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ISBN : 2757858947
Éditeur : Points (14/04/2016)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Les douze nouvelles de ce recueil sont des portraits de désespoir rural, de vies oblitérées par la misère, le manque d'éducation, la drogue.
Situées dans le décor sauvage et somptueux des Appalaches déjà rencontré dans les romans de Rash, elles se déroulent entre l'époque de la guerre de Sécession et nos jours, et décrivent avec une compassion résignée et lucide de pathétiques actes de survie, des trahisons, une violence quotidienne banalisée par la pauvreté... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 décembre 2016
D'un chien accusé de vol à cette jeune mère qui, en pleine guerre, reçoit la visite d'un confédéré venu lui voler ses biens en passant par des gamins sans scrupules accros à la meth, des boucles de ceinturon des États confédérés qui peuvent coûter très cher, le crash d'un avion vu par un enfant, une épouse soupçonnant son mari d'être pyromane, le retour d'un soldat sur ses terres, un mari délaissé par sa femme qui a décidé de reprendre ses études... et bien d'autres encore...
Ce recueil de douze nouvelles dépeint avec force et une certaine mélancolie le désespoir, la misère et des tranches de vie difficile, des êtres isolés ou abandonnés. Au coeur des Appalaches, de la guerre de Sécession à nos jours, Ron Rash, témoin de ces désillusions, de ces peines, de ces luttes, souvent vaines, ou encore de ces rêves brisés, fait montre d'une humanité profonde et d'une sincérité et d'une compassion confondantes. En peu de pages, chaque nouvelle, emplie d'une force et d'une intensité remarquables, décrit avec précision ces êtres le plus souvent malmenés, désespérés, angoissés, brutaux ou vénaux. Dans des décors semblant venir d'un autre temps. L'écriture, précise et poétique, illumine pour un temps ces tranches de vie.
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Mimeko
  03 juillet 2016
Avec Incandescences recueil de douze nouvelles, Ron Rash
évoque les petits, la vie rurale difficile, les êtres isolés, seuls ou abandonnés, qui tentent de survivre ou de sauver le peu qu'ils ont ou les êtres qui leur sont chers, comme cet enfant qui, ayant trouvé une bague de valeur, se la voit confisquée par son père toxico et qui ne peut s'y opposer, ou des pilleurs de tombes qui cherchent fortune en déterrant des objets des soldats confédérés.
Au fil des nouvelles Ron Rash nous dévoile toute son humanité, son amour et sa tendresse pour les petits, les paumés, tous ceux qui n'ont pas toujours fait les bons choix; il ne les juge pas, il se fait uniquement le témoin de leurs luttes ou de leurs désillusions. Ce regard humain et tendre est servi par un style épuré, simple et dépouillé qui met en valeur la force de ces nouvelles. Je continue avec toujours autant de bonheur ma découverte de cet auteur profondément humain.
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Bazart
  09 octobre 2015
Ron Rash, j'ai eu le plaisir de rencontrer la semaine passée le 1er octobre grâce au Festival Quais du Polar pour un long master class qui s'est déroulé dans la salle Celestine du très beau théâtre des Célestins.
Ron Rash y est notamment venu présenter son dernier livre publié à ce jour en France, "Incandescences", publié chez Seuil en avril dernier, un recueil de douze nouvelles de ce recueil qui nous parle, comme tous les écrits de l'auteur de désespoir rural, de tranches de vie oblitérées par la misère, le manque d'éducation, la drogue entre William Faulkner et Steinbeck.
"Incandescences", encore plus que dans ses romans, témoigne de la puissance du style de Rash, épuré, où chaque mot, chaque phrase chaque mot a son importance , et pour lui, la nouvelle, à mi chemin entre le poème et le roman est sans doute l'exercice le plus difficile, mais celui qu'il préfère de tous
Rarement son économie de mot a été poussée comme ici à son maximum pour faire comprendre en quelques paragraphes, tout ce qu'il faut savoir du passé et de la personnalité de ses personnages .
Ainsi "l'envol", une histoire de crash d'avion vu à travers les yeux d'un enfant qui le découvre, est sans doute le plus remarquable de toutes les nouvelles du livre, afin de montrer toute l'efficacité de la puissance stylistique de Ron Rash, ce grand romancier américain que les rares spectateurs privilégiés de cette belle rencontre étaient ravis de le voir descendre de ses montagnes américaines.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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zellereb
  03 août 2016
Ces nouvelles m'ont ravie. Dans chacun de ces textes, il y a un tout petit quelque chose à chaque fois qui montre le supplément d'humanité, de sensibilité de Ron Rash.
Ça se passe en Caroline du Sud, dans des milieux agricoles, auprès de fermiers, de gens pauvres souvent chevillés aux problèmes d'argents, contraints au pillage parfois. Elles nous parlent de la solitude de la vieillesse. Proche de la nature, l'écriture de Ron Rash sonde la neige, la forêt, le jardin, les poules, le vent, la montagne. Tout est merveilleusement décrit. Pleines de mélancolie pour certaines « Etoile filante », ou réveillant des bleus à l'âme. D'autres nous entraînent dans le blues « L'envol », au fond d'une noirceur sans pitié « Lincolnite ».
On penserait croiser parfois des personnages à la Jim Thompson. Certains textes sont des petits bijoux, comme « Retour ». Donc, un beau recueil à découvrir.
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Rebka
  13 octobre 2017
Une fille de ma connaissance qui passe beaucoup de temps sous sa couette et qui aime plus que bien les nouvelles m'a donné envie de retenter le coup avec ce genre que j'aime habituellement moins que bien. Ouais parce que pour tout vous dire, ça fait bien 30 ans que je dis que j'aime pas sans y regoûter, ça va pas hein ? Allons, je dois me comporter en adulte et en manger au moins un peu avant de dire que j'aime pas. Pareil, les carottes cuites j'ai longtemps dit que j'aimais pas... mouais… bon ben le hic, c'est que même quand je regoûte, j'aime pas (ou alors en purée.) Bref on s'en fiche, je vais le faire j'ai dit (lire des nouvelles hein, pas manger des carottes ^^).
Alors voilà, et pour regoûter les nouvelles, j'ai choisi Ron Rash parce que normalement je l'aime, oui je l'aaaaimeeeu, du coup j'ai pensé que oui peut-être pourquoi pas.
Hélas - je vais pas faire durer cet insoutenable suspense - ça n'a pas suffit. J'ai pas adhéré. Je devrais peut-être essayer râpées et en salade ? Parce que pour les carottes, ça marche...
Ceci dit, quand même : incandescences, quel joli mot ! C'est comme fumer une cigarette sous le creux d'un rocher en attendant que la pluie cesse en plein coeur d'une forêt silencieuse. Eh oui, je suis poète aujourd'hui mais c'est pour vous faire saisir la manière dont je visualise ce type d'instants fugaces et pourtant intenses où on a parfois la chance de se sentir vivre.
Bon évidemment, Ron Rash pensait certainement à autre chose avec ce titre, sans doute à toutes ces vies qui crament dans ces coins paumés quelque part entre désespoir et sinistrose, au fin fond du trou du cul du monde, ces coins où les hommes sont livrés à eux-mêmes pour le meilleur et pour le pire. Plutôt devrais-je dire pour le pire et pour le pire. Ils crament leur vie aussi vite qu'une clope, même que parfois le bout rouge s'envole et tombe dans une flaque. Pschiiit et hop, on n'en parle plus, terminé, éteint, mort, connement. C'est la vie.
Mais c'est trop court. Oui ça a l'air bien comme ça sur le papier, mais voilà c'est trop court. Désolée madame Couette, au risque de me répéter, je reste sur mon idée, les nouvelles c'est peut-être bien mais c'est trop court. J'ai pas le temps de m'attacher avec mon coeur desséché et ma distance terre lune. Et moi pour aimer une histoire j'ai besoin d'aimer les gens qui sont dedans, même si c'est des gros enc**** ou des pauvres types, oui parce que je veux pas dire aimer d'amour forcément, mais il me faut un peu de temps pour m'intéresser à leur sort tout simplement.
Dans la vraie vie c'est pareil, il me faut du temps pour aimer les gens, parce que sinon, à la base, je m'en fous complètement et leur sort m'indiffère. WTF. C'est pas sympa mais c'est comme ça.
En lisant ça on est en droit de se poser une question : beaucoup de temps pour aimer est-ce que ça veut dire que je ne crois pas au coup de foudre ? Bonne question. Mais est-ce que le coup de foudre c'est aimer ? Bonne question aussi. Bien entendu je n'en sais rien, mais c'est déjà bien de se poser la question.
Allez savoir pourquoi, ça me fait penser à un chanson de Bénabar que je n'aime pas spécialement (décidément j'aime rien aujourd'hui !) mais dans laquelle il y a une phrase qui me trotte parfois dans la tête et qui colle bien, je trouve, pour parler des nouvelles : « elle caresse l'idée » (d'aller à la piscine dans la chanson). Ici, eh bien on caresse l'idée de lire une histoire, mais à peine effleurée, hop c'est déjà fini, quel dommage ! Bouh hou hou, et si on voulait encore des caresses ? Ppfff, life is a bitch j'vous dis !
Donc voilà, je crois que profondément, c'est pour cela que je n'aime pas les nouvelles, ça me transporte directement au club des frustrés. Yeah !
Pourtant je vais m'accrocher et essayer encore de caresser l'idée, ma prochaine lecture sera donc un recueil de nouvelles. Disons que c'est l'anti coup de foudre, et peut-être qu'on finira par m'avoir à l'usure. Et j'aimerais ça je crois, c'est si beau l'usure… Vous trouvez pas ? Mais si franchement, tout est encore plus beau quand on est conscient de ses incandescences (signée la grande frustrée un peu maso sur les bords).
Lien : https://tracesdelire.blogspo..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   08 décembre 2016
Je pense que papa est mort à la tâche avant ses soixante ans et que maman a vécu assez longtemps pour apprendre que cinquante ans à travailler du lever du jour à l’heure d’aller se coucher vous permet pas d’avoir de quoi payer une opération et un séjour de deux semaines à l’hôpital. Je me demande où est la justice dans tout ça quand y a des types qui font rien que bien taper dans un ballon ou en lancer un dans un panier qui vivent dans des châteaux et pourraient carrément s’acheter un hôpital en cas de besoin.
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ceanothusceanothus   06 janvier 2016
Dans L’Envol, un enfant, Jared, découvre dans la montagne un avion qui s’est écrasé sur le sol enneigé. Les passagers et l’équipage sont morts. Il trouve de l’argent qu’il rapporte à ses parents. Ceux-ci, malgré les difficultés dans lesquelles ils vivent, prennent leur pick-up pour se rendre en ville et dépensent tout, en achetant de la drogue et de l’alcool. Jared quitte la maison sans bruit, rejoint l’avion tandis que la neige tombe.
Citation
« Il s’assit sur le siège arrière et attendit. Le travail et la marche l’avaient réchauffé mais il eut rapidement froid. Il regarda la neige recouvrir le pare-brise d’une blancheur assombrissante. Au bout d’un moment il se mit à frissonner mais au bout d’un moment plus long il n’eut plus froid. Il regarda par le hublot et vit que la blancheur n’était pas seulement devant lui mais en dessous. Il sut alors qu’ils avaient décollé et s’étaient élevés si haut qu’ils étaient enveloppés dans un nuage, pourtant il regarda tout de même en bas, attendant que les nuages se dissipent pour pouvoir chercher des yeux le pick-up qui roulait sur la route sinueuse en direction de Bryson City ».
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zellerebzellereb   03 août 2016
J’envoie quelques méchants riffs à la guitare, et j’ai beau ne pas être un grand chanteur je me donne à fond, et La Dernière Chance a beau maintenant être quasiment vide ça va aussi parce je mêle le primitif et l’existentiel et j’ai tellement poussé le volume que les bouteilles de bière vides tombent des tables à force de vibrations et les phares de tracteur palpitent comme des lumières stroboscopiques et quelle que soit la bête brutes qui dort dehors dans le noir pour elle l’heure du réveil sonne et moi je suis prêt et j’attends de voir ce qu’elle me réserve.

Waiting for the End of the World.
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MimekoMimeko   27 juin 2016
Je reste là dans le noir et je pense à un truc qu'elle a dit il y a longtemps, le jour où elle a décidé de reprendre les études. "Tu devrais être fier que je veuille arriver à quelque chose dans la vie", elle a dit. C'est peut être pas comme ça qu'elle le sent , mais je peux pas m'empêcher de penser qu'elle disait aussi : Bobby, c'est pas parce que t'es jamais arrivé à rien dans la vie que je dois faire pareil.
Nouvelle : Etoile filante
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BazartBazart   08 juin 2016
Puis son esprit s’était égaré en un lieu où elle n’avait pu le suivre, emportant avec lui tous les gens de son entourage, leurs noms et les liens qui les unissaient, s’ils vivaient encore ou s’ils étaient morts. Mais son corps s’était attardé, dépouillé d’un être intime, aussi vide qu’une carapace de cigale. »
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Videos de Ron Rash (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ron Rash
http://www.librairiedialogues.fr/ Mikaël de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon BD : "Le Goût d'Emma" de Julia Pavolowitch, Emmanuelle Maisonneuve dessiné par Kan Takahama (Les Arènes), "Serena" de Pandolfo et Risbjerg d'après le roman de Ron Rash (Sarbacane) et "Deux ans de vacances" Philippe Chanoinat et Frédéric Brrémaud d'après le roman de Jules Verne, dessiné par Hamo (Vents d'Ouest). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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