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ISBN : 208141709X
Éditeur : Flammarion (13/09/2017)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes)
Résumé :
"Demain, on reprendrait le bateau, le train, puis Hélène un taxi et l'avion, on quitterait l'odeur de citron. Mais là, seul avec Hélène sur le port de Procida, j'ai eu l'impression que j'étais amoureux. Elle n'avait pas besoin d'un confident, j'ai réalisé, elle avait besoin de quelqu'un qui mangerait ce qu'elle commandait pour lui. Hélène était facile à aimer : il suffisait d'avoir faim. C'était simple et je me sentais important de l'avoir compris. Il y aurait pour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
jujuramp
  18 janvier 2018
Je ne connaissais pas Thomas Raphael mais comme j'aime bien la pizza, je me suis dit que le sujet pouvait m'intéresser.
Du coup, de pizza, il est en effet question mais on retrouve aussi pêle-mêle Chantal Goya, le loto, Christine Ockrent, Dieu, Laurent Romejko et Mick Jagger …
J'ai surtout apprécié de retrouver des sujets qui personnellement me touchent, étant de la même génération à quelques années prés de monsieur Raphael et la nostalgie a tendance à bien fonctionner sur moi.

J'aime assez le ton de l'auteur, il m'a fait sourire à plusieurs reprises en maniant auto dérision et second degré de manière plutôt convaincante.
Je pense qu'il a du talent mais qu'il faut travailler encore. Cette suite de chroniques autobiographiques a fini par me lasser car elles sont parfois inégales. le narrateur est tellement gentil qu'on a envie d'adorer son livre mais objectivement, la sauce ne prend pas complètement (ce qui reste relativement grave pour une pizza).
Je me dis que le potentiel est là, ne manque que le récit qui fera briller la plume.
Du coup j'aime (pas trop) ce livre mais je préfère toujours la pizza.
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SZRAMOWO
  20 septembre 2017
Livre gagné au concours Babelio permettant à 30 lecteurs de rencontrer l'auteur demain 21 septembre 2017.
Un roman qui n'est pas sans rappeler celui d'Ivan Calberac Venise n'est pas en Italie.
Même façon d'écrire, peut-être avec moins de dérision et moins de formule à l'emporte pièce. Encore que.
Le point fort de l'écriture est de restituer avec talent les affres de l'adolescence confrontée au monde des adultes, pervers, hypocrite, jaloux et peu fiable.
Il n'y a pas vraiment d'histoire, mais des histoires, sans ordre chronologique, qui sont autant de tableaux mettant en scène différents personnages, le narrateur, mais aussi sa grand-mère, ses tantes, ses frères et soeurs, ses parents, ses amis et leurs parents.
Je serai moins sévère que certains chroniqueurs sur Babelio. Si je ne me suis pas liquéfié comme certains critiques en lisant ce roman je ne me suis jamais ennuyé à sa lecture.
J'ai particulièrement apprécié des récits comme celui du premier séchage de cours de gym au lycée (en première) qui rappelle vraiment sans fioritures et sans lourdeurs de style, l'expérience de la première transgression du règlement que tout un chacun a vécu au moins une fois dans sa vie.
J'ai personnellement trouvé que les récits plus directement autobiographiques, notamment ceux où le narrateur vit son homosexualité, sont moins enlevés que les autres.

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babel95
  24 septembre 2017
Je remercie Babelio et les éditions Flammarion de m'avoir permis de découvrir J'aime le sexe mais je préfère la pizza, de Thomas Raphaël, et de participer à la rencontre-écrivain du jeudi 21 septembre, à Paris.
J'aime le sexe mais je préfère la pizza est un recueil de quinze chroniques autobiographiques, petits récits qui ne suivent pas un ordre chronologique. On découvre Thomas Raphaël adulte à Prague, on repart avec lui quelques jours dans sa famille en Dordogne avant son entrée en 6ème, puis dans un camp de vacances aux Etats-Unis… Chaque récit est détaillé, l'écriture est agréable, fluide, les anecdotes sont pleines d'humour. Je ne comprends pas très bien le titre, mais j'ai trouvé cette lecture sympathique.
Voilà la critique que j'aurais pu écrire la semaine dernière. Plus maintenant.
Il est vrai que dans l'intervalle, j'ai pu participer à la rencontre-écrivain organisée par Babelio. J'ai écouté avec attention Thomas Raphaël nous parler de ses chroniques, mais aussi l'auditoire (pour la plupart, des lectrices, mais aussi quelques lecteurs) réagir et poser des questions. S'il est bien clair que les chroniques sont autobiographiques, il s'agit pour l'écrivain de décrir des moment plus ou moins importants de sa vie, des histoires qui ont contribué à façonner sa personnalité. Toutes sont authentiques, ont été reprises de son journal intime. Car l'authenticité est à la base même du récit. Tout est vrai. Il n'y a aucun tabou, aucune provocation. L'humour, l'autodérision permettent de prendre du recul face à des événements vécus peut-être comme des échecs, de les transformer.
Ces quelques clés de lecture ont donné plus de sens, plus de relief à la première lecture trop simple que j'avais pu faire des chroniques. La personnalité sympathique, dépourvue de toute agressivité, méchanceté, aigreur de l'auteur m'a beaucoup plu. Sa façon spontanée de parler de sa vie, mais aussi de sa vie personnelle et intime – son homosexualité - m'a donné à réfléchir ; ce souci de transparence totale interpelle. C'est un regard vraiment intéressant. Je n'ai pas été la seule car plusieurs lectrices (et un lecteur je crois) ont pris la parole, ont entamé un débat passionné et au final contribué à faire de cette soirée un moment très original, qui s'est poursuivi pendant la séance de dédicaces et même après avec Pierre Krause qui avait animé la rencontre et posé les bonnes questions.
En ce qui concerne l'explication du titre un peu « accrocheur », voilà ce que j'ai compris : les chroniques parlent d'amour, de sexualité….choses qui peuvent être vécues comme « compliquées, difficiles». A contrario « La pizza » représente quelque chose de beaucoup plus simple… et peut-être de tout aussi agréable…. ? Mais ce n'est que mon interprétation….
Hier – samedi - j'ai relu J'aime le sexe mais je préfère la pizza. Et j'ai ri au passage sur les champignons et les loirs….Et j'ai joué au loto avec la mère de l'auteur… Et j'ai passé un moment en Italie à déguster un petit morceau de pizza avec Hélène qui est pourtant anorexique.
En conclusion. Une belle lecture, une source de réflexion. Une rencontre encore plus belle.
Thomas Raphaël, on a l'impression de l'avoir toujours connu. On aimerait bien faire partie de tous ses amis.
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ruecamille
  18 octobre 2017
Si je vous dis que j'ai demandé à lire ce roman à cause du titre, je ne vais sûrement pas vous faire une impression géniale...

Enfin après tout, autant l'avouer... ce titre m'a interpellé... et quand j'ai reçu l'exemplaire envoyé par Babelio (que je remercie au passage), je me suis aperçue que ça allait aussi titiller les gens autour de moi vu la couverture qui était tout sauf discrète... (Je ne vous dis pas l'affiche dans le métro).

Mais le titre si taquin soit-il, ne me laissait pas imaginer l'auteur que j'allais découvrir. J'avais déjà entendu parlé de certains des premiers romans de Thomas Raphaël ("La vie commence à 20h10" notamment) mais je n'avais jamais lu cet écrivain. C'est désormais chose faite et j'en suis plus que ravie.

Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance. Quand j'ai compris que le livre était un recueil de chroniques, j'ai été un peu déçue... Je ne suis pas tellement amatrice de nouvelles. En général, je suis frustrée de ne pas pouvoir davantage suivre des personnages auxquels je me suis attachée ou déçue parce que justement je ne suis pas parvenue à m'attacher... Bref, je ne cours pas après les formats courts.

Donc, douche froide quand j'ai percuté...

Mais m'étant engagée à lire cet ouvrage et à participer à la rencontre avec l'auteur, je me suis mis un bon coup de pied aux fesses et je me suis lancée...

Et franchement, jamais coup de pied aux fesses ne fut aussi bien donné (en toute modestie).

Si les chroniques sont effectivement indépendantes les unes des autres, on retrouve régulièrement certains personnages ce qui nous permet de les découvrir dans des situations très différentes et d'avoir un peu l'impression parfois de lire un roman.

Mais surtout, chaque nouvelle met en avant un personnage central : Thomas.

Et pour les plus observateurs, vous l'aurez remarqué, le personnage principal s'appelle comme l'auteur... C'est justement parce qu'il s'agit bien d'un recueil de chroniques autobiographiques. Issus des différents journaux intimes de l'auteur.

Nous redécouvrons avec lui son entrée dans l'adolescence, l'âge adulte, à travers sa vie sentimentale...

Et si je devais vous décrire le personnage de Thomas en un mot ? Touchant. Et pour être plus précise : Touchant de naïveté.

Si les premières nouvelles pouvaient me laisser à penser que je serais peut être un tantinet agacée par ce jeune garçon introverti et lunaire, j'ai appris à l'aimer au fil des pages et a éprouvé une immense empathie pour lui (ouais, carrément).


A travers son éveil aux sentiments amoureux, on comprend vite que c'est la découverte de son homosexualité qui se cache derrière. Et cet éveil nous est dévoilé tout en douceur et en poésie.

J'ai aimé découvrir ce personnage doux, profondément gentil et à la personnalité si adorable qu'on développe à son encontre un fort sentiment protecteur.

Et le plus fabuleux, c'est quand vous avez la chance de découvrir le vrai Thomas. Thomas Raphaël, le romancier. Vous arrivez vite à comprendre comment il a pu décrire un personnage aussi juste et aussi touchant. Il EST Thomas. Dans toute sa douceur, sa fragilité et son humour.

Parce que oui, ce recueil est très drôle. Un humour un peu doux-amer parfois aux vues des situations, mais un humour qui ne pourra pas vous laisser indifférent.

Alors si comme moi, vous n'aimez pas particulièrement les nouvelles, ne vous arrêtez pas à ce petit détail, dans ce livre, ça ne compte pas.

Et ne vous arrêtez pas au titre non-plus, en plus du fait qu'il vous permettra de ne jamais passer inaperçu dans un lieu public, il se cache beaucoup de choses derrière tout ça et une fois la dernière page refermée, vous vous direz que peut-être, vous aussi, vous préférez la pizza !
Lien : https://www.rue-camille.fr/s..
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ramavirginie
  21 janvier 2018
Il est important pour moi de chroniquer chaque livre que je finie même quand je n'ai pas apprécié le livre. Je trouve que cela rend mes chroniques plus vraies.
Voilà, je vous le dis dès le début, j'ai eu beaucoup de mal à trouver de l'intérêt à l'écoute de ce livre audio.
Je l'ai choisi pour sa couverture sympa et son titre un peu racoleur. Je pensais rire et passer un bon moment et bien non, aucun sourire ni même un rictus. Juste une succession d'histoires, les 3/4 se passant pendant l'enfance de l'auteur. Des histoires plates, peu intéressantes qui ne m'ont pas donné envie de l'écouter rapidement. le fait qu'il soit très court (4H) m'ont permis de le finir, je me disais qu'il y aurait peut-être une péripétie qui me plairait.
J'aime trouver un point positif aux livres car je sais le travail que cela représente et que je pense qu'il y a autant de lecteurs qu'il y a de livres. Ce n'est pas parce que je ne suis pas entrée dedans que d'autres ne pourront y trouver de l'intérêt ! On peut reconnaitre au livre de mettre en lumière l'homosexualité. Même si une scène m'a un peu choquée par son côté naïf alors qu'un acte grave avait été porté. Je dois reconnaitre que le ton du récit est plutôt libre.
Voici un livre que je ne peux recommander personnellement mais si votre curiosité est plus forte, le texte court saura peut-être vous convaincre car j'ai lu beaucoup de bonnes critiques.
Lien : http://the-love-book.eklablo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   20 septembre 2017
J'aurais voulu passer quelques jours à Bucarest. On aurait visité la campagne en voiture de location et on serait allés voir la côte sur la mer Noire. Mais parce qu'il avait déjà fait le voyage, Mike disait que c'était hors de ma portée. Que je ne tiendrais pas. Non seulement il avait refusé de m'accompagner, mais il m'avait interdit d'y aller seul. Il disait que c'était trop fatiguant, inconfortable, et qu'il y aurait des imprévus.
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babel95babel95   24 septembre 2017
- Attendez... j'ai essayé de dire, mais j'avais la gorge nouée. Si on nous demande qui on est, on répond quoi ?
Pour justifier cet arrêt à quinze mètres des policiers, Kat a allumé une cigarette. Elle leur a tourné le dos et m'a envoyé le regard qu'on a d'habitude pour les machines à laver dans les déménagements.
Ils parleront en tchèque, tu diras que tu ne comprends pas. Plus t'es sûr de toi, moins on te posera de questions.
Elle a écrasé sa cigarette et j'ai eu l'impression que le mégot, c'était moi.
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babel95babel95   24 septembre 2017
Ma grand-mère Isabelle savait parler de la mort. Ma mère n'était pas de cet avis, mais moi j'aimais qu'Isabelle me parle de la mort, la voix un peu plus grave que d'habitude, avec de mélange d'honnêteté et de désinvolture qui me donnait l'impression d'être un enfant spécial. Grâce à elle, j'étais un enfant qui connaissait la mort. J'étais un enfant philosophique.
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girardmaximegirardmaxime   10 septembre 2017
c'était peut être ça, mon talent : applaudir. Applaudir pendant que d'autres ont un métier, gagnent de l'argent, dansent sur la tête, alors que ça ne fait même pas parti de la choré, écrivent des e-mails sur des claviers perses, et se félicitent de voir l'Iran pour la première fois en période de Ramadan. Peut être qu'un jour, à force d'applaudir, je tomberais sur quelqu'un qui me sourirait. Il marchera vers moi et m'aidera à faire ma valise. Il me dira : tu peux grimper sur mon dos si tu veux. Je lui dirais : si tu connais la direction, j'ai pas peur de marcher. Avec ses grands gestes assurés, il écartera la foule sur notre passage. Il me prendra la main, il dira accroche toi, et on ira ensemble, comme ça, jusqu'à la mer Noire.
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girardmaximegirardmaxime   10 septembre 2017
La folie pour ma mère est un privilège, car les fous vivent des vies plus exaltantes, faites de petites transgressions qui multiplient les plaisirs par beaucoup. Mais elle distingue la bonne folie de la mauvaise : les créatifs libres d'un coté, et les parasites improductifs de l'autre. La bonne folie, dans l'esprit de ma mère, est une sorte d'art de vivre, où l'esprit aliéné s'affranchit des normes sans même avoir conscience que les normes existent - mais s'arrange toutefois pour que ses transgressions restent discrètes, non intrusives, et socialement acceptables
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Videos de Thomas Raphaël (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Raphaël
Entretien avec Thomas Raphaël à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 21 septembre 2017 pour son roman J'aime le sexe mais je préfère la pizza, publié aux éditions Flammarion.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Raphal-Jaime-le-sexe-mais-je-prefere-la-pizza/971024
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