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EAN : 9782221123966
396 pages
Éditeur : Robert Laffont (03/02/2011)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 182 notes)
Résumé :
Dans la nuit, sur les côtes du Midi de la France, cent navires à bout de souffle se sont échoués, chargés d'un million d'immigrants. Ils sont l'avant-garde du Tiers-Monde qui envahit pacifiquement l'Occident pour y retrouver l'espérance. A tous les niveaux, conscience universelle, gouvernements, équilibre des civilisations, et surtout chacun en soi-même, on se pose la question, mais trop tard: que faire?
C'est ce choc inéluctable que raconte Le Camp des Sain... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
NewHorizon
  24 mars 2016
Un livre intelligent et prémonitoire. Les hommes du Gange ont décidé de se lancer à l'assaut de l'Europe, et plus particulièrement de la France, au sein d'une armada de bateaux. Ils sont des millions à fuir la misère à bord de centaines de navires et font cap vers un monde opulent. Ils sont prêts à tout pour parvenir à leur fin. En France, les politiques ne savent comment réagir tandis que les médias et les intellectuels mettent tout en oeuvre pour faire pencher le débat vers l'accueil des migrants.
Jean Raspail a publié ce livre en 1973. Il décrit fort bien, avec anticipation, la société française actuelle (et plus largement la société occidentale) :
- Les politiques, qui n'agissent que par intérêt carriériste et qui ont un double langage, optant pour celui qui les arrange au moment opportun.
- L'Eglise, qui par charité chrétienne est prête à accueillir tous les malheureux du tiers monde au détriment des populations autochtones, au nom de la fin de la misère humaine et du Christ.
- Les associations humanitaires qui sont prêtes à vendre et à voir disparaitre une civilisation, leur propre civilisation, pour favoriser celle des autres.
- Les médias qui sont largement des éléments de diffusion de la propagande bien-pensante et qui oeuvrent au délitement des consciences des peuples européens.
- L'éducation nationale, qui poursuit le même but que les médias, mais cette fois d'une façon plus vicieuse encore : en s'acharnant directement à inculquer aux enfants (en misant sur l'avenir donc) les fondements nécessaires au délitement d'une identité millénaire.
- Les intellectuels, convaincus ou non, faisant leur business au nom de l'humanisme et de l'universalité de l'Homme, prônant un « Homme nouveau » dont l'immigrant sera l'avant-garde.
- le couple français prolétaire typique, représenté par Marcel et Josiane qui, une fois le boulot terminé, se prélasse toute la soirée devant la télévision, absorbant tous les messages diffusés nécessaires à leur abrutissement et au cautionnement des idées dominantes.
- le militant d'extrême gauche, pour qui seul le métissage à l'échelle mondiale permettra de mettre tout le monde à égalité.
- Enfin, la censure des opinions dissidentes, c'est-à-dire celles qui ont le souci de la préservation d'un peuple.
Tout y est. Nous y sommes.
Dès le début du roman, nous savons que l'invasion de ces hommes sur le continent est inéluctable. La faiblesse des dirigeants et leur idéologie mortifère les empêcheront d'agir. Confrontés au problème, les bien-pensants vont vite se rendre compte de leur erreur et de leur incompatibilité avec l'étranger. Certains mourront, des femmes seront violées, les plus aisés partiront vers la Suisse… Finalement, les autochtones deviendront l'étranger, ils deviendront l'Autre.
Le livre est souvent organisé dans une sorte d'arguments / contre-arguments. On lit ainsi le discours bien connu de la pensée de masse via certains personnages, message distillé par ce que Raspail appelle « la Bête ». Mais l'on retrouve toujours des hommes qui ont gardé une partie de leur conscience identitaire pour leur répondre.
C'est un livre pessimiste et prémonitoire. C'est aussi un livre terrible, parce que la situation actuelle est encore pire. Jean Raspail n'avait pas vu venir l'Union Européenne, la fin de la souveraineté et le président de la République de son roman est aussi bien différent…
Concernant l'écriture, c'est du Jean Raspail, c'est-à-dire excellent. L'édition comporte quelques coquilles mais rien de dramatique. La préface « Big Other » est magistrale. Un livre à lire absolument.
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Missbouquin
  03 août 2012
Le Camp des saints a été publié en 1973. Il décrit les conséquences d'une immigration aussi massive que brutale en France. Un million de miséreux indiens embarquent sur des cargos branlants et, au terme d'une expédition marine dévastatrice, parviennent sur les plages de la Côte d'Azur. Durant les 6 mois que dure la traversée, les pays occidentaux aux aguets passent de la bienveillance humaniste à la panique totale. Car ces pauvres sont plus déterminés que jamais et ne font aucun cas des discours humanitaires. Grand bien leur fasse car au moment de leur arrivée, cela fait longtemps que ces derniers sont dépassés.Toutes les tensions ressurgissent : extrême-droite, droite, gauche; riches, pauvres; ouvriers, employés; tous prennent parti. Mais tous finiront par fuir pareillement.
Ce roman a déclenché beaucoup de polémiques en France. Tout en s'accordant sur la qualité littéraire de ce long texte, de nombreux passages ont été dénoncés comme étant franchement racistes. Il est vrai que Jean Raspail utilise un langage très cru, volontairement violent et extrême. Il énonce ainsi un discours très anti-conventionnel, dénonciateur, sans concession, envers l'hypocrisie des sociétés occidentales.
Sans adhérer à la plupart de ses propos, je me dis qu'il y a une part de vérité dans ce constat d'un gouffre entre les discours et la réalité. Il est facile de déployer de grands mots et les plus belles valeurs, mais ça ne permet pas de régler les problèmes.
Dans son extrémisme, le mérite de Raspail est de nous faire réfléchir vis-à-vis de nos propres réactions, de nos propres hypocrisies et de nous remettre en question. Il ne s'agit pas de prendre ses propos à la lettre, puisqu'il s'agit bien sûr d'un texte allégorique, mais bien de prendre du recul sur des mouvements, des changements dans la société actuelle. Dans sa préface de la nouvelle édition, parue en 2011, Raspail réactualise son texte, le remettant dans le contexte de la France d'aujourd'hui, les tensions liées à la montée de l'islam et les problèmes d'immigration.
Cependant, la qualité littéraire et la démarche de réflexion impliquée dans ce texte n'excusent pas certaines accusations, certains raisonnement typiquement d'extrême droite qui jouent sur nos peurs les plus profondes, sans finesse. D'ailleurs, Raspail a lui-même compté 87 passages qui pourraient être l'occasion de poursuites pour incitation à la haine raciale.
A prendre avec précaution : un roman à ne pas mettre entre toutes les mains.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Luniver
  07 novembre 2013
Une flotte d'immigrés indiens fait cap vers la côte d'Azur française. Ces gens charmants sont typiques de tout immigré c'est-à-dire dirigés par un être difforme, puants la merde à dix kilomètres, copulant pendant tout le voyage, adultes, adolescents et enfants mélangés et parfois s'épouillant.
En France, deux camps s'opposent : le camp majoritaire est ravi de cette occasion inespérée de prouver sa solidarité ; il applaudit des deux mains quand les Indiens tuent un blanc, ravis de pouvoir expier leurs crimes passés ; ils pleurent de joie à l'idée que l'héritage de leurs ancêtres va bientôt être mis à sac. le camp minoritaire, prépare la défense, conscient d'être le dernier rempart de la race blanche et de l'Église catholique face aux envahisseurs.
La justice immanente est, pour une fois, imminente : les patrons qui ont préféré embaucher des immigrés plutôt que des bons français finiront écorchés par leurs ouvriers, les hommes qui ont milité pour la cause des immigrés verront leurs femmes et leurs filles violées par ceux-là même qu'ils défendaient. Les clandestins tapis dans les sous-sols refont surface pour achever le massacre. La race blanche va-t-elle disparaître, ainsi que ses innombrables qualités héréditaires ?
En bref, une « bonne grosse daube d'extrême-droite », pour reprendre la qualification d'une autre critique. Aucune subtilité dans le propos, l'auteur se contente d'empiler les clichés grotesques les uns sur les autres avec une persévérance qui fait plaisir à voir. le seul intérêt de ce livre doit consister dans les « 87 motifs d'éventuelles poursuites judiciaires » sur le fondement des lois antiracistes dont se targue l'auteur, qui doit être le seul gage de qualité littéraire qu'attend son lectorat.
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Sauveterre
  14 juillet 2017
350 pages (sans compter la préface de l'auteur) d'un racisme absolu, chimiquement pur : un roman qui rejoint Mein Kampf, Bagatelles pour un massacre et Les décombres dans le cloaque des paranoïas délirantes et des appels au meurtre (je pèse mes mots) de tout être humain dont la peau est un peu trop foncée.
Mais comment expliquer le succès de ce livre, voire la fascination qu'il exerce sur des lecteurs dont tous ne sont pas d'un racisme exacerbé ? (citons Bernard Clavel, qui vota pour lui lorsqu'il était juré du Goncourt)
C'est que monsieur Raspail a du talent, et beaucoup. Entre visions hallucinées (certains passages pourraient être de Lovecraft, autre raciste obsessionnel) et satires au vitriol (on pense à Léon Bloy ou Léon Daudet), il impose avec force sa vision du monde : un Occident décadent, miné de l'intérieur par des ferments délétères (gauchistes, il va sans dire) et assiégé par les hordes venues du Tiers Monde (inutile de préciser leur couleur de peau...)
Alors, à lire ? Je laisse chacun en juger.
Pour ma part, je ne regrette pas de l'avoir lu, et lu jusqu'au bout même si ce fut parfois (souvent !) éprouvant, ne serait-ce que pour savoir jusqu'où peut aller dans son délire un fou talentueux.
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Commenter  J’apprécie          2011
zorazur
  20 janvier 2012
Le thème de ce roman est très accrocheur parce que terriblement prémonitoire. le livre a été écrit en 1973, et pourtant il est d'une actualité brûlante. L'auteur à travers ce récit a été totalement visionnaire en décrivant des hordes d'immigrants démunis débarquant sur les côtes françaises. Certes il était difficile d'imaginer en 1973 certains des développements que nous avons connus depuis. Et pourtant rien n'a changé. Une question parfaitement diagnostiquée il y a 40 ans n'a trouvé aujourd'hui aucune amorce de solution et se pose en termes encore plus durs quelques décennnies plus tard. Alors ce sont nos peurs, notre incapacité, notre inertie, qui nous sont envoyées en pleine figure par ce récit qui aurait très bien pu être écrit aujourd'hui.
Toutefois j'ai eu beaucoup de mal avec le style, le décalage, les personnages difficiles à cerner, le manque de repères ; au final cela donne pour moi un roman difficile à suivre, sur lequel j'ai eu beaucoup de mal à me concentrer et c'est dommage.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   20 novembre 2020
Mozart n'a jamais composé pour soulever les foules, mais pour émouvoir le cœur de chacun, en son particulier.
Commenter  J’apprécie          110
lecassinlecassin   20 novembre 2020
Ce sont les gens les plus simples qui assurent le succès des mythes.
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lecassinlecassin   18 novembre 2020
Tout homme -- et toute nation -- a le droit sacré de préserver ses différences et son identité au nom de son avenir et au nom de son passé.
Commenter  J’apprécie          180
lecassinlecassin   20 novembre 2020
L'homme démuni de tout se méfie des certitudes.
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lecassinlecassin   18 novembre 2020
Nul ne saurait renoncer à sa dignité d'homme au prix d'un acquiescement au racisme.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Jean Raspail (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Raspail
Là-bas, au loin, si loin... Jean Raspail Préface de Sylvain Tesson Éditions R. Laffont Collection Bouquins
Cinq chefs d'oeuvres de Jean Raspail ainsi qu'un roman inédit sont réunis pour la première fois dans la collection "Bouquins". On y retrouve le souffle de Raspail et les vertus chères à son coeur, courage, loyauté, fidélité. La Procure
Lecteurs ! Vous allez embarquer sur un navire étrange, un bâtiment littéraire. Il a largué les amarres il y a cinquante ans, à moins que ce ne fussent cinquante siècles (mais les faire-part de naissance importent-ils, en littérature ?). C'est un vaisseau de légende. L'équipage ? Des hommes inaptes à la vie moderne. Son port d'attache ? La mélancolie ou la lucidité, ce qui revient au même. Sa destination ? Tout horizon perdu. R. Laffont
https://www.laprocure.com/bas-loin-loin-jean-raspail/9782221157473.html
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