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ISBN : 2350688666
Éditeur : Cairn (09/03/2020)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Fait rarissime, une montagne s’écroule en 1248. Dès lors les crimes commis sur le versant du mont Apremont, dans la vallée de la Chartreuse, ne seront jamais élucidés. C’est sans compter sur la pugnacité d’Anselme Viloc, le flic de papier, qui, confronté à la fois au mystère du naufrage d’un chalutier d’Arcachon et à la disparition d’une jeune fille du pays partie en apprentissage à Paris chez un cuisinier en devenir, va, non sans mal, arriver à remonter le temps. A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Basilio
  24 mars 2020
J'ai reçu Une Etoile en enfer dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je l'ai lu jusqu'au bout - j'étais tenu d'en faire le compte-rendu – mais ce roman policier m'a ennuyé et surtout extrêmement déçu. En effet, au vu des notes excellentes attribuées à son auteur, je m'attendais à une bonne surprise. Ce ne fut pas le cas. Regardant alors de plus près ces avis tellement élogieux où je ne reconnaissais pas l'ouvrage que j'avais lu, j'ai constaté que d'un roman sur l'autre, plusieurs « 5 étoiles » étaient décernées par les mêmes « admirateurs inconditionnels ». Pour certains, c'était leur seule activité sur Babelio…
Mais passons. Venons-en au contenu du livre. Il nous raconte les déboires d'Anselme Viloc, inspecteur de police à l'esprit plutôt embrumé, emmêlé dans trois affaires simultanées. L'une touche directement sa femme, plongée dans le coma après le naufrage du chalutier où elle avait embarqué ; la seconde concerne la disparition inquiétante de la fille d'un couple d'amis ; la troisième porte sur l'effondrement d'une montagne dans le massif de la Chartreuse, en 1248.
Il est peu de dire que la jaquette est laide (l'éditeur aurait pu faire un effort). La lecture du texte est cahoteuse, ses personnages inconsistants, son contenu peu vraisemblable. L'histoire court après trop d'objectifs contradictoires : enquête, évocation sentimentaliste, critique du polar, parodie peut-être, message social, sans jamais se décider. le résultat est nébuleux.
Le roman se présente au premier abord comme une énigme à élucider. Mais dès le quart du récit, la solution saute aux yeux . Une seule fausse piste (peu convaincante, à peine créée, déjà éventée). Plus d'autre suspect. Pas de rebondissement. Pendant les 220 pages restantes, on suit les errements mentaux d'un policier fumeux qui n'a toujours rien compris et tombe dans toutes les chausse-trappes. On reste perplexe de voir le narrateur prêter des qualités exceptionnelles à ce policier écervelé, égocentré, qui se rêve avec des majuscules (« moi, l'agnostique », « moi, le Flic de papier »). Était-ce de l'humour ? Il évoque son héros avec un tendre lyrisme ; il lui accorde un talent rare de littérateur - alors que chaque chapitre à la première personne fait éclater la preuve du contraire.
Un autre problème est le traitement bâclé du thème central le traitement superficiel du sujet crée du grotesque. Mais cet aspect n'est pas pris en compte, pas le moindre indice de dérision vis-à-vis du policier, rien qui prête à sourire.
Je n'ai pas non plus vu d'intérêt dans les descriptions, généralement réduites au minimum. Un restaurant : « Beaucoup d'habitués » ; une bibliothèque : « sous des plafonds bas, dans une odeur d'encaustique et à la lumière de globes blafards » ; un aéroport « Lyon-Satolas est un bel aéroport. Beau et vaste » ; un garage : « le grand garage Esso de la grande rue Charles de Gaulle ». Quelques images prometteuses sont gâchées par des digressions amphigouriques. Et comme autour d'Anselme les personnages sont sans psychologie car on ne les présente pas en situation mais juste à travers un jugement (untel est comme ceci), comme il y a assez peu de dialogues, le policier semble évoluer dans un monde de brumes d'où surgissent un angle de bureau, un chat, un lit d'hôpital ; parfois un ami ou un collègue, silhouette en carton découpé, isolée, figée dans une attitude ou un monologue immuable.
Quant au style, où est donc la poésie que louent les commentaires dithyrambiques ? C'est celle des articles de journaux locaux, des émissions de faits divers criminels, des reportages de télé régionale. Des maladresses hachent la lecture. le chapitre 3 oscille entre la première et la troisième personne. La caractérisation des personnages d'épisodes précédents est absente ou expédiée. le lecteur bute sur des références sans intérêt à des tomes qu'il n'a pas lus. Parfois dans un paragraphe, un même individu (ou un lieu) est nommé de périphrases variées. Ce (médiocre) procédé est courant dans les feuilles de chou mais désagréable dans un roman. Ailleurs, l'inspecteur connaît (sur Mme Langlade) des informations qu'il n'apprendra que bien plus tard ; page 132, il sait des liens entre René Ricard et Patxi Ithuralde ; on se demande comment.
Les informations supposées enrichir le contexte sont insérées « au chausse-pied » dans les lignes. Beaucoup semblent là juste pour montrer que l'auteur a bossé son sujet. Leur contenu est hasardeux. Je retiendrai surtout l'anachronique « balle en argent » dès les premières pages. Et lorsque le narrateur nous soutient doctement que son absence en 1248 vient de ce que les gens du cru sont trop pauvres pour s'en procurer, la suspicion est irréparablement jetée sur toutes les autres explications qui pourront suivre.
Or dans Une Etoile en enfer, on nous explique beaucoup ! Et on nous montre peu. Ainsi les premiers chapitres promettent au lecteur « le plus important glissement de terrain répertorié jusqu'à nos jours ». Mais au lieu du Pompéi attendu, deux lignes pour dire que des milliers de personnes furent ensevelies sous cinq cents millions de mètres cubes de boues marneuses, précédés d'un souffle de poussières toxiques.
Enfin, peut-être plus gênante encore, l'impression répétitive d'être rejeté de l'univers du roman, de s'y sentir comme un invité indésirable, convié par erreur. Des paragraphes entiers font l'effet de privates jokes, comme si le narrateur s'adressait à d'autres gens, extérieurs à l'histoire et que l'on ne connaît pas. Tels des clins d'oeil forcés, ses calembours sur la solution de l'énigme ajoutent à la distanciation. Ici et là, des portraits paraissent trop flatteurs. C'est que l'auteur a mis en scène des personnes réelles, des boutiques existantes ; et leurs présentations au ton publicitaire, qu'on croirait droit sorties du Petit Futé, au lieu d'immerger le lecteur dans l'univers fictif du roman semblent tout au contraire tenter de l'y extraire, pour l'attirer dans un vrai commerce du monde concret.
On l'aura compris, je n'ai pas aimé Une Etoile en enfer. Je reconnais toutefois que mon appréciation est certainement trop sévère, que j'aurais eu la même pour la plupart des polars français contemporains. Surtout j'ai été déçu de ce que le livre promettait, de ses bonnes idées mal exploitées. Entre autres, j'espérais beaucoup de l'originalité des investigations, par analogies éloignées plutôt que lien de cause à effet, voire par erreurs et chocs hasardeux. Mais il manque quelque chose pour que cela fonctionne. J'ai aussi trouvé intéressant l'effet obtenu par l'usage alternatif de chapitres à la première et la troisième personne. Les uns fournissent le point de vue égocentré du rêveur, les autres un regard éloigné, utilisé comme un contrepoint presque musical, une « complainte du pauvre flic ». Là se rencontrent de jolies réussites, comme la phrase qui ouvre le chapitre 19 : « le rêve est une parenthèse, hélas, et la vie rattrape le Flic de papier plus vite qu'une mouette un chalutier vent contre. »
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tiben
  30 mars 2020
Une étoile en enfer publié aux éditions du Cairn ces derniers jours est le dernier ouvrage de l'homme de télévision et écrivain Guy Rechenmann. Après Un ticket pour le paradis, un recueil de nouvelles, comme vous pouvez le voir sur la couverture qui ne laisse pas indifférent, le célèbre Flic de papier Anselme Viloc est de retour.
Un polar atypique
Pour celles et ceux qui connaissent l'auteur, ils auront plaisir à retrouver Anselme Viloc et à découvrir une nouvelle facette de sa personnalité dans Une étoile en enfer, opus noir et pour le moins atypique. Ils n'auront aucune surprise sur l'aspect régional et rural de cette enquête. Ils apprécieront avec gourmandise et sourire aux lèvres les nouvelles aventures de notre Flic de papier.
Pour les autres, ne vous attendez pas à lire une enquête traditionnelle, loin s'en faut. Car Anselme Viloc dans son « bureau des rêves » n'est pas un enquêteur commun. Comment le définir ? Je le qualifierai de « Columbo des temps modernes » féru d'Histoire, épicurien et avec une imagination plus que fertile. Ce n'est pas Plaziat, son boss au commissariat de Castéja à Bordeaux, qui dira le contraire :
Il faut dire que Viloc choisit rarement la simplicité avec son « bureau des rêves », comme le nomme son mentor, quand il bouscule l'administration avec ses intuitions basées sur le souffle du vent, la force des marées, voire la couleur de la lune. Il a du mal avec l'équilibre, l'équilibre entre le conventionnel et la marge, entre l'évidence et le supposé. Comme en art, l'impressionnisme, le cubisme ou encore l'abstrait ont bousculé les règles en leur temps, eh bien lui, Alselme Viloc, ne cesse de prendre des contre-pieds. Non pas pour semer une zizanie quelconque, non, parce que c'est comme ça. Son ressenti s'exprime ainsi et les chemins qu'il prend sont toujours de traverse.
L'intrigue s'articule autour d'un naufrage dans le Bassin d'Arcachon, d'une disparition mystérieuse à Asnières et d'un célèbre éboulement en… 1248 au Mont-Granier. Les trois touchent particulièrement Anselme puisqu'il s'agit de la survie de sa femme, Sylvia, de la nièce d'anciens voisins et d'un lien historique avec ses origines savoyardes…
Un subtile équilibre entre le passé et le présent
Dans Une étoile en enfer, le lecteur voyage tout au long de l'enquête du Bassin à la région parisienne en passant par la Savoie, entre passé et présent. En effet, Anselme est persuadé (Anselme ne serait pas Anselme sans ses fameuses intuitions), que la disparition de la nièce et les assassinats perpétrées sur certaines jeunes filles avant l'éboulement du Mont-Granier durant le Moyen-Age ont un lien. Il va donc étudier le récit de Gislain Pelletier, seul rescapé de ce drame.
Sortant de ce jardin d'Eden, quelque peu interrogatif sur cette notion de goût absolu, et tandis que je descends la rue Sainte-Catherine pour récupérer mon véhicule garé devant la mairie annexe, juste après avoir contourné l'Arkéséon, une fulgurance me traverse l'esprit. La lumière d'un éclair. Et à l'intérieur du flash, une intuition. Mais aussitôt ressentie aussitôt évanouie. Zut Pourtant j'ai touché d doigt quelque chose d'important.
Guy Rechenmann fait de nombreux allers-retours au fil des pages alternant ainsi entre le drame médiéval et enquête conventionnelle. Cette incursion historique est très documentée, passionnante à lire et donne envie au lecteur d'aller encore plus loin. L'auteur maîtrise de plus parfaitement la trame de son opus. En effet tout s'imbrique « de manière naturelle », ce qui est aussi surprenant qu'inattendu.
Une lecture agréable
Si les thèmes sont durs, noirs et plutôt complexes, Une étoile en enfer est une lecture captivante.
L'écriture est simple et efficace. D'aucuns reprocheront son côté populaire et l'utilisation de clichés, d'autres s'arrêteront sur la poésie et la qualité des descriptions. Pour ma part, j'ai apprécié cette « simplicité d'apparence » relevant un style bien plus profond qu'il ne semble le laisser transparaître au premier regard. J'ai également noté dans ce langage de tous les jours beaucoup d'humour et d'ironie.
Allongé sur le canapé, dans mon havre de paix à Piraillan, chaussé de mes nouvelles et hélas obligatoires lunettes, je passe une à une les fiches transmises par l'inspecteur divisionnaire d'Asnières. J'aime bien l'appeler comme ça, c'est ronflant et ça l'énerve. En même temps que Didier Lockwood, la cheminée s'active et le chêne brûle plus vite que mon esprit ne travaille.
Enfin, l'évocation de Lili, toujours aussi rayonnante et stimulante pour Anselme, les nombreuses évocations du Bassin d'Arcachon, les intermèdes musicaux (Lockwood) ou littéraires (Victor Hugo), le détail des plats gastronomiques ou l'indispensable Gédéon « ronronnant à déranger un moine » sont autant d'étoiles contribuant à rendre le récit réellement plaisant.
Une étoile en enfer est un polar atypique qui ne plaira pas à tout le monde mais qui n'étonnera pas les connaisseurs. Fidèle à lui-même, Guy Rechenmann nous offre une enquête intéressante dans tous les domaines. Une nouvelle belle réussite pour son Flic de papier.
Captivé de bout en bout, je ne peux que vous recommander Une étoile en enfer et attends désormais avec impatience le suivant.
4/5
Lien : https://www.alombredunoyer.c..
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fuji
  10 mars 2020
Du polar atypique, presque un pied de nez au genre littéraire préféré des lecteurs de tout poil, au roman noir, Guy Rechenmann fait le grand écart dans ce cinquième opus des enquêtes du Flic de papier.
Certains lecteurs vont enfin découvrir Anselme intime, car derrière chaque singularité n'y a-t-il pas une faille ?
L'ancrage d'Anselme porte des noms féminins : Sylvia, Noémie, Solange.
Sylvia est en piteux état, après le naufrage subi. Notre flic entre frayeur pour sa douce et les réminiscences de son enfance à Chambéry va se pencher sur l'énigme du Mont-Granier en 1248. A cette période avant le célèbre éboulement certaines jeunes filles avaient été assassinées.
« […] car dans ce que j'ai lu, pas un mot sur l'aubergiste, le repas de noces et pas grand-chose sur l'identité des victimes. En même temps, certains textes ont été écrits près de cinquante ans après la catastrophe, l'information circulant à dos de mulet et la mémoire étant ce qu'elle est… »
D'anciens voisins, viennent lui signaler la disparition de leur nièce Odile, ce qui va déclencher son fameux sixième sens. Quel lien peut-il y avoir entre les jeunes filles suppliciées du moyen-âge et cette disparition contemporaine ?
Il va décortiquer les archives, plus exactement le récit fait par le seul rescapé Gislain Pelletier et comme un orpailleur découvrir au fond de son tamis les pépites tant convoitées.
Comme pour les précédents opus le personnage de Lily apparaît comme les rayons du soleil, elle illumine, éclaire, s'efface pour briller à nouveau et réchauffer le monde.
Guy Rechenmann déroule sa trame avec subtilité dans une imbrication parfaite entre passé et présent.
Anselme Viloc est muni d'un trident dans cette histoire, symbole associé aux légendes des eaux.
Et c'est bien de cette fourche à trois dents : le ressenti du Mont-Granier, sa réalité c'est-à-dire son ancrage Sylvia et son intuition.
Tous les ingrédients sont réunis : le suspense, une histoire machiavélique, non linéaire parfois insensée mais incontestable, du souffle dans la mise en perspective, la force narrative toujours mâtinée d'humour et de poésie, mais ça c'est la patte de l'auteur, font que ce roman a une densité dans sa chair qui va laisser le lecteur pantois.
Que d'eau que d'eau ! Il faut bien un trident pour remonter les flots sinon on n'en verrait que le dessus.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 10 mars 2020.
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chevalierortega33
  24 mars 2020
Certains disent « coïncidence », d'autres «hasard », Anselme lui, parle d'intuition. Et il faut être sacrément habité pour relier une catastrophe écologique du moyen-âge dans les Alpes à la disparition d'une jeune fille en région parisienne, dans le quatrième volet de ses aventures.
Ajoutez son drame personnel, sa compagne dans le coma suite à un naufrage qui a fait deux morts : accident ou meurtre ?
Guy Rechenmann va prendre un malin plaisir à perdre son lecteur au cours de ces 292 pages, alternant une classique enquête policière qui va mener son héro Anselme à Asnières, et une énigme historique aux sources de sa renaissance près de Chambéry. Moins intimiste, mon révélateur sur ses origines que Même le scorpion pleure, Anselme, notre flic de papier, trouvera appui auprès de Lily, sa jeune muse surdouée qui a néanmoins bien grandi et confirme sa relation fusionnelle avec Sylvia.
Comme à son habitude, l'auteur, nourri d'une documentation abondante et d'un repérage in situ efficace, arrive à nous intéresser à des sujets très variés : au peuplement Groenland et du continent américain avant Christophe Colomb, à la naissance du Pays Basque, à la gastronomie (elle vient de là l'étoile) et aux perversités de ceux qui veulent approcher d'avantage que de raison, l'ultime frontière de leur passion.
Ce livre est aussi bourré de clins d'oeil à destination des amoureux du Bassin, un petit goût de vacances avant l'heure avec un peu de poésie en prime.
Bref un agréable moment de lecture que je recommande.
Si le sujet de la perversion par l'assiette vous intéresse, vous pourrez compléter votre quête avec Kuru de Katia Campagne et le Sharko de Fanck Thilliez. Mesdames et Messieurs … bon appétit !
Je remercie les éditions Caïrn et l'auteur pour leur confiance.

Lien : https://collectifpolar.com/2..
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LectureChronique2_0
  27 mars 2020
Bonjour mes Lecteurs,

Dans le cadre d'une "Masse Critique de Mauvais Genre" de Babelio, je viens vous chroniquer ce magnifique polar en retour de lecture.

Voilà que le "flic de papier", Anselme Viloc, va devoir élucider une "cold case" du moyen age commis sur le versant du Mont Apresant dans la vallée de la chartreuse, trouver le fin mot de l'histoire à propos du naufrage d'un chalutier à Arcachon sur lequel se trouvait sa femme Sylvia, et enquêter sur la disparition d'une jeune apprentie cuisinière d'un restaurant à Paris.

Tous ces événements sont en réalité liés les uns aux autres, mais comment ? C'est ce que va chercher à résoudre Anselme, la tache va s'avérer ardue, même pour le spécialiste des "crimes à haute probabilité de non-résolution"

J'ai bien senti que ce livre était une suite du fameux "flic de papier" qui est mentionné à plusieurs reprises au fil de l'histoire. Ce qui ne m'a pas empêché de suivre ses aventures.

Guy nous amène en Savoie, à Arcachon et à Paris. Nous voyageons au gré des investigations de son flic qui chemine à travers des lieux emblématiques qui servent de décor naturel au temps, passé et présent se mélangent alors et s'imbriquent parfaitement dans ce flot continue de narration qui peut sembler parfois biscornue.

J'ai été vraiment bluffée par la documentation sur la vallée de la chartreuse et par la fameuse histoire racontée par le seul rescapé Ghislain Pelletier. Quel récit ! 

Les amis de Viloc ne sont pas en reste et sont tout simplement incroyables. Notamment la petite Lili qui fait preuve d'une grande maturité. 

Je dis bravo pour cet opus qui m'a transportée. Un bon polar atypique qui captive son lecteur et fournit son lot de suspense. de quoi passer un bon moment par les temps qui courent !

Bonne lecture, amis Lecteurs ! 

Lien : http://lecturechronique2.com
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LectureChronique2_0LectureChronique2_0   27 mars 2020
Et que dire de Manon, surnommée La Puce, la jeune mariée, la frêle jeune fille. Elle ne connaîtra pas l'extase ou, si elle l'a connue, elle restera unique et ça personne n'a pu le rapporter, si ce n'est l'hommage rendu par les habitants de la vallée, notamment une des deux cuvettes formées par le cataclysme, le lac de La Puce. Lac né des sanglots de la jeune mariée sentant son bonheur s'échapper. L'histoire raconte que ce lac disparaîtra le jour où la petite aura fini d'avaler ses pleurs en s'évanouissant dans la rocaille, aspirée par un esprit, signe d'une paix retrouvée.
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catcapcatcap   28 mars 2020
Certains suspects ne livrent jamais d’explications à leurs actes ou alors en toute extrémité. Les exemples sont légions, et ce, de tout temps à jamais, de Gilles de Rais au quinzième siècle jusqu’au monstre de Rostov AndreÏ Chikatilo surnommé le Loup-garou dans les années 80 en passant par le docteur Satan, le sinistre Marcel Petiot, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ou encore de Landru qui déclarait calmement le 25 janvier 1922 à son avocat qui le suppliait d’avouer avant de rencontrer la veuve[1] « Cela maître, c’est mon petit bagage ». 
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catcapcatcap   28 mars 2020
Alors des rides de malaise se forment discrètement sur la pente de l’éminence rocheuse : elle n’aime pas la corruption, la montagne. Elle va se fâcher et peu importe si des milliers d’innocents périssent pendant le cataclysme, Dieu accueillera leurs âmes, au moins les scélérats paieront et iront tout droit brûler en enfer. Ainsi périra le mal et avec lui le dépeceur de l’adret, si souvent recherché et jamais trouvé ni même suspecté.
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chevalierortega33chevalierortega33   24 mars 2020
Attention Anselme, je ne suis pas en train de te dire qu’il y a de sots métiers, bien loin de moi cette idée, mais que si tu veux être peinard, c’est une solution ! tu auras les champignons à l’automne, le feu de cheminée l’hiver, le mimosa au printemps, les Parisiens en été et les people avec qui tu pourras te faire prendre en photo, le rêve sur terre en quelque sorte… alors là tu réduiras considérablement les risques d’une vie d’agent secret, tu ne crois pas non ? Bon d’accord tu ne seras pas à l’abri d’un pneu dégonflé ou d’un courant d’air dans ta cahute, synonyme de rhume ou dans le pire des cas d’une petite bronchite, mais avec un bon passe-montagne tricoté par maman et une petite giclée de Climarome tu devrais t’en tirer … sans trop de dégâts… comme tu aimes à le dire …
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chevalierortega33chevalierortega33   24 mars 2020
« C’est marrant de voir ce qu’inspire la gloire pour le commun des mortels : travail, propreté, intelligence et probité. Tout homme célèbre serait une sorte de gendre idéal. Et surtout Patxi, en plus de la cuisine, imaginez qu’il fasse aussi la vaisselle et qu’il sorte les poubelles !
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