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Critiques sur Notre château (47)
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steph42
  07 octobre 2016
Quel drôle de livre .
Je ne vais pas résumer l'histoire d'autres l'ont fait avant moi .
Je veux juste dire à quel point j'ai trouvé ce livre original assez angoissant car fondé sur le deuil qui peut conduire au repli sur soi voire à la folie.
Je voudrais insister sur l'écriture qui a maintes reprises flirtent avec la poésie
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SophieLesBasBleus
  19 juin 2016
Voici encore un roman que je n'aurais pas découvert sans les 68 Premières fois !
L'étrange nous saisit dès les premières pages, là où débute le livre alors que l'histoire n'est pas commencée. Une portée de notes, comme une mélodie qui nous poursuivra tout au long de la lecture, que l'on entendra comme l'écho lointain d'une musique dans chaque pièce de ce château.
Le château c'est cette grande maison où vivent Octave, le narrateur, et sa soeur Véra, retirés du monde, uniquement occupés l'un de l'autre et de leurs lectures. Chaque jeudi Octave se rend en ville pour se fournir en livres. le jeudi 31 mars à 14h32, il aperçoit sa "soeur dans le bus 39 qui va de la Gare à la Cité des 3 Fontaines, en passant par l'Hôtel de Ville." Alors qu'il attend le bus n°35, il voit sa "soeur qui ne prend jamais le bus, qui n'a jamais pris le bus, qui ne prendra sans doute jamais le bus de sa vie". Il la voit, à 14h32, dans le bus n°39.
Mais est-ce bien sa soeur ? Est-ce bien le bus 39 qui va de la Gare à la Cité des 3 Fontaines en passant par l'Hôtel de Ville ? de retour au château, il retrouve Véra qui lui dit n'être pas sortie. Véra ne sort plus jamais depuis vingt ans, depuis la mort de leurs parents dans un accident de voiture. Et Véra lui affirme qu'il ne peut s'agir du bus n°39. Véra brutalement jette le doute sur tout ce que voit Octave, et, par rebond, sur tout ce qu'il raconte, donc sur toute l'histoire, donc sur tout ce que lit le lecteur.... le lecteur qui ne sait plus à qui faire confiance.
Ce château est-il bien un château ou une construction imaginaire de l'esprit dérangé d'Octave ? Ou encore la métaphore de la relation incestueuse entre Véra et lui ? Ou un hôpital psychiatrique où Octave est enfermé ? Qui est vivant ? Qui est mort ? Qui est fou ?
Octave narre son histoire de manière obsessionnelle, en litanies répétitives qui créent une nasse, une toile d'araignée labyrinthique où semble être emprisonné son esprit.
L'intertextualité du roman nous incite à l'interpréter comme un hommage aux romans gothiques du XIXème siècle. de ces romans qui nous laissent perplexes, intrigués devant l'absence de réponse et devant cette "inquiétante étrangeté" freudienne reprise par la littérature fantastique. Ce sont peut-être les photos de Thomas Eakins, placées en fin d'ouvrage qui nous apportent une possible clé d'interprétation. Sorties du contexte du roman d'Emmanuel Régniez, elles ne montrent que des portraits et des scènes quotidiennes de la fin du XIXème siècle. Mais placées à cet endroit, tout se passe comme s'il y avait contamination mutuelle : elles nous apparaissent nimbées de l'atmosphère mystérieuse que le roman fait rejaillir sur elles...
Si bien que j'ai lu "Notre château" comme un habile exercice de style, très bien mené et écrit, qui instaure une complicité avec le lecteur consentant. Un jeu intellectuel intéressant mais sans réel enjeu finalement.
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Virginie_Vertigo
  12 juin 2016
Octave et Véra sont frère et soeur. Ils vivent ensemble, comme un vieux couple, depuis plus de vingt ans dans leur « Château », entourés de livres.

Le jeudi 31 mars à 14h32, la vie d'Octave bascule car il voit Véra prendre le bus n°39 alors qu'elle ne le prend jamais. Elle déteste aller en ville. Elle déteste le bus. Cette vision, que sa soeur conteste, perturbe leur routine dans ce « Château » dont on ne sait s'il est un refuge ou digne d'un manoir hanté. le doute et l'inquiétude s'installent chez les personnages mais aussi chez le lecteur qui se demande qui sont ces drôles de personnages incestueux et pourquoi ils vivent en reclus dans leur « Château ». L'arrivée d'un troisième protagoniste entretient le suspense et le sentiment de malaise.

Un bien étrange premier roman pour Emmanuel Régniez qui signe un livre dans la droite lignée de la littérature gothique. On ne peut que penser aux nouvelles d'Edgar Allan Poe ou au Tour d'écrou de Henry James. L'atmosphère inquiétante est entretenue par une écriture faite de répétitions et par l'insertion en épilogue de photographies de Thomas Eakins.

Un roman dérangeant, qui met mal à l'aise et dont on ressort sans savoir finalement si on aime ou pas tellement il est particulier, déconcertant. Une belle découverte cependant. Je ne sais pas si l'auteur compte garder cette singularité gothique mais si c'est le cas, je suivrais cela avec attention et curiosité.
Lien : http://www.leslecturesdumout..
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gromit33
  05 juin 2016
Merci tout d'abord à Hebelin d'avoir fait voyager ce livre. Ce livre fait aussi partie de la sélection du challenge « 68premieresfois ».Car ce livre, édité par le Tripode, est un premier roman. Un texte très étrange. Nous sommes dans une étrange maison, « notre château » avec le narrateur. Etrange jeune homme, peut être pas si jeune d'ailleurs, Octave qui ne sort de cette maison que le jeudi pour aller faire les courses et ne pas oublier d'acheter les livres, pour garnir la Bibliothèque du Château. Bibliothèque qui est le lieu névralgique de la maison et où il passe le plus clair de son temps avec sa soeur. Ces deux êtres sont depuis vingt ans volontairement enfermés dans ces murs, après la mort brutale de leurs parents percutés par un bus ; Mais ce jeudi là, il s'est passé un micro événement : Octave croit avoir aperçu sa soeur dans le bus 39 de la ville alors qu'elle ne sort jamais. le doute, la suspicion vont s'infiltrer dans le rapport entre ces deux êtres ; Et en plus, on sonne à la porte… On va suivre les questionnements d'Octave et à travers son récit on va en apprendre un peu plus sur cette étrange famille. Un premier roman vraiment étrange, on imagine une maison surprenante, une sorte de château sorti de certains contes pour enfants.. D'une écriture répétitive, on est capté par ce texte et on suit cette histoire familiale. Certains parlent de texte gothique mais je ne sais pas trop car ne connaît pas trop ce genre de littérature. J'ai beaucoup apprécié les pages sur le monde des livres, de la lecture. Ce texte a été lu et mis en musique à la maison de la Poésie et très curieuse d'écouter cela. Car l'écriture est répétitive et pourrait être comme une chanson avec un refrain qui revient en boucle.(https://vimeo.com/151386758)Je ne saurai que conseiller ce premier roman dont la lecture est une expérience de lecture, on se surprend à avoir envie de lire certains passages à haute voix. « Une maison qui contient beaucoup de livres est une maison ouverte au monde, est une maison qui laisse entrer le monde. Chaque livre qui entre est un fragment du monde extérieur et, tel un puzzle, quand nous posons ensuite le livre dans les rayons de notre bibliothèque nous recomposons le monde, un monde à notre image, à notre pensée. »« C'est difficile de ranger une bibliothèque. Quel ordre choisir ? Comment faire pour s'y retrouver ? Comment faire pour que les livres vivent bien ensemble ? Peut-on séparer certains titres d'un même auteur ? Peut on mettre sur la même rangée de bibliothèque tel ou tel auteur ensemble ? Qui doit être à portée des yeux ? Qui doit être à portée de la main ? Qui peut être caché ? C'est un art que celui de ranger une bibliothèque. »
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claraetlesmots
  12 mai 2016
Octave et Véra vivent reclus dans leur maison familiale depuis le décès de leurs parents. Depuis 20 ans, ils mènent cette vie à l'écart du monde « nous ne fréquentons personne, ne parlons à personne et vivons tous les deux, rien que tous les deux dans Notre Château ». Ils dorment ensemble, Octave le narrateur parle d'eux comme un couple. Et puis il y a les souvenirs des parents aimants, des souvenirs heureux.
Tous les jeudis, Octave se rend chez le libraire car le frère et la soeur sont des lecteurs insatiables. Mais ce jeudi à 31 mars à 14h32, il voit Véra « dans le bus n°39 qui va de la Gare à la Cité des 3 Fontaines, en passant par l'Hôtel de ville ». Or Vera ne prend jamais le bus et ne va jamais en ville. Elle lui dit que non, elle n'était pas dans ce bus et lui répond qu'il se trompe. D'ailleurs ce n'est pas ce bus qui dessert la Cité des 3 Fontaines là où ils habitaient avant. Il y a bien longtemps avec leurs parents et avant l'accident mortel.
Et à partir de ce jeudi 31 mars tout se dérègle avec d'autres incidents comme une cigarette trouvée allumée dans un cendrier alors qu'aucun des deux ne fume.

L'auteur crée une atmosphère dérangeante et magnétique. Mais très, très vite les répétitions qui servent à créer cette ambiance m'ont lassée tout comme l'histoire (même si j'ai deviné le fin mot de l'histoire, des questions restent sans réponse). de plus, je n'ai pas spécialement adhéré à l'écriture de l'auteur malgré un beau passage concernant le rapport aux livres.

Après avoir lu un avis élogieux sur ce livre puis un autre, je suis d'autant plus frustrée d'être passée à côté de cette lecture qui visiblement n'était pour moi. Dommage.
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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lichee34
  05 mai 2016
Un château, comme hors du temps, où vivent en autarcie un frère et une soeur, jusqu'à ce que ...
Un très étrange roman dont la répétition de certaines phrases en début de lecture m'a laissé présager le pire, répétition qui s'amenuise par la suite et prend tout son sens.
Une histoire de famille mêlée à du fantastique, une grande dose d'étrangeté, une écriture riche et précise : je recommande ce livre pour ceux qui ont envie d'être désarçonné.
La fin est matière à interprétation et ouvre des portes cachées dans le roman.
A découvrir !
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paullilas
  09 mars 2016
Impossible pour les amateurs du genre de ne pas comparer ce livre à celui de S.Jackson"Nous avons toujours vécu au château", j'ai même eu un peu peur d'un plagiat pur et simple mais non!
Ce livre a une existence bien à lui, un chant qui lui appartient, une musique obsédante et pourtant il est court, très court mais il a la force d'un grand livre, la voix d'octave vous obsède longtemps. Un mélange réussit entre conte gothique, Cortazar et récit Kafkaïen. Leur Château devient un labyrinthe sans issue, nous y entrons sans l'espoir d'une issue mais avons nous réellement l'envie d'en sortir. Leur Château devient Notre.
"Notre monde est contenu dans Notre Bibliothèque. Notre monde est notre bibliothèque."
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