AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782070371679
256 pages
Éditeur : Gallimard (02/01/1980)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Ecrit en 1890, publié en 1892, 'L' écornifleur' raconte l'histoire d'un parasite qui parvient à se rendre indispensable à une famille de bourgeois en vacances au bord de la Manche. Le succès de ce livre vaudra à Jules Renard l'accès aux grands quotidiens et aux revues.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  23 août 2015

Ecornifleur : qui écornifle, qui cherche à vivre aux dépens d'autrui
C'est exactement ce qu'est Henri, jeune pseudo-poète qui décide de s'incruster dans la vie d'un couple naïf, inculte et aveuglé par l'illusion d'accéder au monde artistique.
Repas, argent puis pourquoi pas adultère, Henri ne recule devant rien. L'arrivée de la nièce de Mr et Mme Vernet va modifier quelque peu ses projets (en les pimentant).
Il a un peu du Julien Sorel de Stendhal dans le Rouge et le Noir, (en plus veule) notre Henri surtout dans la façon qu'il a de se regarder agir et d'analyser ensuite les conséquences de ses actes.
C'est assez drôle, on imaginerait bien un film en noir et blanc!
Commenter  J’apprécie          390
diablotin0
  14 novembre 2015
Henri pique-assiette s'incruste chez monsieur et madame Vernet, couple de naifs bourgeois . Non content de se faire nourrir et payer des vacances, Henri va séduire Madame Vernet ( une similitude avec Madame Bovary) et sa nièce. Tout l'intérêt de ce petit livre est la façon dont Jules Renard nous dépeint avec un humour cinglant la supercherie de cet Henri qui arrive à se faire aimer, admirer.
Commenter  J’apprécie          263
ChristianAttard
  19 août 2019
On lit moins Jules Renard et c'est bien dommage. De lui, on admirait son "Poil de carotte", savourait ses descriptions empruntes de poésies des "Histoires naturelles". 
L'écornifleur, moins connu aujourd'hui, est pourtant un vrai chef d'oeuvre de cynisme où déjà va se révéler tout le talent de cette peau de vache et de ce tendre poète aussi qu'était Jules Renard.
Son monsieur Henry, accroché au couple des Vernet comme une moule à son rocher, est un monstre de rosserie. Occasion de brosser un tableau vitriolé des petits bourgeois de son temps, cette étude de moeurs est torsive au plus haut point et tout le monde en prend pour son grade.
Comme un peintre naïf procédant tableaux après tableaux, l'auteur nous révèle avec malice toutes les turpitudes, les petites roueries, les jeux des uns et des autres, çà et là ponctuées de son regard moqueur, de sa verve poétique :
"les vieux rochers se couvrent d'écume, pères de famille vénérables mais ivres qui renverseraient, en buvant, de la mousse de champagne dans leur barbe. "
"La mer est légèrement moutonneuse. Un invisible menuisier, infatigablement, lui rabote, rabote le dos et fait des copeaux"
"Comme un jardinier qui, par une blanche matinée d'avril, crève du nez de son sabot les toiles d'araignées tendues sur les allées, je brise des virginités, sans remords."
Parfois, on se prend à songer à un détour de phrase, une description que ce monsieur Henry pourrait bien avoir été l'auteur lui-même. N'est-il pas roux ? Poète mal connu ? Et cette pensée, donne à la lecture de l'écornifleur plus de sel encore?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
stcyr04
  04 juin 2012
L'écornifleur, c'est l'histoire d'un pique-assiette fainéant, d'un parasite, poète raté, qui à fait son nid dans un ménage bourgeois. le style de Jules Renard est précis, corrosif, réjouissant et inventif. Il peint avec brio les travers petit-bourgeois de la société française. Se présentant sous forme de vignettes narratives, parfois même revêtant l'aspect de scène de théâtre, ce roman est fluide et aéré. Quel plaisir de lire la prose méchante de Jules Renard!
Commenter  J’apprécie          141
Xian
  26 août 2014
Jules Renard, une nouvelle fois, nous souffle le chaud et le froid, entre humour et tragédie. C'est l'histoire d'Henri, un écrivain poète raté, dont on pardonne au début les mensonges, son gagne pain en quelque sorte. Il nous apparaît de prime abord bien sympathique, ce gentil pique assiette qui profite de Monsieur et Madame Vernet, un couple à la fois classique et fort naïf. Puis vient le moment où Henri commence à entreprendre Madame, où il la désire ardemment comme amante. On sourit de leur jeu de dupe, de prude. Enfin, avec l'arrivée de Marguerite, la jeune nièce de Monsieur Vernet, lors des vacances au bord de la mer, Henri ne peut pas retenir ses pulsions, tout dérape. On entre alors dans le sordide, la débauche. Il faut tout le talent de l'auteur pour se sortir de là, pour donner à la fuite d'Henri une fausse bonne justification, la dernière lâcheté de l'écornifleur.
Un court roman très bien écrit, qui en dit long sur la nature humaine.
Commenter  J’apprécie          90

Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   23 août 2019
Que c’est embêtant d’écrire ! Passe d’écrire des vers ! On peut n’en écrire qu’un à la fois. Ils se retrouvent, et à la fin du mois on joint les deux bouts. (...)

Passe même d’écrire une petite nouvelle ! C’ est court comme une visite de jour de l’an. Bonjour, bonsoir, à des gens qu’on déteste ou qu’on méprise. La nouvelle est la poignée de mains banale de l’homme de lettres aux créatures de son esprit. Elle s’oublie comme une relation d’omnibus.

Mais écrire un roman ! un roman complet, avec des personnages qui ne meurent pas trop vite !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
stcyr04stcyr04   04 juin 2012
– « Quels êtres vils peut faire de vous le désir de la femme,
de sa chair ? – car son cœur nous est précieux comme une
vieille botte dépareillée, et son âme vaut la vessie d’un poisson
qu’on vide. C’est donc pour coucher avec une femme, pour pé-
trir son corps, en boulangers, avec des han ! han ! gutturaux et
sourds, que nous bravons notre mépris. Oh ! si je ne craignais
lâchement d’être aussitôt métamorphosé en idiot, je le proclame
sans vouloir sonner ici une vaine fanfare, je me ferais eunuque.
Je me couperais, et je jetterais avec dédain la cause de tous nos
maux au premier canard venu ! »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
stcyr04stcyr04   04 juin 2012
– « Vous êtes heureux de pouvoir consacrer votre vie à
l’art ! »
Elle entend vraiment que je voue ma vie à l’art, la lui dédie
et sacrifie. Elle me croit un peu prêtre et me complimente sur
ma vocation.
Faut-il lui dire que je n’en ai pas ? que je « compose » des
vers aux heures perdues, parce que papa me sert provisoirement
une petite rente, et que j’entretiens habilement ses illusions ? Il
veut faire de moi quelqu’un, et se saigne jusqu’à ce qu’il dé-
couvre en son fils un paresseux vulgaire et rebouche ses quatre
veines une fois pour toutes.
– « D’ailleurs, dit Monsieur Vernet, qui suit sa propre pensée et côtoie la mienne, le devoir d’un père n’est-il pas de s’ôter
le pain de la bouche pour ses enfants ? »
C’est juste, mais répugnant, et si le mien s’ôtait le pain de la
bouche pour me l’offrir, je le prierais poliment de l’y rentrer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
stcyr04stcyr04   04 juin 2012
Ta ! ta ! Si, le gilet vaguement ouvert, je vous disais : « Madame, lisez dans mon cœur : il ne s’y passe rien que de pur ; ce que j’aime en vous, c’est la grandeur de votre intelligence, l’élévation de vos rêves et la hauteur de vos pensées, » vous me
prendriez pour un architecte ; et, si j’ajoutais : « Oui, enfermez hermétiquement votre corps dans une boîte en fer, cachetez vos lèvres, mettez votre chair sous clé ; c’est de la matière, et je ne veux de vous que l’esprit », vous me traiteriez de béjaune, en
murmurant : « Je ne suis pourtant pas si déjetée ! » Et vous auriez raison, car vous êtes une admirable femme, et je veux tout ou rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
RenodRenod   22 août 2019
(Mademoiselle Marguerite) a le teint comme l’ont seules quelques jeunes filles très constipées, un teint qui prend au sang toute sa substance colorante, d’une richesse inquiétante, pas naturelle. C’est une jeune fille ordinaire, jolie ou laide à ses heures, insipide comme un garçon en robe. Elle a fait trop de pieds de nez avec son nez un peu écrasé. Elle regarde tout également intéressée, et on renfoncerait d’un coup de pouce ses yeux qui ressortent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Jules Renard (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Renard
A Autun la 21ème Fête du Livre vient de fermer ses portes en 2018. Rendez-vous en 2019 pour la 22ème !
Dans ce teaser vous pourrez voir : - La préparation. - le déroulement de la Fête du Livre à l'Hexagone. - Les interviews sur les stands. - Les interviews de Patricia Martin. - Les tables rondes des libraires. - La remise des prix "Graines d'écrivains". - La remise des prix Jules Renard par Christophe Barbier et Claude Lelouch.
autres livres classés : cynismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Jules Renard

Quel est le titre du célèbre roman autobiographique de Jules Renard ?

Fleur de cactus
Cœur d’artichaut
Peau de banane
Poil de carotte

10 questions
33 lecteurs ont répondu
Thème : Jules RenardCréer un quiz sur ce livre