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EAN : 9782952200486
Éditeur : Ed. Dodo vole (01/09/2010)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
De Madagascar à La Réunion, des forêts zafimaniry aux spots de surf, Géotropiques chahute le lecteur sur les houles de l'Océan Indien, entre migrations choisies et recherches identitaires. Avec ce premier roman, Johary Ravaloson nous livre des impressions tropiques marquées par ses passions, la glisse et la littérature, avec impertinence et sans concession.
Johary Ravaloson vit entre les deux îles. Son précédent ouvrage, le carnet de voyage Zafimaniry intime,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
YvPol
  27 janvier 2011
Je n'ai pas réussi à finir le livre. La première partie n'est pas très évidente, de nombreux allers-retours entre les vagues, le surf et la vie avec B. Voilà d'ailleurs ce qu'en dit l'auteur : "Dégager un fil plus évident dans ce récit. Certains voudraient peut-être que cela soit efficace comme un film hollywoodien ! Dans un bouquin que j'ai potassé pour préparer mes séances d'atelier, on fournit une structure que chacun peut garnir. Cela s'appelle le schéma de Propp. On fait du cinéma avec, on tient les gens aux couilles (sans le culot perdu depuis Boris Vian !). On est assuré que le lecteur ne vous lâche pas, il peut s'identifier à vous et vous suit dès les premiers moments de quête aux rebondissements et des rebondissements au climax, ce moment de tension extrême, avant le dénouement, final et heureux.
A croire que la rencontre s'imposerait." (p.69)
Je partage tout à fait l'analyse de Johary Ravaloson et ne lis pas beaucoup des livres construits comme il le décrit. J'aime trouver des personnages, des lieux, des circonstances, des contextes originaux. Dans son bouquin, il y a tout cela, mais comme il le dit très bien, la rencontre ne s'impose pas et ne se fait pas avec moi.
J'en suis d'autant plus déçu, qu'a priori tout devait coller, le thème, l'écriture de l'auteur, moderne, mais pas trash, assez rapide. J'aime également bien la maison d'édition qui fait des livres-objet de qualité et qui publie des livres que j'aime beaucoup (par exemple, le sang et la mer, de Gary Victor).
Néanmoins, je reconnais que certains passages, notamment dans la seconde partie sont vraiment très bien : lorsque J. Ravaloson décrit les circonstances de la première rencontre d'Andy et de B. Cette seconde partie, pour moi est plus aisée.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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simae
  31 janvier 2011
Le première partie n'est pas légère et facile comme l'annonce le résumé... : une écriture hachée, on passe d'un sujet à un autre sans savoir de quoi on parle... Arrivée vers 60 pages, je me suis réellement demandée si j'allais continuer...si ce livre n'était pas uniquement à destination des surfeurs.
Un style certes mais dur dur d'accrocher. L'auteur lui-même l'annonce : "Dégager un fil plus évident dans ce récit. Certains voudraient peut-être que cela soit efficace comme un film Hollywoodien!". Oh oui lui ai-je répondu...sinon j'arrête!! Et heureusement, la 2ème partie est plus fluide, plus facile à lire et à suivre.
On y trouve enfin le lien avec Madagascar et on suit notre surfeur (avant qu'il n'en soit un!) dans sa "particulière" rencontre avec son grand amour B.
On en apprend un peu sur Madagascar et La Réunion mais pas assez à mon goût. J'aime voyager avec les livres et là je reste un peu sur ma faim.
L'auteur nous parle de sa condition d'immigré à La Réunion...pourtant pas si loin de son île natale. On voyage un peu dans les contrées reculées de Madagascar, leurs traditions et coutumes. Et on constate qu'elle ne résiste pas comme le reste du monde à l'appel de l'argent et du trafic...
Bilan mitigé donc pour cette lecture...peut-être que les surfeurs s'y retrouveront plus!
Lien : http://lebacalivres.blogspot..
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ChezLo
  30 janvier 2011
Avec Géotropiques, on découvre l'écrivain "dégagé" qu'est Johary Ravaloson, et tel qu'il se définit. Il donne la parole à un narrateur qui lui ressemble. Les chapitres qui se succèdent parlent de son quotidien à la Réunion, de ses petits boulots, de ses retrouvailles avec les vagues et les amis très souvent, et puis aussi des réalités sociales qui l'entourent, de la considération (ou non) que les gens portent sur lui, le proche immigré de Madagascar non régularisé. Il décrit également les relations souvent biaisées entre les Malgaches et les touristes européens.

Lien : http://chezlorraine.blogspot..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ChezLoChezLo   25 janvier 2011
Je vois la vague qui se profile. Elle est aguichante et exigeante en même temps. Il faut en vouloir. Je ne suis pas vraiment en l'air. Il y a des gars devant, mais le pic s'est légèrement décalé. Je suis dans l'ombre, je rame aussi fort que je peux et quand le creux se présente, l'épaule déjà bien grasse, j'appuie à fond devant, les ailes du vide, je vole déjà, déjà temps d'amerrir, revenir dans la vague, résister à l'aile bleue qui se déploie, elle majestueusement s'ourle en un arc parfait, je suis en dessous, je vais plus vite que la langue qui me happe, je baise le fondement du pic, le tube par la grande porte, je glisse le long de la paroi et quand l'œil se forme, je le pénètre et le souffle me propulse dehors.
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ChezLoChezLo   30 janvier 2011
La lune, à peine son premier quartier, se préparait déjà à se coucher quand nous sortîmes. Le cocon de la nuit bourré de pépites d'or enveloppait la terre. Sur ses tongs noires à talons compensés, les cheveux tout simplement lâchés au vent, B. détonnait comme une fleur qui pousse sur la mer.
B., un rien l'habille. Elle aime bien farfouiller dans les aubaines des marchés. Elle trouve des trucs que tu penserais immettables? Sur elle, ça fait un effet chic, classieux même parfois. Quand je sors avec elle, je ne me casse pas, un short un peu plus long, mes savates, je la fais passer devant, je colle derrière et on rentre partout. Quand le gars de la sécurité a une tête sympa, je lui fais un clin d'oeil.
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ChezLoChezLo   25 janvier 2011
Ne t'inquiète pas, je vais te dire comment cette vague-là m'a pris, moi aussi, comme plein d'autres jetés à la mer du côté de Gibraltar ou aux Canaries, à Mayotte, via Kwassa, par les airs même, même si je ne comprends pas pourquoi certains, des enfants parfois, explique-moi, vont mourir dans un train d'atterrissage. Certainement d'autres murs. On en parlera.

Mais plus tard car B. m'attend.
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ChezLoChezLo   25 janvier 2011
Mes lèvres tinrent bon. Et quand, après des secondes interminables, éjecté, j'ai pu ouvrir l'œil puis la bouche, ma paire de narines, respirer enfin, j'étais entouré d'une nappe d'écume blanche. D'ici, de là, des têtes sortaient de la surface toujours mouvante et moussante : ahuries, comme devait l'être la mienne.
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Video de Johary Ravaloson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johary Ravaloson
Johary Ravaloson est interviewé par le journaliste littéraire Pierre Maury pour le livre bilingue "Zafimaniry intime / Zaho zafimaniry", dans le cadre du forum littéraire au CCAC de Tananarive. L'interview est ponctuée d'incursions chez les Zafimaniry, ces sculpteurs au savoir-faire reconnu comme patrimoine culturel immatériel par l'Unesco. Johary Ravaloson explique pourquoi il se considère comme un écrivain dégagé.
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