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EAN : 9782302043114
120 pages
Éditeur : Soleil (29/10/2014)
3.98/5   65 notes
Résumé :
Librement adapté des nouvelles de Conrad, Hodgson, Mac Orlan, Poe, Schwob et Stevenson par Riff Reb’s

Dernier opus de la trilogie contée et mise en scène par Riff Reb’s, ce recueil offre huit adaptations – graphiquement spectaculaires – d’histoires noires et poétiques.

• « Un sourire », d’après Joseph Conrad,
• « Les Chevaux marins » et « Le Dernier Voyage du Shamraken »,
d’après William Hope Hodgson,
• « La Chiourm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
3,98

sur 65 notes
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marina53
  06 février 2015
Un grand merci à Babelio et aux éditions Soleil pour cette traversée...
Huit récits librement et magnifiquement adaptés...
De Conrad à Mac Orlan en passant par Poe ou Stevenson, de Lorient à La perle de l'océan en passant par Lofoden ou le Pôle Sud, des profondeurs marines aux galères en passant par le Moskoe-strom, il fallait un marin hors-pair pour nous emmener sur ces mers ô combien puissantes et majestueuses. Construits au fil de l'eau et au gré du vent, ces huit récits nous emmènent vers le large.
Riff Reb's réussit parfaitement à planter le décor dès les premières planches. Même si certaines adaptations sont moins bien réussies que d'autres, ce très bel album révèle l'étendue du travail accompli de l'auteur. Ces huit récits s'enchaînent parfaitement. L'on est plongé dans une certaine noirceur, qu'elle soit cruelle, violente ou oppressante.
Graphiquement, Riff Reb's excelle, jusque dans les moindres détails. le trait semi-réaliste donne de la profondeur et une certaine émotion aux récits. Les couleurs bichromiques, différentes d'une nouvelle à l'autre, offrent une palette d'ambiance maritime incroyable.
Telle une vague, cet album nous transporte, nous chamboule, nous submerge et nous dépose sur le sable, hagard, mais le regard encore tourné vers cette immensité bleue...
Hommes à la mer... des volontaires?
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carre
  05 janvier 2015
La vie de marin c‘est chagrin, la vie sur un rafiot c'est pas rigolo.
Façon de donner le ton de ce magnifique « Hommes à la mer ».
Si l'envie de vous inscrire au prochain Vendée Globe ou à la Course du Rhum (pour les fêtards) vous titille, l'ami Riff Reb's va vite vous refroidir les ardeurs.
En reprenant huit nouvelles de grands auteurs dans l'ordre Hodgson (2), Mac Horlan (2), Schwob, Conrad, Stevenson, Poe, entrecoupé d'extraits d' Ho mer pardon d'Homère, de Hugo etc. Poétiques, oniriques, fantastiques, noires, chacune des nouvelles emmène ces héros ordinaires vers les profondeurs (ou presque).
C'est à la fois effrayant, magnifique et passionnant.
Rif Reb's par ces choix et ces dessins, signe une nouvelle fois un album remarquable.
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gill
  22 juin 2020
Eh ben, faut pas se gêner !
Allons-y.
Mr Riff Reb's ne s'en fait pas.
Il va puiser dans le meilleur de la littérature maritime.
Et, voilà qu'à l'écume du flot, j'te bricole dans mon coin ma petite anthologie personnelle sous prétexte que, tu vas voir mon gars, j'vais t'en faire un bel album.
Il ne faudrait pas que sous prétexte qu'il a des bulles plein les yeux, il ne faudrait pas prendre l'amateur de BD pour un naïf, pour un mousse à peine amariné.
Il ne faudrait pas s'imaginer qu'il n'a pas tourné plus d'une page salée, qu'il n'a pas plus d'un tour d'hélice accroché à sa bibliothèque.
"Hommes à la mer" ce sont donc huit nouvelles librement adaptées de Joseph Conrad, de William Hope Hodgson, de Pierre Mac Orlan, d'Edgar Allan Poe, de Marcel Schwob et de Robert Louis Stevenson.
Vous m'excuserez du peu !
L'album est magnifique.
Sa couverture promet de furieuses tempêtes et de rudes coups de tabac, de l'angoisse et du désespoir.
Elle promet aussi et surtout de décliner la littérature autrement.
Et la promesse, vrai serment de marin, est tenue.
La forme de cette déclinaison, déjà, est ingénieuse.
Elle intercale, entre chacune des nouvelles transposées, l'évocation d'une oeuvre en deux pages, un court texte extrait adjoint d'une splendide illustration : "l'odyssée" d'Homère, "Kernok le pirate" d'Eugène Sue, "Malgorn le baleinier" d'Emile condroyer, "le vaisseau des morts" de B. Traven, "un typhon au large des côtes du Japon" de Jacques London, "les travailleurs de la mer" de Victor Hugo et "le sphynx des glaces" de Jules Verne.
L'album, jolie surprise, se clôt sur une rapide et fugitive discussion avec l'auteur.
Les huit nouvelles qui forment le corps de l'album sont quant à elles tout bonnement littéraires, et de la meilleure des façons.
La couleur, le dessin et le découpage, ici, se font littérature.
Les récits sont tendus, nerveux et soignés.
Un seul, peut-être, m'a moins plu : "le naufrage" adapté de Robert Louis Stevenson.
Sinon, quel plaisir de lecture !
Et il ne faut pas en dire plus.
Le charme de cette lecture nécessite, je crois, un peu de surprise.
Mais, disons-le, ce livre contient de l'émotion, du verbe et de l'esthétique ... de tout ce qui fait la littérature quand elle est à la fois puissante et élégante ...
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boudicca
  20 novembre 2014
« Hommes à la mer » marque la troisième contribution de Riff Reb's à la collection Noctambule qui se propose d'adapter en image quelques uns des plus grands classiques de la littérature. Cette fois encore, le thème privilégié par l'auteur est celui de la mer, mais à la différence des précédents ouvrages consacrés à une histoire en particulier, on a ici affaire à l'adaptation de huit nouvelles entrecoupées d'illustrations d'extraits d'autres oeuvres littéraires.
Outre la thématique de la mer, les huit nouvelles sélectionnées partagent également une indéniable noirceur, en partie due à la fréquente cruauté du sort réservé aux protagonistes. Une noirceur qui n'est malgré tout pas exempte d'une certaine poésie, ce qui rend d'ailleurs chaque histoire aussi mémorable. Parmi les plus marquantes, il faut citer « Les chevaux marins » de W. H. Hodgson, chargée d'ouvrir le recueil. Un texte consacré à la relation entretenue entre un grand-père plongeur et son petit-fils, fasciné par les chevaux marins, et à la chute bouleversante. Choc également à la lecture de « La Chiourme » de P. Mac Orlan, tant à cause, là encore, de la brutalité de la scène finale qu'en raison de la prédominance de cette couleur rouge qui renforce l'ambiance angoissante du récit. Autre récit de P. Mac Orlan dans un cadre totalement différent, « Le Grand sud » met en scène la longue marche d'un équipage après le naufrage de leur navire sur la banquise. Enfin, j'ai particulièrement apprécié l'adaptation d'« Une descente dans le maelström » d'Edgard Allan Poe dans laquelle un vieux marin relate l'expérience traumatisante qu'il a vécu il y a des années après avoir été happé dans les spirales d'un tourbillon.
Fort heureusement, quelques unes des nouvelles adoptent un ton un peu plus léger, même si cela n'empêchera pas les protagonistes de subir un sort tragique (à une exception près...). Citons notamment « Le Naufrage » de Robert Louis Stevenson, texte dans lequel un second, paniqué, tente de faire comprendre la gravité de la situation de leur navire à son capitaine qui, lui, ne voit que le côté philosophique de leur naufrage. Une nouvelle qui séduit notamment par la qualité des dialogues échangés entre ce duo comique malgré lui. Même ton un peu décalé dans « Le dernier voyage du Shamraken » de W. H. Hodgson où l'on fait connaissance avec un équipage uniquement constitué de vieillards rompus aux manoeuvres et qui se remémorent toutes ces années passées en mer. Parlons, pour finir, des illustrations en double page insérées entre les huit nouvelles. Des interludes appréciables qui nous permettent de reprendre notre souffle (et on en a bien besoin !) avant de plonger dans l'histoire suivante. Toutes les planches sont très réussies mais j'ai évidemment une petite préférence pour celle inspirée de « L'Odyssée » d'Homère mettant en scène le personnage d'Ulysse, ainsi que celle tirée des « Travailleurs de la mer » de Victor Hugo consacrée à l'un des animaux marins les plus repoussants et fascinants à la fois : la pieuvre.
Avec « Hommes à la mer », Riff Reb's nous offre huit nouvelles remarquablement contées et illustrées et qui permettent de remettre au goût du jour de très beaux textes, pas nécessairement connus du grand public. « Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer. » Une maxime vieille comme le monde et dont on comprend véritablement le sens dans cet ouvrage magnifique dont la lecture vous marquera sans doute pour longtemps.
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tchouk-tchouk-nougat
  01 février 2015
Merci à Babelio et à ses masses critiques qui me font découvrir de nouvelles oeuvres. Cette BD de Riff Reb's, 3e tome indépendant d'une trilogie d'adaptation sur le thème de la mer, avait de nombreuses critiques élogieuses. Et plusieurs fois j'avais feuilleté l'ouvrage dans ma librairie. Sans sauter le pas, un peu rebuté par les dessins sombres, je l'avoue. Je suis donc contente d'avoir pu m'affranchir de cette première mauvaise impression.
Hommes à la mer est une bande dessinée qui adapte 8 nouvelles. Sur le thème de la mer bien sur. Et comme le dit Renaud, c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.
Ames dépressives s'abstenir!
Il n'y a, malgré cette note noire et déprimante des histoires qui finissent mal, de la poésie, du lyrisme, de l'onirisme dans ces courtes histoires. Toutes ne m'ont pas touchée de la même manière, et certaine même m'ont fait froid dans le dos. D'ailleurs la première de couverture est, je trouve, un bon reflet du contenu...
En ce qui concerne le dessin... J'ai du mal à m'accrocher tout en convenant que je le trouve adapté aux récits. C'est utilisation monochromatique, souvent spectrale même quand il utilise le rouge, avec le noir donne un aspect plutot glauque à l'ensemble.
Bref je ne suis pas déçue de ma découverte même si je suis mitigée au final.
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critiques presse (4)
Auracan   14 janvier 2015
On devine bien vite comment toutes les histoires se terminent. Mais l’intérêt est ailleurs : dans le style et le vocabulaire choisi qui nous font pénétrer dans le monde des marins, un monde hors du temps, hypnotique qui sent bon le large et le vent salé ; dans la narration en voix-off, littéraire et envoutante ; dans la mise en scène qui nous plonge au cœur du drame et des cœurs.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   12 novembre 2014
Recueil admirablement réalisé, Hommes à la mer devrait séduire frères de la côte et autres marins de passage.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   03 novembre 2014
"Hommes à la mer" est un pur chef d’œuvre, à "consommer" sans modération ! Peut-être trouverez vous l'ensemble plein de drames, de sombres tragédies, mais il reste ce charme fascinant qui ne laisse personne indifférent ! Un artiste au sommet de son art, fabuleux voyages vers les profondeurs de la mer ou semblent flotter ces marins perdus...
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   31 octobre 2014
D’aventure angoissante en folie féérique, ces courtes histoires sondent l’intime de ce qui fait chacun. Cohérent et varié, ce recueil est une totale réussite et on regrette qu’il close cette trilogie tellement l’auteur s’est imposé au fil de ces trois albums comme un maître de la BD maritime.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   24 novembre 2014
Morituri te salutant ! Les modernes gladiateurs te saluent, nouveau César, ô Capitalisime ! Nous sommes prêts à mourir pour toi, pour la très sainte et glorieuse Compagnie d'assurance. O temps ! O mœurs ! Jadis, quand les gladiateurs, la cuirasse étincelante, entraient dans l'arène, fanfares et cymbales éclataient. Ils mouraient sous les huées de la foule, dans les éclats d'une sombre musique. Mais nous, les gladiateurs modernes, (…) nous mourons sans fanfare, sans beautés souriantes, sans applaudissements. Nous mourons dans le silence et la misère. Nous ne sommes rien, ni personne, les plus fidèles de tes serviteurs, ceux auxquels on ne paye pas de retraite. Salut, César ! Ceux qui vont mourir te saluent ! (Le Vaisseau des morts, B. Traven)
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boudiccaboudicca   19 novembre 2014
-CAPITAINE ! LE NAVRE EST UN TRAIN DE SOMBRER !
-Vous vous répétez, Spoker, c'est navrant.
-C'est qu'il s'enfonce rapidement, capitaine.
-Rapidement, dites-vous ? Que voilà une étrange expression, car si vous voulez bien vous donner la peine d'y penser, le temps n'est que relatif.
-Je crains, mon capitaine, que le moment soit mal choisi pour philosopher alors que nous aurons bu la grande tasse avant dix minutes.
-Si l'on suivait votre rationnement, il ne vaudrait jamais la peine de s'engager dans quelque réflexion que ce soit. Périr sans réfléchir n'est que ruine de l'âme !!! Vous oubliez la situation de l'homme, Monsieur Spoker.
-C'est que je suis trop occupé à considérer celle du navire. (Le Naufrage, Robert Louis Stevenson)
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marina53marina53   06 février 2015
Elle est tantôt attribuée à Platon, tantôt à Aristote, son disciple.
Elle est aussi la plus convenue des citations pour un ouvrage maritime.
Oserai-je dire, la plus bateau?

Toutefois, pour résister à tant de siècles, pour posséder une telle part d'éternité, qualité rare, il faut qu'elle soit le dosage parfait entre le péremptoire et l'absurde.

Elle est en tout cas la plus adaptée au volume que vous avez entre les mains.

"Il y a trois sortes d'hommes: les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer"

(Riff Reb's, préface)
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marina53marina53   06 février 2015
Des jours merveilleux s'écoulèrent, puisqu'il ne se passa rien de particulier. Pour l'ancien, le goût du bonheur était fait de la fadeur d'un ennui paisible et prolongé. Mais il faut croire que la fin est l'issue de tout, même du rien.
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trogloniotroglonio   14 décembre 2014
Le shamraken était un voilier hors d'âge, hors course. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était plus pressé. Quel besoin de se presser ! Tramant ses vieux flancs de bois sur les vagues, il arriverait bien un jour, d'une manière ou d'une autre, dans un port ou dans un autre. Il était toujours arrivé.
Ses servants et ses maîtres, comme par souci d'harmonie, avaient l'involontaire et nonchalante élégance d'être tous presque aussi vieux que lui.
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