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EAN : 9782081417090
Flammarion (13/09/2017)
2.77/5   63 notes
Résumé :
"Demain, on reprendrait le bateau, le train, puis Hélène un taxi et l'avion, on quitterait l'odeur de citron. Mais là, seul avec Hélène sur le port de Procida, j'ai eu l'impression que j'étais amoureux. Elle n'avait pas besoin d'un confident, j'ai réalisé, elle avait besoin de quelqu'un qui mangerait ce qu'elle commandait pour lui. Hélène était facile à aimer : il suffisait d'avoir faim. C'était simple et je me sentais important de l'avoir compris. Il y aurait pour ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
2,77

sur 63 notes

La_Bibliotheque_de_Juju
  18 janvier 2018
Je ne connaissais pas Thomas Raphael mais comme j'aime bien la pizza, je me suis dit que le sujet pouvait m'intéresser.
Du coup, de pizza, il est en effet question mais on retrouve aussi pêle-mêle Chantal Goya, le loto, Christine Ockrent, Dieu, Laurent Romejko et Mick Jagger …
J'ai surtout apprécié de retrouver des sujets qui personnellement me touchent, étant de la même génération à quelques années prés de monsieur Raphael et la nostalgie a tendance à bien fonctionner sur moi.

J'aime assez le ton de l'auteur, il m'a fait sourire à plusieurs reprises en maniant auto dérision et second degré de manière plutôt convaincante.
Je pense qu'il a du talent mais qu'il faut travailler encore. Cette suite de chroniques autobiographiques a fini par me lasser car elles sont parfois inégales. le narrateur est tellement gentil qu'on a envie d'adorer son livre mais objectivement, la sauce ne prend pas complètement (ce qui reste relativement grave pour une pizza).
Je me dis que le potentiel est là, ne manque que le récit qui fera briller la plume.
Du coup j'aime (pas trop) ce livre mais je préfère toujours la pizza.
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Deslivresalire
  27 septembre 2020
La première fois en salle de gym, la première rencontre avec Mike, l'influence de sa cousine Karine, le loto avec sa mère, évoquer la mort avec sa grand-mère, Saint-Martin dans les Caraïbes, son amie Marine, Cécile, son homosexualité, les conseils de M. Garric, le café où on ne sert pas de Cosmos, la fête d'anniversaire de Mick Jagger, et quelques autres anecdotes encore, sont livrées pêle-mêle, dans le désordre de cette biographie.
Vraies ou romancées, elles racontent sporadiquement l'enfance et l'entrée dans l'âge adulte de Thomas Raphaël.
A mon avis :
Mais qu'est-ce qui a bien pu arriver à Thomas Raphaël pour avoir envie de nous raconter autant d'insipidités ?
Ce livre, pourtant court, m'est tombé un nombre incroyable de fois des mains. J'ai cru un moment que je n'arriverai pas au bout.
D'abord parce qu'il est écrit de manière très ordinaire, l'écriture n'a rien de flamboyant, rien qui pourrait rattraper le vide des anecdotes. Car celles-ci ne présentent aucun intérêt ; elles n'ont pas de substance et on ne voit pas en quoi elles nourrissent le récit. Il s'agit plutôt sans doute de moments qui reviennent à la mémoire de l'auteur, sans fil conducteur ni raison, sans plus d'importance que l'heure à laquelle il s'est couché la veille.
Peut-être est-ce tout simplement la vie de l'auteur qui est sans grand intérêt... et dans ce cas, il ne faut pas en faire un bouquin... cqfd.
Sans vouloir en faire des tonnes, vous aurez compris que ce livre est creux.
Malheureusement, ce n'est manifestement pas encore assez difficile pour les lecteurs que nous sommes. Il aura fallu aussi nous attirer à coup de titre racoleur : du sexe, de la bouffe... il faut croire que c'est vendeur. Alors évidemment, puisqu'il n'est ni question de sexe (ou très peu), ni de pizza (ha si ! C'est le dernier mot du livre !), on a comme une vague impression d'être pris pour des gogos.
Et la cerise sur le gâteau, c'est cette référence que j'ai lue déci-delà à une sélection pour le prix du livre gay... Déjà il faudrait élucider cette énigme de ce que serait un livre gay... et puis ensuite nous dire pourquoi, sous prétexte que l'auteur en est, il serait susceptible d'obtenir un prix...
Voici donc un livre duquel je ressors mal en point, voire en colère d'avoir été trompé.
Je vous déconseille donc d'y entrer.

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https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
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SZRAMOWO
  20 septembre 2017
Livre gagné au concours Babelio permettant à 30 lecteurs de rencontrer l'auteur demain 21 septembre 2017.
Un roman qui n'est pas sans rappeler celui d'Ivan Calberac Venise n'est pas en Italie.
Même façon d'écrire, peut-être avec moins de dérision et moins de formule à l'emporte pièce. Encore que.
Le point fort de l'écriture est de restituer avec talent les affres de l'adolescence confrontée au monde des adultes, pervers, hypocrite, jaloux et peu fiable.
Il n'y a pas vraiment d'histoire, mais des histoires, sans ordre chronologique, qui sont autant de tableaux mettant en scène différents personnages, le narrateur, mais aussi sa grand-mère, ses tantes, ses frères et soeurs, ses parents, ses amis et leurs parents.
Je serai moins sévère que certains chroniqueurs sur Babelio. Si je ne me suis pas liquéfié comme certains critiques en lisant ce roman je ne me suis jamais ennuyé à sa lecture.
J'ai particulièrement apprécié des récits comme celui du premier séchage de cours de gym au lycée (en première) qui rappelle vraiment sans fioritures et sans lourdeurs de style, l'expérience de la première transgression du règlement que tout un chacun a vécu au moins une fois dans sa vie.
J'ai personnellement trouvé que les récits plus directement autobiographiques, notamment ceux où le narrateur vit son homosexualité, sont moins enlevés que les autres.

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Gaoulette
  21 octobre 2019
Je suis désolée pour l'auteur je n'ai pas adhéré ni à sa plume ni à son univers ni au message qu'il voulait transmettre.
Je n'aime pas à la base les autobiographies car j'ai peur que cela parte dans tous les sens sachant qu'ici je n'ai pas vraiment de chronologies. L'auteur raconte son passé sous forme d'anecdote sur un point précis. Soit c'est une bonne idée sur le papier mais je suis complétement passée à côté de son journal intime.
Dés le premier chapitre je me suis ennuyée à mourir. Je respecte sa vie mais c'est la manière dont ils transcrit sa vie qui m'ennuie.
Je trouve que son autobiographie est un peu terne sachant que le titre annonce un univers plutôt chick lit. le titres qui donne envie mais pas le reste…. Je m'en excuse auprès de l'auteur de cette critique négative mais cela reste que mon avis personnel.
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babel95
  24 septembre 2017
Je remercie Babelio et les éditions Flammarion de m'avoir permis de découvrir J'aime le sexe mais je préfère la pizza, de Thomas Raphaël, et de participer à la rencontre-écrivain du jeudi 21 septembre, à Paris.
J'aime le sexe mais je préfère la pizza est un recueil de quinze chroniques autobiographiques, petits récits qui ne suivent pas un ordre chronologique. On découvre Thomas Raphaël adulte à Prague, on repart avec lui quelques jours dans sa famille en Dordogne avant son entrée en 6ème, puis dans un camp de vacances aux Etats-Unis… Chaque récit est détaillé, l'écriture est agréable, fluide, les anecdotes sont pleines d'humour. Je ne comprends pas très bien le titre, mais j'ai trouvé cette lecture sympathique.
Voilà la critique que j'aurais pu écrire la semaine dernière. Plus maintenant.
Il est vrai que dans l'intervalle, j'ai pu participer à la rencontre-écrivain organisée par Babelio. J'ai écouté avec attention Thomas Raphaël nous parler de ses chroniques, mais aussi l'auditoire (pour la plupart, des lectrices, mais aussi quelques lecteurs) réagir et poser des questions. S'il est bien clair que les chroniques sont autobiographiques, il s'agit pour l'écrivain de décrir des moment plus ou moins importants de sa vie, des histoires qui ont contribué à façonner sa personnalité. Toutes sont authentiques, ont été reprises de son journal intime. Car l'authenticité est à la base même du récit. Tout est vrai. Il n'y a aucun tabou, aucune provocation. L'humour, l'autodérision permettent de prendre du recul face à des événements vécus peut-être comme des échecs, de les transformer.
Ces quelques clés de lecture ont donné plus de sens, plus de relief à la première lecture trop simple que j'avais pu faire des chroniques. La personnalité sympathique, dépourvue de toute agressivité, méchanceté, aigreur de l'auteur m'a beaucoup plu. Sa façon spontanée de parler de sa vie, mais aussi de sa vie personnelle et intime – son homosexualité - m'a donné à réfléchir ; ce souci de transparence totale interpelle. C'est un regard vraiment intéressant. Je n'ai pas été la seule car plusieurs lectrices (et un lecteur je crois) ont pris la parole, ont entamé un débat passionné et au final contribué à faire de cette soirée un moment très original, qui s'est poursuivi pendant la séance de dédicaces et même après avec Pierre Krause qui avait animé la rencontre et posé les bonnes questions.
En ce qui concerne l'explication du titre un peu « accrocheur », voilà ce que j'ai compris : les chroniques parlent d'amour, de sexualité….choses qui peuvent être vécues comme « compliquées, difficiles». A contrario « La pizza » représente quelque chose de beaucoup plus simple… et peut-être de tout aussi agréable…. ? Mais ce n'est que mon interprétation….
Hier – samedi - j'ai relu J'aime le sexe mais je préfère la pizza. Et j'ai ri au passage sur les champignons et les loirs….Et j'ai joué au loto avec la mère de l'auteur… Et j'ai passé un moment en Italie à déguster un petit morceau de pizza avec Hélène qui est pourtant anorexique.
En conclusion. Une belle lecture, une source de réflexion. Une rencontre encore plus belle.
Thomas Raphaël, on a l'impression de l'avoir toujours connu. On aimerait bien faire partie de tous ses amis.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   20 septembre 2017
J'aurais voulu passer quelques jours à Bucarest. On aurait visité la campagne en voiture de location et on serait allés voir la côte sur la mer Noire. Mais parce qu'il avait déjà fait le voyage, Mike disait que c'était hors de ma portée. Que je ne tiendrais pas. Non seulement il avait refusé de m'accompagner, mais il m'avait interdit d'y aller seul. Il disait que c'était trop fatiguant, inconfortable, et qu'il y aurait des imprévus.
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babel95babel95   24 septembre 2017
- Attendez... j'ai essayé de dire, mais j'avais la gorge nouée. Si on nous demande qui on est, on répond quoi ?
Pour justifier cet arrêt à quinze mètres des policiers, Kat a allumé une cigarette. Elle leur a tourné le dos et m'a envoyé le regard qu'on a d'habitude pour les machines à laver dans les déménagements.
Ils parleront en tchèque, tu diras que tu ne comprends pas. Plus t'es sûr de toi, moins on te posera de questions.
Elle a écrasé sa cigarette et j'ai eu l'impression que le mégot, c'était moi.
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babel95babel95   24 septembre 2017
Ma grand-mère Isabelle savait parler de la mort. Ma mère n'était pas de cet avis, mais moi j'aimais qu'Isabelle me parle de la mort, la voix un peu plus grave que d'habitude, avec de mélange d'honnêteté et de désinvolture qui me donnait l'impression d'être un enfant spécial. Grâce à elle, j'étais un enfant qui connaissait la mort. J'étais un enfant philosophique.
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girardmaximegirardmaxime   10 septembre 2017
c'était peut être ça, mon talent : applaudir. Applaudir pendant que d'autres ont un métier, gagnent de l'argent, dansent sur la tête, alors que ça ne fait même pas parti de la choré, écrivent des e-mails sur des claviers perses, et se félicitent de voir l'Iran pour la première fois en période de Ramadan. Peut être qu'un jour, à force d'applaudir, je tomberais sur quelqu'un qui me sourirait. Il marchera vers moi et m'aidera à faire ma valise. Il me dira : tu peux grimper sur mon dos si tu veux. Je lui dirais : si tu connais la direction, j'ai pas peur de marcher. Avec ses grands gestes assurés, il écartera la foule sur notre passage. Il me prendra la main, il dira accroche toi, et on ira ensemble, comme ça, jusqu'à la mer Noire.
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babel95babel95   24 septembre 2017
Ce n'est pas la performance qui compte, c'est la progression. Il y a un plaisir, même dans le bonheur, à avancer pas à pas. Sans se comparer aux autres. En ne se comparant qu'à soi.
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Videos de Thomas Raphaël (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Raphaël
Entretien avec Thomas Raphaël à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 21 septembre 2017 pour son roman J'aime le sexe mais je préfère la pizza, publié aux éditions Flammarion.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Raphal-Jaime-le-sexe-mais-je-prefere-la-pizza/971024
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