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EAN : 9782226435712
450 pages
Éditeur : Albin Michel (28/03/2018)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 41 notes)
Résumé :
1920. A l’heure où Lénine et les Bolcheviks font régner la Terreur rouge, l’espion français Charles Hirscheim, devenu l’espion allemand Gustav Lerner, est envoyé en mission en Russie. Il s’y fait passer pour un communiste. Il est en réalité à la recherche de la femme qu’il aime, Tamara, jeune danseuse de cabaret qu’il a rencontrée à Berlin et qui a mystérieusement disparu du jour au lendemain…

Dans ce grand roman d’amour et d’aventures, Antoine Rault ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Jolap
  04 avril 2018
5 ETOILES.
(je ne sais par quel miracle ou fausse manipulation un peu plus de trois étoiles ont été mentionnées).
Je remercie Albin Michel mais aussi Babelio. Ils m'ont adressé ce livre dans le cadre de Masse critique privilégiée. Sur le coup je me suis dit que j'avais beaucoup de chance de traverser le paradis. En fait j'ai côtoyé le très-bas. Merci à eux de m'avoir permis de mesurer ma capacité à assumer cette lecture jusqu'au bout et de témoigner : Un beau roman n'est pas toujours un pur moment de détente.
La confusion, le désordre, la douleur dans lesquels je me suis engagée volontairement me laissent encore un brin de lucidité pour me dire que oui, j'ai la chance de ne pas avoir vécu à cet endroit, à cette époque précise.
Au coeur de la nuit je confie mon ressenti sur cet ouvrage cette période terrifiante ou parler demeure un risque, aimer n'est pas de bon augure et espérer malheureusement vain. . Durant ces longues heures de lecture j'ai suivi les personnages propulsés entre les entrailles de l'enfer et les modestes remontées lumineuses qui ne mènent nulle part ou presque ! .
Russie. 1917. Régime Tsariste renversé. 1920. Révolution bolchévique. Lénine. Trotski. Staline. Armée rouge. Dictature du Prolétariat. Camps. Famine. Micros. Traque. Misère. Arrestation .Compromissions. Dénonciations. Supplices. Calculs. Manipulations. Famine, Arrestation. Camps. Misère. Pain noir. Privations. Camps. Supplices……Faim, prostitution, supplices, espionnage. Rien. Misère. Liberté, Jamais. Néant. Peur, Toujours. Toujours…... Souffrir toujours. Non plus jamais. Finir. Partir. Mourir.

« C'est une formidable leçon de vie, non ? On découvre enfin la condition de nos semblables. Tous dans la merde : c'est ça, la véritable égalité entre les hommes. »…… « Alors, je le dis, je le proclame : la Révolution, c'est un monstrueux cauchemar. » (Page 460)

C'est dans ce contexte violent que l'auteur, Antoine Rault a choisi de tremper sa plume. J'ai rencontré Karl Radek, Djerzinski, Tchicherine et bien d'autres camarades de Lénine.
Qu'ils aient été commandités par le diable en personne je ne suis pas loin de le penser. Antoine Rault a démontré la force d'un régime oppressif révolutionnaire, la force d'un groupe d'hommes s'appuyant sur un idéal, sur les propos d'un tribun, sur leur pouvoir soudain, pouvoir dont ils abusaient ou sur la peur qu'ils suscitaient. Les 550 pages de ce roman racontent une belle histoire avec comme toile de fond Moscou « Meurtrie et misérable …… dévastée », habitée par un peuple asservi au coeur duquel règne le régime bolchévique en maître absolu.
Oui c'est une belle histoire qui nous est racontée. L'histoire de Charles, le personnage principal, autour duquel se greffent d'autres combats, d'autres situations tout aussi réalistes, d'autres profils tout aussi convaincants, tout aussi attachants ou méprisables.
J'ai été invitée à le suivre Charles, à être témoin de ses doutes, de ses émotions les plus intimes, de ses rencontres les plus improbables. Il n'est pas Russe mais il veut être là. « Ça sent l'urine, les excréments et les ordures » mais c'est son choix. « Un cadavre gît contre terre, corps décharné flottant dans un vieux manteau, l'air d'un épouvantail renversé », mais c'est à Moscou qu'il doit être. « Parce que l'absence rend l'amour idéal » il résistera contre tous !
Avant de conclure je me dois de parler du style d'Antoine Rault, qui ne peut laisser indifférent. Un livre rythmé soutenu par des phrases courtes, des explications claires et des idées bien campées font du récit un torrent limpide, bouillonnant et documenté. Les dialogues animent les personnages malgré la mort qui rôde.
Mais le tour de force de l'auteur, à mon avis, est d'avoir ancré des passages de pure poésie au milieu de ce fatras de désolation, comme si, ayant conscience de nous avoir bousculés, il nous offrait régulièrement une respiration. Et quelles respirations ! jugez plutôt :
« La Fontanka. Les eaux de la rivière dansent et se dressent en petites vagues tranchantes comme des lames d'argent, soulevées par un vent chargé d'humidité salée. Des nuages de feutre épais, gris ou noirs, étirent des ombres menaçantes sur les toits des demeures aristocratiques. Il pourrait y avoir un orage ».
Cinq étoiles pour ce roman qui m'a convaincue une fois de plus qu'il vaut mieux ne pas se laisser gagner par une douce torpeur. Les années, les siècles se succèdent. Comme Dieter un des personnages "maintenons une petite aiguille au creux de notre ventre qui, comme celle d'une boussole, nous rappelle la direction à suivre. C'est un appel lancinant qui prend irrésistiblement l'ascendant sur la voix lasse de nos conscience. »
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palamede
  02 avril 2018
Tout aussi prenant que La danse des vivants, La traversée du paradis nous fait retrouver Charles, le soldat amnésique recruté par les services secrets français pour espionner les Allemands, soupçonnés de réarmement. Mais Charles, devenu Gustav Lerner, a déserté et a rejoint Mona, la mère de Gustav, à Hanovre. Malheureusement pour peu de temps car il est récupéré par les services secrets allemands et envoyé contre son gré à Petrograd...
On découvre avec horreur Petrograd (Saint-Pétersbourg) complètement dévastée. En cette année 1920, la population meurt de faim, alors que la police politique fait régner la terreur ; la Tcheka, bras armé de Lénine et Trotski qui ordonnent l'élimination en masse des ennemis réels ou supposés des Bolcheviks. On découvre aussi les Allemands prêts à pactiser avec les communistes pour construire des usines d'armement sur le sol russe. Un jeu de dupes, engagé entre Français, Russes et Allemands, auquel Charles, toujours à la recherche de Tamara son grand amour, est obligé de participer.
" Gorki m'a dit : " la logique de la hache ". C'est ça ! Un pouvoir sans restrictions, sans lois, fondé sur la force au sens le plus simple du mot, c'est précisément ce qu'est une dictature. Nous ne reconnaissons ni la liberté, ni la démocratie, ces concepts bourgeois qui s'opposent à l'émancipation du travail vis-à-vis du capital, mais la violence au nom de la dictature du prolétariat, contre le capital, pour l'émancipation du travail : voilà la justice révolutionnaire ! Il faut faire des exemples. Et aussi des procès modèles. Chaque procès doit servir l'édification du peuple. La loi ne devra pas abolir la terreur, même quand la terreur ne sera plus nécessaire. Au contraire, la terreur devra être inscrite dans la loi pour toujours. Et la Tcheka renforcée. Sans la Tcheka, le régime des ouvriers n'existerait pas. Tout bon communiste doit être un bon tchékiste. Nous devons nettoyer la Russie. Par le fer et par le sang, toujours, et pur, et dur ! Peu importe les moyens, peu importe les effets, pourvu que l'idée triomphe ! Tout ce qui contribue à la victoire du communisme est moral. "
Un roman historique d'ampleur, vivant, documenté et très instructif d'Antoine Rault — habile à mêler petite et grande histoire, personnages fictifs et figures historiques — que j'ai lu avec un réel plaisir. Un grand merci à Babelio et aux Éditions Albin Michel.
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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gouelan
  22 mars 2018
Dans "La traversée du paradis" on retrouve Charles Hirscheim ("La danse des vivants"), jeune officier français, utilisé comme espion par le service du renseignement français du ministère de la guerre. Soldat amnésique, normalien, il est le pion idéal à déplacer dans un camp comme dans l'autre. Il parle français, russe, allemand.
On traverse l'Histoire au lendemain de la Première Guerre mondiale ; la signature du traité de Versailles, l'Allemagne humiliée qui ne peut s'avouer vaincue, les mensonges des politiciens, l'Armée rouge, la Tcheka, la Freikorps, poussant le peuple à la vengeance, à la haine, à la violence.
Sous le regard de Charles, endossant l'identité de Gustav Lerner, s'éclaire la scène où « Quelques-uns qui n'ont jamais connu et ne connaîtrons jamais sans doute la violence physique, la furie, l'horreur, la puanteur des champs de bataille, quelques-uns qui ne connaissent pas cette peur qui rend fou, jouent avec la vie des autres comme des enfants jouent avec des bouts de bois, leurs soldats de plomb. »
Charles, l'amnésique, l'apatride, avec sa sensibilité et son intelligence, ne peut que soulever l'énorme mensonge qu'est la guerre. La traversée du paradis, où la révolution russe se révèle être un cauchemar pour le peuple, où les soldats sont des marionnettes, est une traversée en enfer.
Un roman historique passionnant et enrichissant. Les personnages illustres de l'Histoire tout comme les simples soldats, y sont décrits avec beaucoup de clarté et de finesse. On pointe du doigt les mensonges, les erreurs, l'hypocrisie, la lâcheté, la bassesse, de ceux qui tirent les fils de l'Histoire. Mais aussi l'ignorance et l'aveuglement de ceux dont le sacrifice est le plus lourd.
Une suite peut-être aux aventures de cet espion malgré lui ? La fin du roman s'y prête et je serais ravie de la lire.
Je remercie les Éditions Albin Michel et Babelio pour cette belle surprise. Je ne pensais pas lire dans les pages de ce roman la suite de "La danse des vivants". "La traversée du paradis" peut cependant se lire indépendamment du premier roman.
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kitou94170
  30 mars 2018
Lorsque j'ai lu « La danse des vivants » d'Antoine RAULT à aucun moment je n'ai pensé qu'il y aurait une suite. C'est donc avec grand plaisir que j'ai démarré le roman «La traversée du paradis ».
1920. Charles Hirscheim, espion français que les services de renseignement utilisent pour espionner l'Allemagne, est également devenu bien malgré lui espion allemand sous le nom de Gustav Lerner. Toujours amnésique à cause d'un éclat d'obus reçu pendant la guerre, il s'est réfugié à Hanovre chez Mona. Mère du vrai Gustav Lerner, mort au combat, celle-ci l'a accueilli tout en sachant qu'il n'est pas Gustav. Veuve, ses deux fils morts, elle retrouve en Charles ce fils tant aimé et accepte bien chaleureusement de jouer le jeu. Mais on ne défit pas impunément les services secrets du renseignement français. Ceux-ci le retrouvent et le somment de reprendre du service. S'il refuse il sera considéré comme traitre et fusillé. Il doit impérativement partir en mission en Russie. Pour qu'il accepte, ils lui font croire que Tamara, jeune danseuse russe dans un cabaret à Berlin, dont il est tombé amoureux est également très éprise de lui et vit en Russie.
Il n'en fallait pas plus pour convaincre Charles. A l'heure où Lénine et les Bolcheviks font régner la Terreur rouge, notre héros en mission se faisant passer pour un communiste, part en fait à la recherche de la femme qu'il aime.
« La traversée du paradis » comme le premier volume est un grand roman d'amour et d'aventures, dans lequel Antoine Rault raconte le destin de héros inoubliables.
Mêlant avec brio personnages de fiction et personnages réels, nous traversons en compagnie de Charles Hirsheim l'histoire avec un grand « H » au lendemain de la première guerre mondiale. L'auteur dresse le portrait de toute une époque : celle de l'Europe des années vingt avec une Allemagne humiliée et vengeresse et une Russie dans laquelle règne la terreur à travers la Révolution communiste. Pour Charles, convaincu d'être un pion aux mains des politiciens français et allemands, « la traversée du paradis » va très vite se transformer par « une traversée en enfer ».
L'écriture et le style d'Antoine Rault rendent ce récit extrêmement réaliste en nous plongeant dans cette période noire de la Russie et en décrivant l'état de délabrement de ce pays ainsi que la souffrance de toute une population. Mais c'est également un roman qui montre à quel point le peuple quel qu'il soit est le pion de politiciens prenant des décisions qui entrainent le monde dans l'enfer, à savoir quelques années plus tard : la seconde guerre mondiale.
Je remercie donc les Éditions Albin Michel et Babelio pour m'avoir permis de découvrir en avant première les nouvelles aventures de notre héros. Ce fut une belle surprise et je ne doute pas que Monsieur RAULT s'est déjà penché sur une suite….
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AgatheDumaurier
  01 avril 2018
Ignorant tout du premier tome, j'ai lu ce roman comme s'il était seul...Et j'ai été très séduite.
Les romans historiques très bien documentés sur le XXème siècle, je ne m'en lasse pas. Là, on est en 1920, entre l'Allemagne vaincue et l'URSS naissante de Lénine...Et c'est pas triste. Gustav Lerner n'est pas Gustav Lerner, c'est en fait Charles Hirscheim, un Français qui a perdu la mémoire en 1918 à la fin de la guerre...Lui l'ignore, il ne sait pas trop qui il est, mais les services secrets français le savent et le recrutent pour espionner en Allemagne, car il parle parfaitement le français, l'allemand et ...le russe. Pratique. Ca, visiblement, c'est le tome 1...Bref, au début du tome 2, on le retrouve en Allemagne chez la mère du vrai Gustav Lerner, puis, à Petrograd, en URSS, à la recherche de Tamara, la fille dont il est tombé amoureux dans le tome 1 et qui est rentrée chez elle...
Le récit est une suite d'aventures palpitantes sur fond de République de Weimar et de terreur bolchévique. J'ai appris beaucoup de choses : les liens qui se nouent déjà entre l'Allemagne et les Bolchéviks pour un réarmement secret des Allemands et surtout l'état de l'ancienne Russie au lendemain de la grande guerre.
Petrograd (Saint Petersbourg, future Leningrad), dévastée par la terreur et la famine, plus un chat, plus un chien, plus un cheval, tous bouffés ! Les gens qui s'entassent dans les appartements communautaires et s'entraident ou se dénoncent les uns les autres, la Tcheka, police secrète, (déjà rencontrée dans le Village ) toujours aussi sympa et ouverte d'esprit, quelques entretiens entre Trotsky et Lénine où ils envoient sans broncher à la mort des milliers de gens, l'espionnage généralisé de chacun par chacun...Un monde où des ordinateurs et des caméras...On préfère ne pas y penser...Le totalitarisme des cours d'histoire, mais incarné..Les passages descriptifs de Petrograd sont particulièrement réussis : la ville morte, glacée, tous les magasins fermés, les immeubles à l'abandon, la perspective Nevski déserte et fantomatique, les bandes d'enfants des rues se jetant sur des passants comme des Bacchantes, pour les dépecer, les gens marchant dans les rues comme des ombres, craignant les uniformes, les civils, tout le monde...
Je remercie vraiment Babelio et les éditions Albin-Michel pour l'envoi de ce livre, car ce fut un réel plaisir de le lire, et instructif. J'attends la suite-car il en faut une ! -avec impatience.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   20 mars 2018
Joseph Durand avait aussi tiré la sonnette d'alarme - et dès la fin de l'année précédente. Il avait écrit au maréchal Foch et à Clemenceau : "Si nous sommes optimistes, nous pouvons penser que dans trente ans, cinquante ans peut-être, l'Allemagne dominera l'Europe pacifiquement grâce au prodigieux dynamisme économique dont elle a su faire preuve avant 1914. Mais il faudrait pour cela croire que va triompher maintenant l'Allemagne des rêveurs, socialistes ou poètes, qui savent être calmes ou patients. Je n'opte pas quant à moi pour cette hypothèse optimiste. J'ai la conviction que l'Allemagne qui va renaître du cataclysme sera une Prusse agrandie et monstrueuse qui va vite se chercher un maître. Et sous la conduite de ce nouveau seigneur de la guerre, l'Allemagne prussienne reprendra ses conquêtes. Commencera-t-elle par la Pologne ou par la Tchécoslovaquie ? Auparavant, l'Autriche ne manquera pas de se souder à elle. Par cette annexion fatale, elle retrouvera une frontière commune avec l'Italie. Descendra-t-elle alors dans la vallée du Pô ou est-ce le Rhin qui la verra de nouveau s'épancher ?"
Le général Durand écrivit son rapport peu avant Noël 1919. Il le conclut dans un grand élan dramatique par ces mots : "C'est le secret du destin."

(Cette analyse reprend les mots exacts utilisés dans son rapport à Foch fin 1919 par le général Charles Dupont, le chef de la Mission militaire française à Berlin (puis en Pologne) dont l'auteur s'est inspiré pour le personnage du général Durand. L'histoire humaine est ainsi faite : parfois certains voient juste et ne sont pas entendus.)
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gouelangouelan   23 mars 2018
Gorki m'a dit : "la logique de la hache". C'est ça ! Un pouvoir sans restrictions, sans lois, fondé sur la force au sens le plus simple du mot, c'est précisément ce qu'est une dictature. Nous ne reconnaissons ni la liberté, ni la démocratie, ces concepts bourgeois qui s'opposent à l'émancipation du travail vis-à-vis du capital, mais la violence au nom de la dictature du prolétariat, contre le capital, pour l'émancipation du travail : voilà la justice révolutionnaire ! Il faut faire des exemples. Et aussi des procès modèles. Chaque procès doit servir l'édification du peuple. La loi ne devra pas abolir la terreur, même quand la terreur ne sera plus nécessaire. Au contraire, la terreur devra être inscrite dans la loi pour toujours. Et la Tcheka renforcée. Sans la Tcheka, le régime des ouvriers n'existerait pas. Tout bon communiste doit être un bon tchékiste. Nous devons nettoyer la Russie. Par le fer et par le sang, toujours, et pur, et dur ! Peu importe les moyens, peu importe les effets, pourvu que l'idée triomphe ! Tout ce qui contribue à la victoire du communisme est moral.
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gouelangouelan   19 mars 2018
- [...] On oublie les visages, le temps les efface. Quand je repense à Théobald, même en face de sa photo, je ne retrouve plus bien ses expressions. Même Oskar, même Gustav... Ce sont des images qui passent par éclair, tout à coup un sourire, un rire. Je ne parviens même plus à retrouver exactement leur voix. C'est terrible mais c'est comme ça : il n'y a pas que ceux comme toi qui ont véritablement perdu la mémoire qui oublient. N'aie aucune inquiétude : on voit les vivants dans la lumière et les morts dans les ombres.
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gouelangouelan   21 mars 2018
- Qu'est-ce que tu en as pensé, toi ? demanda Marguerite.
- Je suis d'accord avec elle sauf sur un point : elle dit que l'acte sexuel est une obligation morale. Non. Une obligation, c'est la négation de la liberté de chacun.
[...]
- Peut-être qu'en Russie les choses ne peuvent changer que si elles deviennent obligatoires ?
- Il y a quelque chose de terrible dans ce que tu dis, tu t'en rends compte ?
- Oui.
- Et toi ? dit Madeleine. Tu en as pensé quoi ?
- Il m'a semblé qu'elle ne croyait qu'à moitié à ce qu'elle disait. Comme si elle récitait une leçon apprise par cœur. Comme si... Comme si elle se savait écoutée...
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palamedepalamede   25 mars 2018
On ne sait pas pourquoi on s’attache, pourquoi on aime. Ce qui nous rend l’autre proche et attirant, en fait, on ne le sait pas vraiment. On aime soudain et on ne sait pas pourquoi.
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Découvre l'émissions : https://www.web-tv-culture.com/emission/antoine-rault-de-grandes-ambitions-52432.html Que deviennent nos rêves de jeunesse ? Nos illusions ? Comment accepter d'être ce que nous sommes devenus ? Ce que le temps, le pouvoir, ont fait de nous ? Dans ce roman choral qui se déploie des années 1980 à nos jours, Antoine Rault compose une subtile mosaïque de destins intimement mêlés, le portrait d'une jeunesse aux portes du pouvoir. de grandes ambitions aux éditions Albin Michel.
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