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EAN : 9782374250380
208 pages
Éditeur : Rue de l'échiquier (13/10/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Le Havre, Landerneau, Avignon, Lunéville... la crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l’intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus flagrant d’un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ?
L’offensive délibérée de la g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
CineKino
  09 septembre 2019
Le constat est récurrent et le sujet régulièrement abordé aux infos : les commerces des centres-villes sont mal en point. Tout le monde peut l'observer en passant devant les vitrines vides et les affiches sur les devantures à louer ou à vendre.
Le journaliste Olivier Razemon a enquêté sur ce sujet pour en déterminer les causes et, dans cette seconde édition ''revue et enrichie'', proposer des solutions. Il nous fait voyager à travers toute la France (surtout les villes moyennes de province, les plus affectées) en multipliant les exemples et les rencontres – une carte situe d'ailleurs quelques dizaines de villes citées.
Ce livre-enquête est très intéressant et pertinent, mais il est parfois redondant sur les constats et surtout trop bref sur certains aspects comme la sociologie des centre-villes ou, pour s'en tenir aux commerces, les causes de leurs difficultés : la concurrence d'Internet est ainsi expédiée et rejetée en une page (je pense comme l'auteur que le commerce en ligne n'est effectivement pas la raison principale de la désaffection des petits commerces, mais le sujet méritait plus de données et de réflexions).
En fait, après avoir accusé les grandes surfaces en périphérie des villes (et les maires qui autorisent leur installation), on arrive très vite au sujet qui tient à coeur à Olivier Razemon (et qui est de fait spécialiste du sujet sur lequel il a écrit plusieurs livres) : les transports, et en particulier les difficultés de circuler, se garer, venir en vélo ou à pied dans les centres-villes. C'est là selon l'auteur que se situent la plupart des causes du mal mais aussi leurs remèdes. C'est pourquoi, à l'issue de ce livre, il propose (dans cette seconde édition donc) une liste de 40 solutions/préconisations, qui aurait aussi gagné à être développée mais qui a le mérite de donner des pistes concrètes aux élus et autres décideurs qui veulent préserver la vie de leurs communes. Souvent assorties d'exemples déjà appliqués en France ou ailleurs, ces préconisations ne sont pas toujours simples à mettre en place, elles nécessitent une action collective associant élus, commerçants et consommateurs et parfois quelques changements de mentalités, mais toujours réalistes.
Un livre qui, je l'espère, sera lu par ceux qui peuvent agir, mais sera de toute façon enrichissant pour tous les citoyens.
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Impression-de-lecteur
  13 août 2017
Dans le cabinet du docteur Olivier Razemon passe en boucle une marche funèbre : « Les villes sont mortes. La France les a tuées ».
Le docteur m'explique que c'est le cœur de la ville qui souffre. Un virus nommé « automobile » affaiblit le cœur. Il aspire les forces vitales et occasionne des « shrinking cities . Ce virus crée des zones commerciales ou "outlet stores"qui atteignent le psychisme en déconnectant la ville de la réalité.
Mais, contrairement à la marche funèbre, la ville n'est pas morte car le cerveau réagit encore. Dans un premier temps, il faut informer les élus des municipalités véritables défenses immunitaires pour lutter contre les agents pathogènes que sont les zones commerciales. Ensuite, un acte chirurgical est nécessaire pour détacher l'automobile du cœur de la ville. Cela n'occasionnera aucun dommage car l'automobile n'est que de peu d'utilité. Alors s'opérera la convalescence, toutes les cellules que sont l'État, les commerces traditionnels et les administrés se régénéreront et progressivement participeront au mieux allé. Le bien-être retrouvé la ville devra reprendre soin d'elle. Enfin, pour éviter la rechute les villes devront apprendre à se connaître et ainsi ne plus se laisser aller aux simples impressions et berner par les rumeurs du type "no parking visible, no business". Dans la vraie vi(ll)e quand tout va bien : 1+1 = 3.
Restera à faire un tour chez le dentiste pour enlever toutes ces premières couronnes en or ; Et vous verrez la ville retrouvera ce petit air de paysage !
Grâce à Babelio je tente une question : "Docteur je constate que toutes les villes dans le monde se ressemblent. N'y a-t-il pas, dans le futur, un risque d'épidémie ?"
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helhiv
  29 mai 2017
Dans cet ouvrage, l'auteur identifie deux causes majeures à la perte de vitalité des villes en France : la grande distribution et la voiture. La démonstration s'appuie sur de nombreux exemples et la litanie des villes de province finit un peu par lasser. Si on n'apprend pas grand-chose de nouveau, le diagnostic apparaît juste et étayé. Cependant, les remèdes proposés paraissent bien timides car ils n'impliquent pas vraiment la remise en cause du modèle urbain français ni même l'utilisation de la voiture individuelle en ville en ne s'attaquant aux conséquences/causes démographiques et sociales du développement urbain.
J'en ai retenu néanmoins cette étude étonnante menée, sauf erreur, à San Francisco, et montrant que plus une rue connaît un trafic automobile important et moins les riverains de cette rue ont d'amis ! Étonnant, non ?
Voilà un livre qui donne tout de même plutôt envie de faire du vélo !
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givrelire
  22 avril 2020
le sujet ne me passionne pas. le titre me rebute. Je suis peu friand d'essai. J'ai ouvert ce livre sur simple recommandation.
Tiens me suis-je d'abord dit, pour un essai un peu technique, c'est fichtrement bien écrit. C'est clair, illustré, pas surchargé de chiffres et le sens de la formule fait mouche.
J'ai ensuite apprécié comment l'analyse tisse sa toile, comment on questionne les a priori, après les avoir dument recensés, comment on change de perspective, comment on met en évidences des vérités sans perdre le sens de la nuance.
Tout est ici convoqué : la géographie, la sociologie, l'économie, la politique ,l'urbanisme ... .
Tout est ici digéré : les faits , les chiffres , les témoignages, exemples sont livrés ... à petite dose et sont organisés dans un plan structuré, dans une pensée affirmée et illustrée.
Le tout livre une photographie fine du présent et donne à voir les forces et dynamiques qui le construise. Ce n'est sans doute pas assez pour prédire l'avenir mais suffisant pour ne pas perpétuer toutes les erreurs du passé.
Face une telle qualité, je suis devenu friand d'un tel talent.
Recommandé donc.
Notamment à tous ces élus des 1000 villes de 5000 à 200000 habitants, qui comme nous autres peinent à comprendre où on habite.
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sazerty
  18 juin 2020
Ce livre a le mérite d'exister, de mettre en lumière un problème profond et national. Cependant l'auteur passe à côté d'une partie de l'analyse photographique de la situation. Par exemple avec St Etienne, ville que je connais, il oublie ou ne veut pas parler du problème d'insécurité. Plusieurs de mes amis se sont fait attaquer dans cette ville et ne veulent plus y habiter ou travailler. L'auteur, toujours dans la veine du politiquement correct, met au même plan le FN (parti politique légal) et les djihadistes. Ce sont deux méchants extrémismes. Je pense que l'on peut méditer sur le nombre de morts causés par l'un des deux dans le monde entier ...
J'ai été déçue par ce livre dont l'ambition n'est pas à la hauteur du résultat.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MonsieurPiuMonsieurPiu   24 mars 2017
En conséquence, la voiture immobile a envahi l'espace public. Il est impossible de faire un pas, en ville mais aussi dans un village, sans tomber sur cet objet métallique et coloré. Même sur la place la plus protégée de la ville la plus piétonne, même sous les fenêtres d'un bâtiment historique, même dans la cour d'un palais médiéval classé au patrimoine de l'humanité, il y a toujours, dans un coin, une voiture garée.
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givreliregivrelire   22 avril 2020
A observer les villes de France, de nos jours, on se dit que les histoires se ressemblent. Personne n'a trouvé la martingale contre le déclin. Mais on constate en revanche l'existence d'une recette du déclin.
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givreliregivrelire   23 avril 2020
Nous, habitants, sommes la ville. Nous la vivons, la connaissons. Nous avons le pouvoir de la réorganiser autour d’elle-même, de ses ressources et de ses emplois. Il s’agit certes d’un programme complexe, à rebours des discours simples et complaisants.Privilégier la proximité et réduire \a vitesse constituent pourtant d’extraordinaires opportunités pour se réapproprier sa vie.
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MonsieurPiuMonsieurPiu   24 mars 2017
A pied, le territoire apparaît décousu, sans logique, mal conçu.
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