismes de communication (les médias et les réseaux sociaux) va amener une plus grande liberté et une plus grande diversité dans les opinions. D’ores et déjà, ceux qui connaissent plusieurs langues peuvent avoir des surprises importantes en consultant l’encyclopédie Wikipédia en français puis en anglais, où parfois on a l’impression qu’on ne parle pas de la même chose, ce qui traduit les différences culturelles et idéologiques. Il ne s’agit donc plus seulement de capter l’information, mais de faire l’analyse culturelle d’une information. Cette prise de distance avec la relativité de l’information devrait permettre de ne pas subir les effets dangereux de l’exagération. Car même si les gens adorent avoir peur, à la longue, la réalité s’imposera et ils ne croiront plus rien de ce qu’on leur prédit. Ce qui est tout aussi dangereux que la crédulité aveugle. Souvenons-nous de l’histoire de Pierre et le loup : à force d’entendre Pierre crier au loup, plus personne ne le croira, même quand, pour une fois, le loup sera là !
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MimimelieMimimelie   27 mars 2020
En effet, trouver une solution simple avec un médicament ancien pour un problème nouveau est quelque chose qui est difficilement envisageable dans nos sociétés. Nous pensons que chaque problème nouveau doit trouver une solution nouvelle et sans avoir recours aux produits anciens. Pourtant, pour le Zika, l’Azithromycine est un médicament extrêmement prometteur chez les femmes enceintes, en particulier dans les pays développés où l’on peut surveiller le risque de microcéphalie chez les patientes qui ont été infectées.
Mais non : il fallait du nouveau, et dès l’alerte lancée sur le virus Zika étaient distribuées par millions des sommes pour trouver de nouveaux traitements. Et si un chercheur rusé publiait tout ça, expliquant que c’était inutile, que ces millions ne serviraient pas directement à ça et qu’il suffisait d’employer un médicament générique, cela mettrait en l’air des décisions politiques importantes et des financements majeurs, et donc irait totalement à contre-courant.
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MimimelieMimimelie   26 mars 2020
Dans nos sociétés, il existe des rôles différents : rôle de ceux qui font de la recherche ou découvrent les choses, rôle de ceux qui gèrent, et rôle de ceux qui transportent l’information. Avec l’accélération du temps que nous constatons aussi bien dans l’information que dans la gestion, les gestionnaires sont en place pour de courts laps de temps soumis à des élections récurrentes, comme je l’ai déjà dit. Il y a de plus en plus de confusion entre le pouvoir de décision, le pouvoir exécutif et le quatrième pouvoir, celui de la presse. Or, s’il est naturel que la presse lance l’alerte, il n’est pas naturel que les gens qui dirigent, les politiques, soient de même nature et aient le même genre de réactivité. La gestion demande de prendre son temps et de la distance, mais cela devient aujourd’hui inutile puisque les conséquences des actes des gestionnaires ne leurs seront pas directement imputées, elles viendront plus tard et seront noyées dans une nouvelle information. Cette fusion entre médias et décisionnaires s’observe, pratiquement par mariage ou par transfert, d’un métier à l’autre, un ministre devenant animateur, un animateur devenant ministre. Cela pose un véritable problème, qui nuit à l’équilibre des forces.
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MimimelieMimimelie   26 mars 2020
Ainsi, la déconnexion totale de la réalité observable avec la réalité rapportée est un problème qui devient majeur. Il s’agit de moins en moins d’une amplification, mais d’une distorsion de la réalité. Quand l’informateur multiplie par 20 un risque de mortalité et divise par 100 un autre risque, nous ne sommes plus dans une exagération, nous sommes dans un autre monde. Et c’est actuellement ce qui se passe. D’autant qu’à côté du besoin d’alerte, dont on sait bien qu’il est un facteur d’attraction (les films d’horreur ont un succès permanent), les éléments idéologiques viennent privilégier les types d’informations qui entrent en résonance avec la vision du monde des médias. Les chiffres eux-mêmes deviennent indécents quand ils ne confirment pas la théorie dominante.
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MimimelieMimimelie   27 mars 2020
Les recommandations vaccinales ne sont pas scientifiques mais politiques. C’est la raison pour laquelle il existe 23 programmes de vaccination dans les pays développés et que nos recommandations vaccinales, en France, ne ressemblent pas du tout à celles des États-Unis. C’est là un problème politique et social. En effet, recommandation en France signifie remboursement, et le coût impacte le conseil. Et les choses se compliquent encore avec l’obligation vaccinale. Les gens pensent que l’obligation est la seule prescription « sérieuse » et que les recommandations ne le sont pas. C’est de la politique.
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Vidéo de Didier Raoult
L'intégralité de l'interview https://bit.ly/3eky1qd Polémiques, menaces… Michel Cymes dénonce une ambiance délétère qui dissuade les scientifiques de prendre la parole. Il revient sur la visite d'Emmanuel Macron au Professeur Didier Raoult.
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