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ISBN : 2749923727
Éditeur : Michel Lafon (19/02/2015)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Karen, veuve depuis peu et mère de deux jeunes enfants, doit surmonter la mort de son père. Abby, épuisée par le quotidien auprès de son fils autiste, est en instance de divorce. Michael, fleuriste, a été contraint de déposer le bilan.

Leurs trois destins se croisent quand, à bout de souffle, ils se réfugient derrière les portes d'une clinique psychiatrique de Brighton.

Là-bas, grâce aux groupes de parole et aux liens noués ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
EnjoyBooks
  09 mars 2015
Un nouveau jour de Sarah Rayner. (Genre : Contemporain).
Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : Another night, another day.
.Résumé : Karen, veuve depuis peu et mère de deux jeunes enfants, doit surmonter la mort de son père. Abby, épuisée par le quotidien auprès de son fils autiste, est en instance de divorce. Michael, fleuriste, a été contraint de déposer le bilan. Leurs trois destins se croisent quand, à bout de souffle, ils se réfugient derrière les portes d'une clinique psychiatrique de Brighton. Là-bas, grâce aux groupes de pareils et aux liens noués avec d'autres pensionnaires, ils reprennent pied dans l'existence et retrouvent le goût des plaisirs de la vie. Mais comment préserver cet équilibre quand la vie est si imprévisible ?
.Mon avis : Les éditions Michel Lafon me font parfois découvrir de beaux livres. de part le thème abordé ou par l'originalité qui en ressort, je repousse à chaque fois mes retranchements pour ne pas lire que mes genres de prédilections. Ce fût le cas avec le livre de Sarah Rayner. La couverture est tout à fait attirante pour le lecteur. Et le résumé est assez spécial tout en donnant envie de commencer la lecture. Franchement, j'ai passé un bon moment de lecture.
.Le livre est divisé en plusieurs parties. Dans la première on va apprendre à connaître nos personnages dans leur vie de tous les jours. Jusqu'à la descente aux enfers pour eux psychologiquement. J'ai trouvé intéressant que l'auteure s'attarde sur l'avant. Cela met en relief les pensées des personnages, ce qui leur fait peur et ce qui les empêche d'avancer. Un bon début pour que le lecteur reste accrocher.
.Les personnages sont l'élément essentiel du roman. Les trois personnes que l'on va suivre sont à eux seuls très singulier tout en étant des personnes tout à fait ordinaire. Karen est la jeune femme qui m'a le plus touché. C'est comme si j'avais ressenti un certain feeling pour elle. Combattante et à la fois mère aimante, elle se rendra compte que deux disparitions peuvent se ressembler bien qu'elles soient très différentes. Abby est une personne qu'on a envie de prendre dans nos bras pour la sécuriser et la réconforter. Les problèmes avec son enfant et son couple font qu'on est sincèrement désolé pour elle. C'est une femme qui donne tout à son fils, jusqu'à s'oublier elle-même. Enfin Michael est celui qui tombera dans la dépression, sans vraiment penser qu'il l'est vraiment. C'est un homme qui a toujours su faire tourner son commerce. Cependant, les choses changent et la vie fera qu'il devra mettre la clef sous la porte. Ce sont des personnages très bien travaillés et creusé. On est au coeur de leurs pensées et de leurs introspections. On sait tout d'eux, de leurs peurs, de leurs doutes et de leurs problèmes. le lecteur est derrière eux à les encourager pour avancer.
.Le rythme est sans aucun doute très bon. Les parties permettent au lecteur de s'identifier dans le récit. Et les chapitres ne sont pas longs ce qui permet de rendre le bouquin plus incisif. Ce qui est intéressant c'est que dans chaque chapitre, Karen, Abby et Michael parleront. du coup on est intéressé de voir comment ils vivent chacun de leurs côtés puis après comment ils réagissent ensemble. Ce qui m'a parfois dérangé, c'est que d'une partie à l'autre, l'auteure zappe quelques évènements qui auraient permis de mieux comprendre certains de ses choix.
.Le thème abordé est quelque chose de difficile à traiter. La maladie psychologique des personnes, c'est quelque chose de délicat quand on ne la pas vécu soi-même. Cependant, Sarah Rayner a été elle-même dépressive. Elle est donc la mieux placé pour en parler. Cela se ressent dans la construction de ses phrases. Elle a choisi ses mots, les sentiments sont expliqués, on comprend pourquoi tel ou tel personnage éprouve une émotion ou une autre. J'ai trouvé que le sujet était bien abordé, bien décrit. Surtout, le livre n'est pas dépressif ou triste. Il y a deux ou trois moments où j'ai explosé de rire en le lisant. On est au coeur d'un sujet important que les auteurs commencent à développer et c'est vraiment intéressant.
.La plume de l'auteure est assez recherchée. le fait qu'elle écrive à la troisième personne permet au lecteur d'être presque omniscient avec les personnages. On sait ce qu'ils ressentent, on sait comment ils perçoivent telle ou telle situation. On est presque intime avec eux tellement on se sent proche d'eux. Il y a aussi quelques retournements de situations qui permettent au récit de ne pas être plat. Pour mériter une note plus haute, il aurait fallu que je perçoive ce petit plus. Même si j'ai apprécié ma lecture, la petite lueur en plus n'a pas été là. Je vous recommande vraiment de lire ce bouquin, parce qu'il parle d'un sujet important et délicat. Cependant, il est traité avec beaucoup de tact et de sincérité.
.Ma note : 8/10.
Lien : http://enjoybooksaddict.blog..
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Bislys
  03 septembre 2016
Abby, Karen et Mickael sont 3 âmes perdues. Abby est en instance de divorce et doit gérer Callum son fils autiste, Karen fait face au décès de son père (2 ans après celui de son mari survenu dans le roman précédent, L'Instant d'après) et Mickael doit vendre son magasin pour régler ses dettes. Tout les trois vont se croiser à Moreland, un centre de soin et vont peu à peu réapprendre à vivre.
J'avais beaucoup aimé L'Instant d'après et je me suis encore une fois passionnée pour ce roman de Sarah Rayner. Habituellement les romans sur fond de psychologie ce n'est pas vraiment mon truc, mais ces derniers temps, je suis tombée sur de petites perles qui m'ont fait revoir mon avis sur ce genre. On sent que l'auteur sait de quoi elle parle, puisque ce roman est basé sur sa propre expérience. On s'attache très facilement aux personnes et on en retrouve certains du précédent (Karen et Lou). Ce n'est pas larmoyant ou moralisateur et Un nouveau jour ne prétend pas apporter des solutions à ceux qui souffrent de dépressions, mais par de petites touches, il permet de voir la vie autrement et d'aborder les évènements sous un oeil nouveau. Un roman qui fait du bien.
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ingridfasquelle
  21 février 2015
Classé en tête des meilleures ventes en Grande-Bretagne pendant plus d'un an et traduit dans vingt langues, L'instant d'après a révélé la plume sensible et intelligente de Sarah Rayner au monde entier. Son dernier livre, Un nouveau jour, est, de son propre aveu, le plus ambitieux qu'elle ait écrit. L'auteure y reprend l'histoire de plusieurs personnages de son précédent roman pour écrire un roman étonnamment chaleureux et optimiste sur l'angoisse et la dépression, un sujet difficile pour Sarah Rayner qui avoue avoir connu personnellement des problèmes de santé mentale.
Bien qu'il ne soit pas autobiographique, Un nouveau jour est un roman qui sonne extrêmement juste. La façon dont l'auteure décrit les troubles et les symptômes de ses personnages prouve qu'elle a réellement enduré les affres de l'angoisse et connu des épisodes dépressifs.
Dans un monde où la maladie mentale est souvent entourée de honte et de reproches, Sarah Rayner tente de faire prendre conscience que ces troubles peuvent toucher n'importer qui. Elle indique d'ailleurs dans une courte note en fin d'ouvrage qu'une personne sur quatre souffre à un degré quelconque d'un problème de santé mentale. Ses personnages, Michael, Abby et Karen ne sont ni des dépravés, ni même des détraqués. Ce ne sont que des êtres humains, de même que George, Callum, Lillie et les autres. Qu'ils souffrent de bipolarité, d'autisme ou du syndrome Gilles de la Tourette, Sarah Rayner en fait des individus diversement atteints qui ne sont finalement pas si différents des gens dits «normaux». En racontant leur histoire, elle montre que la maladie mentale n'est pas quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas mais que la santé mentale individuelle dépend de nombreuses variables comme l'âge, la condition physique mais aussi de la situation amoureuse, de la situation économique, etc... La liste est infinie et diffère pour chacun, de sorte que la place des patients sur cette échelle varie au gré du temps.
«Le problème, a découvert Karen, c'est que le chagrin n'est pas linéaire. Il ne suit pas une pente régulière, comme une montagne qu'on gravit. Ainsi, on arriverait en haut en se disant "Ca y est ! Finie la tristesse. Maintenant, je suis prête à rencontrer des gens, sourire, rigoler, boire, faire la fête. C'est parti !" Non, le chagrin vous saute dessus sans crier gare, vous attrape par surprise, comme un agresseur. Parfois, il peut faire très peur ; et, en tout cas, il vous dépouille de presque tout.»
On comprend alors que la dépression n'est pas une maladie honteuse à éradiquer mais plutôt une crise «maturante», l'occasion privilégiée pour le patient de faire le deuil de son passé, de s'accepter et devenir enfin lui-même, celui qu'il a toujours été mais qu'il n'a jamais osé être, de peur de déranger ou de déplaire. À travers l'histoire touchante de Michael, Abby et Karen, Sarah Rayner expose et développe avec beaucoup d'humour, de respect et de pudeur les symptômes de la dépression, à savoir la dépréciation de soi, les idées noires, les envies de mourir ou les addictions à la drogue ou à l'alcool... Malgré leurs défauts et leurs souffrances, leur passé souvent lourd et douloureux, les personnages de Sarah Rayner sont humains, terriblement attachants, et suscitent d'emblée l'empathie chez le lecteur.
Le roman de Sarah Rayner contribue en quelque sorte à déculpabiliser les patients qui souffrent de ces troubles et incite également les autres à leur témoigner d'un peu plus de compréhension et de bienveillance. Mais surtout, il véhicule un message d'espoir selon lequel la dépression n'est qu'une parenthèse, un trou noir dont il est tout à fait possible de se sortir. Peu à peu, grâce au soutien de leur proches, au dévouement des équipes soignantes et à l'entraide des patients avec qui ils ont noué des liens, Michael, Abby et Karen reprennent goût aux plaisirs de la vie et reprennent pied dans l'existence. Eux qui étaient à bout de souffle, psychologiquement et physiquement diminués, repartent finalement sur de bien meilleures bases. Et le lecteur de se surprendre à applaudir à chacun de leurs progrès comme s'il s'agissait d'une victoire toute personnelle !
«Un peu plus tard, j'ai été frappée par la similitude entre la vie et l'océan : il y a des moments calmes et des moments agités, et il y aura toujours des vagues qui viendront s'écraser sur le rivage. Mais peu importe leur hauteur, le faisceau lumineux du phare sera toujours là. Parfois, on se laisse impressionner par les vagues qui font peur et on oublie de se retourner et de regarder ce qui nous rassure - et qui nous rappelle que les tempêtes finissent, toujours.»
Drôle, sincère, généreux et terriblement addictif, le roman de Sarah Rayner fait partie de ceux que l'on n'oublie pas ! Un nouveau jour est un roman intelligent et sensible qui pourrait bien (espérons-le) démonter l'idée reçue selon laquelle la dépression ne serait pas une «vraie» maladie.
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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InMyBookWorld
  05 mars 2015
Je me doutais bien que cette lecture serait du genre à prendre aux tripes. Et ce fut le cas.
Je me suis de suite attachée aux personnages, notamment les 3 que nous suivons : Abby, Michael et Karen, même si beaucoup d'autres sont tout autant attendrissants et attachants. Très vite, on les découvre, leur vie, leur quotidien et ce qui va les amener à ce point de non retour où il faut faire quelque chose, où on ne peut plus rester comme ça, et demander de l'aide extérieure.
On s'identifie à eux, car ce sont des gens comme vous et moi, dont la vie n'est pas toujours facile, mais qui vont au bout de ce qu'ils ont à faire, continuant à relever la tête inlassablement, à encaisser jusqu'à ce que ça soit soudain trop difficile. Ce sont des gens marqués par la vie, la perte d'un proche, d'un travail, marqué par l'échec et le surmenage. Avec les vies parfois que nous menons, il peut être facile de perdre pied, et encore plus facile de développer des symptômes de la dépression, que ce soit des addictions à la drogue ou l'alcool, la perte de l'estime de soi, l'envie d'en finir...
Raconté comme ça, ça peut sembler déprimant, et en fait, pas du tout.
Pour commencer, ce que je trouve remarquable dans cet ouvrage c'est que l'auteure nous démontre que le surmenage, la dépression, sont de vraies maladies qu'il ne faut pas prendre à la légère, et qu'il faut au contraire traiter. Et qu'il n'y a aucune honte à avoir quand on est dans cette situation, aucune honte à avoir de prendre la main qu'on nous tend. La dépression peut arriver à n'importe qui, il suffit parfois d'un petit truc en trop, pour que notre cerveau et notre corps disent stop.
Il peut être parfois difficile de mettre des mots sur des souffrances qui ne nous paraissent pas réelles, et pourtant, il le faut pour pouvoir s'en sortir.
L'autre chose intéressante dans ce roman c'est la comparaison entre le privé et le public. L'un de nos héros va en effet devoir passer du privé au public lors de ses soins. Et tout comme lui, on est brutalement confronté à ce qu'est le public. Au début, on réagit comme lui, on est choqué par les lieux, par le personnel et surtout par les malades. On a presque peur pour lui, car on se dit qu'il ne pourra jamais s'en sortir ici. Et puis très vite, on comprend que le personnel fait du mieux qu'il peut avec ce qu'il a, à savoir pas grand chose. Les moyens ne sont pas les mêmes que dans le privée, ils en sont même très loin. Mais ça n'enlève rien aux compétences, il faut s'adapter et faire avec ce qu'on a. A la fin du roman, l'auteure nous explique que son père était psychanalyste pendant 50 ans, on comprend donc que c'est un sujet qui ne lui était pas inconnu. D'ailleurs, ça se sent tout au long du récit.
A travers ce récit, et ces personnages qu'on suit avec tendresse, l'auteure nous offre un message d'espoir. Une lumière dans toute cette noirceur. On peut avoir toucher le fond, la vie vaut la peine d'être vécue, malgré les obstacles et les drames à surmonter.
Nos héros vont le découvrir, avec toute leur pudeur et sincérité, partageant avec nous ces moments si intimes et si touchants. Des moments souvent drôles, et attendrissants. L'alternance des points de vue rythme le récit, et on est vraiment pris par leurs histoires, par leur combat. On a parfois peur que l'un d'eux se laisse envahir, baisse les bras. On a envie de les aider, de les prendre dans nos bras et de leur dire que tout ira bien.
En bref, c'est un roman sincère et juste que nous offre l'auteure, un roman où la vie est célébrée dans toute sa cruauté mais surtout, dans toute sa beauté, un roman qui lève le voile sur ce mal qui est une vraie maladie, mais pas assez considérée comme telle, et dont souffre beaucoup trop de gens.
Lien : http://www.inmybookworld.com..
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Thalyssa
  26 mars 2015
Le premier chapitre est très court et nous présente un drame à venir sans que l'on sache qui est directement concerné. Sarah Rayner revient alors en arrière pour nous présenter ses trois personnages principaux. Karen fait tant bien que mal le deuil de son époux, soutenue par ses amies et par sa mère. C'est une jeune femme calme et discrète, qui a la fâcheuse manie de toujours faire passer les besoins des autres avant les siens. Elle est aussi présente dans la vie de ses enfants qu'Abby, qui est dans une situation encore moins enviable. Callum, son fils de sept ans, souffre d'autisme et lui demande une attention de tous les instants. La jeune femme court du matin au soir, d'autant plus que son mari a démissionné de son double rôle de père et d'époux il y a plusieurs années de cela. Abby et Glenn sont désormais sur le point de vendre leur maison et divorcer. Quant à Michael, ancien punk reconverti en fleuriste, il est en train de tout perdre à cause de son commerce. Il a fait des pieds et des mains pour sauver son affaire mais n'a pu que retarder l'échéance. Tristesse, surmenage, colère... trois sentiments dévastateurs qui vont les mener en un même lieu : la clinique de Moreland's Place.
Sarah Rayner traite leur descente aux enfers avec pudeur. Elle amorce prudemment les complications, à la façon de gouttes tombant dans un vase déjà bien rempli. le débordement en lui-même sera évoqué par petites touches après un saut temporel d'une quinzaine de jours entre deux parties du roman. J'ai beaucoup apprécié ce fait, comme si l'auteur cherchait à respecter la vie privée de ses personnages, le temps qu'ils comprennent qu'il leur fallait en parler par eux-mêmes pour sortir la tête hors de l'eau. Karen, Abby et Michael n'avanceront pas au même rythme sur le chemin de la guérison pour la simple et bonne raison qu'ils n'abordent pas la thérapie de la même façon - volontaire, hésitante ou réfractaire. Ils font également connaissance avec d'autres patients de la clinique et tous se révèlent très attachants en dépit de leurs problématiques.
Ce roman m'a particulièrement affectée car j'ai moi même traversé une grave dépression. Suite à une mauvaise prise en charge dans le secteur public, j'ai connu plusieurs rechutes et ai culpabilisé à cause de cela, mais aussi à cause du regard porté par mon entourage sur cette maladie. Les crises d'angoisse d'Abby, les doutes et la colère de Michael, le chagrin mêlé d'espoir de Karen,... je me suis retrouvée en chacun d'eux, même si je suis aujourd'hui bien remise. J'ai apprécié le fait que l'auteur aborde justement le fossé séparant le secteur privé du secteur public, né des problèmes de financement et de mutuelle santé. Elle démontre que le lieu de prise en charge peut constituer un atout majeur dans la reconstruction de soi. le système des hôpitaux psy anglais semble énormément se rapprocher du nôtre, avec ses bons et ses mauvais côtés. Dans ce roman, Sarah Rayner lutte contre les préjugés et expose des idées-clés, qui pourraient peut-être même aider des personnes traversant une mauvaise passe à y voir plus clair. Elle allie parfaitement le côté fictif et documentaire de son histoire. le ton est pertinent, humain, empreint de compassion et réaliste.
Il n'y a cependant pas besoin d'être personnellement concerné pour apprécier ce roman. L'intrigue est très bien bâtie et non dénuée de tout suspense. On a envie de savoir qui va s'en sortir et comment, alors même que notre esprit revient régulièrement vers ce terrible premier chapitre. L'incertitude qu'il fait naître en nous nous fait redouter le pire pour chaque personnage que l'on croise dans les couloirs de la clinique.
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   21 novembre 2015
Les roses, c’est toujours une bonne solution de secours et, même s’il préfère les prendre à Londres parce que la qualité est meilleure, celles-ci feront l’affaire jusqu’à ce qu’il puisse aller au marché. Les chrysanthèmes partent généralement bien parce qu’ils ne sont pas chers, mais ce ne sont pas eux qui font revenir les clients car ils durent une éternité.
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rkhettaouirkhettaoui   21 novembre 2015
Quoi qu’elle fasse, les pensées sont là qui se bousculent, qui se gravent dans son cerveau. Elle a beau s’efforcer de les analyser, de se raisonner, le cycle est immuable : tu es une ratée, une mère nulle, une bonne à rien. Indigne d’être aimée, irresponsable, faible.
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rkhettaouirkhettaoui   21 novembre 2015
Si nos adoptons un mode de pensée négatif, nous le ressentons aussitôt sur le plan émotionnel. Si nous sommes persuadés par exemple que quelque chose de terrible va se produire, notre cerveau intercepte ces messages et les traduit sous forme de réactions physiques.
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rkhettaouirkhettaoui   21 novembre 2015
On peut être tenté de faire appel à des stimulants pour pouvoir continuer d’avancer quand on est stressé ou, à l’inverse, de prendre quelques verres pour se détendre en fin de journée, mais, dans ces deux cas, les excès sont à déconseiller.
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rkhettaouirkhettaoui   21 novembre 2015
Quand le soleil brille, la lumière rebondit sur la mer et, avec ses amples proportions, leur rue en courbe se fait alors opulente, semblant offrir à ses résidents plus d’espace pour respirer, pour être eux-même
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