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ISBN : 225300670X
Éditeur : Le Livre de Poche (14/06/1973)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 1329 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : "Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes..."
Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, A l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus forts dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (139) Voir plus Ajouter une critique
carre
22 juin 2014
Le mot chef d'oeuvre est souvent galvaudé.
«A l'ouest, rien de nouveau » mérite pourtant indiscutablement ce titre. Un récit qui suit le quotidien d'une patrouille allemande, jeunes mômes lâchés sur les champs de bataille sans le moindre remord. L'horreur des tranchées, avec une description à vous retourner l'estomac, le livre de Remarque est un formidable témoignage antimilitariste, nous montrant une génération massacrée, traumatisée pour ces rescapés, au nom d'intérêts ridicules. Ici, que l'on soit français, allemands , russes ou autres, la peur, l'effroi, la douleur n'ont n'y drapeaux, ni nationalités.
La violence des combats est d'un cruel réalisme. Comment peut-on infliger un telle barbarie ? Un livre qui soulève beaucoup de questions et qui n'ont malheureusement toujours pas trouvé un semblant de réponses à notre époque.
Une claque.

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nameless
31 juillet 2016
Erich Maria Remarque a été déchu de sa nationalité en 1939. Sa soeur, condamnée à mort par l'Allemagne nazie pour “atteinte au moral de l'armée” a été décapitée en 1943. A l'ouest rien de nouveau a été brûlé en place publique, censurée son adaptation cinématographique. Mais que peut-il bien y avoir de si subversif dans ce roman ?

Sa puissance universelle et intemporelle est en tout premier lieu due, à mon sens, à l'écriture de l'auteur : des phrases courtes, un style simple sans effet de manches ou fioritures, un vocabulaire usuel, accessibles à tout lecteur, dès son plus jeune âge. Il n'a pas non plus localisé précisément les lieux où se déroule l'action, de même qu'il n'a pas non plus daté strictement les faits relatés.

En second lieu, le narrateur, Paul Bäumer, est allemand, mais il pourrait être français, ou de n'importe quelle autre nationalité. Il est question de la 1ère guerre mondiale, mais il pourrait s'agir de n'importe quelle autre guerre. le dressage imposé aux jeunes recrues par des gradés quasi-tortionnaires concerne l'armée allemande, mais il est commun à toutes les armées du monde. Toute la palette des émotions ressenties par le jeune homme est sûrement identique à celle qu'éprouvent tous les jeunes combattants, quelle que soit leur guerre, où qu'elle se déroule dans n'importe quelle période de l'Histoire.

Et enfin, toujours à mon sens, peut-être que la grandeur du roman tient dans certains chapitres, à la modestie des faits racontés. Car il s'agit bien du récit au jour le jour, du quotidien d'un bidasse de base, dans tous ses actes, militaires bien sûr, mais aussi actes essentiels de la vie : les latrines communes, l'épouillage partagé, la chasse aux rats qui convoitent les rations, les trocs bouffe-cigarettes, les combines pour améliorer les repas déplorables, la faim, la soif, la douleur.

Ce n'est pas tout évidemment. Il y a aussi les tranchées, les assauts où l'on progresse ou recule d'un bon mètre, les champs de bataille où agonisent bruyamment et longuement hommes et chevaux, il y a les obus, les fusées éclairantes, les mines, les gaz. Les hommes tombent comme des mouches, déchiquetés. Dans le meilleur des cas, les blessés sont évacués vers les antennes sanitaires, où l'air est saturé par l'odeur du sang et de la gangrène. Là, les camarades qui leur rendent visite ont tout le temps de voir leur squelette s'élaborer en attendant leur mort.

Paul, comme ses amis d'enfance dont aucun ne reviendra de la boucherie, a été trompé par l'un de leurs professeurs en qui ils avaient une confiance aveugle, qui usant de son autorité sur ses élèves, les a sournoisement endoctrinés : “Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l'avenir” (p. 17). Au lieu de cet idyllique programme, les gosses se sont engagés sous la pression, dans la crainte de passer pour des lâches, et ont démarré leur instruction militaire : “Nous apprîmes qu'un bouton bien astiqué est plus important que quatre tomes de Schopenhauer. D'abord étonnés, puis irrités, et finalement indifférents, nous reconnûmes que ce n'est pas l'esprit qui a l'air d'être prépondérant, mais la brosse à cirage, que ce n'est pas la pensée, mais le système, pas la liberté, mais le dressage. Nous étions devenus soldats avec enthousiasme et bonne volonté, mais on fit tout pour nous en dégoûter” (p. 25). Ils font leur lit quatorze fois d'affilée pour satisfaire la perversion d'un gradé, apprennent à nettoyer le sol d'une chambrée avec une brosse à dents, rampent dans la boue, puis “un saut en avant, et vivement”, jusqu'à l'évanouissement. Ils partent vulgaires soldats, ils arrivent au front transformés en hommes-bêtes.

Empreint d'humour (très) noir dans ses premiers chapitres, à l'ouest rien de nouveau, sombre peu à peu dans les blagues ignobles qui sauvent les camarades (la camaraderie, ce que la guerre produisit de meilleur, p. 30) de la folie puis dans la désespérance, la mélancolie, l'indifférence.
Eblouissant, inégalé, pacifiste et éternel hommage rendu à la génération héroïque, celle qui a été sacrifiée au nom de ce qui devait être la der des ders.

“Pourquoi donc y-a-t-il la guerre ?” demande Tjaden.
Kat hausse les épaules.
“Il doit bien y avoir des gens à qui la guerre profite”. (p. 181)
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patrick75
03 juillet 2012
Erich Maria Remarque nous parle de son expérience dans les tranchés de la "Grande-Guerre".
Où l'on s'aperçoit que le 'Boche" à également une mère ou bien une petite amie qu'il chérissait et à qui il écrivait.
Qu'il tremblait tout comme le "Poilu" lorsqu'il entendait le sifflement des obus au dessus de sa tête.
Qu'il pleurait des mêmes larmes...et riait des mêmes joies.
L'auteur après avoir fait ce constat peut avec nous se poser la question:" Pourquoi?". Ce devait être la " der des der" , nous savons aujourd'hui ce qu'il en est advenu.
Un témoignage de plus d'un ancien soldat. Tous sans exception, dénoncent les horreurs de la guerre, mais leurs mots se perdent ...s'oublient.
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olivberne
17 mars 2013
C'est à mon goût le meilleur roman sur la première guerre mondiale, et il est de plus écrit par un perdant. C'est le meilleur car il y a tout : l'horreur des tranchées, les interrogations de celui qui doit agir au mlilieu de la boucherie, la réaction de l'arrière, la débilité des chefs, la camaraderie naissante et fauchée, l'amertume d'une guerre pour rien, la froideur du propos.
Ce roman est antimilitariste jusqu'à la moelle, anti-guerre et il n'a rien à envier aux films d'horreur d'aujourd'hui, sauf que là, c'était la réalité. L'impression personnelle est renforcée par l'usage de la première personne, comme dans un journal, et on suit les évenements la peur au ventre, même si parfois on aimerait en savoir plus, notamment lors des ellipses narratives.
Je l'ai lu, étudié avec des élèves de seconde qui ont été impressionés, à l'heure des combats de jeux vidéo et des guerres modernes.
On ne ressort pas indemne de cette lecture et on se dit que tout cela n'a servi à rien, puisqu'on a remis ça vingt ans après et qu'aujourd'hui encore, à un endroit du globe, ça continue...
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Moan
28 décembre 2012
le narrateur, Paul Bäumer , soldat allemand, raconte sa première guerre mondiale sur le front ouest, parmi ses camarades sortis comme lui de l'école et pratiquement inscrits volontaires à l'insu de leur plein gré par leur professeur.
Il décrit leur entraînement rude, très rude sous les ordres d'Himmelstoss, les années entre les premières lignes et le repos à l'arrière, la permission, la perte des camarades.
Ce livre décrit avec une très belle écriture et de la poésie, les horreurs du front, la camaraderie, leur humour, la réflexion de ces jeunes sur la guerre qu'ils vivent.
Erich Maria Remarque est envoyé sur le front en juin 1917, jusqu'à fin juillet où il sera blessé. Son roman pacifiste sera brûlé lors des autodafés nazis dès 1933. Ce roman magnifiquement écrit est à garder précieusement comme témoignage sur cette guerre.
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Les critiques presse (1)
LeFigaro26 janvier 2017
D'Ellis Island à Hollywood, sur les pas d'un personnage qui emprunte bien des traits à l'écrivain, Remarque écrit le roman de l'exil et du retour à la vie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland10 octobre 2010
[...] ... Le bombardement a cessé, je me tourne vers l'entonnoir et je fais signe aux autres. Ils sortent et ôtent leurs masques. Nous saisissons le blessé, l'un de nous tenant son bras éclissé. Ainsi nous détalons aussi vite que nous pouvons, non sans trébucher.

Le cimetière est un champ de ruines. Cercueils et cadavres sont dispersés partout. C'est comme si les morts avaient été tués une seconde fois. Mais chacun de ceux qui ont été mis ainsi en pièces a sauvé la vie de l'un de nous.

La clôture du cimetière est détruite ; les rails du chemin de fer de campagne qui passe à côté sont arrachés et ils se dressent en l'air tout cintrés. Devant nous, il y a quelqu'un d'étendu. Nous nous arrêtons ; seul Kropp continue de marcher avec le blessé.

Celui qui gît sur le sol est une recrue. Sa hanche est inondée de sang caillé. Il est si épuisé que je saisis mon bidon, dans lequel j'ai du thé au rhum. Kat arrête ma main et se penche sur le soldat : "Où as-tu été touché, camarade ?"

Il remue les yeux. Il est trop faible pour répondre. Nous coupons son pantalon avec précaution. Il gémit. "Du calme, du calme, ça va aller mieux ..."

S'il a été touché au ventre, il ne faut pas qu'il boive. Il n'a pas vomi, c'est de bon augure. Nous mettons sa hanche à nu. C'est une bouillie de chair, avec des esquilles d'os. L'articulation est atteinte. Ce garçon ne pourra plus jamais marcher.

Je lui frotte les tempes de mon doigt mouillé, et je lui donne un coup à boire. Ses yeux s'animent. Alors seulement nous nous apercevons que son bras saigne aussi. Kat étale autant qu'il peut deux paquets de pansements afin de recouvrir la plaie. Je cherche de l'étoffe pour l'enrouler tout autour, sans trop serrer. Nous n'avons plus rien. Alors, je relève la jambe de pantalon du blessé pour faire une bande avec un morceau de son caleçon, mais il n'en a pas ; je le regarde attentivement, c'est le blondin de tout à l'heure. [Pour la première fois au feu, il avait eu une crise de panique et n'avait pu retenir ses fonctions naturelles. Le narrateur l'avait invité à se débarrasser de son sous-vêtement.] Cependant, Kat a trouvé, dans les poches d'un mort, d'autres paquets de pansements que nous appliquons sur la blessure avec précaution. Je dis au jeune homme, qui nous regarde fixement : "Nous allons maintenant chercher une civière." Alors, il ouvre la bouche et murmure : "Restez ici." Kat dit : "Nous revenons tout de suite ; nous allons te chercher un brancard."

On ne peut pas savoir s'il a compris. Derrière nous, il gémit comme un enfant : "Ne me quittez pas." Kat se retourne et dit tout bas : "Ne vaudrait-il pas mieux simplement prendre un révolver pour que tout soit fini ?" ... [...]
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SachenkaSachenka31 mars 2015
- Pourquoi donc il y a la guerre? demande Tjaden.
Katy hausse les épaules.
- Il doit y avoir des gens à qui la guerre profite.
- Eh bien! je ne suis pas de ceux-là, ricane Tjaden.
- Ni toi, ni personne de ceux qui sont ici.
- À qui profite-t-elle? insiste Tjaden. Elle ne profite pourtant pas au kaiser non plus. Il a tout de même tout ce qu'il lui faut!
- Ne dis pas cela, réplique Kat. Une guerre, jusqu'à présent, il n'en avait pas eu. Et tout grand empereur a besoin d'au moins une guerre ; sinon il ne devient pas célèbre. Regarde donc dans tes livres de classe.
- Des généraux également deviennent célèbres grâce à la guerre, dit Detering.
- Encore plus célèbres que les empereurs, confirme Kat.
- Sûrement, il y a encore derrière eux d'autres gens qui veulent que la guerre leur profite, grogne Detering.
- Je crois plutôt que c'est une espèce de fièvre, dit Albert. Personne, à proprement parler, ne veut la guerre, et soudain elle est là. Nous n'avons pas voulu la guerre, les autres prétendent la même chose, et pourtant la moitié de l'univers y travaille ferme.
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Valerie78120Valerie7812025 avril 2014
Ils auraient dû être pour nos dix-huit ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès – préparant l'avenir. Parfois, nous nous moquions d'eux et nous leur jouions de petites niches, mais au fond nous avions foi en eux. La notion d'une autorité, dont ils étaient les représentants, comportait à nos yeux, une perspicacité plus grande et un savoir plus humain. Or, le premier mort que nous vîmes anéantit cette croyance. Nous dûmes reconnaître que notre âge était plus honnête que le leur. Ils ne l'emportaient sur nous que par la phrase et l'habileté. Le premier bombardement nous montra notre erreur et fit écrouler la conception des choses qu'ils nous avaient inculquée.

Ils écrivaient, ils parlaient encore, et nous, nous voyions des ambulances et des mourants ; tandis que servir l'Etat était pour eux la valeur suprême, nous savions déjà que la peur de la mort est la plus forte. Malgré cela, nous ne devînmes ni émeutiers, ni déserteurs, ni lâches (tous ces mots-là leur venaient si vite à la bouche !) ; nous aimions notre patrie tout autant qu'eux et lors de chaque attaque nous allions courageusement de l'avant ; mais déjà nous avions appris à faire des distinctions, nous avions tout d'un coup commencé de voir et nous voyions que de leur univers rien ne restait debout. Nous nous trouvâmes soudain épouvantablement seuls - et c'est tout seuls qu'il nous fallait nous tirer d'affaire.

(Page 17/18 - Livre de poche)
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WolandWoland10 octobre 2010
[...] L'horreur du front disparaît lorsque nous lui tournons le dos ; nous faisons à son sujet des plaisanteries ignobles et féroces. Lorsque quelqu'un meurt, nous disons qu'il a fermé son cul et c'est ainsi que nous parlons de tout. Cela nous empêche de devenir fous. Tant que nous le prenons de cette façon, nous sommes capables de résister.

Mais nous n'oublions pas ! Ce que disent les journaux de guerre au sujet du magnifique humour des troupes, qui s'occupent d'organiser des danses, à peine sont-elles sorties de la zone du bombardement, n'est que stupidité. Si nous agissons ainsi, ce n'est pas parce que nous avons de l'humour mais nous avons de l'humour parce que, autrement, nous crèverions. Du reste, nous serons bientôt à bout de nos ressources et notre humour devient chaque mois plus amer.

Et, je le sais, tout ce qui maintenant, tant que nous sommes en guerre, s'enfonce en nous comme des pierres, se ranimera après la guerre et alors seulement commencera l'explication, - à la vie, à la mort.

Les jours, les semaines, les années de front ressusciteront à leur heure et nos camarades morts reviendront alors et marcheront avec nous. Nos têtes seront lucides, nous aurons un but et ainsi nous marcherons avec, à côté de nous, nos camarades morts et, derrière nous, les années du front : nous marcherons ... contre qui ? contre qui ? ... [...]
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Maxou1Maxou122 juin 2012
Je suis jeune, j'ai vingt ans; mais je ne connais de la vie que le désespoir, l'angoisse, la mort et l'enchainement de l'existence la plus superficielle et la plus insensée à un abîme de souffrances. Je vois que les peuples sont poussées l'un contre l'autre et se tuent sans rien dire, sans rien savoir, follement, docilement, innocemment.
Je vois que les cerveaux les plus intelligents de l'univers inventent des paroles et des armes pour que tout cela se fassent d'une manière encore plus raffinée et dure encore plus longtemps.
Et tous les hommes de mon âge, ici et de l'autre coté, dans le monde entier, le voient comme moi; c'est la vie de ma génération comme c'est la mienne.
que feront nos pères si, un jour, nous nous levons et nous nous présentons devant eux pour réclamer des comptes? Qu'attendent-ils de nous lorsque viendra l'époque où la guerre sera finie? Pendant des années nous n'avons été occupés qu'à tuer; ç'a été là notre première profession dans l'existence. Notre science de la vie se réduit à la mort. Qu'arrivera-t-il donc après cela?

Et que deviendrons-nous?
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Vidéo de Erich Maria Remarque
Trailer du film Three comrades tiré du roman D'Erich Maria Remarque et torné en 1938 par Franck Borzage Avec Margaret Sullivan, Robert Young, Robert Taylor et Franchot Tone. Adaptation de F Scott Fitzgerald.
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