AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jeanne Bourin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782709819183
847 pages
Éditeur : Sélection du Reader's Digest (27/02/2008)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 24 notes)
Résumé :

500 poèmes immortels, chefs-d'œuvre du patrimoine français, sont réunis dans cet ouvrage merveilleusement illustré de gravures et de reproductions de tableaux.

Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Olivius
  26 novembre 2016
Un livre qui fait honneur au sujet, de sublimes poésies, des illustrations non moins sublimes, le tout enrobé d'une belle édition. J'ai tout aimé dans cet ouvrage, le choix des poèmes, les images, l'objet en lui-même, l'essence poétique déposée sur un support agréable, bien aéré. Pour ma part je le conseille sans hésiter, si l'on aime la poésie c'est l'occasion de se procurer un bel ouvrage. Ainsi du moyen-âge au XXe siècle on se laisse porter par des siècles de poésie, au gré des vers enchanteurs, des rimes hypnotiques...
Commenter  J’apprécie          30
ValentineF
  22 août 2013
J'ai finalement mis plusieurs années à lire ce livre. Je ne suis pas branchée poësie, mais je souhaitais m'instruire sur ses fameux grands textes. Pour moi, il s'agissait surtout de relire ces textes qui ont jalonné ma scolarité.
C'est une édition magnifique, régulièrement illustré de peinture contemporaine aux textes. Les poëmes sont répertoriés par époque et pas auteur depuis le moyen-âge jusqu'au XXème siècle.
Bien que non-adepte de ce style littéraire je fus bien souvent touchée par le texte, soit par nostalgie, soit pour l'émotion qu'il réveillait, bref, une lecture parsémée au fil du temps qui restera un bon souvenir.
Commenter  J’apprécie          10
Torapatapomme
  30 novembre 2017
Je n'étais pas très friand de poésie à l'école. Pourtant, cette compilation du Reader's Digest rassemble de si nombreuses pépites, admirablement illustrées, que je ne saurais plus m'en séparer maintenant que j'ai beaucoup avancé en âge. Oui, il s'agit d'une vraie mine d'or. Ce serait ce bouquin-là que j'apporterais en priorité sur une île déserte. Un vrai manuel de survie. Celui-là également dont je me mettrais à relire certains passages à l'annonce de la fin imminente de notre monde.
Commenter  J’apprécie          20
Annabelle31
  15 janvier 2017
Un recueil de Poésie absolument magnifique !
Des poèmes sublimes, un livre qui est lui même un très bel objet, le tout accompagné de très belles illustrations, font de cet ouvrage un livre très agréable à lire ou à feuilleter selon le temps qu'on peut lui accorder, pour ma part je ne m'en lasse pas et à chaque fois c'est un nouveau bonheur tant il y a à découvrir dans ce livre de poésies classées par époques et par poètes.
Tout simplement superbe !
Commenter  J’apprécie          20
aaahhh
  20 mars 2012
Très beau recueil comprenant 500 poésies et poèmes datant du moyen age à nos jours. Les belles illustrations très bien choisies qui accompagnent notre lecture rendent celle-ci encore plus agréable.
Le grand plus : Une table de matières très pratique qui permet, au choix, de retrouver un poème grâce à son titre, le poète ou les premiers vers.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
WiewowasWiewowas   30 décembre 2018
FRANCIS JAMMES

J’aime l'âne si doux

marchant le long des houx.



Il prend garde aux abeilles

et bouge ses oreilles ;



et il porte les pauvres

et des sacs remplis d'orge.



Il va, près des fossés,

d'un petit pas cassé.



Mon amie le croit bête

parce qu'il est poète.



Il réfléchit toujours.

Ses yeux sont en velours.



Jeune fille au doux coeur,

tu n'as pas sa douceur :



car il est devant Dieu

l'âne doux du ciel bleu.



Et il reste à l'étable,

fatigué, misérable,



ayant bien fatigué

ses pauvres petits pieds.



Il a fait son devoir

du matin jusqu'au soir.



Qu'as-tu fait jeune fille ?

Tu as tiré l'aiguille ...



Mais l'âne s'est blessé :

la mouche l'a piqué.



Il a tant travaillé

que ça vous fait pitié.



Qu'as-tu mangé petite ?

- T'as mangé des cerises.



L'âne n'a pas eu d'orge,

car le maître est trop pauvre.



Il a sucé la corde,

puis a dormi dans l'ombre ...



La corde de ton coeur

n'a pas cette douceur.



Il est l'âne si doux

marchant le long des houx.



J'ai le coeur ulcéré :

ce mot-là te plairait.



Dis-moi donc ma chérie,

si je pleure ou je ris ?



Va trouver le vieil âne,

et dis-lui que mon âme



est sur les grands chemins,

comme lui le matin.



Demande-lui, chérie,

si je pleure ou je ris ?



Je doute qu'il réponde ;

il marchera dans l'ombre,



crevé par la douceur,

sur le chemin en fleurs.

De l'angelus de l'aube à l'angelus du soir, 1897
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          342
raynald66raynald66   20 novembre 2013
CORNEILLE : LE CID (Acte 1 Scène 4)
O rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
O cruel souvenir de ma gloire passée,
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur,
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte,
Et mourir sans vengeance ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur :
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur
Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Malgré le choix du Roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui dans cette offense
M'a servi de parade et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          63
raynald66raynald66   21 novembre 2013
CHARLES BAUDELAIRE : LA MORT DES AMANTS
(les fleurs du mal)

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envie leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et pour plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
raynald66raynald66   29 novembre 2013
ALFRED DE MUSSET : TRISTESSE

J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaîté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
raynald66raynald66   24 novembre 2013
PAUL VERLAINE : MON REVE FAMILIER

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
Dune femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Dans la catégorie : Recueils, anthologiesVoir plus
>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Poésie française>Recueils, anthologies (61)
autres livres classés : anthologiesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
889 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre