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ISBN : B0039C7ETG
Éditeur : Bucuresti, Editura "Viata Romaneasca" (01/01/1111)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 11 notes)
Résumé :
1ere éd. fr., bel ex

En 1920 paraît Ion, roman de Rebreanu, en deux volumes massifs. La critique est enthousiaste. L'Académie roumaine décerne à l'auteur, jusque-là peu connu, son prix Nǎsturel. En vingt ans, il publie deux autres chefs-d'œuvre et beaucoup de récits mineurs. Avec Rebreanu, le roman roumain est né et une voie s'est ouverte dans laquelle s'engageront bon nombre d'écrivains de talent, dont aucun cependant n'a réussi jusqu'à ce jour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tandarica
  17 mai 2015
Nicolae Steinhardt compare ce roman à une tragédie grecque. Pour comprendre cette comparaison, il faut saisir ce que représentait à son époque et en Roumanie la "terre". Marin Preda a écrit "Le plus aimé des Terriens", Panait Istrati "Pour avoir aimé la terre" et George Coșbuc : „Nous tolérons les coups, les lourds fardeaux,/Les jougs des boeufs, les brides des chevaux,/,Mais nous voulons la terre." (dans « Anthologie de la littérature roumaine » de Neculaei Iorga). Quant à Liviu Rebreanu, il raconte avoir vu sur une colline un paysan en habits traditionnels du dimanche embrasser la terre. Cette scène a constitué le point de départ de son roman. L'amour de la terre, un amour sensuel, comparable à celui d'une femme, entraîne le héros à la catastrophe finale et le public de l'époque de Rebreanu percevait mieux que nous aujourd'hui cet amour de la terre, qui explique les actes du héros et constitue la fatalité indispensable à la tragédie.
Le roman commence un beau jour de dimanche où les habitants du village se retrouvent pour la hora, ronde populaire dans la cour de la propriété de Tudosia, la veuve de Maxim Oprea. Au coeur de l'action, le personnage éponyme, Ion (Jean), paysan pauvre, qui veut rapidement acquérir de nombreuses terres. Il décide donc d'inviter la riche Ana à danser, même si son coeur tangue pour Florica (Fleur), la pauvre. L'intrigue a donc comme point de départ l'affrontement verbal entre Ion et Vasile, le père d'Ana, promise à un autre riche paysan, George Bulbuc. L'affront que subit le jeune Ion devant l'ensemble des villageois suscitera son ardent désir de vengeance. Pour que Vasile devienne à son tour la risée du village, Ion met Ana en cloque, étant ainsi certain d'obtenir comme dot des terres. le mariage est donc imposé à Vasile et lors de la cérémonie même Ion se rend compte que c'est bel et bien Florica qu'il aime. Il ne juge pas bon de demander à son beau-père des titres officiels de propriété et, lorsqu'il se sent lésé, il s'en prend physiquement à Ana. Celle-ci se réfugie à chaque fois qu'elle est agressée chez son père. le pope Belciug tente une médiation pour protéger la pauvre Ana qui finit par se suicider. Pas de remords ni de culpabilité, puisqu'aussi bien Ana que son fils Pierre ne sont aux yeux de Ion que de simples garanties de la propriété terrienne. Il entame alors des visites clandestines chez Florica, à présent mariée à George. La mort de son fils intervient comme une fatale délivrance de toute obligation morale et le pousse ainsi vers un dénouement prévisible. George tue Ion. Il est bien sûr arrêté, laissant ainsi Florica seule et l'héritage la fortune de Ion revient finalement à l'Église.
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Tandarica
  17 mai 2015
Nicolae Steinhardt compare ce roman à une tragédie grecque. Pour comprendre cette comparaison, il faut saisir ce que représentait à son époque et en Roumanie la "terre". Marin Preda a écrit "Le plus aimé des Terriens", Panait Istrati "Pour avoir aimé la terre" et George Coșbuc : „Nous tolérons les coups, les lourds fardeaux,/Les jougs des boeufs, les brides des chevaux,/,Mais nous voulons la terre." (dans « Anthologie de la littérature roumaine » de Neculaei Iorga). Quant à Liviu Rebreanu, il raconte avoir vu sur une colline un paysan en habits traditionnels du dimanche embrasser la terre. Cette scène a constitué le point de départ de son roman. L'amour de la terre, un amour sensuel, comparable à celui d'une femme, entraîne le héros à la catastrophe finale et le public de l'époque de Rebreanu percevait mieux que nous aujourd'hui cet amour de la terre, qui explique les actes du héros et constitue la fatalité indispensable à la tragédie.
Le roman commence un beau jour de dimanche où les habitants du village se retrouvent pour la hora, ronde populaire dans la cour de la propriété de Tudosia, la veuve de Maxim Oprea. Au coeur de l'action, le personnage éponyme, Ion (Jean), paysan pauvre, qui veut rapidement acquérir de nombreuses terres. Il décide donc d'inviter la riche Ana à danser, même si son coeur tangue pour Florica (Fleur), la pauvre. L'intrigue a donc comme point de départ l'affrontement verbal entre Ion et Vasile, le père d'Ana, promise à un autre riche paysan, George Bulbuc. L'affront que subit le jeune Ion devant l'ensemble des villageois suscitera son ardent désir de vengeance. Pour que Vasile devienne à son tour la risée du village, Ion met Ana en cloque, étant ainsi certain d'obtenir comme dot des terres. le mariage est donc imposé à Vasile et lors de la cérémonie même Ion se rend compte que c'est bel et bien Florica qu'il aime. Il ne juge pas bon de demander à son beau-père des titres officiels de propriété et, lorsqu'il se sent lésé, il s'en prend physiquement à Ana. Celle-ci se réfugie à chaque fois qu'elle est agressée chez son père. le pope Belciug tente une médiation pour protéger la pauvre Ana qui finit par se suicider. Pas de remords ni de culpabilité, puisqu'aussi bien Ana que son fils Pierre ne sont aux yeux de Ion que de simples garanties de la propriété terrienne. Il entame alors des visites clandestines chez Florica, à présent mariée à George. La mort de son fils intervient comme une fatale délivrance de toute obligation morale et le pousse ainsi vers un dénouement prévisible. George tue Ion. Il est bien sûr arrêté, laissant ainsi Florica seule et l'héritage la fortune de Ion revient finalement à l'Église.
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Tandarica
  16 mai 2015
Ce livre de Liviu Rebreanu a été traduit il y a très longtemps sous le titre « Ion le Roumain », certainement pour le distinguer du « Ion » de Platon (cf. ma critique sous ce titre). Ion est l'équivalent en français de Jean, c'est l'un des prénoms les plus répandus.
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Solmyr
  12 février 2019
Ion c'est une monographie aux réalités rurales dans la région Ardeal de Roumanie début du 20eme siècle.
C'est le conflit sans arrêt dans la guère pour la terre, où les classes sociales rurales sont définies en fonction des terres possédés.
C'est un drame rurale où l'avarice justifie les actions des personnages pour gravir l'échèle sociale.
Le roman tourne autour d'un triangle amoureux.
C'est l'histoire d'un jeune et pauvre paysan Ion qui se marie avec Ana une fille qu'il n'aime pas mais, sa famille possède des terres. Ana aime Ion et pour l'avoir elle tombe enceinte.
Ion aime Florica, la plus belle fille du village mais pauvre et sans dot.
Florica aime Ion mais ils sont tous les deux pauvres, alors elle marie George un jeune de bonne famille et riche.
Le roman sort en 1920 et présente d'une manière très réaliste l'univers rural roumain.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   06 mars 2015
— Dacă nu vrei să facem nici o jertfă, cum crezi c-o să triumfăm vreodată? striga dânsul desperat, scrâșnind din dinți și smulgându-și părul.
Egoismul acesta, de care se izbea de altminteri pretutindeni, îl hotărî să se gândească să plece oriunde, în lume, încredințat că aiurea oamenii vor fi mai voioși să se sacrifice pe altarul unei idei. Deși striga întruna că activitatea e mama succesului, continua să petreacă zilele prin Armadia, la berăria Rahova sau la Grivița, unde, împreună cu alți tineri entuziaști, se îmbătau cu vorbe mari, visau închipuind planuri îndrăznețe și puneau la cale soarta poporului. Fiind siguri de succes, îi umflau mereu proporțiile. Li se părea că alegerea lui Grofșoru va revoluționa nu numai țara, ci toată Europa.
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TandaricaTandarica   17 mai 2015
Patima din glasul lui Ion îl infiora pe Titu. Îndîrjirea, egoismul și cruzimea cu care omul acesta a urmărit o țintă, fără să se uite în dreapta și în stânga, îl infricoșau, dar îl și mișcau. Se gândi la șovăielile lui din vremea aceasta, la zig-zagurile neputincioase, la alergările lui după țeluri de-abia întrezărite și se simți mic în fața țăranului care a mers drept înainte, trecând nepăsător peste toate piedicile, luptând neobosit, împins de o patimă mare. El se frământă cu dorințe nelămurite, făurește planuri peste puterile lui, trăiește cu visuri fermecate, și alături de dânsul viața înaintează vijelios. Un simțământ de slăbiciune îi strânse inima.
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TandaricaTandarica   18 avril 2015
Les instants mouraient lentement, comme des heures d'épouvante. Maintenant la canicule semblait enflammer l'atmosphère, l'étendue restait engourdie sous l'âpre baiser du soleil. Pas trace d'homme aux alentours : seuls, de l'autre côté de la route, dans les prés de Sărăcuţa, fourmillaient quelques points blancs. Les feuilles de maïs grésillaient au soleil, tordues par la chaleur, et les épis de blé, baissant leur tête alanguie, recherchaient un abri contre cette torche ardente.
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TandaricaTandarica   17 mai 2015
Satul a rămas înapoi același, parcă nimic nu s-ar fi schimbat. Câțiva oameni s-au stins, alții le-au luat locul. Peste zvârcolirile vieții, vremea vine nepăsătoare, ștergând toate urmele. Suferințele, patimile, năzuințele, mari sau mici, se pierd într-o taină dureros de necuprinsă, ca niște tremurări plăpânde într-un uragan uriaș.
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TandaricaTandarica   17 mai 2015
Grăuntele de speranţă care nu părăseşte pe om până nu-şi dă ultima suflare, care mai licăreşte în ochii muribundului chiar când inima a încetat de-a mai bate şi când trupul a îngheţat pentru totdeauna ― îi dădea şi ei puterea să mai aştepte şi să stăruiască.
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