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ISBN : 2072568226
Éditeur : Gallimard (08/02/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Simon Connolly est l'heureux père de deux enfants, Jake et Laney. Certes, la situation de cet homme au foyer est pour le moins originale et Simon n'est pas toujours très à l'aise dans ce rôle. Mais, cahin caha, la famille coule des jours paisibles ? Jusqu'au jour où Doug Martin-Klein, un gamin associable dont Jake est le seul copain, tire sur plusieurs adolescents avant de se donner la mort. Les survivants et les blessés sont peu à peu évacués mais Jake est introuva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  23 juillet 2018
Un message sur son portable aussi glacial qu'alarmant : "Des coups de feu ont été tirés au lycée. Présentez-vous calmement à l'église Saint-Michel sur la Route 5". Simon Connolly, comme tous les parents d'élèves, lit ce message avec effroi. Ses enfants, Jake et Laney, sont -il en danger ? Sont-ils blessés ? Morts ? Combien de victimes la ville de Wilmington, voire le pays tout entier, va-t-il encore pleurer ? Aussitôt, Simon grimpe dans sa voiture et fonce, comme tant d'autres, vers l'église. Il n'est pas encore inquiet, son instinct protecteur prend le dessus. La police, déjà sur place quand il arrive, fait entrer tous les parents dans l'église. Simon appelle alors sa femme pour la prévenir. Des minutes interminables s'écoulent, l'émotion emplit le bâtiment, l'atmosphère devient pesante, les sirènes hurlent dehors. C'est alors que Rachel fait irruption dans l'église avec leur fille, Laney. Mais où est Jake ? Bientôt des rumeurs circulent...Une fusillade, des morts, des blessés, Doug Martin-Klein, un ami de Jake, serait le tireur... Mais où est Jake ? Et pourquoi les policiers deviennent-ils soudainement suspicieux ?
Ça commence comme un tragique fait divers qui fait bien trop souvent la une des journaux, télévisés ou papiers. Une tuerie de masse dans un lycée, un coupable bien vite trouvé étant donné qu'il s'est donné la mort après avoir tué 13 lycéens. Un certain Doug Martin-Klein, l'ami de Jake Connolly. Dès lors que ce dernier reste introuvable, la population et la police doutent quant à une possible complicité. Simon Connolly ne peut croire en ses rumeurs. Il est tout simplement inconcevable que son fils ait pu participer à une telle tragédie. Mais est-il seulement sûr de le connaître vraiment ? C'est ce sujet ô combien sensible qu'aborde Bryan Reardon dans ce roman. Alternant passé et présent, il dépeint non seulement le jour de la tragédie et les heures qui vont suivre mais également l'enfance et l'adolescence de Jake, à différents âges, et la relation que Simon entretenait avec lui. Père au foyer, il s'est consacré à l'éducation de ses deux enfants, Jake et Laney. Un choix qu'il ne regrette pas d'autant qu'il a tissé avec eux des liens forts. Évidemment, alors que des soupçons de complicité se portent sur Jake, il doute beaucoup, remet en question l'éducation qu'il a donnée. L'auteur met également en exergue le rôle que peuvent tenir la presse et les journalistes avides de scoops. Ce roman noir, à l'ambiance particulièrement oppressante et ambiguë, aux personnages profondément humains, se révèle à la fois sensible et angoissant.
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nameless
  05 juillet 2018
Simon a suspendu sa carrière pour élever ses deux enfants, Jake et Laney, et en dépit de ses névroses et incertitudes éducatives, tente de faire le mieux possible. Lorsque Doug, ami de Jake tue 13 de ses camarades et professeurs dans leur établissement scolaire avant de se suicider, la vie de Simon bascule dans l'horreur, puisque Jake s'est volatilisé après le drame et reste introuvable. Les premières rumeurs de complicité s'élèvent au sein des familles de victimes ou survivants, étayées par des déclarations incertaines de voisins qui croient tout savoir sans rien avoir vu, encouragés par les media qui leur procurent leur quart d'heure de gloire télévisée : « Jake était un enfant timide exprimant peu ses émotions », « ses parents ne participaient ni aux fêtes ni aux vide-greniers du quartier ». La part sombre de l'humanité, la minorité jusque-là silencieuse, se transforme en une meute bruyante à l'heure des informations et hurle avec les vautours-journalistes aptes à faire ressortir le pire et transformer des gosses perturbés en super-stars grâce à des photos et témoignages choisis en fonction de leur potentiel choquant, au mépris de la vérité.

Simon et sa famille, exposés, mis à nu, décortiqués, disséqués, deviennent les héros d'une série policière, se traînent d'étape en étape, empreintes digitales, photos, interrogatoires, perquisitions, saisie des effets personnels et confiscation de véhicules. En même temps que l'enquête suit son cours, Bryan Reardon propose en alternance des chapitres flash-backs, qui relatent des anecdotes sur l'enfance de Jake d'avant sa naissance jusqu'au drame. Simon y cherche des signes avant-coureurs qu'il n'aurait pas su interpréter, traque les erreurs qu'il aurait pu commettre... Pourquoi n'a t-il pas été capable de protéger ses enfants ? Qui est réellement Jake ? Où est-il ? A-t-il participé à la tuerie ?

Jake est un roman intéressant et prenant qui analyse comme dans Il faut qu'on parle de Kevin ou Défendre Jacob, le « phénomène » des adolescents tueurs de masse. Le style est simple, sans fioriture, en conformité avec les émotions brutes qu'éprouve Simon ; le roman ne comporte aucune description sanguinolente des événements qui se sont déroulés dans l'école, il faut peut-être le souligner. On peut reprocher à Bryan Reardon, si l'on veut pinailler, d'avoir trop fait vibrer la corde sensible pour émouvoir, parfois avec complaisance, les lecteurs souvent parents, notamment dans l'épilogue bisounoursien. A part cette réserve, j'ai apprécié cette lecture.
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Franckync
  03 juin 2019
Titre : Jake
Auteur : Bryan Reardon
Année : 2018
Editeur : Série noire Gallimard
Résumé : Simon Connolly est un père au foyer qui a beaucoup de mal à assumer son statut. Simon a deux enfants, Laney une petite fille plutôt sociable et Jake un adolescent secret qui a du mal à se faire des amis. La famille coule des jours paisibles jusqu'au jour où Doug Martin-Klein, l'une des seules connaissances de Jake, commet l'irréparable. Il fait feu sur ses camarades de classe avant de se donner la mort. Jake est soupçonné d'être le complice de Doug et sa disparition ne fait qu'accréditer sa probable culpabilité aux yeux de tous. Commence alors une lente descente aux enfers pour Simon et sa famille.
Mon humble avis : Je n'avais jamais entendu parler de Bryan Reardon avant ce Jake, publié chez Gallimard. Les tueries récentes, que ce soit dans des lieux de culte ou des établissements scolaires américains, ont levé le voile sur ces meurtres de masse abominables. Ce roman propose de nous faire vivre ce choc de l'intérieur, dans la peau d'un père qui doute de la culpabilité de son fils, un père qui se démène pour faire jaillir la vérité, un père vent debout contre la vindicte populaire. Jake est présenté comme un roman noir mais il est, à mon humble avis, bien plus que cela. Roman de l'amour filial, roman d'une intensité rare, ce Jake est surtout un livre terriblement humain, l'un de ces textes qui vous marque, qui vous hante longtemps après avoir achevé sa lecture. Bouleversant vous dis-je, bouleversant grâce à une construction implacable, grâce à une écriture simple mais ciselée, grâce également aux personnages complexes et incarnés qui peuplent ce bouquin. Jake est un roman court, un roman qui aborde pourtant de nombreux thèmes essentiels tels que la filiation, les relations de couple, l'empathie et le malaise adolescent. Alternant les chapitres sur la tuerie et ses conséquences avec d'autres relatant la jeunesse de Jake, l'auteur nous plonge en immersion dans cette famille américaine. Cette construction traditionnelle est réalisée de main de maître et il ne faut qu'une poignée de chapitres pour que le lecteur soit happé par ce texte, pour qu'il devienne Simon et qu'il tremble à chaque nouvel acte de cette tragédie moderne. Vous l'aurez compris j'ai beaucoup aimé ce roman, je l'ai aimé pour la justesse de ses personnages, pour la sensibilité de l'auteur, pour ses dernières pages qui resteront longtemps gravées dans ma mémoire. Sans trop en dévoiler, je peux vous affirmer qu'il est rare de découvrir un roman noir recelant autant de lumière et d'espoir et je vous conseille de vous ruer sur la librairie la plus proche pour découvrir ce magnifique Jake.
J'achète ? : Sans aucun doute l'une de mes lectures favorites cette année. Jake est juste, emphatique, sensible, bouleversant, bref un excellent roman à ne rater sous aucun prétexte.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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gruz
  26 février 2018
La réalité : 15 février 2018, fusillade dans un lycée américain, 17 morts. 18ème fusillade dans le pays en à peine 1 mois 1/2. Morbide routine… La fiction : 08 février 2018, sortie en France du roman noir Jake qui parle d'une tuerie de masse dans un lycée.
Même routine ? Pas vraiment. Là où l'actualité se focalise sur les faits (et le sensationnalisme), Bryan Reardon nous rappelle, qu'en dehors de l'horreur des chiffres, il y a des hommes et des femmes qui souffrent. Sans pathos, sans voyeurisme déplacé, mais avec une forte sensibilité qui touche le coeur et les tripes.
Simon Connolly, père au foyer de deux adolescents, situation qui reste encore marginale de nos jours. Jusqu'au jour où son fils disparaît dans la nature suite à une tuerie dans son lycée. Un tueur y est mort, copain de Jake lui-même soupçonné d'avoir collaboré à la fusillade.
Le récit se découpe entre passé et présent. Les tranches de vies du jeune Jake, gamin réservé, alternent avec l'immédiateté des scènes post-carnage.
Jake est un roman inoubliable, pour plusieurs raisons. Par son parti pris de ne jamais décrire la tuerie de masse dans le détail ; ce n'est pas la raison d'être de ce roman. Par sa volonté de nous faire vivre au plus près les émotions du père. Par l'écriture incroyablement empathique de l'auteur.
Lorsqu'une tragédie comme celle-ci entre dans une famille, c'est le chaos. Il est bon parfois aussi de se focaliser sur les victimes collatérales. Finding Jake (titre original) vous fait partir à la recherche du fils, mais aussi à sa découverte à travers les yeux de son père.
335 pages. Un tiers pour entrer dans l'histoire, un autre pour s'identifier aux personnages, un dernier pour vivre littéralement le récit. A la fin, vous ne lisez plus, vous ressentez. C'est dur, émouvant au possible, tellement fort et si bien vu.
Par certains cotés, je me suis reconnu à travers le personnage du père dans son quotidien, avec sa manière de trop réfléchir et d'imaginer des conséquences dramatiques concernant des banalités. Troublant. Et que dire de ce garçon timide qu'est Jake, comme si son caractère réservé devenait subitement une maladie honteuse à l'aune du drame… (surtout dans la société américaine actuelle). Homme ou femme, il me semble impossible de rester de marbre face à ces protagonistes.
L'auteur ne cherche pas à polémiquer, ni à expliquer ces tragédies à répétition que vit l'ex plus grand pays au monde. Jake (le livre) est aussi un instantané d'une société malade, où on stigmatise les parents sans chercher à les comprendre et où les émotions sont exacerbées par les médias sans que jamais la recherche de la vérité n'entre en compte.
Voilà une lecture à fleur de peau, un roman noir avec une vraie lumière à l'intérieur. Avec la pire noirceur aussi. Ça ne m'arrive presque jamais, malgré mes nombreuses lectures : mes larmes ont coulé durant les derniers chapitres, sans qu'il me soit possible de les retenir. La preuve que ce livre est vrai et que sa manière de raconter cette histoire est terriblement humaine.
Jake est un roman que vous n'oublierez pas, s'il vous reste de l'amour pour votre prochain. Avec ce qui n'est que son premier roman, Bryan Reardon risque fort de vous faire ressentir des émotions marquantes.
Jake est un roman noir sûrement, un très bon roman surtout, de ceux qu'on peut conseiller à tous les lecteurs tant les émotions ressenties y sont universelles.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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belette2911
  28 mars 2018
Une fusillade dans un lycée américain fait 13 morts et bien plus de parents ou de familles déchirées, en colère. anéanties, traumatisées…
Les médias se déchaînent, les gens aussi, on écoute un président peroxydé dire n'importe quoi, tapant sur les jeux vidéos, sur les parents du tueur, sans que jamais personne ne se demande ce que ressentent les parents de l'ado qui vient de commettre ces assassinats.
Et tout le monde balance sur le dos de ces gens-là, les jugeant sans savoir, déversant des tonnes de commentaires haineux sur les réseaux sociaux, sans jamais penser à ce que peuvent ressentir ces hommes et femmes qui ne sont pas toujours des mauvais parents, comme on voudrait nous le faire croire.
Ici, nous allons entrer dans le quotidien de Simon Connoly, de son épouse Rachel et de ses deux enfants, Jake et Laney.
Alternant les chapitres "avant" et "après", l'auteur nous fait vivre avec brio les moments de vie de Jake : sa naissance, son enfance, son côté un peu réservé, son père qui joue les mères au foyer pendant que maman bosse, sa vie avec sa petite soeur et les moments angoissants que vont vivre cette famille lorsqu'on accusera leur enfant d'être un des co-auteurs de la tuerie.
Ce roman est un concentré d'émotions brutes, pures, magiques, magnifiques. Sans voyeurisme aucun, sans parti pris, l'auteur nous fait vivre de plein fouet ce que des parents vont ressentir lors de l'emballement, du déferlement médiatique qui va leur tomber dessus, sans que personne ne se soit posé les bonnes questions de l'innocence ou de la culpabilité de leur fils.
Les pages se tournent toute seules tant on a envie de savoir ce qui est arrivé à Jake et ce qui va arriver à sa famille, au bord de l'éclatement, au bord de la nausée de s'entendre juger par des gens qui ne les connaissent pas, ou peu, ces sois-disant amis qui, le jour où vous êtes dans la tourmente, viennent tirer à boulets rouges sur vous.
Un roman noir assez court où l'on s'attache aux personnages principaux car ils sont réalistes, humains, avec leurs failles, leurs défauts, leurs personnalité propre, dont celle d'un père et d'un fils un peu réservé, ce qui fait dire qu'ils sont différents.
Un roman noir qui vous prend aux tripes, qui ne vous lâche pas, profond, humain, juste, réaliste, et un concentré d'émotions pures dans les dernières pages, celles qui donnent des crasses dans les yeux parce que soudainement, ils se mettent à pleurer tout seuls.
Un roman noir qui m'a ému, qui m'a fait réfléchir à tout ces imbéciles qui vilipendent d'autres personnes sans savoir, se mêlant de ce qui ne les regarde pas, les faisait parler alors qu'ils ne savent rien, que ce soit pour des tueries ou pour des testaments.
Ce roman noir qui alterne les phases de bonheur et celles plus angoissantes de "Jakoutai" fini d'emblée dans mes coups de coeur marquants de l'année 2018.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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namelessnameless   26 juin 2018
Avec la transformation du mode d'éducation choisi par ma génération, les jeux simples ont été remplacés par l'hyper-organisation. L'école a un club d'athlétisme, un club d'échecs, un club de Lego, des jeannettes, des scouts, du sport loisir, des cours de théâtre et des activités d'enrichissement du langage. En observant la nuée de parents qui retrouvent leurs enfants à la sortie de la "ruche", je me demande comment on en est arrivé là.
p. 212
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marina53marina53   23 juillet 2018
Je jette un coup d'oeil à chaque cadre accroché aux murs. (…) La vie est un peu comme ça, on choisit les moments qu'on veut encadrer. Nous avons tous une idée de ce qu'elle devrait être, faite de sourires et de balançoires. Il y a les instants moins agréables, qu'on laisse au placard, dans les recoins les plus obscurs de notre psyché.
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marina53marina53   23 juillet 2018
Il y a eu une fusillade à l'école de mes enfants. Mes enfants, Laney et Jake, sont à l'école. Mes enfants sont en danger. Je n'ai pas peur. Je ne suis pas inquiet. Mon instinct protecteur, animal, prend le dessus. Je ferai n'importe quoi pour tenir mes enfants à l'écart du danger. Je mourrais pour les protéger. Ce n'est pas du courage, c'est un simple fait.
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missmolko1missmolko1   19 juillet 2018
Jake : huit mois avant sa naissance.

Tout a commencé par une décision fatidique et par la nouvelle la plus merveilleuse de ma vie, pas nécessairement dans cet ordre. Par une journée grise de février, le genre de jour qui donne envie à tout le monde de voir les décorations de Noël encore accrochées dans le jardin des voisins, ma femme m’appelle au bureau.
«Je l’ai fait», déclare-t-elle.
Je sais qu’elle parle du test de grossesse. Dans les films, l’épouse appelle toujours en disant J’ai quelque chose à t’annoncer, prépare-toi. Dans la réalité, cela fait cinq ans que ma femme et moi sommes mariés, et nous étions déjà fiancés depuis trois ans. Je ne prétends pas être au diapason de ses cycles menstruels au point d’avoir su avant elle qu’elle avait du retard. Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas tellement de surprise concernant les parties génitales d’un couple marié, contrairement à ce que veulent nous faire croire les films.
«Et alors?
— Cache ta joie», répond Rachel en riant.
Je m’éclaircis la voix et recommence de mon ton naturellement impassible. «J’ai l’impression que mon cœur va exploser.
— Cliché.» Elle s’esclaffe de plus belle. Une seule personne, ma femme, sait que je veux devenir écrivain. Comme elle a pris option anglais à la fac, elle se sent obligée d’être parfois très critique, mais elle a toujours soutenu vigoureusement ce rêve caché. Elle m’achète des bouquins du genre Écrire pour les nuls et des beaux stylos plume pour la Saint-Valentin.
«Encore pris sur le fait.
— Écoute, pas au téléphone. Allons déjeuner.
— OK.» Je veux juste savoir si je vais devenir père, mais la suggestion d’un déjeuner me met plus ou moins sur la voie de ce que je pense être une bonne nouvelle. «Où ça ?
— Un truc chic. Le Blue Coast? À midi?
— Je te retrouve là-bas. Je t’aime.
— Moi aussi, je t’aime, Simon. Et je suis enceinte.» Elle raccroche.
J’ai envie de la rappeler tout de suite, de rire et de parler très fort de cette nouvelle, mais je sais que ça ne doit pas se passer comme ça. Ma femme a un plan. Rien de méchant, c’est simplement très calculé. Il faut célébrer cette annonce monumentale avec un repas somptueux et en discuter à voix basse au milieu d’un décor luxueux. Ce n’est pas prétentieux, ça ressemble plutôt à un artiste qui applique de la couleur sur une toile. Elle peint nos souvenirs et ça me va très bien.
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missmolko1missmolko1   09 août 2018
Ni le besoin ni la curiosité ne me fournissent la motivation nécessaire. Au contraire, la force qui me pousse n'est qu'une dernière tentative désespérée pour retrouver la banalité.
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France info A livre ouvert Emission du 3 mars 2018
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