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ISBN : 2702407978
Éditeur : Le Masque (01/11/1978)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Le diable, retiré des affaires, revient déguisé en employé du gaz ; un homme tue son compagnon car son ombre ressemble à une araignée ; une Anglaise collectionne dans la cire les sosies d'hommes célèbres ; une mouche et une araignée s'entendent pour dévorer un homme. Du fantastique, du suspense, de l'étrange, des contes atroces, de l'insolite, de la SF, de l'humour noir, des récits troubles et cruels, à la limite de la folie : Le Carrousel des maléfices est un recue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  28 août 2016
Moins connu que Edgar Allan Poe ou bien encore Howard Phillips Lovecraft, Jean Ray n'a rien à rougir vis-à-vis de ses pairs. Il est surtout célèbre pour sa série de Harry Dickson. C'est tout à fait par hasard que j'ai trouvé cet exemplaire de l'Édition le masque fantastique – une réédition de 1978. On oublie souvent que le livre peut être un objet d'art, le côté collectionneur que je suis, aurait préféré celle de NéO – bien qu'elle soit incomplète, puisqu'il manque la dernière nouvelle « Le formidable secret du pôle » – et son illustration signé par le grandiose Jean-Michel Nicollet.
« Le carrousel des malices » est un recueil de 19 nouvelles :

Jean Ray reprend les thèmes forts du fantastique avec la mort ou bien encore les fantômes. J'ai beaucoup apprécié les premières nouvelles de ce récit, qui sont davantage tourné vers l'horreur où elle se mêle avec l'humour noir. J'ai parfois souri bêtement sur des phrases anodines, comme dans l'exemple de «  La tête de monsieur Ramberger » le bourreau fait une remarque sur le poids de la tête quand il la soupèse une fois tranchée. On y trouve aussi une certaine rythmique dans la construction des phrases avec un langage parfois soutenu, que j'ai bien apprécié.
Malheureusement la suite du recueil, cette noirceur sera abandonnée pour des codes plus basiques du Fantastique.
L'amour que porte Jean Ray pour les mathématiques, lui a donné naissance à deux ou trois nouvelles sur les arithmétiques et la géométrie. Comme c'est une science qui ne fascine guère, j'ai pris moins de plaisir à les lire.
Ce livre se termine sur une nouvelle écrite sous le pseudonyme de John Flanders. le Fantastique laisse place à Science-Fiction. C'est aussi le texte le plus long. J'ai bien aimé, mais j'ai été un peu largué sur la fin.
Quelle belle découverte que livre, cette première incursion dans le monde de Jean Ray. J'ai beaucoup aimé ces histoires burlesques où se côtoie parfois l'humour noir, mais aussi celle qui porte une certaine dose d'horreur. J'ai surtout apprécié ces tournures de phrase. Ce recueil est parfois inégal dans la qualité de ses textes, parfois ardu dans le vocabulaire complexe, mais l'ensemble est de bonne qualité.
Inutile de dire que ce premier voyage dans le monde de Jean Ray, ne sera pas le dernier.
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paulmaugendre
  07 janvier 2019
Ceux qui ont lu le Carrousel des Maléfices, penseront peut-être que cette réédition n'est pas indispensable dans leur bibliothèque, ce en quoi ils auraient tort, car ce volume comporte neuf textes qui ne figuraient pas dans les éditions précédentes, que ce soit dans les divers éditions et rééditions Marabout ou à la Librairie des Champs-Elysées ou encore chez Néo.
Que dire de plus que ce qui a déjà été écrit, et par plus spécialiste que moi ? Rien ou presque. Que cet auteur nous prend par les yeux, que l'on ne peut lâcher un texte entamé, et qu'il nous offre de délicieux frissons. Jean Ray nous entraîne, nous enchaîne dans son univers particulier, glauque, humide, poisseux, fuligineux, et si l'on sort la nuit, on se demande si l'on ne va pas se trouver nez à nez avec l'une de ses créatures humaines déambulant dans des ruelles sordides qui ne sont pour nous que des endroits faiblement éclairés.
Mais au travers de courts textes, regroupés sous le titre Histoires drôles, qui ne dépassent pas parfois une page, il joue avec nous dans une ambiance humoristique et pourtant noire, très noire. Ainsi dans ses Histoires drôles la dérision l'emporte sur le fantastique habituel.

Dans M. Gless change de direction, Jean Ray revisite et détourne le mythe de Jack l'Eventreur avec malice. C'est le premier texte qui ne figurait pas dans la version initiale du Carrousel des maléfices.
Certains de ces textes, dont La formule et Monsieur Banks et le boulet Langevin par exemple possèdent en commun le thème de l'espace-temps, ou Quatrième dimension. Des historiettes qui se déroulent de nos jours, ou du moins à l'époque où elles ont été écrites, ou dans des milliers d'années, un peu comme de l'anticipation pseudo scientifique, ou encore qui reprennent le mythe de la vie éternelle mais toujours avec cet humour particulier qui a fait la renommée du fantastiqueur belge.

Dans sa longue postface, c'est-à-dire à lire après s'être imprégné de l'ambiance qui se dégage des nouvelles de Jean Ray, et que par esprit de contradiction j'ai lue en priorité, Arnaud Huftier, le grand maître et spécialiste de l'oeuvre de l'un des représentants majeurs de la littérature belge, dresse un bilan sur les dix volumes composant cette édition dans des versions dites originales et intégrales. Et apporte un éclairage sur les divers thèmes chers à Jean Ray, et principalement celui de la petite bourgeoisie et son emblème des nourritures terrestres, nourritures si vivifiantes et pourtant parfois mortifères.
Bref un recueil à déguster sans crainte d'indigestion, et qui ne vous fera pas mourir d'ennui.

Sommaire :
Le carrousel des maléfices
Mathématiques supérieures
La tête de monsieur Ramberger
Bonjour, Mr. Jones !
Histoires drôles : Drôle d'histoires ; Soirée de gala ; Merry-fair ; La tête parlante ; Merry-go-round ; le toboggan.
Têtes de lune
Le banc et la porte
Croquemitaine n'est plus
Puzzle
L'envoyée du retour
La sotie de l'araignée : l'ombre
S.A. La mouche
S.A. le crabe
S.A. La fileuse
S.A. le monstre
S.A. Les évadées
Le beau dimanche
Le Ressaract
La sorcière
Les gens célèbres de Tudor Street
Trois petites vieilles sur un banc
La conjuration du lundi
Un tour de cochon
Smith... comme tout le monde
Autres textes
Mr. Gless change de direction
La Princesse Tigre
Je cherche Mr. Pilgrim
L'expérience de Laurence Night (Thunder-powers)
La formule (A story of fourth dimension)
M. Banks et le boulet Langevin
Le tueur et le fantôme
La fausse clé
Le crime des autres
Postface et bibliographie d'Arnaud Huftier.

Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Woland
  24 novembre 2008
Cette fiche concerne en fait trois ouvrages de Jean Ray : "Les Contes Noirs du Golf - le Carrousel des Maléfices - le Grand Nocturne."
Lire Jean Ray, c'est se plonger dans un univers très particulier, aux règles glauques et souvent distordues, où les aberrations spatiales et/ou temporelles (dont "La Ruelle Ténébreuse", qui figure en bonne place dans "Le Grand Nocturne", demeure l'exemple le plus énigmatique et le plus techniquement parfait) sont choses banales et où les thèmes chers à la littérature d'épouvante ont trouvé, avant le prodige Stephen King et sur un mode strictement européen, une forme de renaissance.
Ces trois volumes sont tous trois des recueils de nouvelles d'un auteur qui, à vrai dire, écrivit fort peu de romans - "Malpertuis" et "La Cité de l'Indicible Peur" sont tout de même très connus.
Le premier est axé sur le golf, l'humour noir et le whisky. Car c'est une autre constante chez l'auteur belge : ses héros, bons et mauvais, ont souvent un faible accentué pour le liquide ambré et celui-ci - ou alors, quand il n'est pas en cause, le rhum ou le gin, solides boissons de marins et d'hommes à la dérive - fournit par ailleurs un excellent prétexte à mettre en doute, en une chute narquoise, la réalité des choses étranges vues ou entendues tout au long du récit. Pour le reste, ces nouvelles golfiques contiennent tout ce qu'il faut pour créer le frisson : meurtres, spectres, parfois les deux, etc ... Des trois ouvrages, c'est sans doute le plus faible mais à cheval donné ...
Le second est un peu un fourre-tout où figurent pêle-mêle des titres véritablement angoissants comme les "Têtes-de-Lune" ou "La tête de M. Ramberger" et des textes beaucoup moins réussis ou, à tout le moins, beaucoup moins imaginatifs comme "Puzzle."
Mais c'est dans le dernier, "Le Grand Nocturne", que Ray donne le meilleur de son noir génie. La nouvelle qui donne son titre au recueil, pleine d'une poésie lovecraftienne, "La Ruelle Ténébreuse" - on est tenté d'ajouter "bien sûr" - "La Scolopendre" et enfin "Le Psautier de Mayence", autant de récits qui, pour un initié, évoquent la peur, à la fois délicieuse et horrifiante.
Evidemment, Jean Ray applique à la plupart de ses histoires un style qui m'a toujours semblé l'hybride des feuilletons du XIXème et du journalisme à sensation du XXème. emment, ses phrases sont courtes, ses descriptions renvoient des échos à la Gaston Leroux et il n'y a pratiquement pas d'analyses intérieures. Mais le romancier flamand a cette truculence, cette imagination débordante que l'on croise aussi sur les gravures des danses macabres moyenâgeuses et l'ensemble crée quelque chose d'unique dans la littérature fantastique européenne. On n'imite pas Jean Ray pas plus qu'on imite Lovecraft - et c'est tout dire. ;o)
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moussk12
  04 avril 2016
Petites nouvelles fantastiques ou démoniaques. Mais attention, les premières sont tellement dénuées de sens, tellement déconcertantes, je dirais même bizarroïdes, qu'elles prennent le pas sur l'écriture fine et élaborée, pleines de mots bien choisis, dont beaucoup que je ne connaissais pas, comme par exemple, un vin alacre, un discours aux haltes sternutatoires, une dinanderie de cuivre, une haridelle, des mercerots, des rosicruciens, une manifestation hypnagogique,.... inutile de préciser que j'ai passé un bon moment dans le dictionnaire.
Puis, de nouvelles en nouvelles, l'intensité grandie et je suis passée de la stupéfaction première, au malaise, à la frayeur, à l'intérêt, jusqu'au réel plaisir de la dernière nouvelle "Le formidable secret du pôle", sorte de quête de l'Atlantide qui n'est pas sans faire penser aux Vingt mille lieux sous les mers de Jules Verne.
Et au fur et à mesure de la lecture, j'ai pu enfin apprécier, à sa juste valeur, la qualité indéniable de l'écriture (ce qui m'a fait mettre une 4ème étoile).
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Walktapus
  22 septembre 2010
J'apprécie beaucoup Jean Ray. Déjà cet auteur belge est un compatriote en quelque sorte, ce qui donne une sorte de familiarité aux décors et aux ambiances qu'il décrit (bilingue, il avait un pseudonyme pour les oeuvres en français, et un autre pour ses oeuvres en flamand).
Il est surtout réputé comme étant l'auteur de Malpertuis, mais c'est vraiment avec les Contes du Whisky que je suis tombé en quelque sorte amoureux de ses histoires ultra-courtes écrites dans un style très personnel.
La Carrousel des Maléfices est dans la même veine . Histoires très courtes, cruelles, écrites sur un ton léger, où la folie, l'horreur, le macabre, le surnaturel, surgissent toujours au détour d'une réalité prosaïque, socialement impitoyable. Souvent, on ne sait pas si ce qui est décrit relève du fantastique, de la folie, ou juste de l'ivresse, comme cette magnifique histoire des contes du whisky où le personnage voit surgir une main.
Le style est un peu daté (surtout dans le découpage en paragraphes courts), mais la simplicité du vocabulaire et des tournures, les dialogues vivants, le sens de l'ellipse font beaucoup pour le charme de ces contes au style inimitable, qu'on est parfois obligé de relire une deuxième fois pour bien en saisir la subtilité.
A noter que ce recueil se termine par une nouvelle de sf vintage d'une cinquantaine de pages sans grand intérêt.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MasaMasa   28 août 2016
— Seuls donc, la France et la Flandre paraissaient posséder le vrai Croquemitaine.
— En Allemagne, nous avons Rübezahl, le compteur de navets, dit Her Baumann. Il effraye les enfants mais ne leur fait aucun mal…
— Chez-nous, déclara Pratridge, nous avons M. Rain, le bonhomme pluie, un fantôme qui laisse les enfants en paix, mais qui tord le cou aux grandes personnes qui ont le malheur de lui déplaire.

« Croquemitaine n’est plus »
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moussk12moussk12   04 avril 2016
Je suis un vieil homme qui comprend beaucoup de choses, parce que j'ai profité de la leçon des solitudes, qui est toute réflexion et pensée.
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Petit-caillouPetit-caillou   11 juin 2018
Certes, je pourrais poser l'Himalaya sur le sol d'Angleterre et écraser le Kent, le Surrey, le Middlesex et une foule de comtés sous des trillions de tonnes d'épaisse matière. Ou couper le soleil en deux et la lune en quatre.
Je ne songe pas à des gamineries de ce genre.
Je sais que je suis le diable, et cela me suffit.
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moussk12moussk12   04 avril 2016
Arachné : Jeune Lydienne qui osa défier Minerve dans l'art de la tâpisserie et la surpassa. La déesse irritée déchira son travail. Arachnée se pendit de désespoir et Minerve la changea en araignée.
Le Petit Larousse
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moussk12moussk12   04 avril 2016
Au milieu de cette vastitude désolée se dressaient quelques maisons neuves, étroites et roses, comme des tranches de fade pâtisserie.
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Videos de Jean Ray (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Ray
Extrait du documentaire "La Malle aux trésors" de René Follet: René Follet est un dessinateur d'exception qui fait le lien entre la Bande dessinée d'expérimentation graphique et la Bande dessinée Traditionnelle, entre la BD et L Illustration ; René Follet : Plus de 60 ans de Création face à sa fidèle planche à dessin ! Lors de son son apprentissage, il reçoit les conseils avisés d'Hergé, de Jijé , de Franquin: Excusez du peu ! Et pourtant le grand Public le connait peu : Il fallait absolument lui rendre Hommage ! On sait peu que René Follet fut un pilier de Spirou et du journal Tintin dès les Origines . Il a illustré Jean Ray avec Brio , repris la série Valhardi, collaboré avec Tillieux; Il a travaillé dans l'ombre pour William Vance et Mitacq....et réalisé de fabuleuses illustrations pour des ouvrages grand format sur les Grecs ou la Chevalerie... Des collègues dessinateurs, au premier rangs desquels Emmanuel Lepage, René Hausman, Frank Pé , Jean-François Charles, évoquent son style nerveux et aérien, son impressionnant sens du mouvement ! Un hommage appuyé lui est également rendu par les critiques et Bio-bibliographes Patrick Gaumer, Gilles Ratier ,Josef Peeters ainsi que par Rodolphe qui fut un de ses scénaristes pour une vie de Stevenson. René Follet n'a pas rangé ses pinceaux : à plus de 80 ans, ses lavis ou ses BD en couleur directe émerveillent plus que jamais ; Tout récemment, il est retourné vers son goût premier pour l'illustration: les petites cases de la BD n'ont pas réussi à enfermer sa volonté de liberté graphique... Un film Grif'GRAPHE de Patrick Dillies et Denis Pattyn/musique Juliette Dillies , à l'occasion des expositions organisées par Christian Antoine ( "Sur la pointe du Pinceau") Louis et Fabien Malré ( "Les amis de René Follet") à BD BOUM -Blois Novembre 2015 et au centre culturel de Rouge-Cloître près de Bruxelles ( 1er trimestre 2016). Ce documentaire a fait l'objet d'un DVD bourré de Bonus, avec notamment la complicité de Frank Pé.
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