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ISBN : 2070461696
Éditeur : Gallimard (15/01/2015)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Le cadavre d'une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène.

Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l'oeuvre du basajaun, un être mythologique ?

L'inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l'enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu'elle a tenté de fuir toute sa vie durant.

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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
caro64
  08 juin 2013
L'an dernier , je découvrais avec grand plaisir un nouvel auteur de polar espagnol, Victor del Arbol, avec La tristesse du samouraï. Et bien, rebelote ! Mais cette fois, c'est une auteure : Dolores Redondo. Un nom à retenir ! Plus encore à lire tant son roman est original , captivant et surprenant. le gardien invisible, premier volet de la trilogie Batzan (le deuxième, déjà écrit, paraîtra en fin d'année en Espagne), est un policier classique qui très vite tourne au roman noir, très noir. Il nous plonge dans le Pays basque espagnol profond, sombre, où la mythologie et les croyances populaires perturbent les relations humaines… La folie et la cruauté ne sont jamais très loin.
" Oublier est un acte involontaire. Plus on essaie de laisser quelque chose derrière soi, plus cette chose vous poursuit ". Quand Amaia Salazar est promue responsable de l'enquête sur les meurtres de jeunes filles à Elizondo (village de Navarre à cinquante kilomètres de Pampelune), tout un équilibre fragile et patiemment élaboré pour échapper à son passé s'écroule. Comment elle, l'inspectrice rompue aux techniques d'investigation les plus modernes, formée aux méthodes du FBI à Quantico pour traquer les tueurs en série, peut-elle être tenue en échec sur ses terres ? Ces meurtres de jeunes filles savamment mis en scène la confrontent à ses propres fantômes. Cerise sur le gâteau, le ou les meurtriers laissent sur le cadavre un petit biscuit, une spécialité de l'entreprise familiale ! La souffrance, la mort, le non-dit, autant de symptômes qui gangrènent sa faculté de jugement. Quelque chose obstrue son champ d'investigation. Sous les dehors de la réussite professionnelle et affective, elle va mal. Angoisses, cauchemars et puis cette infertilité presque inexplicable… Pourquoi a-t-elle quitté la vallée ? Pourquoi vivait-elle, petite, avec sa tante et non pas avec ses parents ? Quelles rancoeurs et quelles rivalités pourrissent les relations des trois soeurs héritières de la fabrique de txatxingorris gérée d'une main de fer par Flora ? Flora, l'archétype de " l'etxeko andreak ", ces femmes de la vallée qui règnent sans partage sur leur maison et leur terre, pendant que les hommes sont trop loin ou trop faibles. Amia, fillette traumatisée, a soigneusement enfoui en elle l'indicible. Presque à son insu. L'enquête va fonctionner comme un révélateur de ses terreurs anciennes.
Le Gardien invisible est un polar de territoire. Et quel terroir ! La Navarre imprègne chaque page, chaque rebondissement, et s'insinue au coeur des motivations psychologiques des personnages. La nature suinte, les odeurs exhalent le long des berges du Baztan, entre mythes locaux et résurgences historiques. Ce pays de rêves et de légendes hante les nuits de Amaia Salazar. Crime humain, dévoration animale ou monstre légendaire ? Certains affirment avoir croisé le basajaun (sorte de yeti) et la mythique Maïa. L'intrigue est donc complexe mais Dolores Redondo mêle habilement le réalisme d'une enquête policière et d'une intrigue familiale à la magie de la mythologie basque. La construction est solide : l'enquête progresse lentement, brisée irrégulièrement par de courtes évocations d'un passé angoissant vécu par une petite Amaia de huit ans. Progressivement, passé et présent se confondent, l'assassin actuel rejoignant le monstre ancien. Envoûté par la poésie singulière de cet auteur, le lecteur s'enfonce dans une intrigue dont la banalité n'est certes pas la signature !
Un roman puissant, passionnant, fascinant, qui résonne longtemps… Et on n'a qu'une hâte, retrouver au plus vite Amaia ! Dommage que l'éditeur se soit égaré dans des erreurs de frappe et de construction particulièrement choquantes !
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LePamplemousse
  25 juin 2015
Avez-vous déjà vu un basajaun ? Peu de personne en ont eu la chance.
C'est un être tout droit sorti de la mythologie Basque, une sorte de protecteur de la forêt, une créature à mi-chemin entre l'homme et l'animal.
Cette enquête policière se déroule au Pays Basque, et cela nous donne l'occasion de nous familiariser avec les coutumes et les traditions de cette région, où les habitants semblent accorder une grande importance aux mythes anciens.
De très jeunes filles sont retrouvées mortes, leur corps abandonné sur les bords de la rivière.
L'inspectrice Amaia Salazar, originaire du coin est donc chargée de l'enquête, et celle-ci va l'emmener très loin dans le passé, un passé obscur qu'elle a tenté d'oublier.
L'ambiance des petits villages reculés, un peu hors du temps est très bien retranscrite.
On est totalement immergés dans les secrets d'une petite communauté où tout le monde se connaît, où les familles forment des sortes de clans dans lesquels chacun a une place à tenir et un rôle déterminé à jouer au risque de faire basculer l'équilibre de tout le groupe.
Premier tome d'une trilogie, ce roman se lit d'une traite et m'a donné très envie de découvrir les suivants, afin de continuer à cheminer avec Amaia Salazar et apprendre davantage de choses sur le Pays Basque.
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missmolko1
  28 octobre 2016
J'ai toujours eu envie de visiter le pays Basque mais après la lecture de se roman, j'ai juste envie de sauter dans le premier avion qui part. Dolores Redondo, en dehors de la très bonne enquête, nous fait découvrir sa région de façon merveilleuse. Les paysages, la gastronomie, les légendes et même quelques mots en basque, je ne peux qu'être conquise par le roman.
"Amaia sourit aux souvenirs des légendes que lui avait racontées tante Engrasi dans son enfance. Il n'était pas étrange, au milieu de cette forêt, de croire à l'existence de ces créatures magiques qui avait forgé la culture ancestrale de la région. Toutes les forêts sont puissante, certaines redoutables car profondes et mystérieuses, d'autres sombres et sinistres. Dans le Baztán, la foret est fascinante, d'une beauté sereine et ancestrale qui symbolise malgré elle son visage le plus humain, le plus éthéré et enfantin, celui qui croit aux fées merveilleuses qui vivaient dans la forêt, et qui dormaient toute la journée pour sortir à la tombée de la nui afin de coiffer leurs longs cheveux dorés avec un peigne d'or qui conférait à son possesseur le don de voir ses réaliser n'importe quelle faveur. Faveur qu'elles accordaient aux hommes qui, séduits par leur beauté, leur tenaient compagnie, sans être épouvantés par leurs extrémités palmées. Amaia sentait dans cette forêt des présences si tangibles qu'il était facile d'y accepter l'existence d'un monde merveilleux, un pouvoir de l'arbre supérieur à l'homme, et d'évoquer le temps ou, en ces lieux et dans toute la vallée, êtres magiques et humains vivaient en harmonie. "
Son adaptation sort sur grand écran prochaine et j'espère qu'elle sera a la hauteur du roman car l'auteure a mis la barre très haute !
Mais parlons un peu de l'intrigue. On fait la connaissance de l'inspectrice Amaia Salazar, une jeune femme attachante qui cache une part d'ombre. Elle est à la tête d'une équipe de policier pour résoudre une série de meurtres de jeunes filles. Comme toujours, très mauvaise enquêtrice, j'ai soupçonné tout le monde sauf, la bonne personne et je dois dire que les révélations finales m'ont surprises. L'intrigue, en tout cas, est passionnante. On oscille entre la réalité et le mystérieux, la vérité et les légendes, l'enquête et la mythologie.
Vous l'aurez compris ce premier tome est un régal et est surtout très prometteur pour la suite que je ne tarderai pas à dévorer !
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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sandrine57
  28 mai 2013
Elizondo : un petit village de moyenne montagne, au coeur d'une forêt ancestrale, dans la vallée de Baztán, à une soixantaine de kilomètres de Pampelune à peine, mais comme un autre monde. C'est ici qu'Amaia Salazar a passé sa jeunesse; c'est donc tout naturellement la jeune inspectrice qui est chargée de l'enquête quand on découvre le corps d'une jeune fille au bord de la rivière Baztán. Avec son mari James, un sculpteur américain, elle s'installe chez sa tante Engrasi et retrouve ses deux soeurs, Flora, l'aînée, maîtresse femme qui a repris les rênes de l'entreprise familiale et la fragile Ros en pleine remises en question professionnelle et conjugale. Pour Amaia, l'enjeu est de taille. Il s'agit de se faire respecter de ses subordonnés, d'arrêter ce qui semble être un tueur en série et de faire face à un douloureux passé. L'enquête est au point mort mais au village les rumeurs vont bon train, le tueur serait un Basajaun, sorte de Yéti des légendes populaires basques...

Direction le nord de l'Espagne pour ce polar dont le point fort est de faire découvrir la Navarre espagnole, terre de légendes où sorcières et esprits de la nature parcourent la montagne et se laissent apercevoir des hommes selon leur bon vouloir. Dans le froid et les brumes de l'hiver, un meurtrier se cache, qui veut redonner la pureté à de jeunes adolescentes qu'il juge trop dévergondées. Une enquête difficile pour Amaia Salazar, jeune inspectrice de la police de Pampelune, formée aux techniques du FBI, qui dirige une équipe pour la première fois. Si le sous-inspecteur Jonan Etxaide ,lui apporte toute l'aide possible, ce n'est pas le cas de l'inspecteur Montes, policier de la vieille école, perturbé par son récent divorce et peu enclin à obéir aux ordres d'une collègue sans expérience. Mais pour Amaia, c'est un moindre mal comparé au flot de mauvais souvenirs qui l'assaillent dans ce village qu'elle a fui dès qu'elle en a eu l'occasion. Confrontée à son passé, elle devra surmonter ses traumatismes pour résoudre des crimes qui la touchent plus qu'elle n'aurait imaginé.
Un suspense bien mené, la découverte d'une région aux croyances populaires encore vivaces et un heureux mélange entre enquête et vie personnelle de l'héroïne font de ce premier tome de la Trilogie du Baztán, un livre passionnant et dépaysant. Pour changer un peu des polars nordiques très à la mode mais sans rien perdre de la noirceur et de l'ambiance qui les caractérisent. A découvrir.
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patrick75
  07 février 2015
Voici un polar où se mêlent mythologie et enquête policière, un brouillard matinal persistant, une forêt impénétrable hanté par le « Basajaun », être mi-homme, mi-bête. Quelle est la part de vérité dans les vieilles croyances des anciens ?
L'inspectrice Amaia devra revenir dans les pas de la petite fille qu'elle était pour traquer un tueur en série et vaincre ses démons.Au fil du récit le passé d'Amaia prend une place prépondérante dans l'histoire au détriment de l'enquête policière proprement dite, qui est relégué au second plan.
L 'auteur avec talent ouvre des pistes et nous promène entre passé et présent. Elle nous fait découvrir le pays du Bastän et ces noms basques imprononçables pour un parisien. Un livre entre polar et roman familiale. Paradoxalement, j'ai trouvé que l'auteur aurait pu se passer du côté « policier » du roman.
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critiques presse (5)
Actualitte   30 mars 2015
Une lecture intense et fluide qu'il importe de ralentir uniquement pour faire durer le plaisir.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   03 juillet 2013
Avec «le Gardien invisible», Dolores Redondo inaugure une trilogie criminelle qui fait fureur en Espagne. C'est du polar sauce basquaise [...] N'est-ce pas la première fois, dans l'histoire du polar, que le méchant est une forêt, le salaud, une rivière, le serial killer, un paysage?
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   04 juin 2013
Mythologies basque et familiale se confondent, l'intrigue se nimbe d'une atmosphère quasi surnaturelle. La magie opère.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   16 avril 2013
La première qualité du roman est de plonger illico le lecteur dans un environnement étrange par sa nature, souillée, et par ses figures mythologiques, toujours vivaces. [...] Dolores Redondo excelle à alterner ses intrigues procédurales et familiales.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite   15 avril 2013
Tout ça est rondement bien mené, et Dolores Redondo a le sens des rebondissements même si elle ne les maîtrise pas complètement. Son écriture fait mouche lorsqu’elle décrit la forêt, le silence, les arbres, le craquement des feuilles sous les pas d’apparitions mystérieuses.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   22 octobre 2016
Amaia sourit aux souvenirs des légendes que lui avait racontées tante Engrasi dans son enfance. Il n’était pas étrange, au milieu de cette forêt, de croire à l'existence de ces créatures magiques qui avait forgé la culture ancestrale de la région. Toutes les forêts sont puissante, certaines redoutables car profondes et mystérieuses, d'autres sombres et sinistres. Dans le Baztán, la foret est fascinante, d'une beauté sereine et ancestrale qui symbolise malgré elle son visage le plus humain, le plus éthéré et enfantin, celui qui croit aux fées merveilleuses qui vivaient dans la forêt, et qui dormaient toute la journée pour sortir à la tombée de la nui afin de coiffer leurs longs cheveux dorés avec un peigne d'or qui conférait à son possesseur le don de voir ses réaliser n'importe quelle faveur. Faveur qu'elles accordaient aux hommes qui, séduits par leur beauté, leur tenaient compagnie, sans être épouvantés par leurs extrémités palmées. Amaia sentait dans cette forêt des présences si tangibles qu'il était facile d'y accepter l’existence d'un monde merveilleux, un pouvoir de l'arbre supérieur à l'homme, et d’évoquer le temps ou, en ces lieux et dans toute la vallée, êtres magiques et humains vivaient en harmonie.
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santorinsantorin   27 mars 2019
Engrasi plia soigneusement sa serviette en disant :
-James, la douleur est parfois si profonde et enkystée qu'on souhaite et qu'on croit qu'elle va rester là, cachée et muette, qu'on refuse d'admettre que celles que l'on n'a pas pleurées et expiées en leur temp puissent revenir régulièrement dans notre vie tels les vestiges d'un naufrage. Elles échouent sur la plage de notre réalité pour nous rappeler qu'il existe une flotte fantôme immergée, qui ne nous oublie jamais et qui reparait progressivement pour nous réduire en esclavage à vie. Ne reproche pas à ta femme de ne pas t'en avoir parlé. Je ne crois pas qu'elle y ait songé elle-même aussi clairement une seule fois depuis la nuit où c'est arrivé.
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WolandWoland   28 avril 2015
[...] ... Amaia recula d'un coup et la cordelette qu'elle portait autour du cou et d'où pendait la clef se prit entre les doigts de sa mère qui, tels des griffes, se refermèrent sur elle. La fillette tira la tête en arrière, affolée, la cordelette brûlant sa peau à force de frotter. Sa mère la secoua brutalement à deux reprises et Amaia fut sûre que le cordon allait lâcher, mais le noeud cautérisé résista, la faisant chanceler comme une marionnette dont on aurait lâché les fils. Elle heurta la poitrine de sa mère qui la gifla avec une telle violence que, sans la résistance de la cordelette qui s'enfonça davantage dans sa chair, Amaïa serait tombée.

La petite leva la tête, planta le regard dans celui de sa mère et, voyant son courage renforcé par l'adrénaline qui coulait à flots dans ses veines, lui lança :

- "Non, tu ne m'aimes pas, tu ne m'as jamais aimée."

Dans un ultime effort, elle parvint à se libérer des mains de Rosario. Les yeux de sa mère, la stupéfaction passée, balayèrent frénétiquement l'espace, tandis qu'elle allait et venait dans la fabrique, semblant chercher quelque chose.

Amaïa sentit monter en elle une panique qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant, et, de façon instinctive, sut qu'elle devait fuir. Elle tourna le dos à sa mère et courut vers la porte avec une telle précipitation qu'elle trébucha et tomba à terre. Alors elle sentit des changements dans sa perception. La fabrique tout entière semblait être devenue un tunnel ; les recoins s'obscurcirent et les arêtes s'arrondirent, ployant la réalité jusqu'à transformer la pièce en un trou de ver de terre froid et brumeux. Au bout du tunnel, la porte apparaissait lointaine et auréolée, on aurait dit qu'une lumière puissant brillait de l'autre côté et que des rayons avaient filtré entre le chambranle et le battant. Et pendant ce temps, tout s'obscurcissait autour d'elle, les couleurs s'évanouissaient comme si la rétine de ses yeux avait soudain été privée de ses cellules réceptrices.

Ivre de peur, elle tourna la tête vers sa mère, le temps de voir s'abattre sur elle le rouleau en acier avec lequel son père travaillait la pâte feuilletée. Elle leva en vain une main afin de se protéger et sentit ses doigts se fracturer avant que le cylindre n'atteigne sa tête. Après tout devint noir. ... [...]
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caro64caro64   07 juin 2013
L’architecture d’un village ou d’une ville témoigne des existences et préférences de ses habitants autant que les habitudes d’un homme révèlent sa personnalité. Les lieux reflètent un aspect du caractère, et ce lieu parlait d’orgueil, de courage et de lutte, d’honneur et de gloire. Il avait été conquit certes par la force, mais aussi grâce à l’intelligence représentés à juste titre par un échiquier, que les habitants d’Elizondo exhibaient avec la dignité de qui doit sa maison à l’honnêteté et à la loyauté dont il a fait preuve.
Et au milieu de cette place d’honneur, et d’orgueil, un assassin osait représenter son œuvre macabre, comme un roi noir impitoyable avançant implacablement sur l’échiquier et dévorant les pions blancs. Avec la même superbe, la même ostentation et la même arrogance que tous les tueurs en série qui l’avaient précédé.
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PatsalesPatsales   12 avril 2019
Tu sais ce que je crois, Flora ? Je crois que tu fais partie de ces femmes dévouées qui se consacrent corps et âme à soutenir une famille, dans le seul but de disposer d’une bonne dose de culpabilité et de reproches dont elles peuvent accabler les autres, jusqu’à ce qu’elles se retrouvent avec leur abnégation et leurs récriminations mais plus personne autour d’elles pour en entendre parler. Voilà ce qui t’arrive, Flora. En fin de compte, dans ta tentative de moraliser, de diriger et de mener tout le monde à la baguette, tout ce que tu obtiens, c’est de faire le vide autour de toi. Personne ne t’a demandé d’être une héroïne ou une martyre. 
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