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ISBN : 2266291599
Éditeur : Pocket (06/06/2019)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Interrompu un matin dans l'écriture de son prochain roman, Manuel Ortigosa, auteur à succès, trouve deux policiers à sa porte.
Cela aurait pu n'être qu'un banal et triste accident – une voiture qui, au petit jour, quitte la route de façon inexpliquée. Mais le mort, Álvaro Muñiz de Dávila, est le mari de Manuel, et le chef d'une prestigieuse dynastie patricienne de Galice.
Dans ce bout du monde – sublime peut-être, mais aussi le plus archaïque de tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  01 juillet 2019
Que c'est triste. Oh mais quelle tristesse ! Triste de perdre un être cher. Encore plus tristes sont les étonnantes, les perturbantes découvertes que celles de la famille, de la lignée de ce mari disparu. Avec l'écrivain, Manuel, qui vient de perdre Alvaro son mari dans un accident de voiture loin, bien loin du lieu où il aurait dû se trouver, nous gratterons, découvrirons, explorerons, pisterons et nous irons de surprises en surprises mais toutes plus accablantes les unes que les autres.
Découvrir une famille dysfonctionnelle. Rencontrer une belle-mère acariâtre, méchante. Déchiffrer les codes de moeurs sorties des boules à mites de cette lignée d'aristocrates d'un autre temps. Retourner dans le temps, dans l'enfance, dans les années d'internat.Triste vie de famille pleine de secrets. Manuel aura à faire . Il s'écrasera, il doutera, à force de fouiller cette terre et ces gens inconnus mais il se relèvera et revivra.
Dolores Redondo nous présente des personnages riches, étoffés, avec de la substance et du caractère . C'est la force de ce roman. Une délicatesse et un respect dans la virulence des sentiments et des gestes qui accompagnent ceux-ci. L'autrice a su nous surprendre tout le long de la lecture de "Tout cela je te le donnerai". Pour ma part, une excellente lecture .
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kuroineko
  28 juin 2019
Tout cela je te le donnerai fait référence aux possessions innombrables qu'invoquent Satan pour tenter le Christ. C'est aussi le roman qui me permet de découvrir la romancière espagnole Dolores Redondo.
Lorsqu'on apprend que son mari vient de trouver la mort dans un accident de voiture, c'est déjà une épreuve sans nom. Mais quand de surcroît cet accident est survenu à des centaines de kilomètres de l'endroit où ledit conjoint était sensé être, ça fait beaucoup trop. Et pourtant, pour Manuel, écrivain quinquagénaire de Madrid, ça n'est qu'un début.
Dès ce premier chapitre où ces deux terribles enclumes tombent sur la tête du Madrilène, j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour lui, torturé entre la mort de l'être aimé et la poisseuse et détestable sensation d'avoir été trahi par ce même être. Comment lâcher prise au chagrin quand toutes les années vécues ensemble, l'amour qu'on croyait partagé, se retrouvent comme salies par le poison des mensonges envisagés?
Les chapitres suivants conduisent Manuel, et nous par la même occasion, en Galice, à la recherche de la vérité sur qui était véritablement Álfaro et qu'est-ce qu'il s'est réellement passé au moment de sa mort. Il est des couvercles qu'on ne soulève pas sans conséquences non plus que sans souffrances. Dolores Redondo, à travers son roman, pose la question suivante : que vaut-il mieux? Trouver la vérité aussi éprouvante soit-elle, ou choisir de partir en préférant ne rien voir, ne rien savoir? Dilemme dilemme.
Si le livre présente une trame d'ensemble qui reste convenue, sa richesse porte surtout sur la personnalité des protagonistes mis en scène. Les personnages, à commencer par Manuel et le lieutenant Noguares, sont construits avec recherche et solidement étoffés à mesure que les chapitres défilent. Faux-semblants, vraies vipères, Dolores Redondo multiplie pistes et indices dans sa narration labyrinthique. Un peu trop parfois sans que ça n'alourdisse la lecture au point de la rendre pesante.
Et quelles magnifiques descriptions de la Galice, de ses vignes en terrasses au bord du fleuve, tradition viticole qui remonte au début de notre ère et dont les récoltes sont des prouesses physiques. Accessoirement j'ai aussi appris grâce à l'auteure que le vin galicien se buvait traditionnellement non dans des verres mais dans de petits bols de céramique ou de porcelaine. Un détail peut-être mais j'avoue en être friande. Dolores Redondo donne très envie de se rendre dans cette belle région du nord-ouest de la péninsule, de visiter les pasos, les vastes domaines aristocratiques des Grands d'Espagne qui continuent de suivre autant que possible les us séculaires de leur famille. Peut-être en humant l'air à la recherche des effluves envoûtants des fleurs de gardenias...
Une très belle découverte que ce bon pavé de 750 pages environ paru il y a peu chez Pocket. Je compte bien lire la trilogie policière que l'auteure a écrit avant ce roman. Son style (et la traduction bien sûr) est très agréable à lire.
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Pirouette0001
  16 janvier 2019
Dolores Redondo parvient à créer une histoire policière pleine de rebondissements, qui capte l'attention du lecteur sept cents pages durant. L'histoire est parfois fort convenue, mais bien ficelée et surtout distrayante. Un bon moment de détente donc, qui nous permet également de découvrir de l'intérieur les vestiges de l'aristocratie espagnole.
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Allantvers
  22 mai 2018
Manuel, écrivain madrilène à succès hanté par un passé qu'il refuse d'affronter, se retrouve un matin au coeur du pire des scénario : en apprenant, en même temps que la mort brutale de son mari, que celui-ci menait une double vie dont il ignorait tout... le voilà parti, presque contre son gré, sur les traces de cette vie inconnue qui va également le ramener vers la sienne.
Belle construction labyrinthique que celle de ce polar haletant qui nous emmène dans les secrets peu ragoutants de la vieille noblesse galicienne, et qu'on peine à lâcher jusqu'à la fin! Je découvre Dolores Redondo dont on m'avait dit le plus grand bien; c'est un tout petit peu en dessous de ce que j'en attendais, mais de très bonne facture quand même.
Je note au passage que c'est le troisième roman que je lis publié cette année qui aborde le thème de la violence sur enfants, un sujet sur lequel la parole se libère.
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BookShellFairy
  19 juillet 2018
Oh nom d'un chien ! Quelle claque ce fut, ce roman ! J'ai l'impression en le refermant de perdre une partie de ma famille. Très bien rythmé, avec une écriture empreinte de délicatesse. Cela m'a donné l'envie de découvrir les autres romans de l'auteur.
De même ses personnages sont très loin de la tendance manichéenne actuelle. Qualités et défauts se mêlent et s'entremêlent...
Que feriez-vous si la Garde Civile venait sonner chez vous tôt le matin, pour vous annoncer que votre mari est mort ? Qui plus est, mort à des centaines de kilomètres de là où vous pensiez qu'il se trouvait... Et si vous découvriez qu'il ne vous avait pas tout dit sur son enfance et sa famille...
Argh... Difficile de ne pas vous saturer d'indices, faites-moi confiance sur ce point : une fois ce livre ouvert, vous n'aurez plus aucune envie de le lâcher.
Bonne lecture :)
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critiques presse (1)
Actualitte   18 avril 2018
Alvaro Muniz de Dávila, fils d’une famille patricienne de Galice disparaît. Et pour son mari, le romancier Manuel Ortigosa, de ces vignes escarpées sortira un vin des plus amers à boire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   12 avril 2018
Durant quelques secondes, il observa, pensif, le curseur qui clignotait à la fin de la dernière phrase. La matinée lui réussissait bien, mieux que les trois dernières semaines, parce que, même s’il répugnait a l’admettre, il écrivait plus facilement quand il était seul à la maison, qu’il travaillait à son rythme, libéré des petites interruptions routinières que sont le déjeuner et le diner, et se laissait simplement porter. Dans cette phase d’écriture, c’était toujours la même chose. Soleil de Thèbes serait terminé dans quelques semaines, peut-être même plus tôt si tout allait bien, et jusqu’à cet ultime instant, cette histoire serait toute sa vie, son unique obsession, le seul objet de ses pensées, qui l’occuperait jour et nuit. A chaque nouveau roman, il connaissait cette sensation à la fois vitale et dévastatrice, comme un sacrifice qu’il désirait et redoutait à la fois. Une expérience intime qui, il était conscient ne faisait pas de lui la plus agréable des compagnies.
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kuroinekokuroineko   27 juin 2019
La vérité ne vaudrait-elle que lorsqu'elle nous montre ce que nous voulons bien voir? Quand elle nous apporte un soulagement face aux ravages de l'incertitude? Et si, au lieu d'un baume qui vient apaiser nos blessures, la vérité n'était qu'un autre acide, plus virulent encore?
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BookShellFairyBookShellFairy   11 juillet 2018
Lire était une défense, un bouclier pour pallier ses difficultés à communiquer. Mais écrire était infiniment plus que cela. L'écriture était un palais, un gigantesque labyrinthe dont il arpentait, pieds nus et le sourire aux lèvres, les pièces secrètes où il s'arrêtait pour caresser des trésors.
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Malahide75Malahide75   16 septembre 2018
Elle aussi connaissait cette histoire de port et de tempêtes, et à dix-sept ans, elle jugeait déjà que cela n'avait de sens de rentrer que si quelqu'un vous attendait.
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missmolko1missmolko1   12 avril 2018
Des coups impérieux à la porte. Il en compta huit, assurés, rapides, qui appelaient une réponse immédiate. Impossible à confondre avec ceux d’un visiteur, d’un ouvrier ou d’un livreur. Plus tard, il songerait qu’en fin de compte, c’est ainsi qu’on imagine que la police frappe.
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Dolores Redondo - Tout cela je te le donnerai
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