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Éditeur : Gallimard (01/01/1900)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Erich-Maria Remarque, l'auteur de A l'ouest rien de nouveau, conte l'aventure de trois camarades de guerre, en proie aux difficultés de l'existence, dans l'Allemagne où le nazisme est en train de croître. Une âpre poésie chargée de détresse et de fatalité imprègne le livre tout entier. Il s'en détache une héroïne attachante et tendre, et un roman d'amour dont la brève flambée illumine de façon inoubliable un monde désolé et menaçant.

Source : Gallimar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
SZRAMOWO
  10 janvier 2019
Comme tout jeune lycéen, j'avais adoré à l'époque le roman d'Erich Maria Remarque "à l'ouest rien de nouveau" et son message humaniste contre la guerre et pour l'espoir.
"les camarades" écrit en 1938 est en quelque sorte une suite, trois camarades démobilisés essayent de survivre dans une Allemagne ruinée par la guerre et rongée par le doute.
Ils se retrouvent dans leur atelier automobile, passionnés de mécanique et d'alcool, furieux de vivre ce que la guerre leur a pris.
Hélas la réalité est tout autre et leur séparation pour cause de convictions divergentes s'avérera inéluctable.
L'écriture est brève hachée sans fard. L'ambiance de la ville déchirée entre la lumière des décors des bars et des salles de spectacle, et l'obscurité propice aux arnaques de tout genre, est omniprésente et poisseuse.
Le malheur rôde partout et on peut se demander si Ingmar Bergman ne s'est pas inspiré de ce roman pour son film l'oeuf du serpent, on y trouve la même désespérance et le même fatalisme, la même pente vers le cataclysme et la mort
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   25 juillet 2012
Le visage de Pat était mystérieusement éclairé par la lumière de la scène. Elle se donnait entièrement à la musique, et je l’aimais parce quelle ne s‘appuyait pas contre moi et ne me prenait pas la main, parce qu’elle ne me regardait même pas, qu’elle semblait ne pas du tout penser à moi et m’avoir entièrement oublié. Je détestais que l’on mêlât les choses, je détestais ce désir grégaire d’être l’un à l’autre quand s’imposaient la beauté et la violence d’une certaine œuvre, je détestais les regards noyés des amoureux, ces étreintes faussement sentimentales, ce bonheur indécent et moutonnier qui ne pouvait jamais s’élever ni sortir de soi-même, je détestais ce racontar : “Ne faire qu’un en amour”, car je pensais qu’on ne pouvait assez être deux, ni s’éloigner assez souvent l’un de l’autre pour se retrouver à nouveau. Ce n’est qu’en se retrouvant toujours seul qu’on connait le bonheur d’être ensemble. Tout le reste détruit le mystère de l’état d’âme. Et qu’est ce qui pénètre plus avant dans les régions magiques de la solitude, que le tumulte du sentiment, l’abandon à une émotion profonde, la violence des éléments, la tempête, la nuit, la musique... et l’amour...
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stcyr04stcyr04   25 juillet 2012
- L’homme, expliquai-je encore, n’est avide d’argent qu’à cause des désirs de la femme. Si les femmes n’existaient pas, il n’y aurait pas d’argent non plus, et les hommes seraient une race héroïque. Il n’y avait pas de femmes dans les tranchées... et ce qu’on pouvait alors posséder n’avait pas grande importance : seul comptait la valeur de l’homme. Cela ne parle pas en faveur des tranchées... cela éclaire seulement l’amour. Il éveille les mauvais instincts de l’homme ... le désir de possession, d’honneurs, de gain, de repos. Ce n’est pas pour rien que les dictateurs aiment avoir des collaborateurs mariés : ainsi ils sont moins dangereux . Et ce n ‘est pas pour rien que les prêtres catholiques n’ont pas de femme... Sans cela ils ne seraient jamais devenus d’aussi hardis missionnaires!
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stcyr04stcyr04   24 juillet 2012
- Souviens-toi d’une chose, mon garçon : jamais, jamais on ne peut se rendre ridicule aux yeux d’une femme si l’on fait quelque chose à cause d’elle. Même en jouant la plus stupide comédie. Fais ce que tu voudras... Rage, débite les pires bêtises, fais la roue comme un paon, chante devant sa fenêtre. Mais surtout, prend garde à une chose : ne soit pas pratique, ne soit pas raisonnable!
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