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Jean-Louis Courriol (Traducteur)
ISBN : 2882500548
Éditeur : Noir sur blanc (30/06/1995)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Un couple de riches vieillards a été assassiné dans une petite ville roumaine des années 30.
Pour être sordide, ce fait divers n'en semble pas moins limpide du point de vue criminel. Et pourtant... Tous les éléments classiques du genre policier ont été réunis ici pour élucider la responsabilité du double crime : noirceur, suspense, fausses pistes, rebondissements, humour, langage savoureux, fantaisie, règlements de comptes familiaux et locaux. Mais Rebreanu, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Tandarica
  20 février 2015
Détermination d'une femme amoureuse ou préméditation ? La plupart des promesses de la quatrième de couverture semblent tenues, bien que le rattachement au genre policier soit ici discutable.
D'ailleurs Ploscaru, patronyme du policier, est indéniablement construit à partir de « ploscă » traduit ainsi par mon dictionnaire roumain-français de poche : 1. gourde, 2. poudrière (vase pour la poudre à canon), 3. urinal (dont pistolet serait synonyme). Je mets au défi quiconque n'a jamais su cela de rire comme il se doit de ce policier-là ! 
Le choix de traduire les noms propres par des adaptations « graphiques » conduit souvent à des associations caricaturales bien éloignées des desseins du romancier roumain. Ainsi, pour les lecteurs francophones Spirou est plutôt un héros de bande dessinée et, puisque Ciufu (du roumain « ciuf », au sens premier la houppe de cheveux, au sens second le hibou moyen duc) devient Lhérissé, p. 29 pour l'avocat Trandafirescu on aurait attendu logiquement « maître Derose » [la descendance de la rose].
La question du titre et de son ambiguïté non expliquée me semble la plus embarrassante. Contrairement à « deux » qui est pluralité première, soit ce qui vient juste après un, le titre original « Amândoi » signifie (sous l'autorité de Vasile Breban, dont le dictionnaire est équivalent au Robert français) « et l'un et l'autre », « aussi bien l'un que l'autre ». L'identité de sort concerne les deux membres d'un couple ou d'un binôme, le masculin roumain permettant de renvoyer soit à deux masculins pris ensemble, soit à un masculin plus un féminin. Or, en français le « deux » n'exclut pas un féminin plus un autre féminin.
D'autres considérations sur le syntagme « deux d'un coup » risquent de dévoiler démesurément l'intrigue et mettre en péril le plaisir de la lecture. Aussi, contentons-nous de juger que le coup ne peut être que celui du sort, pour ne pas dire celui de Dieu, dont la justice semble bien plus efficace que celle des hommes.
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Ellane92
  01 décembre 2013
Un couple de vieillards a été assassiné dans une petite ville roumaine. Les deux d'un coup. le juge chargé de cette affaire compte bien élucider ce crime odieux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Mais les choses semblent être bien plus complexes qu'il n'y parait. Les victimes déjà étaient peu appréciées de leurs voisins : radins, prêteurs sur gage sans pitié, certains de leur créditeurs auraient pu leur en vouloir. La question est bien sûr de comprendre pourquoi le meurtrier n'a pas profiter de l'occasion pour dépouiller le couple de ses richesses. Côté famille, entre un frère riche également et une soeur rancunière sans le sou, un neveu les poches vides qui se rapprochait du couple ces derniers temps... Et puis il y a également le serviteur du pope qui semble cacher bien des choses. Bref, notre juge d'instruction aura fort à faire, parmi une galerie de personnages hauts en couleur, pour trouver l'auteur de ce crime !
J'ai vraiment beaucoup apprécié la lecture de Deux d'un coup. Ce titre a le goût un peu vieillot des romans d'Agatha Christie. Bien loin des thrillers réalistes (comprendre violents et sanglants) qui font tendance ces derniers temps, ce livre nous propose de mener l'enquête et de trouver le coupable en suivant l'investigation d'un juge qui voit ici l'occasion de prouver qu'il vaut bien un Sherlock Holmes. La galerie de personnages est plus vraie que nature, et nous invite à une étude des petits et grands travers qui agitent l'âme humaine, le tout servi par une écriture précise et emphatique qui incite à sourire tout au long de la lecture : "On rédigea un codicille au procès-verbal, puis les scellés de rigueur furent apposés sur les portes de la maison et l'on pria le chef de la police de laisser un sergent de garde dans la cour ou dans la rue, pour éviter que quelque imbécile intéressé ne vienne violer l'oeuvre de la justice". Et oui, Pinot simple flic, dernier rempart pour protéger la vertu de la justice, ça c'est une image forte !
En tout cas, je relirai sans aucun doute ce petit bijou de Liviu Rebreanu avec un grand plaisir !
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selena_974
  24 avril 2013
Deux d'un coup commence par la découverte d'un couple âgé assassiné à son domicile. Ils étaient riches et particulièrement avares, au point de vivre comme des malheureux et de ne quasiment rien manger afin d'épargner encore plus d'argent. Entre la famille qui se dispute l'héritage et les voisins envieux qui sont dans le besoin, le nombre de coupables potentiels a de quoi occuper le juge Dolga pendant quelques temps. Les interrogatoires se suivent, et le juge arrive très rapidement à discerner qui, selon lui, est le meurtrier, espérant que cela lui donnera la promotion et la renommée qu'il attend impatiemment...
Avec Deux d'un coup, le choc des cultures est rude. Nous sommes plongés dès le début au coeur d'une petite ville roumaine, avec des noms très bizarres qu'on a du mal à retenir, une église orthodoxe à laquelle on est peu habitués, et des mentalités bien différentes de chez nous... Mais c'est ce dépaysement que j'apprécie et que je recherche lorsque je lis un roman étranger. L'histoire en elle-même est très bien ficelée, l'enquête, sans être palpitante, présente des pistes assez brouillées pour rendre le lecteur confus et incertain. Mais, à ma plus grande fierté, pour une fois mes soupçons étaient fondés (c'est suffisamment rare pour que je le note ici !). J'ajoute également que j'ai particulièrement aimé la fin, très juste et émouvante.
En bref un univers et une histoire que j'ai pris grand plaisir à découvrir... J'aimerais bien poursuivre mon initiation à la littérature roumaine avec une histoire plus portée sur la vie, les moeurs, les us et coutumes...
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Cylhis
  17 avril 2013
Il s'agit d'un roman policier qui raconte l'enquête sur la mort de deux vieux riches et radins dans un village roumain. Leur assassinat suscite bien des émotions chez leurs proches et quelques personnes du village, et le juge d'instruction, qui cherche par cette affaire à gagner du galon, se fait fort de faire fi de toutes les conditions et hiérarchies sociales, privilégiant la justice avant toute chose. Tout le monde devient alors suspect à ses yeux, jusqu'à la preuve de leur innocence. Défilent ainsi les différents personnages potentiellement assassins des victimes, du frère et de la soeur, qui se déchirent pour la succession, en passant par le neveu qui a cherché à se rapprocher du couple avant leur mort, et un protégé du président, perdant et pauvre, sans oublier bien sûr les domestiques qui côtoyaient de près ou de loin les deux avares. Car tout le monde sait au village qu'ils étaient riches mais bien loin d'être généreux, prêteurs sur gages et radins comme pas deux, suscitant ainsi la convoitise de chacun…
J'ai lu ce roman avec plaisir, savourant les critiques sociales qui s'en dégagent, et me prêtant au jeu du détective comme dans la plupart des romans policiers. On pense assez vite connaître l'assassin, mais l'auteur brouille les pistes : il est évident que ce ne peut être que lui, ou elle, ah mais non, il y a lui aussi, et puis elle… jusqu'à un rebondissement voire coup de théâtre.
Une lecture fort sympathique et plaisante pour découvrir cette littérature roumaine que je ne connaissais pas, et qui m'encourage à en poursuivre l'exploration !
Lien : http://ylgana.blogspot.fr/20..
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Taraxacum
  09 mai 2013
Deux d'un coup est un excellent exemple de ces livres qu'on n'aurait jamais lu de soi-même et qui vous emballent et prouvent que rien ne vaut les conseils d'autres lecteurs pour découvrir des petits bijoux!
Une petite ville roumaine entre les deux guerres se voit le théâtre d'un double meurtre: l'avare local et son épouse, étranglés chez eux sans aucun témoin et voici que tout le monde, ou presque, se retrouve suspect. le neveu ? le frère? La soeur? Un voleur chanceux? Un ami déçu? le juge d'instruction n'a que l'embarras du choix en matière de suspect, mais ce serait dommage de penser que Deux d'un coup se réduit à un banal polar. Entre la critique du genre humain, la satire sociale, l'humour qu'il recèle, le roman est parfaitement équilibré et vraiment plaisant à dévorer.
Une excellente lecture à recommander.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   20 février 2015
[...] à la différence de ces détectives, doués, tout à la fois, de perspicacité, d’énergie ainsi que de l’humour très spécial des grands naïfs, sans parler de quelques tics et manies caractéristiques, comme d’une pipe qui s’allume ou s’éteint aux moments les plus palpitants, il avait surtout à cœur de garder en toutes circonstances la gravité digne qui sied au magistrat instructeur ; [...]
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SachenkaSachenka   31 janvier 2018
Ils n'avaient pour ainsi dire pas cette honnêteté intérieure qui est la seule vraie parce qu'elle n'est pas dictée par la peur des sanctions extérieures...
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SachenkaSachenka   03 février 2018
- [...] Au fond, ce sont les Allemands et les gens du Nord qui ont inventé la nécessité et la religion du travail. L'homme n'est pas fait pour travailler mais pour profiter de la vie. Son idéal n'est pas le travail, ou du moins il ne devrait pas l'être...
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selena_974selena_974   24 avril 2013
Quel crime horrible, messieurs ! dit le policier, qui avait envie de parler. C'est signe que nous commençons à nous civiliser et à ressembler à une grande ville !
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TandaricaTandarica   20 février 2015
– Si vous le permettez, monsieur le juge, je prendrais bien un cognac avec le café, un dans la tasse et l’autre à côté ! Après un crime aussi dégoûtant, il faut se remonter le cœur avec un doigt d’alcool si on veut éviter les nausées !…
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