AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 1094591009
Éditeur : Editions du Bug (30/01/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La quatrième de couverture :
"Redonnet, tout le monde
s'en fout"
edition Le Bug
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
DOMS
  24 mars 2015
En quatrième de couverture, il est écrit : « Redonnet, tout le monde s'en fout ». C'est étrange, non ? Mais au départ c'est bien ce que j'ai pensé, oui, Redonnet, tout le monde s'en fout, alors pourquoi prend-il la peine d'écrire une autobiographie. Car c'est une biographie que je viens de lire, en étant très sceptique pendant les premières pages. Mais au final, quel livre étonnant ! Merci Bug édition de m'avoir fait découvrir cet auteur.
Si j'ai eu beaucoup de mal à le commencer (simplement parce que la police de caractère est un peu petite et donc inconfortable) et si j'ai dû le lâcher quelques jours à regret par manque de temps, j'avais vraiment eu hâte d'y revenir.
Roman ou autobiographie ? L'auteur se raconte dans ce livre, mais il raconte avant tout la vie en France à une époque pas si lointaine qui semble disparue depuis longtemps. J'ai trouvé dans ses souvenirs de vie une époque révolue, celle de mes grands-parents, arrière grands parents, dans la campagne du sud-ouest. Pas la même que celle de l'auteur, bien sûr, dans mes souvenirs se mêlent plusieurs enfances, celle de mon père, la mienne, tous ces souvenirs ont été ravivés par les lignes magnifiquement écrites par cet auteur. le lecteur le suit au long des pages de son enfance, lui qui est parti loin de chez lui, Loin des siens aussi, n'ayant pas revu ses frères, sa région, mais toutes les émotions, les colères, les parfums, les lumières lui reviennent et il sait les transmettre avec une écriture musicale, colorée, gracieuse presque. J'ai vraiment apprécié le style de cet auteur que je découvrais avec ce roman.
Il nous parle de son enfance, de sa vie, et en parallèle nous le rencontrons enfant, alors qu'un homme arrive à la ferme et qu'il l'aborde sans que cet enfant ne comprenne bien pourquoi. Et ne comptez pas sur moi pour vous le dire. Ces deux « instants » se déroulent en alternance dans le récit. Il n'y a pas beaucoup d'animation, d'intrigue, mais il y a la vie, une famille, une mère à la personnalité singulière qui ne peut pas coller aux stéréotypes de son époque, tout ce qui fait sans doute que l'auteur est lui-même quelque peu singulier. Il y a une mélodie dans ces mots, celle de l'enfance, de la famille, du regret ou du plaisir, des interrogations, il y a la vie en somme.
C'est superbement écrit, on plonge dans l'époque, dans les souvenirs, comme s'ils nous appartenaient. Par moments j'ai regretté qu'il n'y ait pas vraiment d'intrigue, que ce ne soit pas simplement un roman, car je suis sure qu'il y avait de la matière dans cette vie pour en faire un roman. Mais malgré ces très courts moments j'ai largement apprécié, c'est une bien étrange et intéressante découverte.

Lien : https://domiclire.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Squirelito
  27 août 2017
On dit que chaque livre a une odeur, « le silence des chrysanthèmes » de Bertrand Redonnet, sent bon la campagne, celle du foin coupé, celle des arbres aux multiples senteurs, celle d'un labeur d'antan avec ses difficultés mais avec le souffle de la liberté.
L'auteur relate son enfance poitevine et chaque chapitre se termine par le récit progressif d'un fait marquant sa jeunesse : l'homme aux cordes… Troublant et il ne faut pas longtemps au lecteur pour deviner son identité révélée à la fin. Un milieu paysan, une fratrie conséquente et pour diriger le tout, une femme, une maitresse-femme avec ses convictions, ses idéaux, sa ligne de route et son refus de se plier aux injonctions d'une société en évolution.
Scènes touchantes de la vie d'autrefois avec des anecdotes qui font alternativement sourire et moins sourire. Comme la vie. Des réflexions personnelles dans un environnement que l'on aimerait parfois façonner selon ses sentiments mais le destin en décide autrement.

C'est que le petit Bertrand n'est pas un enfant, un adolescent, un adulte comme un autre. Il a une passion, la lecture et dans cet univers champêtre, l'incompréhension règne autour de lui. Mais son envie infinie de lire, de connaître tout est une arme redoutable pour affirmer tout de même sa présence. Et pour nous, de savourer aujourd'hui une saga extraordinaire de gens que l'intelligentsia a trop tendance à considérer comme ordinaire…
Les plus âgés se remémoreront leur jeunesse, les plus jeunes découvriront un autre temps, voire une autre planète, depuis l'eau en a parcouru du chemin le long des ruisseaux, tant que la plupart se sont asséchés… par manque d'entretien, d'attention et parce que la main de l'homme a détruit ce que la nature avait savamment construit. Un livre écologique ? Non, en aucun cas, un livre seulement authentique et c'est déjà beaucoup.

La nourriture qui accompagne ce fond de campagne est fort riche : de la poésie, une syntaxe élaborée, un franc-parler (bien qu'arboricole votre serviteur noisette cette anti-langue de bois) et que de scènes cocasses et touchantes (l'épisode de la voiture ferait éclater de rire le croque-mort le plus sinistre), du piquant et de l'humour avec quelques tournures stylistiques que je vais inscrire sur mon noisetier.
Car franchement et contrairement à ce qu'il prétend, de Bertrand Redonnet, on ne s'en fout pas du tout…
« Chaque homme promène en lui la dualité d'un soleil de minuit. Il est à la fois aurore et crépuscule »
Lien : http://squirelito.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
DOMSDOMS   15 mars 2015
De la fin de la classe jusqu'au coucher, les heures d'étude étaient si interminables qu'une fois expédiées les matiéres courantes, j'y avalai toute la famille Rougon-Macquart, méthodiquement, livre après livre, dans l'ordre généalogique.
Commenter  J’apprécie          50
DOMSDOMS   16 mars 2015
Nous tînmes conseil. L'affaire était grave car nous n'avions pas un sou et aucun moyen de nous en procurer. Sans un sou, la carabine devenait un objet d'art, une performance d'intellectuel, aussi vaine qu'abstraite.

L'Art pour l'Art, ça ne veut pas dire grand chose chez les pauvres.
Commenter  J’apprécie          30
DOMSDOMS   15 mars 2015
Je vénérais son discours et ne lâchais complétement prise que lorsqu'il se mettait à délirer sur un train qui était parti de là-bas à une heure tardive de la nuit et qui avait croisé, à je ne sais plus quel moment, un autre qui avait démarré une demi-heure plus tôt d'un autre endroit, peu importe lequel, et qui avait rencontré en tous cas le premier du côté de chez nous.
Quand, son histoire à dormir debout terminée, il nous demandait de faire des opérations pour savoir à quelle vitesse ces deux foutus trains avaient bien pu rouler, là, je me disais qu'il était devenu fou, qu'il avait la grippe, qu'il avait bu du vin ou qu'il nous faisait une blague
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
DOMSDOMS   15 mars 2015
Car avec mes frères nous formions une ribambelle d'oisillions élevés à l'épave, barbotant au hasard des chemins creux de l'enfance. Nous y goûtions la caresse du vent, le goût des fruits volés, le chant des grives. Nous étions bien nourris, nous étions à l'abri. Peut être même étions-nous aimés.
Commenter  J’apprécie          00
DOMSDOMS   16 mars 2015
Mon premier laissez-passer m'était délivré à la Toussaint, après deux mois d'enfermement...
Le silence des chrysanthèmes me redonnait la vie et à ces jours de novembre, je voue depuis une inaltérable reconnaissance.
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : autobiographieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
447 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre