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Citations sur Le gardien invisible (38)

missmolko1
missmolko1   22 octobre 2016
Amaia sourit aux souvenirs des légendes que lui avait racontées tante Engrasi dans son enfance. Il n’était pas étrange, au milieu de cette forêt, de croire à l'existence de ces créatures magiques qui avait forgé la culture ancestrale de la région. Toutes les forêts sont puissante, certaines redoutables car profondes et mystérieuses, d'autres sombres et sinistres. Dans le Baztán, la foret est fascinante, d'une beauté sereine et ancestrale qui symbolise malgré elle son visage le plus humain, le plus éthéré et enfantin, celui qui croit aux fées merveilleuses qui vivaient dans la forêt, et qui dormaient toute la journée pour sortir à la tombée de la nui afin de coiffer leurs longs cheveux dorés avec un peigne d'or qui conférait à son possesseur le don de voir ses réaliser n'importe quelle faveur. Faveur qu'elles accordaient aux hommes qui, séduits par leur beauté, leur tenaient compagnie, sans être épouvantés par leurs extrémités palmées. Amaia sentait dans cette forêt des présences si tangibles qu'il était facile d'y accepter l’existence d'un monde merveilleux, un pouvoir de l'arbre supérieur à l'homme, et d’évoquer le temps ou, en ces lieux et dans toute la vallée, êtres magiques et humains vivaient en harmonie.
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santorin
santorin   27 mars 2019
Engrasi plia soigneusement sa serviette en disant :
-James, la douleur est parfois si profonde et enkystée qu'on souhaite et qu'on croit qu'elle va rester là, cachée et muette, qu'on refuse d'admettre que celles que l'on n'a pas pleurées et expiées en leur temp puissent revenir régulièrement dans notre vie tels les vestiges d'un naufrage. Elles échouent sur la plage de notre réalité pour nous rappeler qu'il existe une flotte fantôme immergée, qui ne nous oublie jamais et qui reparait progressivement pour nous réduire en esclavage à vie. Ne reproche pas à ta femme de ne pas t'en avoir parlé. Je ne crois pas qu'elle y ait songé elle-même aussi clairement une seule fois depuis la nuit où c'est arrivé.
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santorin
santorin   27 mars 2019
Oublier est un acte volontaire. Plus on essaie de laisser quelque chose derrière soi, plus cette chose vous poursuit.

WILLIAM JONAS BARKLEY
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caro64
caro64   09 juin 2013
Dans le Batsan, la nuit était obscure et sinistre. Les murs du foyer délimitaient depuis toujours le périmètre de sécurité, et, en dehors, tout était incertain. Il n’était pas étonnant que cent ans au plus tôt à peine, neuf habitants sur dix au Baztan aient cru à l’existence des sorcières, à la présence du mal se tenant aux aguets dans la nuit et aux incantations magiques pour tenir les uns et les autres au respect.
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caro64
caro64   07 juin 2013
L’architecture d’un village ou d’une ville témoigne des existences et préférences de ses habitants autant que les habitudes d’un homme révèlent sa personnalité. Les lieux reflètent un aspect du caractère, et ce lieu parlait d’orgueil, de courage et de lutte, d’honneur et de gloire. Il avait été conquit certes par la force, mais aussi grâce à l’intelligence représentés à juste titre par un échiquier, que les habitants d’Elizondo exhibaient avec la dignité de qui doit sa maison à l’honnêteté et à la loyauté dont il a fait preuve.
Et au milieu de cette place d’honneur, et d’orgueil, un assassin osait représenter son œuvre macabre, comme un roi noir impitoyable avançant implacablement sur l’échiquier et dévorant les pions blancs. Avec la même superbe, la même ostentation et la même arrogance que tous les tueurs en série qui l’avaient précédé.
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santorin
santorin   27 mars 2019
Elles descendirent l'escalier en silence, percevant l'ambiance étrange que l'on respirait dans la maison en l'absence de la tante. Les meubles, les plantes, les innombrables bibelots, semblaient assoupis sans elle, comme si, sans leur propriétaire, toutes ces choses avaient perdu leur authenticité et qu'elles étaient devenues un peu floues, les contours qui les maintenaient dans la réalité s'étaient dissipés.
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Didier_Tr
Didier_Tr   30 avril 2016
Et la présence. Elle la sentit si proche et maléfique que son cœur bondit dans sa poitrine et au gré d'une convulsion presque sonore. Avant d'ouvrir les yeux, elle savait déjà qu'elle était là, debout près du lit. Elle l'avait observée, avec son sourire tordu et ses yeux froids, secrètement amusée de la terroriser, ainsi qu'elle le faisait quand Amaia était petite et qu'elle le faisait encore aujourd'hui, car, après tout, elle vivait dans sa peur.
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Patsales
Patsales   12 avril 2019
Tu sais ce que je crois, Flora ? Je crois que tu fais partie de ces femmes dévouées qui se consacrent corps et âme à soutenir une famille, dans le seul but de disposer d’une bonne dose de culpabilité et de reproches dont elles peuvent accabler les autres, jusqu’à ce qu’elles se retrouvent avec leur abnégation et leurs récriminations mais plus personne autour d’elles pour en entendre parler. Voilà ce qui t’arrive, Flora. En fin de compte, dans ta tentative de moraliser, de diriger et de mener tout le monde à la baguette, tout ce que tu obtiens, c’est de faire le vide autour de toi. Personne ne t’a demandé d’être une héroïne ou une martyre. 
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Didier_Tr
Didier_Tr   25 avril 2016
Un frisson lui parcourut le dos, elle ôta les mains de la pierre froide et les enfonça dans ses poches. Elle adressa un dernier regard à la rivIère et entreprit de rentrer chez elle tandis qu'il recommençait à pleuvoir.
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littlecat
littlecat   26 février 2016
Le sexe lui plaisait lent et doux, sûr, confiant et élégant, et cependant, parfois, le désir l'assaillait soudain, impétueux et sauvage, et elle était la première surprise du degré d'impatience et de désespoir qu'elle atteignait en quelques secondes, troublant sa raison et la transformant en un animal capable de tout.
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