AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782924898505
Éditeur : La Peuplade (06/02/2020)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Dans un futur indistinct, à des millions de kilomètres de la Terre, des employés travaillent sur le six millième vaisseau d’une puissante compagnie aux allures totalitaires. Il y a les humains et il y a les ressemblants. Ceux qui ont été enfantés et ceux qui ont été créés. Ceux qui vont mourir et ceux qui ne mourront pas.

Sur une période de dix-huit mois, une commission compile une série de témoignages au sujet des relations et de la production à bor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
JustAWord
  23 février 2020
Dans la série des romans expérimentaux les plus barrés de la science-fiction et de l'imaginaire en général, Les Employés d'Olga Ravn trouve une place de choix. Second roman de cette autrice et poétesse danoise, Les Employés nous emmène à bord d'un vaisseaux spatial où cohabitent humains et non-humains (ou ressemblants, sorte d'androïdes de plus en plus perfectionnés au fur et à mesure des générations).
Inspirée par les travaux artistiques de la sculptrice contemporaine Lea Guldditte Hestelund, Olga Ravn livre une odyssée spatiale très loin des sentiers battus qui nous arrive en français grâce aux éditions de la Peuplade, petit éditeur québécois plein d'audace et de courage.
Vers l'infini…
Commençons d'abord par rassembler les éléments à notre disposition.
L'action des Employés se déroule dans un immense vaisseau spatial appelé le six millième vaisseau. Sa destination est inconnue, on sait juste qu'il a quitté la planète Terre pour s'aventurer dans l'éternité galactique à la recherche de quelque chose…mais quoi ? Une planète habitable ? Une autre civilisation ? Une preuve de l'adaptabilité de l'homme dans l'espace ?
Peu importe. Contrôlé par l'Organisation, le six millième vaisseau découvre deux choses : La Nouvelle Découverte (que l'on suppose être une planète habitable ou au moins son équivalent) et des Objets. Ces derniers sont entreposés dans certaines salles du vaisseau et gardés/soignés/observés par les employés.
Afin de recueillir les sentiments et les impressions des hommes et femmes d'équipage au contact des Objets, l'Organisation décide d'entendre la déposition des employés à tour de rôle… ce qui va en réalité constituer le présent roman, succession de dépositions au mieux étranges au pire totalement cryptiques.
Parmi ses dépositions, on s'aperçoit rapidement que l'histoire dérape vers les relations entre humains et ressemblants puis, lentement, vers une révolte des ressemblants envers leurs collègues (maîtres ?) humains et l'Organisation.
Voilà de quoi éclairer un tantinet le lecteur qui s'aventure dans Les Employés, roman science-fictif post-moderne où la philosophie et l'art prennent régulièrement le pas sur les péripéties de l'équipage.
Shape of you
Une fois ces bases narratives expliquées, passons au reste.
Les dépositions s'enchaînent, souvent de taille modestes et percutantes, et la première étrangeté apparaît. Décrivant en réalité les sculptures de Lea Guldditte Hestelund, Olga Ravn prolonge l'expérience artistique sur le plan littéraire en s'interrogeant sur le rapport de l'homme à la forme des choses.
Dans certaines salles du vaisseau, des Objets à l'origine inconnue et aux formes impossibles sommeillent. Les différents personnages qui viennent témoigner au sujet de ces Objets révèlent peu à peu leur tendance à humaniser ces formes inertes et, à force d'une exposition prolongée, à leur donner des noms, des qualités et des sentiments. le processus, aussi complexe que surréaliste, a quelque chose d'étrangement fascinant. L'autrice déporte le cadre science-fictif pour s'interroger sur nos perceptions ainsi que notre tolérance face à l'inexpliquable. Les Employés serait-il un roman-Milgram où le lecteur observe les réactions d'humains confrontés à des phénomènes incompréhensibles ?
La forme occupe une place prépondérante dans les premières dépositions et continue à obnubiler Olga Ravn à mesure qu'elle dévie de son axe de réflexion principale pour faire intervenir les ressemblants, des androïdes plus ou moins perfectionnés qui adoptent la forme des hommes mais sans prétendre aux mêmes sentiments et ambitions.
Doucement, mais sûrement, Les Employés devient une réflexion de fond sur ce qui compose l'être humain et sur ce qui le limite en tant qu'être pensant.
Leitmotivs de survie
Comme beaucoup d'autres auteurs de Weird Fiction ou de romans expérimentaux, Olga Ravn emploie des récurrences narratives.
Outre les allusions au six millième vaisseau ou aux Objets, le roman nous cause régulièrement du Docteur Lund, Dieu-créateur des ressemblants, du cadet 4 et du troisième pilote, tous les deux disparus dans des conditions mystérieuses et qui semblent cristalliser les esprits.
Roman sensoriel avant tout, Les Employés use et abuse des cinq sens et capte ainsi les fondamentaux de l'homme : sentir, ressentir, voir, entendre, goûter… Tour à tour sexuel et sensuel, les rapports entre les objets et les hommes, puis entre les ressemblants et les hommes permettent de définir l'humain en tant que matière vivante et espèce…en voie de disparition.
Tout ce travail se destine finalement à capter le point de divergence qui existe entre les deux espèces, ressemblants et humains, et leur comportement face à la mort certaine promise par l'Organisation.
Une Organisation qui ne sera jamais vraiment identifiée mais qui renvoie à un proto-système totalitaire où capitalisme et eugénisme semblent avoir trouvé leur accomplissement premier. Les Employés travaillent peu importe la pénibilité de l'environnement, les ressemblants sont mis à jour afin de rester dociles et lucides, les sentiments humains sont disséqués pour mieux être digérés et l'homme, au fond, devient un animal de laboratoire (spatial).
Aussi froid et radical que dense et déroutant, Les Employés invite le lecteur à une balade intergalactique d'une originalité renversante et bien souvent hermétique. Olga Ravn trouve pourtant dans cette épopée spatiale le chaînon manquant entre Solaris et 2001 où l'art sert à définir l'homme et non l'inverse. Fascinant jusqu'au bout des angles.
Lien : https://justaword.fr/les-emp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
EvlyneLeraut
  16 février 2020
Crissures sur une vitre gercée de froid, « Les Employés » est un voyage intergalactique de renom. Empreint d'une science-fiction perfectionniste, sans le moindre écart, d'anticipation affranchie, plus que tout l'écriture et sa puissance de lévitation sont à l'honneur. Nous sommes en plongée dans cet entre monde, une satire moderne, un ailleurs où l'envergure littéraire est immensité. Prenez place sur « le six millième vaisseau ». Dans ce dernier se trouvent « Les Employés » qui sont -ils ? Que font-ils ? Quel est le sens, la folie, la préméditation d'un tel périple ? Il y a les humains, les ressemblants. Tout est dit ? Eh bien non. Des êtres de chair et d'os, des émigrés, des passagers déracinés de la terre-mère embrigadés de force. Des humanoïdes superbement intuitifs, dotés de pensées, de sentiments. Qui est qui ? Durant dix huit mois, la parole se libère sur ce vaisseau. Tous vont s'exprimer, en dépositions des plus pragmatiques sans jamais pourvoir au pas de côté. « Dites -moi, est-ce vous qui avez implanté cette impression en moi, cela fait-il partie du programme ? Ou bien est-ce que ce tableau s'est formé spontanément, est-ce qu'il vient de moi ? » Les entrelacs fusent. Les délivrances s'estompent au fil de cette traversée. Les humains sont en proie à la nostalgie des essences existentialistes. « On trouve dans la chanson ce Monsieur Lund inconnu qui se languit de chez lui, et moi je suis derrière lui, sur la route près de chez moi, et je regarde les oiseaux perchés sur les fils électriques tandis que le matin blanchit, et je pleure. » Que va-t-il advenir de ce vaisseau ? de ces maillons assemblés dans un destin funeste et irrévocable ? Les objets dont les soins apportés par tous élèvent le contre-champ en mimétisme sont dotés de sens, de sentiments. Echappées de la glaise Terre, Arche de Noé, recommencer dans ce vaisseau les existences intergalactiques. L'écriture est belle à pleurer. On ressent les vibrations des interdits, de ce qui échappe au raisonnable. « Suis-je un humain ou un ressemblant ? Suis-je rêvé ? » Les tourbillons sont des électrochocs. le vaisseau conditionné par les prismes sectaires, devient un symbole. « Si j'appuis fort sur mon sein, on peut encore y voir une ou deux gouttes de lait, mais pour qui, pour quel usage, qui va se nourrir de ce presque rien sur le six millième vaisseau ? » Les représentations sont effacées. Résistent les objets, bloc unitaire, sceau qui se doit de perdurer pour l'après. Métaphores qui se détournent du machiavélique. « Ici on ne vole pas sous un ciel, mais au travers d'une éternité qui dort. » Olga Ravn délivre ce qu'un emblème peut transcrire de plus philosophique, de plus authentique. le vaisseau est une génèse qui naît subrepticement. Bien au-delà des totalitarismes « Les Employés » apportent la preuve des résistances, les racines liées aux souvenirs, aux ondes vivifiantes, au champ de tous les possibles. « Cela suffira-t-il -il ? D'ici peu nous disparaitrons comme des mises à jour obsolètes. Je crois que je rencontrerai le grand amour. » « Les Employés » est un hymne aux dépositions libérées. Une traversée du mur du son fabuleuse. Bouleversant, il est engagé, visionnaire. « J'ai ressenti avec force que nous avons échoué, que notre temps est fini. » Olga Ravn étreint le cosmopolite, le plus bel alphabet. Elle offre dix-huit mois millénaires. Traduit à la perfection du danois par Christine Berlioz et Laïla Flink Thullesen. Cette fable caustique, moderne cousue de filaments est l'universalité. C'est un véritable choc. « Il y a le soleil qui pénètre ma bouche quand je l'ouvre en grand vers l'immense étoile. » Culte. Tremblant de magnificence et c'est peu dire. Publié par les majeures Editions la Peuplade.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
xst
  17 mars 2020
C’est un drôle d’objet littéraire que ce livre. Sans contexte défini en tant que tel le récit prend corps dans notre imaginaire au fur et à mesure de la lecture. Une expérience de lecture qui vaut vraiment la peine d’être vécue.
L’histoire paraît simple : dans un vaisseau spatial, près d’une planète nommée Nouvelle découverte, se côtoient des êtres humains et des ressemblants. Les ressemblants sont définis comme ceux qui ne sont pas nés. Ils ressemblent en tous points aux humains sauf que, pour des raisons d’éthique, ils n’ont pas d’organes de reproduction. Poussés par une énorme curiosité vis-à-vis des humains, ils découvrent la conscience et parviennent à un stade supérieur d’évolution mais avec une déviance inquiétante pour certains ce qui va conduire à un conflit.
Mais en deçà de cette simplicité, outre la manière dont l’histoire est traitée : une série d’entretiens qui amèneront Homebase, sur terre, à décider du sort de l’équipage, et la forme poétique que prennent ces dépositions surtout quand il s’agit des réactions de l’équipage au contact des objets qu’ils récoltent sur Nouvelle Découverte, on est amené à s’interroger sur l’essence de ce qui fait un être humain et de ce qui le limite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
apcalipticart
  19 mars 2020
L'écriture dans la science fiction est une composante bien trop secondaire dans les romans aujourd'hui. Lorsque je lis une chronique ou un avis sur un roman, on ne prend pas beaucoup de temps pour parler de l'écriture, on préférera s'arrêter sur l'histoire, l'univers, les personnages ou encore l'intrigue.
Pourtant, les plus grands auteurs de SF sont reconnaissables de par leur style. Asimov et son verbe ampoulé, scientifique qui prend le temps de la description, K.Dick et ses univers torturés, proposera une écriture bien plus chaotique et déconstruite. Chacun de ces auteurs ont là une vision du monde qui leur est propre par le biais de leur écriture.
Le roman se lit comme un rapport de documents, nous sommes les interviewers et nous devons rendre compte de ces témoignages. Au fur et à mesure des feuillets, un sentiment d'oppression et de relâchement se dessine. Des tensions existent mais ne sont pas claires, une violence sourde a envahit le vaisseau et deux clans bien distincts s'opposent. Pourtant quelque chose semble les unir, la relation aux objets. Unique a chacun, lunaire pour certains, catastrophique pour d'autres, l'étau se resserre et le vaisseau continue son odyssée infini à travers les volutes spatiales, bravant l'espace, le temps et la mort.
L'écriture, pour en revenir à cet aspect est froide, dépourvue de sentiments et pourtant elle force la catharsis. Quel est notre rapport à l'essence même des mots lorsqu'on est éloigné de nôtre planète et que notre rapport au temps n'existe plus ?
Chaque témoignage est unique, du plus précis au plus concis, l'écriture d'Olga révèle une maîtrise parfaite des codes de la SF. Sans tomber dans la facilité du scénario catastrophe, elle invite son lectorat à réfléchir sur des concepts flous en y ajoutant une difficulté supplémentaire, en plaçant ses témoignages hors du temps. Intemporel.
Les Employés dessine furtivement les contours des prochains êtres humains, ceux qui voyageront loin très loin, pendant longtemps, très longtemps. de quoi se souviendront-ils, qu'est-ce qu'on leur laissera. Un début de réponse repose entre les lignes de ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
LeCombatOculaire
  06 août 2020
Nous sommes à bord d'un vaisseau (le six millième), très très très loin de la Terre, nous allons quelque part, c'est certain, et nous sommes probablement à un moment donné, mais quand ? En attendant, nous dérivons, entre humains et ressemblants, les employés. Des témoignages de ces personnes et moins-personnes sont recueillis pour mieux connaître leur expérience à bord du vaisseau. Avec eux, les objets. Mystérieux, indéfinis, apportant leur lot de curiosité, et d'impact sensoriel. Il se passe à la fois peu et plein. Tout est à la fois travail, sensation et souvenirs.
Les récits s'attardent d'abord sur ces objets, incompréhensibles, qui ne ressemblent à rien de connu, pas comme les ressemblants qui ressemblent aux humains et dont les souvenirs d'humains ont été implantés, sans pouvoir faire sens néanmoins. Ce qui prendra d'ailleurs de plus en plus de place dans les témoignages des ressemblants. Qui sont-ils, pourquoi ont-ils été créés comme des humains, alors que rien des humains ne semble vraiment approprié. Et puis il y a des disparitions. Et l'étrangeté toujours croissante, à la fois des objets et des ressemblants, qui pourraient bien être la cause des disparitions.
Il faut se laisser porter, car narrativement, il ne se passe rien, tout est récit de chacun. Une trame se dessine petit à petit, mais l'important c'est ce qui est ressenti. Les mémoires, les odeurs, les rêves, les programmes, la nostalgie, le toucher, les craintes, l'avenir, le goût. le vaisseau dérive toujours plus loin de la Terre, du connu, et il faut se laisser porter, quoi faire d'autre ? Les ressemblants sont à la fois trop humains et pas assez. Seront-ils la relève, dans un ailleurs, dans un après ? Il faut lire ce livre comme une expérience, une performance, ne pas trop chercher, se laisser porter. Devenir mousse, herbe, là où elle n'aura jamais dû pousser, devenir objet, impalpable, devenir abstraction, programme. Attendre la fin. Se télécharger dans l'infini. Un récit qui questionne sur la singularité, la frontière entre l'humain et l'artificiel.
Lien : https://lecombatoculaire.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LeCombatOculaireLeCombatOculaire   06 août 2020
Dans ces deux salles se trouvent toutes les salles où un humain est passé (...), tous les lieux de cet humain rassemblés dans ces deux salles, comme un vaisseau qui flotte librement dans le noir, recouvert de flocons et de cristal, sans force de gravité, sans terre, à jamais dans l'éternité universelle, sans boue, sans eau ni flots, sans postérité, sans aucun sang, sans animaux marins, sans sel de la mer salée et sans nénuphar qui se hisse à travers l'eau boueuse pour se tourner vers le soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
xstxst   17 mars 2020
Quelqu’un m’a alors effleuré l’épaule et j’ai vu qu’il s’agissait d’un ressemblant. Pendant une seconde, il m’a paru combler le gouffre entre les objets et mo, et il m’a semblé être celui qui pourrait me conduire à eux. Il était comme un passeur entre moi et ce qui ne meurt jamais.
Commenter  J’apprécie          20
LeCombatOculaireLeCombatOculaire   06 août 2020
L'odeur de la salle a quatre cœurs. Aucun de ces cœurs n'est humain, c'est pourquoi je suis attirée vers eux. Au tréfonds de l'odeur de la salle, on distingue la terre et la mousse des chênes, la fumée et l'odeur d'un insecte emprisonné dans l'ambre. Une odeur brune. Épaisse et persistante. Elle peut imprégner la peau et le nez pendant toute une semaine. Je connais bien l'odeur de la mousse sur les chênes, parce que vous m'avez implanté cette odeur, comme vous avez implanté en moi l'idée de devoir aimer un seul homme, d'être fidèle à une seul homme qui m'aura demandée en mariage. Ici, nous sommes tous condamnés à rêver à l'amour romantique, même si personne de ma connaissance ne vit un tel amour ni ne vit une telle vie. Pourtant ce sont ces rêves que vous nous avez donnés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
JustAWordJustAWord   23 février 2020
L’odeur de la salle a quatre cœurs. Aucun de ces cœurs n’est humain, c’est pourquoi je suis attirée vers eux. Au tréfonds de l’odeur de la salle, on distingue la terre et la mousse des chênes, la fumée et l’odeur d’un insecte emprisonné dans l’ambre. Une odeur brune. Épaisse et persistante.Elle peut imprégner la peau et le nez pendant toute une semaine. Je connais l’odeur de la mousse sur les chênes, parce que vous m’avez implanté cette odeur, comme vous avez implanté en moi l’idée de devoir aimer un seul homme, d’être fidèle à un seul homme qui m’aura demandée en mariage. Ici, nous sommes tous condamnés à rêver à l’amour romantique, même si personne de ma connaissance ne vit un tel amour ni ne vit une telle vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
JustAWordJustAWord   23 février 2020
Pensez-vous que l’on se souviendra de nous ? Qui se souviendra de ceux qui ne sont jamais nés, mais qui vivent quand même ?
Commenter  J’apprécie          40

autres livres classés : science-fictionVoir plus
Notre sélection Imaginaire Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3532 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre