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EAN : 9782070454662
400 pages
Éditeur : Gallimard (30/01/2014)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 52 notes)
Résumé :
L’auteur de À l’Ouest rien de nouveau a peint, avec Après , la fresque la plus tragique et la plus poignante de l’Allemagne après la guerre de 14-18, des premiers jours de la défaite aux derniers jours de la révolution spartakiste.


La déroute, l’émeute, la faim, le doute, Erich Maria Remarque les évoque avec une âpre sincérité, une violence vengeresse. Son livre est généreux et humain.

C'est un document et un acte de foi.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  15 mars 2018
Erich Maria Remarque avait écrit «À l'ouest, rien de nouveau», qui relatait son expérience pendant la Première guerre mondiale. S'il y avait beaucoup à écrire sur le sujet, il y en avait autant à raconter sur ce qui s'est passé après. Les dernières heures dans les tranchées, alors qu'on sait qu'il y aura armistice, la survie, le chemin du front à la caserne, puis au village natal. le retour à la vie civile. Mais est-il possible de revenir en arrière et reprendre une existence ordinaire après avoir vécu les atrocités de la guerre ?
L'auteur a justement intitulé ce roman «Après». Il n'est plus question de la guerre et encore moins d'actions héroïques. Au contraire, ce sont des héros qui sont ramenés à une existence supposément normale et paisible. Mais les traumatismes de la guerre continuent à hanter et les empêchent de mener leur petit train-train quotidien comme si rien ne s'était passé. La société a repris son cours, les anciens combattants, eux, ne savent pas comment y parvenir.
Étude, travail, mariage… tout semble décalé. Ceux qui étudiaient, ils doivent réviser (comment se rappeler la matière après tout ce temps ?) et passer leurs examens à côté de gamins. Ceux qui avaient un emploi, ils l'ont perdu. Ceux qui avaient des femmes… eh bien… elles n'ont pas attendues. Cette société qu'ils ont tenté de féendre, on dirait qu'elle leur tourne le dos. Ils sont devenus des rien-du-tout. Très frustrant !
Tellement que, parfois, il leur semble que tout était plus simple sur le front avec la mitraille et les obus. « Ah Au front, c'était plus simple. Là-bas, il suffisait d'être vivant pour que tout aille bien !» Quand on y pense sérieusement, c'est désolant et décourageant !
Les personnages, Albert, Tjaden, Valentin, Willy et tous les autres, ils étaient des adolescents. En l'espace de deux, trois ou quatre ans, ils sont devenus des hommes. Mais des hommes qui s'ajustent difficilement. Tellement qu'ils me faisaient davantage penser à de grands enfants. Il est impossible de ne pas ressentir de la compassion, de l'empathie pour eux. Plus ils font des efforts pour s'adapter, plus c'est difficile. Certains sont tentés de retourner dans l'armée mais même cette option ne semble plus leur convenir.
Erich Maria Remarque a déjà abordé le thème des anciens combattants dans «Les camarades», où il était question de ce groupe de trois-quatre jeunes qui essaient de se créer une situation quelques années après le retour du front. le roman était très romancé et abordait plusieurs autres thèmes dont la passion amoureuse, la pauvreté à Berlin et la montée du nazisme. «Après» se concentre exclusivement sur le retour à la vie civile. Ça le rend d'autant plus poignant, bouleversant. Je le recommande vivement.
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Aaliz
  26 mars 2014
Nombreux sont les témoignages qui nous relatent de l'expérience des soldats pendant la première guerre mondiale. Chez nous, français, on a les très célèbres le Feu d'Henri Barbusse ou encore Les croix de bois de Dorgelès et bien d'autres … Chez nos voisins allemands, on connaît surtout A l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque. Sauf que ce dernier ne s'est pas arrêté là. Il a décidé de nous raconter la suite, l'après la guerre. Parce qu'il y a eu un après pour ceux qui ont eu la chance ( ?) d'en revenir.

Le récit s'ouvre, nous sommes encore dans les tranchées. Les obus fusent et explosent toujours. Les copains sont malades, blessés ou n'en réchappent pas. Et puis soudain, alors qu'on commençait à ne plus y croire après tant de fausses joies, un cri se propage : « La paix ! ». C'est fini. La grande boucherie ferme ses portes. On a du mal à réaliser mais on se met en route. Il est temps de rentrer chez soi. Sur le chemin, on reste sur ses gardes. le doute persiste. On croise des soldats qui, peu de temps encore auparavant, étaient nos ennemis. On se toise avec méfiance puis on sympathise, on s'échange des souvenirs pour les uns, de la nourriture et des produits de première nécessité pour les autres. Et on arrive enfin chez soi.

Mais l'accueil n'est pas celui qu'on attendait. On espérait retrouver notre vie là où on l'avait arrêtée en partant au front. Faire comme si la guerre n'avait été qu'une parenthèse, que le temps s'était figé et que la vie reprendrait son cours normalement au retour. Mais c'est impossible. Les jeunes adolescents qui étaient partis et qui n'ont que 3-4 ans de plus sont à présent devenus des hommes. Difficile de le faire comprendre à son entourage.

Pour Ernst et ses camarades survivants, le retour se place sous le signe de la déconvenue et de l'incompréhension. Comment accepter de nouveau la futilité du quotidien et de la vie quand on a connu l'horreur et côtoyé la mort d'aussi près ?
On se raccroche à ce qu'on peut. Les études, le travail, l'amour ou la famille. Mais ça ne marche pas. Ajoutons à cela les cauchemars et les hallucinations. Chaque membre du groupe tente de se faire une nouvelle place dans cette société qui, pourtant, ne leur correspond plus. D'autres s'engagent à nouveau dans les rangs de l'armée mais en reviennent écoeurés. L'esprit de camaraderie qui régnait pendant la guerre n'est plus. Ils semblent tous être passés à autre chose. Sauf eux.

Dans ce sublime roman d'une cruauté blessante, Erich Maria Remarque brosse le portrait de plusieurs poilus allemands, nous montre leurs difficultés à retrouver une vie normale. On se rend compte que le choc est terrible. Plus rien ne semble avoir de sens. le fossé entre ceux qui ont combattu et les autres est énorme et apparaît comme infranchissable.

« Il me faut serrer la main de quelques personnes et je commence à suer. Les gens d'ici sont bien différents de ce que nous étions, nous autres au front. En comparaison, j'ai l'air aussi lourd qu'un tank. Ils se tiennent comme s'ils figuraient dans une vitrine de tailleur, et ils conversent comme sur un théâtre. Avec précaution, je cherche à dissimuler mes mains, car la boue des tranchées s'y est incrustée, comme un poison. Je les essuie à mon pantalon à la dérobée. Malgré ces précautions, ma main est toujours moite au moment où je dois la tendre à une dame. »

Le monde qu'ils ont laissé n'est plus le leur au point que l'un d'entre eux retournera sur le champ de bataille s'y donner la mort. La destinée de nombre d'entre eux est tragique. Certains culpabilisent même de rentrer indemne là où les copains sont tombés ou d'autres sont revenus estropiés. Parfois même leur sort leur paraît plus enviable. Car personne ne se soucie de ceux qui sont revenus et leurs proches sont incapables de les comprendre et ne les reconnaissent plus.
Erich Maria Remarque évoque aussi les troubles politiques et sociaux de cet après-guerre douloureux pour l'Allemagne : la défaite, la fuite du Kaiser, les révoltes des soldats qui se sentent trahis et abandonnés, les grappillages de vivres car on a faim.

Roman tragique, d'une force redoutable, Après m'a fortement marquée. Certains passages sont criants de désespoir. Il n'y avait que l'un d'entre ses soldats pour nous expliquer à nous autres qui n'avons pas connu ça ce qu'ils ont vécu et comment, l'impact psychologique que la guerre a eu sur eux, ces réflexes acquis et qui sont devenus naturels.

Après est un roman percutant, bouleversant et surtout indispensable. A lire absolument !
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patrick75
  03 mars 2014
Le sujet de ce livre a été traité à de nombreuses reprises. Après toutes les guerres, de tout temps et en tous lieux, des hommes se sont mis à témoigner de leurs difficultés après des années passées dans l'enfer des combats de revenir à la paix d'une vie civile.
Tous n'avaient pas le talent d'écrivain d'Erich Maria Remarque, tous n'avaient pas connu les tranchées de 14-18 et tous n'étaient pas allemand, ce qui fait de ce témoignage romancé, un document d'importance.
Ce récit pourrait être lu comme la suite du célèbre : «  A l'ouest rien de nouveau » du même auteur.
Il en a les mêmes qualités narratives.
L'auteur nous délivre un message de paix universelle, lorsqu'il déclare par exemple qu'il se sent plus proche d'un « poilu » que de ses propres compatriotes restés en arrière du front. Au delà d'un simple récit d'événement, ce livre est parcouru par de nombreuses pensées profondes sur la place de l'Homme dans nos sociétés... Sur la vie.
Il est à noter que l'oeuvre de l'auteur a été interdite par le régime nazi... Excellente raison pour la lire !
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kllouche
  01 mars 2014
Auteur populaire et acclamé depuis que son roman A l'ouest rien de nouveau est étudié par les élèves au collège, Erich Maria Remarque continue de s'illustrer en littérature par la publication posthume de ses récits sur la guerre 14-18 côté allemand. Alors qu'A l'ouest rien de nouveau rapportait le quotidien des soldats dans les tranchées, il s'attaque dans Après à un moment peu exploité en littérature et qui pourrait bien donner un nouveau souffle aux récits sur la Première Guerre mondiale, surtout en cette période de commémoration du centenaire de la Grande Guerre.
En effet, Après montre le retour des soldats allemands à leur vie "d'avant", dans un pays meurtri par des années de guerre et ayant abouti à la défaite.
Le roman s'ouvre sur le spectacle de combats dans les tranchées, écho à son oeuvre précédente. On y découvre des jeunes hommes, en proie à la violence des combats, transformés par ceux-ci mais surtout soudés dans la lutte. A la débâcle allemande, le trajet retour se fait lentement, comme au ralenti, dans une atmosphère d'anticipation pesante qui montre le poids de cette guerre perdue et le décalage entre la vie qu'on menait les soldats pendant leur service et la vie qu'ils vont retrouver. Et quand viennent enfin les retrouvailles, le spectre des tranchées pèsent au-dessus de chaque famille, comme si l'on ne pouvait jamais vraiment en revenir.
Cela se confirme par la suite. Jamais aucun soldat ne peut échapper à ce qu'il a vécu là-bas. Les souvenirs sont omniprésents, de même que les rancoeurs et les vengeances. L'écart se creuse entre les soldats et leur famille dans leur langage, leurs habitudes.
Ils gardent le réflexe de marcher au pas, de porter leur uniforme. Ils sont une famille, la guerre les a unis et la séparation ne semble pas être une option. Ils sont comme déconnectés de la vie réelle, celle qu'ils avaient connu jusqu'à leur mobilisation. Et quand ils doivent reprendre le chemin de l'Ecole Normale, l'absence des camarades tombés (plus de la moitié) les ramène à leur condition. Ils ne sont plus des gamins, des élèves, des frères. Ils sont des soldats. Dans ces conditions, comment penser sérieusement qu'ils peuvent reprendre le cours de leur vie tel qu'ils l'ont laissée? La guerre n'a pas été pour eux un intermède, elle les a changé. Comment se tenir debout face à une classe et enseigner quand, quelques mois auparavant, on se tenait debout, mais un fusil à la main et prêt à tirer?
Alors qu'au début l'auteur n'hésite pas à détailler les effets d'un obus sur le corps et l'esprit des soldats, l'introspection prend peu à peu le pas. Il est "amusant" de voir comment certains silences en disent bien plus long sur les sentiments des personnages que certaines descriptions assez crues de la guerre. On en dit moins mais le malaise qui les habite n'en est que plus explicite.
Mais ce roman, c'est aussi l'histoire d'une désillusion, celle des soldats face à la guerre. Alors qu'on leur avait inculqué les raisons de ces combats à l'école, quand tout cesse enfin et qu'ils réalisent qu'ils ont été bernés, ils ne croient même plus en la vie. Les fondements de ce pour quoi ils se battaient s'effondrent, et eux suivent aussi, petit à petit.
>Après est un roman réaliste qui offre une vision déprimante de l'autre versant de la guerre. Sans en avoir l'air, Erich Maria Remarque délivre une excellente leçon d'histoire! Il donne envie de poursuivre et j'aimerai maintenant beaucoup lire Les camarades, sorte de suite à Après sur fond de montée du nazisme!
Lien : http://mariae-bibliothecula...
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Chat-Pitre
  28 février 2014
J'ai lu, comme beaucoup, le remarquable "A l'Ouest rien de nouveau" mais j'avoue que je ne connaissais pas cet autre livre d'Erich Maria Remarque.
J'ai eu la chance de le découvrir grâce à Babélio Masse Critique et à Folio. le sujet m'avait attiré: le retour à la vie civile des soldats de 14, thème qui n'a pas, je crois, été beaucoup traité. Et là, le tableau est parfait et la situation bien transcrite: ils sont tous là, du mutilé au commotionné, du mari bafoué à l'opportuniste en passant par les gamins privés de leur jeunesse. Et pour tous, le retour est difficile, d'abord parce qu'il est difficile, voire impossible de communiquer l'horreur. Alors, les meilleurs moments sont ceux passés avec ceux qui savent, ceux qui ont vécu l'enfer, même si le front les hante ( l'auteur nous offre là des évocations très réalistes). Ensuite, se pose à eux le problème de leur insertion dans une société en changement qui ne les reconnaît plus et qui aimerait bien les gommer. le texte me paraît universel: chacun de ces hommes pourrait avoir n'importe quelle nationalité parmi celles des belligérants et ces états d'âme ont dû être les mêmes pour tous. L'auteur y appose la caution de son vécu et tente l'espoir des leçons tirées et du pacifisme (malheureusement contredit par l'histoire!). Malgré quelques lourdeurs de style, le texte est puissant et touchant.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   02 mars 2014
Mon regard embrasse toutes ces choses et il me paraît que je les vois aujourd'hui pour la première fois. Elles me semblent, soudain, si peu familières que je ne les reconnais presque plus.
Est-il possible que ce bout de gazon sordide et mouillé, là, devant moi, appartienne vraiment aux années de mon enfance, ces années dont ma mémoire a conservé un souvenir si radieux, si ailé ?
Est-il possible que cette place déserte et morne avec la fabrique- vis-à-vis- constitue vraiment cette parcelle du monde que nous appelions le pays natal et qui seule, dans le flot d'horreur du front, évoquait l'espoir et le sauvetage avant la noyade ?
Est-ce bien elle et pas une autre, cette rue grise avec d'affreuses maisons dont l'image, pendant les rares trêves que nous accordait la mort, s'élevait au-dessus des trous d'obus comme un songe farouche et mélancolique ?
N'était-elle pas plus lumineuse et plus belle, plus large et plus animée dans mes rêveries ?
Tout cela ne serait-il plus vrai ?
Mon sang m'a t-il menti, mes souvenirs m'on-ils trompé ?
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patrick75patrick75   27 février 2014
C'est vrai. Beaucoup des nôtres sont couchés là. Mais, jusqu'ici, nous ne l'avions jamais aussi bien réalisé; nous étions restés tous ensemble. Les uns près des autres; nous, dans nos tranchées, eux, dans leurs fosses, séparés par quelques poignées de terre. Ils nous avaient un peu devancés, un peu seulement, puisque chaque journée voyait diminuer notre nombre et augmenter le leur. Il arrivait souvent que nous ne sachions pas si nous étions encore vivant ou déjà des leurs. Il arrivait même aussi que des obus les fissent remonter vers nous; c'étaient des os délabrés projetés en l'air, des lambeaux d'uniforme, des têtes humides, décomposées, déjà terreuses qui, arrachés par le bombardement à leurs abris effondrés, revenaient encore une fois dans la bataille.
Nous n'y trouvions rien d'effrayant, nous étions trop près d'eux pour cela...Mais maintenant , nous allons rentrer dans la vie, tandis qu'eux resteront ici...
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patrick75patrick75   03 mars 2014
Nous nous sommes étourdis et nous avons cherché; nous nous sommes endurcis et nous nous sommes laissés aller; nous nous sommes baissés et nous avons bondi; nous nous sommes égarés et nous avons continué à marcher; mais nous sentions toujours peser sur nos épaules l'ombre à laquelle nous voulions échapper.
Nous croyions qu'elle nous poursuivait, ignorant que nous la traînions avec nous; qu'elle était là, muette, partout où nous étions; qu'elle n'était pas derrière, mais qu'au contraire nous la portions en nous, en nous-mêmes.
Nous avons voulu construire des maisons, nous avons eu des désirs ardents de jardins et de terrasses, car nous voulions voir la mer et sentir le vent; mais nous avions oublié que les bâtiments ont besoin de fondation.
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patrick75patrick75   01 mars 2014
-" Monsieur le Directeur, dit-il de sa voix claire, vous avez vu la guerre à votre façon ; étendards au vent, enthousiasme, fanfares; mais vous ne l'avez vue que jusqu'à la gare d'où nous sommes partis. Oh ! nous ne vous le reprochons pas, nous pensions tous exactement comme vous. Mais depuis, nous avons appris à connaître le revers de la médaille, un revers en face duquel le pathos de 1914 a bien vite été réduit à rien. Nous avons cependant continué à résister, soutenus par un sentiment plus profond, un sentiment qui ne s'est révélé qu'au front; la conscience d'une responsabilité dont vous ignorez tout et qui est impropre aux discours."
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SachenkaSachenka   15 mars 2018
Nous nous sommes étourdis et nous avons cherché ; nous nous sommes endurcis et nous nous sommes laissés aller ; nous nous sommes baissés et nous avons bondi ; nous nous sommes égarés et nous avons continué à marcher ; mais nous sentions toujours peser sur nos épaules l'ombre à laquelle nous voulions échapper. Nous croyions qu'elle nous poursuivait, ignorant que nous la trainions avec nous ; qu'elle était là, muette, partout où nous étions ; qu'elle n'était pas derrière, mais qu'au contraire nous la portions en nous, en nous-même.
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