AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : SIE31540_9337
Éditeur : France Empire (30/11/-1)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le vendredi 18 février 1944, à midi, une escadrille de la R.A.F., volant à basse altitude, faisait irruption dans le ciel d'Amiens. La terre était à l'infini, couverte d'une neige immaculée...
L'ennemi ne comprit pas tout de suite que les avions, dans lesquels il pouvait identifier des chasseurs-bombardiers du type « Mosquito », encadrés de « Mustangs », avaient pour objectif la prison d'Amiens où des centaines de détenus « politiques » attendaient leur conda... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  22 octobre 2020
Cauchemar de la Luftwaffe, le de Havilland DH.98 ‘Mosquito' est considéré comme l'un des meilleurs avions jamais construit. Laissons le gros Hermann (Goering) nous expliquer pourquoi : ‘‘quand je vois le Mosquito, je deviens vert de rage et jaune d'envie. Messieurs les Anglais, qui peuvent se permettre le luxe de l'aluminium, construisent ces merveilles en bois dans n'importe quelle usine de piano, lui donnant en plus une vitesse de pointe qui ne cesse d'être améliorée.'' Ultra économique, d'une impressionnante résistance, ce bombardier bimoteur volait plus vite que les chasseurs allemands, et pour couronner le tout était d'une précision étonnante. Tellement étonnante que, début 1944, naquit l'idée de l'utiliser pour bombarder une prison, et libérer les résistants qui y étaient détenus.

L'auteur de ce livre, le colonel Rémy, est un cas complexe. C'est peut-être le seul résistant de la première heure à avoir pris le parti de Pétain… Après la guerre. Très vite marginalisé de ce fait, il n'en est pas moins l'un des premiers narrateurs de la Résistance, et à ce titre a fortement marqué les mémoires et l'historiographie. Son style est simple et précis ; sa narration des faits claire.

La prison abritait environ huit cent prisonniers, majoritairement détenus de droits commun, mais également deux cents Résistants qui ne se faisaient pas trop d'illusion sur leur sort. Organiser une évasion de masse grâce à un bombardement était une manoeuvre audacieuse, et totalement désespérée. Elle fonctionna pourtant. le bombardement des Mosquitos fut d'une précision inégalée. Une bonne partie des gardiens fut tué dans l'attaque, ainsi qu'une centaine de prisonniers. Deux cents environ parvinrent à s'échapper, et si une bonne partie furent repris derrière, un certain nombre furent bel et bien sauvés.

Récemment, des historiens ont remis en cause le statut de l'opération, et émis l'hypothèse qu'il ne s'agissait que d'une diversion en vue du Débarquement, sans aucun lien avec la Résistance. Au vu de la situation précaire et de la désorganisation de cette dernière à cette période, c'est cependant à prendre avec des pincettes. le colonel Rémy est l'un des rares acteurs de cette époque à avoir apporté son témoignage dessus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Coyotetired
  10 mars 2020
Sur 283 pages, l'opération Jericho n'en occupe que 107. La première moitié de l'ouvrage est constituée par le récit de la guerre aérienne du Colonel Livry-Level qui a rejoint Londres en Avril 1941 à 45 ans et qui a réussi, en trichant sur son âge, à devenir navigateur dans la R.A.F. Il y a survécu. Il en restait bien peu en mai 1945. (« De cinquante aviateurs que nous étions là, trois seulement étaient encore vivants à la fin de la guerre. » p 842 La Promesse de l'aube. Gary). Il passe de la chasse aux sous-marins aux bombardements nocturnes sur Halifax, avec des missions de parachutage et de largage pour la résistance pour varier les plaisirs. Il finit la guerre sur « Mosquito » un bi-moteur en même temps chasseur et bombardier qui comme son nom l'indique sert à harceler sans répit l'ennemi.
C'est justement cet appareil qui à servi en février 1944 à bombarder la prison d'Amiens pour libérer des prisonniers de la Gestapo. 95 morts et 87 blessés chez les Français, ça fait beaucoup. 20 morts chez les Allemands et 70 blessés, là c'est jamais assez. Des centaines d'évadés, la plupart repris, mais pas tous. Aujourd'hui, beaucoup pense que cette opération était pour "Fortitude" (l'intox au débarquement au Pas de Calais) au mieux, une pierre, deux coups. C'est assez vraisemblable. Il n'empêche qu'à terre, près de la prison, nous avions un futur auteur, celui de la longue (trop longue ?) série du Gorille, celui qui vous salue bien. Avant de s'appeler de son nom de plume Antoine-Louis Dominique, avant de faire le barbouze pour le compte de l'ancêtre du SDECE, il s'appelait Dominique Ponchardier et dirigeait le réseau "Sosies" pour toute la zone occupée. Le moyen âge pour les noughties et plein de souvenirs années soixante pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
rulhe
  15 octobre 2017
l,opération Jéricho et le
bombardement de la prison d,Amiens en février
1944.les membres du réseau de résistance (sosie)
commander par Dominique ponchardier
suite a une dénonciation
sont arrêtés par les allemands. leurs amis
pour les faire évader veulent attaquer la prison.
hélas une attaque du même genre sur la prison
de saint Quentin quelques
jours plus tôt a échoué.
ponchardier va demander
a la r.a.f de bombarder la
prison. Londres accepte.
c'est cette histoire que
Rémy nous raconte, une
aventures humaine ou
des pilotes non pas hésiter
a risqué leurs vies, pour
sauvé des français qu'il ne
connaissez pas mais qui
était leurs frères et leurs
égaux dans la lutte.👍
Commenter  J’apprécie          50
pit31
  12 août 2020
Ce roman est très bien écrit, et décrit très bien une partie de notre passé.
Je n'avais jamais entendu cette opération et j'ai été ravie de lire ce roman.
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
pit31pit31   10 août 2020
J'ai mis à profit cette quinzaine pour faire connaissance avec mon appareil.
Le Halifax est le plus grand type d'avion au service d'une taille à peu près équivalente à la Flying Fontress des Américains. Quatre moteurs de chacun 1750 CV, une aile si haute qu'on passe facilement sous les hélices ; tout à l'arrière, dans la queue, la tourelle avec quatre mitrailleuses légères. Mac-Guire, qui l'occupe, bavarde sans cesse en cours d'opération pour lutter contre le froid qui l'endort.
La cabine est immense et, presque partout, on peut circuler debout. A droite et à gauche, quatre glissières qui vont depuis la queue jusqu'à des boîtes situées au centre de l'avion ; et sur lesquelles reposent les bandes des mitrailleuses : deux mille quatre cents cartouches par bande, si je me souviens bien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CoyotetiredCoyotetired   10 mars 2020
Dès l'entrée en guerre du IIIe Reich contre la Russie, Pépé devint commandant d'un groupe armé d'appartenance communiste, qui opérait dans la Somme et la Seine inférieur, et qui allait prendre la dénomination « F.T.P.F. » (« Francs-Tireurs et Partisans Français »). J'ai connu des F.T.P.F. de l'an 1942 : tout me séparait de leurs convictions, mais il est de mon devoir de saluer leur courage. Au contact de l'ennemi qui occupait notre sol, ces communistes-là avaient retrouvé la notion de la réalité française. Chef F.T.P.F., Pépé a maintenant sous ses ordres plusieurs de ses « durs » qui, tout comme lui, sont entièrement dévoués à Ponchardier dont ils exécutent sans barguigner les harassantes consignes, transmises par le truchement de leur commandant. (page 167/168)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rulherulhe   15 octobre 2017
les états majors gagnent
les guerres, les politiques
décident du sort des nations, et les combattants
ne sont en fin de compte
que bien peu de chose.
l, ingratitude et l, oubli sont chez eux une routine.
Commenter  J’apprécie          90
pit31pit31   10 août 2020
Nous avons viré sur notre droite en bout de course. L'eau qui file sous l'avion est glauque, bousculée par de grosses vagues écumantes. Il faut rentrer. Nous gagnons le large... Une fois encore, notre patrouille aura été une longue promenade.
Voici la zone interdite, encadrée de rouge sur la carte. J'ai averti l'équipage. Où sont-ils, ces français enfoncés dans l'eau verte, qui ne sauront jamais qu'à quelques centaines de mètres au-dessus d'eux un autre Français veille comme eux, combat comme eux ?
Le temps se gâte, et nous ne quittons un nuage que pour entrer dans un autre. Il pleut. Le radio annonce qu'il voit quelque chose qui apparaît et disparaît continuellement sur son écran.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
pit31pit31   12 août 2020
Vendredi 18 février 1944. Londres s'est réveillée sous un lourd manteau de neige, dont la blancheur immaculée contrastait avec le ciel d'un jaune sale. L'intense circulation a vite transformé les rues en d'innombrables bourbiers, où une foule pressée patauge. Il est trois heurs de l'après-midi, et déjà la nuit commence à se faire.
Notre chef, le colonel André Dewavrin, dit "Passy" est à Alger. Il a confié la direction du Bureau Central de Renseignements et d'Action, le "BCFA", à son adjoint, le commandant André Manuel, dit "Maxwell".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : seconde guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2162 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre