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ISBN : 9791093552651
Éditeur : la Rémanence (29/05/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Au début des années 90, à Toulouse, un étudiant en sciences amoureux des mots rencontre Satoko. Elle est venue étudier, pour un seul semestre, la littérature française. Peu à peu, en dépit de leur différence de culture, les jeunes gens se découvrent, puis s’aiment. Dans ces beaux instants rythmés par les oeuvres qui les enchantent et les rapprochent, chacun préfère ignorer le bruit du temps : Satoko devra bientôt rentrer. Sauf si...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Sabrinaaydora
  15 janvier 2019
Lorsque Satoko fait la rencontre d'un étudiant toulousain pendant son année d'étude en France, elle n'imaginait pas la relation qui en découlerait. le jeune homme lui-même se laisse bercer par des rencontres qui ne font pas d'eux réellement un couple, mais qui y ressemble un peu. de ces moments à deux, naîtront des échanges sur le sens de la vie, des sentiments, sur les nombreuses beautés de la littérature française ou japonaise. de Toulouse à Tokyo, nous voyageons à côté de cette rencontre atypique, peut être également bercée par une forme d'illusion.
J'ai reçu le livre il y a quelques mois déjà. Je l'ai lu une première fois, l'année 2018 a été un peu rude au niveau santé, et cela m'a donné un goût de liberté, une légèreté. J'ai ensuite relu ce livre durant les périodes de Noël, y ressentant les mêmes émotions : un sourire un peu naïf en observant deux jeunes "adolescents" découvrirent leur sentiment. Les mots glissaient sur le papier, avec des tournures poétiques, des descriptions permettant de visualiser la scène, comme si on y était.
le style de l'auteur m'a frappé dès les premières pages : très recherché, poétique, puisant de nombreuses références dans la littérature et dans ce qu'elle a de plus attirant. Les expressions, le vocabulaire, les métaphores peuvent paraître lourds. J'y ai trouvé un vrai plaisir de lecture : un style que je n'avait pas lu depuis un livre que je n'ai pas encore présenté (que je relis actuellement pour la 3e fois tant il est complexe à décrire). Un style qui met en avant toute la beauté de la langue française, tout son panel de beaux mots, ses couleurs et intonations, ses émotions et le plaisir des belles phrases. C'est pour moi, un point fort de ce livre : la recherche constante d'une prose étudiée, variée, même si on y trouve de la redondance avec des expressions répétitives de chapitre en chapitre. Mais en me lisant bien, chacun pourra aussi trouver chez moi les tournures que j'utilise à l'usure.
le personnage de l'étudiant, je m'en faisais la remarque pendant la seconde relecture, je n'ai pas souvenir d'avoir eu son prénom prononcé à un seul moment. Ce personnage est déstabilisant. Autant on y aime son vocabulaire et sa capacité, parfois un peu trop, à fournir des citations entières de roman ou poème (j'en suis incapable pour ma part.), autant il peut agacer dans ses non dits. Par moment j'ai juste eu envie de lui dire : "sois plus clair, dis les choses telles qu'elles sont".
Satoko, à l'image de nombreuses Japonaises et de cette culture si attrayante, est plus effacée, avec un caractère fort que l'on ressent non dans les échanges ou les citations qu'elles prononcent, mais dans ses actes. Cultivée, elle n'est pas éclipsée par la culture du jeune étudiant. J'ai aimé la différence entre Satoko comme perdu à Toulouse, un peu éteinte, et celle que l'on retrouve à Tokyo, épanouie dans un environnement qu'elle maitrise.
Une chose qui m'a gênée en première lecture, mais que je prends avec recul aujourd'hui, ce sont les propos tenus par le jeune étudiant sur la France, sa langue, ce qu'elle est devenu. Mais lorsqu'on s'intéresse un peu à la culture japonaise et surtout à la façon dont ils apprennent notre langue et notre culture, on peut comprendre le dépaysement, le choc que cela peut faire. Il existe un véritable choc entre la jolie carte postale de la tour Eiffel et la réalité des rues pas toujours propres, des services qui peuvent avoir du retard, la belle littérature qui n'est pas retranscrite ainsi dans notre quotidien. Alors oui, je comprends ce choc, je comprends ce qu'a voulu dire ce jeune étudiant. Nos pays sont différents, nos sociétés sont à l'opposé, et peut-être en attend-t-on trop ?
Je n'ai pas été choquée que cela soit décrit dans ce livre, cela est souvent dit au Japon… Cela est tout même pénible à entendre. Nous sommes perfectibles face à un pays dont le conducteur de train s'excuse platement pour 2min de retard… D'ailleurs, les cours de "discussion" ont beaucoup de succès : apprendre une langue oui, mais savoir discuter dans celle-ci est bien différente. On se souvient tous de "Where is Brian ?". Il n'a pas dû quitter la cuisine depuis de nombreuses années. On apprend plus facilement une langue en l'entendant et en la pratiquant dans le quotidien.
J'ai adoré voyager à Toulouse dans la première partie, où on sent les possibles de la relation. Puis atterrir à Tokyo, certes avec les avantages qu'a eu cet étudiant d'être logé, lui laissant la liberté de nous faire découvrir les différents quartiers de la ville. Les descriptions sont agréables, on est embarqué dans la découverte de la grande Tokyo, avec un sentiment de solitude qui effleure les pages. Même si on se doute de l'issus dès le départ…
En bref :
Une lecture plaisir, un voyage littéraire et dans la complexité du sentiment amoureux. le plaisir aussi de me noter certaines références littéraires, nombreuses dans ce livre, qu'il s'agisse du temps passé à Toulouse ou alors à Tokyo. le plaisir d'avoir lu une histoire d'amour où la littérature a servi de flèche de Cupidon.
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coquinnette1974
  28 août 2018
Et il neigeait sur le Japon de Roger Raynal m'a été envoyé par net galley et les éditions La Rémanence, que je remercie chaleureusement.
Au début des années 90, à Toulouse, un étudiant en sciences amoureux des mots rencontre Satoko, étudiante japonaise. Elle est venue étudier, pour un seul semestre, la littérature française.
Peu à peu, en dépit de leur différence de culture, les jeunes gens se découvrent, puis s'aiment.
Dans ces beaux instants rythmés par les oeuvres qui les enchantent et les rapprochent, chacun préfère ignorer le bruit du temps : Satoko devra bientôt rentrer.
Sauf si...
Et il neigeait sur le Japon est un roman d'amour qui m'a captivé de la première à la dernière page.
Je l'ai demandé car en mars prochain je vais avoir le plaisir de m'envoler à Tokyo pour huit jours.
Et j'ai adorée partir dans la seconde partie du roman avec notre narrateur et Satoko au Japon, avant d'y aller pour de vrai.
Quand l'auteur m'emmène dans le quartier de Shibuya je visualisais en gros où il était car je suivrais bientôt ses traces :) Et j'ai donc suivi son séjour avec plaisir. Il évoque beaucoup la culture japonaise, les rituels, et comme je suis fascinée par ce pays depuis des années j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman :)
Même si j'ai préféré la seconde partie, où nous découvrons le Japon ; la première partie m'a également captivée.
L'histoire se met en place tout doucement, sans qu'il n'y ai de longueurs. Les deux personnages principaux sont touchants, charmants.
Et il neigeait sur le Japon est un roman très réussi, qui nous emmène de Toulouse à Tokyo, qui nous en apprend plus sur ce pays et qui met en scène une jolie histoire d'amour. J'ai été étonnée par le dénouement, je voyais une autre fin mais celle ci est réussie.
Ce roman est très joliment écrit et j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce très joli livre qui m'a emmené avec lui au Pays du Soleil Levant :)
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Hongrie
  06 mars 2019
Un étudiant toulousain et une étudiante Japonaise se rencontrent, tombent amoureux, chacun fait découvrir, ou redécouvrir son pays, sa culture, et l'amour, le désir, à l'autre. Romance ? Exotisme touristique ? L'auteur va bien au-delà de cela, et revisite, nous fait revisiter les sentiments, les lieux, selon sa vision peu commune.
Ce roman bien construit montre une maîtrise de la culture japonaise classique, par les très belles citations des auteurs, bien intégrées au récit, par la découverte précise de la manière de vivre et d'aimer des étudiantes et étudiants japonais, selon l'instant car dans leur pays, « demain est inexistant », par les descriptions de Tokyo ou Kyoto, ni trop longues ni trop lourdes, et par la manière de conduire l'histoire d'amour des deux protagonistes, qui doivent étirer les instants partagés car la séparation, peut-être, est leur destin, ils le savent… On sent chez l'auteur une véritable admiration pour le pays des aubes naissantes, qu'il fait aimer en le montrant, non pas en touriste lambda, mais en esthète : on va, sans lassitude, à la découverte des raffinements culturels, intellectuels, vestimentaires aussi de ce pays et de ses femmes. Car oui, le roman est aussi un éloge de la femme japonaise, de la femme tout court à travers le personnage de Satoko, une femme d'esprit et très sensuelle.
L'histoire de Satoko et de son amant français est douce, poétique et charmante ; construite sur la tendresse, la délicatesse des sentiments, sans en exclure le désir, elle se laisse vivre, dans l'étirement des instants, comme les ciels et les jours dont les aubes et les déclins sont si joliment décrits par l'auteur. Un compte à rebours sans fin est engagé, stoppé sans cesse par la poésie des mots et des gestes.
La langue de Roger Raynal est soutenue, on est loin des phrases simples, mais l'écriture reste fluide. Les images fleurissent le texte, le style est en accord avec la personnalité des deux personnages principaux que réunit la passion pour la langue française. Bien sûr, quelques expressions peuvent agacer, mais très peu finalement, car on est admiratif de la richesse de la langue.
Passés les trois premiers chapitres qui peuvent freiner l'adhésion par l'aspect peut-être trop « intellectuel » de la rencontre des héros, vous serez ensuite agréablement emportés par leurs échanges amoureux et leurs pérégrinations.
Au final, une histoire douce et poétique, par laquelle on se laisse vite charmer, une écriture riche, belle, qui porte une vision exigeante de l'amour, de la langue française et de la culture japonaise, un texte qui appelle le rêve, le ciel plus que notre triste terre, ce ciel si bien évoqué dans ses nuances presque à chaque page. J'y vois aussi toutes les nuances de l'éloge que l'on peut faire d'une femme, japonaise si elle est l'idéal ici, l'envie de la découvrir et de l'aimer entièrement, par chaque parcelle de son esprit et de sa peau si bien mise en valeur par l'observation amoureuse du narrateur.
Et il neigeait sur le Japon : « Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté » (Baudelaire)
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Astridmahlifax
  14 septembre 2018
Deux étudiants se trouvent au hasard, dans les rues de Toulouse, un soir : un scientifique qui vit sa solitude au travers des belles lettres ; une Japonaise étourdie par cette civilisation française qu'elle découvre, isolée. Leur amour se tisse et s'enrichit grâce à des échanges passionnés autour de la littérature des deux contrées, puis la découverte d'une intimité qui déploie autour d'eux toute la magie de leurs cultures mêlées. La première partie se situe à Toulouse, la seconde au Japon.
La lecture est fluide, bien pensée (il y a beaucoup de citations mais ce n'est jamais lourd, elles coulent presque de source). Je ne lis jamais de romances mais, si le récit est bâti sur une histoire d'amour, très vite nous sommes embarqués vers une vaste interrogation : deux cultures si éloignées produisent-elles une même forme de solitude ? de présent ? de complicité ?
Au-delà d'éléments sur la culture Japonaise que je ne connaissais pas plus que cela, et d'autres sur Toulouse, je pense que ce récit nous apprend à considérer l'alchimie entre les cultures non pas comme dépendant uniquement d'un mode de vie, mais comme la confrontation d'un individu face à lui-même dans une autre structure de pensée.
L'histoire ne néglige pas les différents aspects de la personnalité du narrateur, pris de court par cette relation qui bouscule ses certitude. Son côté très littéraire/universitaire et dans le dédain des jeunes de son époque m'a paru gênant au départ, mais son évolution est très intéressante. Les personnages sont tous attachants et, surtout, participent de concert à la réflexion centrée sur le couple au départ.
Je recommande ce roman à tous les amateurs de poésie et d'interrogations sur le lien entre les cultures.
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bbtiz
  16 septembre 2018
J'ai adoré me promener au grès des pages dans Toulouse puis au Japon, d'autant que l'auteur cite et décrit avec force détails plusieurs lieux sur lesquels je me suis rendue... Hélas c'est là le seul point positif du livre à mon goût.
L'histoire d'amour en elle-même ne m'a pas émue, le suspense est absent puisqu'il est annoncé dès le début comment elle se fini. Mais ce qui m'a réellement empêchée d'entrer dans la romance, c'est surtout l'impression d'une histoire d'amour entre un vieillard aigre et une jeune pucelle enamourée.
L'auteur a choisi de raconter l'histoire à la première personne, du point de vue du protagoniste masculin. Il le fait parler de façon très pompeuse et pleine de mépris pour la France et les français d'aujourd'hui. Quelques sous entendus très limites sur la superficialité des françaises, certaines remarques sur les hommes "dont l'apparence et le langage font douter qu'ils soient français et donnent un sentiment d'insécurité", parlant de la France "j'ai trop vu ce qu'il est devenu, et comment il cede du terrain aux revendications de cultures étrangères" qui m'ont choquée lors de la lecture car proche du racisme à mon goût... Très vieux jeu et amoureux de Cyrano de Bergerac, le jeune homme répète à peu près à chaque chapitre que son petit coeur sensible s'est fait piétiner plus d'une fois, il semble avoir tout vu tout vécu, ne réussissant à donner qu'une impression d'aigreur sans inspirer la moindre pitié ou compassion d'où ma visualisation d'un sujet âgé et non d'un jeune homme!
Il utilise quasi à chaque chapitre "je dois avouer que" et "suranné" donnant un sentiment de redondance.
Le personnage féminin lui donnant la réplique est plus attachante et réfléchie, mais leurs échanges hélas donnent souvent l'impression d'un cours magistral sur la littérature plus que d'un dialogue amoureux...
Le charme de l'intrigue amoureuse m'a échappée, la magie n'a pas opérée chez moi...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
RogerRaynalRogerRaynal   29 septembre 2018
L’encre qu’elle avait utilisée semblait avoir gommé les aspérités du papier, et traçait sous mes doigts comme des chemins de douceur. Mais c’est lorsque je regardais son écriture native que j’eus réellement honte de moi : il ne faisait pas de doute qu’elle avait étudié la calligraphie, et les délicates courbes de ses kanas étaient, malgré leur absence de sens pour moi, une porte ouverte sur son âme, dont jamais je n’aurais la clé. Mais quel homme
peut vraiment se vanter d’avoir pu sonder l’abîme d’une âme féminine ?
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RogerRaynalRogerRaynal   29 septembre 2018
« Aime-moi devant toute la ville », me dit-elle, appuyant son corps nu contre les quelques millimètres de verre froid qui nous séparaient du vide.
Me tournant le dos, elle chuchota, comme pour se parler à elle-même : « Aime-moi, et si la vitre venait à éclater, nos corps entremêlés, comme deux anges déchus, chuteraient de concert pour entrouvrir ensemble les portes de l’éternité. »
Le plaisir, déjà, brouillait mon esprit, je ne sus que répondre, sinon par ce qui m’était si poétiquement demandé, à cette exquise exigence, et je me dis qu’une vitre à l’épreuve des tremblements de terre pouvait sans risque endurer les frémissements de nos étreintes.
« Fais nous mourir », me murmura-t-elle encore, et cette petite mort-là nous fut douce, dans l’intimité de la ville-monde clignotante et palpitante tout autour de nous.
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SabrinaaydoraSabrinaaydora   13 janvier 2019
"Je ne sus que dire, je lui souris, simplement. J'espérais qu'elle ressentirait à cette lecture toute l'émotion qu'elle avait fait naître en moi, mais j'aurais voulu faire naître en elle bien d'autres émotions que celles liées à la plus belle des littératures."
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SabrinaaydoraSabrinaaydora   13 janvier 2019
"Le soir tombait sur Tokyo, obscurcissant lentement le sommet des tours lointaines, tandis que nous glissions sur l'onde et qu'un à un s'allumaient les feux de la ville-monde."
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