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Laurence Ink (Traducteur)
ISBN : 2266090143
Éditeur : Pocket (08/11/1999)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 283 notes)
Résumé :
A Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l'ancien par du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d'autopsier ce qu'il reste d'une femme découpée en morceaux.
Son expertise va l'amener en première ligne de l'enquête, seule, en butte à l'hostilité de son collègue policier et face à l'assassin qui collectionne les victimes féminines...
Cinq femmes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  17 octobre 2016
De la médecine scientifique.
Une enquête autour d'une série de meurtres (bien saignants).
Et une anthropologue judiciaire qui aime bien se fourrer dans des situations à risque (pour sa sécurité, son emploi, sa famille ou ce qu'il en reste et son addiction sous contrôle pour le moment).
Voilà les ingrédients d'une bonne recette qui ne peut que convenir aux invités lecteurs de Kathy Reichs , alias la créatrice de Bones, la série à succès ( que d'ailleurs je n'ai jamais regardée ).
Et ça fonctionne : le suspens est bien au rendez-vous, les fausses pistes n'égarent pas que le lecteur, qui ne peut que s'attacher à ce petit bout de bonne femme qui maîtrise mieux son art que sa vie sentimentale (une raison de se procurer la suite : l'embryon de love-affair entre Tempe et Yeux-bleus), et puis on a envie d'en savoir plus sur ce qui s'est passé au cours de sa vie de couple , même si on se doute que l'alcool a du y avoir son rôle à jouer, cause ou conséquence. )
Les personnages incarnent des archétypes de collègues pervers, ambitieux ou jaloux, tels que l'on peut en côtoyer quelque soit le milieu dans lequel nous évoluons professionnellement parlant. Les enjeux et les luttes de pouvoir sont hélas des lieux communs dans notre univers de travailleurs en équipe.
Et de ce côté-la Tempe n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds et c'est aussi ce qui la rend sympathique
L'ambiance québécoise n'est pas du tout désagréable , et pas non plus obnubilante : quelques jurons bien typiques donnent le ton , et ça suffit pour qu'on y soit transporté sans y être noyé par un vocabulaire vernaculaire incompréhensible.
Bref c'est une rencontre bien appréciée qui laisse augurer de prochaines heures de plaisir à suivre les aventures de Tempérance Brennan.
Challenge Pavés 2016-2017
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Ariane84
  17 octobre 2018
Après avoir lu plusieurs opus de la série de Kathy Reichs consacrée à Temperance Brennan il y a quelques années, j'ai décidé de reprendre les romans dans l'ordre.
Ce premier tome, "Déjà dead", nous présente la plus célèbre anthropologue judiciaire du monde de la fiction, Temperance Brennan, Tempe pour les intimes. Attention, l'héroïne ici présentée n'a que peu de ressemblance avec celle de la série "Bones", série qui a été librement adaptée des romans de Kathy Reichs.
Temperance est une femme indépendante, bien qu'engluée dans quelques soucis personnels et familiaux, et surtout passionnée par son métier et donc passionnante dans ce qu'elle nous raconte.
Dans ce roman, elle va travailler sur des ossements de femmes retrouvées démembrées. Son intuition mais surtout ses connaissances scientifiques l'aideront à résoudre l'enquête, en lien avec les policiers en charge de l'affaire (dont un certain Andrew Ryan qui ne la laisse pas totalement indifférente).
L'équilibre est bien dosé entre l'enquête, les considérations scientifiques (très intéressantes) et la vie personnelle de Tempe.
A noter que l'on retrouve un petit peu de Québec dans cette série, Temperance travaillant partiellement à Montréal, et c'est plaisant de retrouver l'ambiance québécoise et des expressions typiques.
Ce fut un réel plaisir de replonger dans cette série, néanmoins je reconnais ne pas avoir grand souvenir des enquêtes lues il y a quelques années, ce sont des romans très sympas mais qui, je pense, s'oublient vite.
Le prochain tome, "Passage mortel", m'attend...
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Kio971
  20 août 2018
Déjà dead est le premier roman de Kathy Reichs, celui dans lequel nous faisons connaissance pour la première fois avec Temperance Brennan, l'anthropologue judiciaire qui en est le personnage principal.
Depuis ce premier livre, en 1994, Kathy Reichs a écrit de nombreux autres romans, dont 17 relatent les enquêtes de Temperance Brennan. Sur le marché de l'anthropologie judiciaire Temperance Brennan est la grande concurrente de Kay Scarpetta, l'héroïne créée par Patricia Cornwell.
Ces deux héroïnes ont également une vie privée, des amours, des enfants (une nièce en fait pour Kay Scarpatta, une fille pour Temperance Brennan), et nos deux anthropologues judiciaires évoluent au fil des livres et des années.
Le match Temperance Brennan / Kay Scarpetta est gagné haut la main par la première selon moi. Si les intrigues policières sont tout autant passionnantes chez Kathy Reichs que chez Patricia Cornwell, l'arrière-plan des livres, ce qui en fait l'atmosphère, est est revanche complètement différent selon les héroïnes.
Car si Kay Scarpetta et Temperance Brennan excellent toutes les deux dans leur domaine professionnel, Temperance Brennan est beaucoup plus humaine, beaucoup plus proche de son lecteur, que ne l'est Kay Scarpetta.
Kay Scarpetta apparaît au fil des romans - et de plus en plus dans les derniers parus - comme une femme glaciale, hautaine, très sûre d'elle-même, consciente de sa valeur, une femme "parfaite".
Temperance Brennan est loin d'être parfaite en tant que femme et le reconnaît volontiers. Quand Kay Scarpetta porte de superbes vêtements, sinon de marque, à tout le moins coupés dans des matières de très grande qualité (soie, cachemire, ...), Temperance Brennan n'hésite pas à se montrer en survêtement, en sueur et décoiffée, après un jogging un peu difficile.
Quand Kay Scarpetta roule dans le dernier modèle de chez Mercedes (ne me demandez pas pas lequel, il évolue au fil des années), Temperance Brennan conduit tout au long des romans une Mazda qui commence à fatiguer un peu.
Kay Scarpetta habite le plus souvent une superbe maison, ornée de meubles anciens et de tapis orientaux, Temperance Brennan se contente de logements beaucoup plus modestes, mais non pas moins douillets et chaleureux.
Kay Scarpetta est dotée d'une nièce qui, après les années difficiles de l'adolescence, devient une jeune femme superbe, au corps sculptural, extrêmement douée (un petit génie de l'informatique, qui pilote des hélicoptères) et immensément riche.
Temperance Brennan a une fille, que l'on voit également traverser la fin de l'adolescence et les débuts de la vie d'adulte, mais avec ses interrogations ordinaires : doit-elle arrêter la fac ou continuer, doit-elle changer de boulot, pour un autre job plus passionnant, son petit ami est-il vraiment le bon?
Quand Kay Scarpetta ne boit généralement que des grands crus et d'excellents whiskies, Temperance Brennan se bat contre son passé d'alcoolique et descend des Coca light à la file (quand elle ne rechute pas, avec toutes les conséquence que cela entraîne).
Bref, on prend plaisir à lire - et à relire - les romans de Kathy Reichs, pour l'atmosphère qui y règne, même si on les connaît par coeur et que l'intrigue policière n'est plus une surprise. Ses romans peuvent se lire dans le désordre, chaque livre étant une enquête dont on découvre la solution à la fin. Mais il est plus intéressant de les lire dans l'ordre de parution, pour voir évoluer les personnages au fil des années.
Dans Déjà dead, Kathy Reichs nous fait découvrir Montréal (Temperance Brennan partage son temps entre le Québec et la Caroline du Nord), ses habitants, ses particularités linguistiques, ses rues animées dès que reviennent les beaux jours.
Dans cette première enquête, Temperance Brennan se lance aux trousses d'un tueur en série qui traque les femmes, les tue et les démembre horriblement ensuite.

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Yumiko
  29 novembre 2012
Je l'avais acheté par envie d'en savoir plus sur Temperance Brennan cette héroïne qui me plaît tant dans la série TV Bones.
Temperance est anthropoligiste, elle travaille sur les ossements pour découvrir ce qui est arrivé aux victimes. Dans cette enquête, des femmes sont retrouvées démembrées. Elle va se lancer tête baissée dans cette histoire qui semble liée à la disparition de son amie. Est-elle morte? Qui l'a enlevée? Pourquoi? le chemin jusqu'à la vérité est long et semé d'embûches. Temperance risquera beaucoup, bien plus qu'elle n'est prête à donner.
Elle travaille avec deux policiers bourrus, qui ne croient pas en son aide ni en ses analyses. Mettant rapidement en avant l'hypothèse d'un serial killer, elle va se retrouve seule contre tous à cause de cette idée qui tourne en obsession. Alors qu'elle ne devrait pas chercher la réponse au mystère sans protection, c'est exactement ce qu'elle fait! Un peu stupide comme réaction, mais elle rend le récit plus intéressant.
Temperance n'est pas une femme comme les autres. Sa façon d'entrer en relation est différente du commun des mortels et son franc parler est délectable. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et sait s'imposer (ou du moins elle essaie). Par manque de chance, les flics ne sont pas vraiment plus sociables qu'elle…
Passons aux détails qui fâchent.
J'ai trouvé le rythme du récit extrêmement lent. Tout met du temps à se mettre en place, l'enquête évolue un peu dans tous les sens et le coupable arrive un peu comme un cheveu sur la soupe (en fait Brennan aurait pu le démasquer bien avant, mais à croire qu'elle n'a pas voulu utiliser les informations collectées). La dernière partie s'accélère et tout s'emballe, mais bien trop tard à mon goût.
Quant à Temperance, malgré ses qualités je l'ai trouvée bien fade… Je n'ai pas vraiment eu envie de la suivre et les passages sur sa vie privée m'ont presque ennuyée. Même chose pour les flics qui gravitent autour d'elle. Quant à son amie, elle m'a agacée à un point inimaginable.
Le tout est servi pas une écriture fluide et agréable, bien qu'un peu trop portée sur les longues descriptions des analyses anthropoligiques et accompagnées d'un vocabulaire difficilement digérable. Ces passages ralentissent fortement le rythme de lecture et on finit par ne plus les lire.
Je ressors mitigée de cette lecture, peut-être parce que j'en attendais trop ou peut-être parce que le dernier policier que j'ai lu « le Chuchoteur » était tellement époustouflant que je n'ai pas réussi à savourer ce livre à sa juste valeur. Dans tous les cas, je ne pense pas continuer la série pour l'instant.
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Satine
  23 mai 2014
Oui c'est bien elle, vous ne rêvez pas… Kathy Reichs est l'anthropologue judiciaire qui écrit des thrillers dont l'héroïne est Temperance Brennan, celle qui a le rôle principal dans la série Bones.
Fans de Bones serez-vous déçus par ce roman ?
Non car on vit le métier d'anthropologue judiciaire au fur et à mesure des lignes. L'auteur ne nous épargne vraiment pas. Les cadavres retrouvés sont décrits avec une extrême justesse : l'état de leurs tissus, des tendons, des os, la position dans laquelle on les retrouve, le temps qu'ils ont passé à pourrir et dans quelles conditions mais aussi l'odeur pestilentielle qu'ils dégagent puis bien évidemment les atrocités qu'ils ont subi avant puis après leur mort. Donc je mets ici un bémol : âme sensible s'abstenir. (Je mettrai un extrait ci-dessous pour vous laissez juge).
Oui car Temperance Brennan est relativement différente. Oubliez les répliques drôles de la série lorsque Brennan est en complet décalage avec la société actuelle ou quand elle s'exclame haut et fort qu'elle est la meilleure du monde. Par contre, elle est aussi hargneuse et courageuse (parfois trop même) et son boulot est réellement sa priorité, elle doit absolument trouver les coupables quoi qu'il lui en coûte. Il n'y a pas non plus Booth ou toute la clique de médecins autour d'elle pour l'aider même si elle fait parfois appel à d'autres spécialistes pour avoir des informations supplémentaires.
Place à la quatrième de couverture :
Un beau jour d'été à Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l'ancien parc du Grand Séminaire. le docteur Temperance Brennan est chargé d'autopsier ce qu'il reste d'une femme abominablement découpée en morceaux.
Divorcée et solitaire, Temperance travaille durement, dans un milieu dominé par les hommes. Sa sinistre expertise va l'amener en première ligne de l'enquête, seule en butte à l'hostilité de son collègue policier et face à l'assassin pervers qui collectionne les victimes féminines...
Armée de son scalpel et de son instinct, Temperance traque le tueur en série. Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine?
Cette quatrième de couverture est un bon résumé de ce qui attend le lecteur. Brennan devra faire face à plusieurs cadavres de femmes sauvagement assassinées, à l'hostilité de policiers chargés de l'enquête et à l'étrange comportement de son amie Gabby.
L'enquête est vraiment intéressante et difficile, les liens entre les victimes peinent à être trouvés et le tueur minutieux et pervers va jouer avec Brennan d'une manière saisissante. C'est donc un très bon thriller qui ne vous laissera pas de marbre, le premier d'une série qui, je l'espère, continuera à être d'un aussi bon niveau. Je vous tiendrai au courant de toute façon…
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SatineSatine   23 mai 2014
Lorsque j’ai dénoué le haut du sac, l’odeur de putréfaction était suffocante. J’en ai déplié les rebords et j’y ai plongé mes yeux. En face de moi, j’avais un visage humain. Comme il avait été préservé des insectes, qui hâtent la décomposition, la chair n’en était pas encore totalement désagrégée. Mais la chaleur et la moisissure avaient modifié les traits en un masque mortuaire n’ayant pas grand-chose à voir avec ce que la personne avait dû être. Des yeux ratatinés et rétrécis lorgnaient sous des paupières à moitié fermées. Le nez était de travers, avec les narines comprimées et aplaties contre des joues creuses. Les lèvres étaient retroussées, en une sorte de rictus pour l’éternité, sur une rangée impeccable de dents. La chair était d’un blanc crayeux et collait aux os en une enveloppe blême et flasque. Une masse de cheveux roux et sans éclat encadrait le tout, des tire-bouchons de mèches ternes adhérant à la tête dans un limon de matière cérébrale liquéfiée.
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KittiwakeKittiwake   09 octobre 2016
Nos respirations étaient revenues à leur rythme normal et nous avions dit "fuck" une bonne douzaine de fois, à tour de rôle .
- Merde , a dit Claudel.
Ce qui était une variante acceptable .
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fred68pianofred68piano   02 janvier 2016
Il s'adressait à Charbonneau comme à un livreur de pissas, oubliant dans son impatience le moindre semblant de courtoisie. Charbonneau a froncé les sourcils mais a tendu le papier. Les trois hommes se sont groupés autour, tête contre tête, comme une équipe autour d'un plan de match.
-Cet enculé de merde a utilisé la carte bancaire de la fille une heure après l'avoir refroidie. Faut croire qu'il ne s'était pas assez amusé pour la journée, il s'est pointé au dépanneur du coin pour tirer du fric. Sauf que l'endroit n'était pas vraiment le genre haut de gamme, ils ont une caméra vidéo branchée en permanence sur le guichet. La transaction a été identifiée et "that's it", on a un petit souvenir Kodak
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line70line70   26 mars 2011
Quels souvenirs d'enfance ne sont pas en grande partie tirés de vieilles photos, mosaïque d'images de cellulose réorganisées dans ce que nous croyons avoir été notre réalité ? Voyage dans le passé, signé Kodak. Peut-être est-ce mieux ainsi. Nous photographions rarement les moments tristes .
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stephaniusstephanius   29 mars 2014
Elle travaillait pour un système auquel elle ne croyait plus depuis longtemps. Un système incapable de comprendre, et encore moins de maîtriser, la cruauté d'une société devenue folle sur ses franges. Les victimes d'un viol collectif. Les adolescents aux yeux vides, aux poignets tailladés. Les bébés ébouillantés et scarifiés de brûlures de cigarettes. Les foetus flottant dans l'eau rougie d'un bol de toilette. Les vieux mourant de faim, attachés, baignant dans leurs propres excréments. Les femmes aux visages meurtris, aux yeux implorants. Un jour, elle avait cru pouvoir changer les choses. L'expérience l'avait convaincue du contraire.
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Kathy Reichs en entrevue en Français chez Renaud-Bray (2014)
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