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ISBN : 2803632926
Éditeur : Le Lombard (04/10/2013)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Après un premier roman, Samuel Beauclair s'installe à Melvile dans une maison ayant appartenu à son père, lui-même romancier. En proie à une dépression créative et amoureuse, il ne parvient plus à écrire. Il espère trouver dans les lieux de son enfance une nouvelle sérénité, loin des noirceurs du passé. A la suite d'une double rencontre, celle des frère et soeur, Rachel et David, Samuel ouvrira des portes trop longtemps restées closes. Mais c'était sans compter qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  29 octobre 2013
Y a des moments dans la vie où rien ne va . Heureusement , pour contrebalancer , parfois , c'est pire .
Samuel Beauclair nage dans un malheur presque parfait . Un second roman au point mort , une femme enceinte avec qui il communique de moins en moins , non , vraiment , y a des jours où il vaut mieux rester coucher surtout lorsque ce sentiment de mal-être perdure jour après jour .
Ajouter à cela un héritage familial difficile à porter de par la renommée pesante de son écrivain de paternel , feu Thomas Beauclair , dont il parvient difficilement à s'émanciper . En un mot comme en cent , ça craint !
Retranché dans la maison familiale , sise à Melvile , en attendant vaguement qu'un signe quelconque vienne perturber ses mornes journées , il décide de répondre à une petite annonce l'amenant à faire la connaissance de Rachel et David sans se douter un seul instant que sa vie vient déjà de basculer .
Po , Po , po , c'est triste , sombre et désabusé mais le plaisir pris à partager la noirceur d'un tel récit est incommensurable .
Plusieurs raisons à cela :
Primo : un scénario abouti , sans failles , mêlant habilement passé et présent , n'hésitant pas à titiller l'onirisme et évoquer d'ancestrales légendes locales tout en restant parfaitement cohérent . One point !
Deuxiemo : des personnages aux visages ultra expressifs soutenus par un harmonieux mélange de fusain et d'encre . Des clairs-obscurs somptueux . Two points !
Trimo : un album difficile à appréhender de prime abord . Les zones d'ombre pullulent . le personnage principal suscite autant de sympathie que d'inquiétude . J'avoue qu'à la découverte DU twist final , je me suis empressé de tout relire en accordant aux dialogues un tout autre sens . Bluffant . Tre , vier und cinco points ! Grand chelem largement mérité pour un Romain Renard qui aura mené son projet de A à Z .
Si vous êtes à la recherche d'un fantastique récit introspectif évoluant en une nature aux forts accents Canadiens , ne cherchez plus , Melvile vous ouvre ses portes .

Melvile n'est pas belle ville , et c'est tant mieux…
Un grand merci à Babélio et aux éditions le Lombard pour ce pur moment de bonheur .
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Dionysos89
  25 octobre 2013
Melvile, son lac, sa forêt, son ambiance onirique.
Romain Renard tente, avec ce Melvile, de nous raconter « l'histoire de Samuel Beauclair », un auteur en mal d'inspirations, en dépression chronique et en manque affectif malgré la présence à ses côtés de sa femme enceinte. L'histoire peut rapidement paraître simple, mais l'auteur réussit à compliquer les choses vers le milieu de l'ouvrage et nous embarque dans un tourbillon onirique des plus troublants. Difficile d'en dire davantage sur ces rencontres, la légende et le reste sans spoiler.
Alors que peut-on trouver à cette histoire simple sans grands rebondissements ? Déjà, dans le scénario, cette simplicité paraît plus honnête que fade : cela sonne donc vrai, et non aseptisé. Dans le dessin, de même, nous ne sommes pas dans du flou artistique, mais plutôt dans de l'onirique et du sombre bien maîtrisé. Tel le Bleu est une couleur chaude, Melvile se veut honnête et divertissant avec un récit contemporain dans un climat de torpeur automnale. Les graphismes et les couleurs sont en accord avec cette thématique : alternant atmosphères rougeâtres et sombres rêveries, le but est d'installer un décor chatoyant.
L'auteur profite également d'être à la fois scénariste et dessinateur pour y mettre beaucoup de lui-même. Nous pouvons deviner une mise en abîme poignante entre Romain Renard et ce Samuel Beauclair apeuré devant le syndrome de la page blanche. Ses rares relations avec sa femme et sa rencontre avec le duo frère-soeur qui est l'élément déclencheur de l'histoire peuvent renvoyer à beaucoup d'événements possibles dans la vie de l'auteur. Enfin, Romain Renard a choisi de faire de cet ouvrage un pont vers les nouvelles technologies et de créer une application iPad « réalité augmentée » en rapport avec plusieurs de ses planches. Ces ajouts sont de plus en plus courants dans le monde de la bande dessinée et apporte sûrement, même si je n'ai pas pu les tester, des bonus appréciables.
Un roman graphique sûrement très introspectif, donc, sur un romancier en proie à l'angoisse de la page blanche, dans sa vie comme dans son oeuvre. Merci aux éditions le Lombard, à Babelio et à son opération Masse Critique qui m'ont permis de découvrir ce roman graphique ma foi aussi envoûtant que distrayant.
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carre
  27 avril 2014
Samuel Beauclair vit reclus dans la maison familiale à Melvile. Après un premier roman prometteur qui le place sur les traces paternels (son père était un auteur de renom), il se heurte à la terrible page blanche, au grand dam de son éditeur.
Hanté par un passé douloureux qu'il a indirectement provoqué, il répond à une petite annonce pour un job. Au contact de son nouvel employeur, il reprend gout à la vie.
Mais, les fantômes sont toujours présents.
Quelle belle surprise que ce « Melvile », Romain Renard que je découvre m'a emporté par son ambiance dès la première page. Je dirai même dès la couverture. Graphiquement magnifique, couleurs tantôt chaleureuses, tantôt angoissantes, il y ajoute un scénario habile qui nous tiens en haleine de bout en bout. En proie à ces démons intérieurs et ces blessures à vif, le portrait de Samuel Beauclair est complexe et tourmenté. Mélangeant onirisme et réalité, l'univers de R.R. emporte l'adhésion sans aucun bémol. Ce roman graphique est une belle réussite.
Un tour par « Melvile » s'impose.
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marina53
  21 décembre 2013
Samuel Beauclair s'est réfugié pour quelque temps dans la maison de son père, à Melvile. En proie à de nombreux doutes, en quête de l'inspiration qui ne vient pas, il passe une grande partie de la journée sur la canapé, se lève tard, prend une douche et s'en va au village acheter ses paquets de cigarettes et ses bières. Pourtant, sa femme Sarah, enceinte, le pousse chaque matin à rappeler son éditeur car celui-ci s'impatiente de ne rien recevoir. En effet, son premier roman ayant connu un certain succès et qui plus est, Samuel étant le fils du grand romancier Thomas Beauclair, tout le monde attend de lui une nouvelle oeuvre. Ce matin-là, il voit une annonce qui recherche un ouvrier pour des travaux de peinture et de rénovation. Il emporte avec lui le numéro de téléphone. de retour à la maison, il s'enferme dans le bureau de son père, s'installe devant sa machine à écrire mais rien ne vient. Il décide alors sur un coup de tête de répondre à l'annonce, quelques sous seraient effectivement les bienvenus pour calmer les huissiers ou rassurer Sarah. C'est ainsi qu'il fera la connaissance de David et sa soeur Rachel, deux personnes qui pourraient bien changer sa vie...
Bienvenue à Melvile, petite bourgade entourée de montagnes, de forêts majestueuses, de contes et légendes et ses habitants si accueillants. C'est ici que Romain Renard plante son décor pour nous raconter l'histoire de Samuel Beauclair, un écrivain en manque d'inspiration et portant avec lui un lourd fardeau. L'auteur a su distiller à merveille ici et là des non-dits, des secrets enfouis, des blessures si profondes et des silences si pesants, faisant pointer le doute, la pression et l'interrogation quant au personnage de Samuel. Et, il y aura cette rencontre entre Rachel et David qui fera tout basculer. C'est avec brio et sensibilité que l'auteur a su explorer l'âme de chacun, l'amour et ce passé si lourd à porter. Mais bien au delà du récit captivant et finement amené, c'est avant tout un album au graphisme impressionnant et bluffant. Jouant somptueusement avec les ombres et le cadrage, offrant de superbes planches aux couleurs automnales et avec ce coup de crayon si expressif, l'auteur a su retranscrire toute l'émotion qui se dégage de cette magnifique histoire.
Melvile... j'y retourne de suite...
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Hugo
  23 octobre 2013
Je remercie romain Renard, les éditions le Lombard et Babelio pour cette BD…
Quand j'ai découvert la couverture, j'avais envie de m'allumer une clope tiens, sentir la nicotine me chatouiller « je sais pas quoi », et comme j'adore les chatouilles, enfin pas trop les chatouilles, mais surtout les guilis … bref la couverture est vraiment sympa, rien que les couleurs te donnent le ton dramatique du truc…
Bon comme j'ai arrêté de fumer il y a bien longtemps, j'ai juste imaginé l'effet recherché…
Donc comme je le disais : l'histoire est dramatique, d'ailleurs la femme du héros est enceinte comme Choupette, alors moi « qu'est ce que je fais ? » - Bah je m'identifie….
Et comme le héros il est beau gosse, alors moi qu'est ce que je fais ? - Bah je m'identifie Pardi… (Rire de choupette….Rire de Choupette… rire encore… ça a duré un moment cette histoire…)
En plus Choupette qui se tient le bide tout pareil et qui me chier tout pareil aussi… (Dans ton cul lulu…)
Tchitchounette, si un jour tu ramènes enfin ton petit cul de dinosaure sur ma critique pour constater comment « que je suis » un critique hors pair et surtout comment « que tu es connue… »
Bah oui madame Choupette s'en bat les « coucougnettes » de mes critiques, sauf hier quand elle a tapé « choupette et Babelio »sur Google :
elle a dit : « ah oui, ça c'est tout toi… ». Elle est folle de moi la coquine je vous le dis…
Enfin bref…
Donc à la fin j'ai eu envie de verser ma petite larme, mais comme je suis un homme : c'est tout sec bordel… ça m'a foutu le cafard quand même…
Graphiquement c'est juste beau, en tant qu'expert en bande dessinée (rire de choupette…), je l'ai trouvé très réussite, dessins, couleurs, scénario tout est bon, de l'art je vous dis, c'est de l'art…
DU GRAND ART…
A plus les copains…
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critiques presse (5)
Auracan   04 février 2014
Un opus haletant qui se lit d'une traite...
Lire la critique sur le site : Auracan
Culturebox   04 février 2014
Lire une bande-dessinée avec les yeux bien sûr mais aussi avec les oreilles. C'est le pari un peu fou lancé par l'auteur de BD Romain Renard.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BullesEtOnomatopees   14 octobre 2013
Ce livre a été un vrai coup de coeur. Graphique d’abord tant le talent de Romain Renard est grand.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Sceneario   01 octobre 2013
Fort de toutes ces qualités, l'auteur parvient à donner une véritable ambiance à son récit. Avec un rythme lancinant, le lecteur est hypnotisé et tourne les pages, avide de connaître la suite. Construit à la manière d'un thriller, malgré le peu d'actions, l'album se révèle être un véritable "page-turner".
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   01 octobre 2013
Une grande part de l'attrait de l'album vient du style très doux de Renard. Le trait, qui rappelle Lax ou même Emmanuel Lepage par moments, « emballe » littéralement l'histoire. De plus, signe d'une mise en page très maîtrisée, le dessinateur trouve souvent les bons angles de vue [...].
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   30 janvier 2014
Un soir, son père lui avait dit « Dans les moments merdiques, on a toujours besoin d'une cigarette... Dans des moments merdiques comme dans les bons, quand on veut suspendre dans nos volutes un bon souvenir. Alors, à quoi bon fumer si ça nous sert dans les deux sens ? ».
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jovidalensjovidalens   04 octobre 2013
Il s'aperçut qu'il renouait au plaisir de l'aube, à cette ambiance fragile, quand la fraicheur de la nuit s'éclipse lentement sur une promesse de grande chaleur.
Pourtant, cette lumière, il la connaissait bien.
Au fil du temps, lorsqu'il se couchait, l'aube avait pris l'habitude de poindre, chargée de mauvaise conscience, de frustration et de poumons enfumés.
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DoVerdorieDoVerdorie   08 novembre 2013
Abraham était bien conscient que son fils n'était pas encore prêt à prendre sa relève. Il ressassait comme une certaine culpabilité. À force de chausser le même cuir, il n'avait laissé aucune place à l'enfant pour que ce dernier imprime ses propres pas.
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Dionysos89Dionysos89   09 octobre 2013
- Les fins sont souvent tristes, c’est un truc d’écrivain…
- Les débuts sont toujours plus excitants…

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BibaliceBibalice   24 septembre 2013
Je suis en panne sur mon prochain livre, j'habite dans sa maison, dans ses meubles et je repense à ce qu'il a déjà construit à mon âge... Et surtout à ce que je n'ai pas encore fait ou réalisé. Trop d'histoires, trop de fantômes.
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