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Paul Chemla (Traducteur)
EAN : 9782253109266
604 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (24/11/2004)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :

À la cour du roi Philippe de Macédoine, le petit Alexandre grandit, idolâtré par son père et sa mère, la reine Olympias, parmi les soldats et les serviteurs. Beau, sensible, attentif, l'enfant révèle bien vite une intelligence exceptionnelle et un indomptable désir de dominer. À douze ans, il tue un homme ; à treize, il dompte le fameux cheval Bucéphale ; à seize ans, il gouverne en l'absence de son père et prend le commandement d'une armée. Le roi meurt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
belette2911
  27 juillet 2013
Le petit Alexandre est un sacré gamin ! le petit Nicolas ne lui arrive même pas à l'ongle du doigt de pied... Son ascendance, déjà, n'est pas triste : fils du roi Philippe II de Macédoine et de maman Olympias, qui n'est autre que la fille de Néoptolème, roi d'Épire (de la tribu des Molosses) et la nièce de Léonidas - pas le marchand de pralines, ni celui qui lutta aux Thermopyles...
Afin qu'il garde les pieds sur terre (hem !), sa mère le convainc qu'il est le descendant de Zeus par son père (de par Héraclès, le fils de Zeus) et d'Achille par elle-même. Pas "Achille Brad Pitt", mais le vrai héros légendaire de la guerre de Troie. Ensuite, elle laissera sous-entendre que son père n'est pas son père mais qu'elle l'aurait conçu avec Zeus, himself.
Le petit Alexandre cumule un tas de qualités : beau, sensible, attentif, possédant une intelligence exceptionnelle, il parle aux Dieux, connait le définition du mot "stratégie" sans compter cet indomptable désir de dominer qu'il mettra en pratique plus tard... Sur les champs de bataille...
Notre gamin possède un tempérament passionné, ses colères terribles sont assez violentes (il tient ça de sa mère), suivies de prompts repentirs. Capable d'élans généreux aussi, ce qui lui vaut des fidélités sans failles. Ses convictions religieuses ? Entachées de superstitions.
Le trait de caractère dominant chez Alexandre, c'est sa volonté de fer, qui peut aller jusqu'à l'obstination et l'entêtement.
Vous jouiez aux Légos quand vous étiez petits garçons ? Lui non. À douze ans, il tue un homme de sang-froid, à treize, il dompte le fameux cheval Bouképhalas. Son précepteur ? L'illustre Aristote, qui l'initiera à la culture grecque. Les héros de l'Iliade ? Il rêve de leur ressembler...
À seize ans, il gouverne en l'absence de son père et prend le commandement d'une armée. le CV est impressionnant.
À vingt ans, papounet Philippe II trépasse et le laisse seul face aux Perses qui ont des intentions belliqueuses... Et aux Perses, on ne répond pas "cassez-vous, pov'cons !". Mais la suite, c'est pour le deuxième roman.
Tiens, au fait, les moeurs sexuelles d'Alexandre... Homo or not homo ? L'auteur reste en retrait de cette polémique, la question ne se posant pas dans une société qui acceptait la bisexualité comme la norme. Alors, si Alexandros a joué avec le kiki d'Héphaistion, je m'en br**** ! Rien n'est prouvé. Par contre, une amitié pareille, c'est exceptionnel...
Je ne me prononcerai donc pas sur la rigueur des connaissances historiques de l'auteur : sûr, elle en sait plus que moi ! Et ça se remarque dans le roman qu'elle sait de quoi elle parle. Érudition quand tu nous tiens...
Certes, nous n'avons pas de témoin vivants sous la main pour les vérifications d'usage, mais on peut dire que le récit historique, bien que romancé, s'approche de la vérité. Les notes de l'auteur en fin de roman nous le signalent.
L'auteur peut aussi se targuer d'une exceptionnelle richesse imaginative et s'il est dit que "son roman est l'égal des meilleures biographies", je me dois de tempérer mon enthousiasme premier par un soupir...
Le problème du récit, c'est que ça n'avance pas très vite... Nous terminons cette première partie à la page 600 et le roi Philippe vient de mourir assassiné. le roi Philippe II de Macédoine, pas notre nouveau roi à nous, les Belges !
Autant je n'avais pas vu le temps passer en lisant l'histoire romancée de Gengis Khan par Conn Iggulden, autant j'ai baillé souvent sur la biographie romancée de Alexandre le Grand. Un comble pour moi qui voulait en savoir un peu plus sur ce personnage !
Autre point noir, mais qui ne concerne pas l'auteur, c'est d'avoir vu - à ma grande honte - quelques extraits du film avec Collin Farrell en blonde et Angelina Jolie dans le rôle de sa maman. Ça vous fou en l'air les premières pages car je voyais les images horribles de ces acteurs mal castés ou mal castrés, au choix !
Le roman est long, laborieux, j'ai ramé pour arriver à la fin et c'est bien dommage, je m'attendais à mieux. Je pense que je ne chercherai pas à acquérir les deux suivants...
Ma foi, je vais aller voir si Valerio Manfredi fait dans le moins soporifique sur Alexandre le Grand...

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Henri-l-oiseleur
  25 avril 2017
Le texte de ce roman historique a été exploité par Oliver Stone pour son film sur Alexandre, film un peu long et verbeux, non sans beaux passages. On trouve ici l'enfance et la jeunesse d'Alexandre en Macédoine, et on accompagne le jeune homme jusqu'à son accession au trône. C'est un roman, on ne le prendra pas pour un livre d'histoire, même si les livres d'histoire sur cette période qui nous sont parvenus (Plutarque en particulier) et servent de source à la romancière, furent écrit plusieurs siècles après les événements. La vie d'Alexandre est en soi un roman, elle est baignée de légendes et de récits épiques. Les personnages tentent de calquer leur vie sur de grands modèles homériques et héroïques, et l'action des dieux, pour eux, va de soi. C'est un des charmes du livre que cette influence évidente du sacré et du religieux, qui n'a pas échappé au réalisateur du film.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   25 avril 2017
Le cheval sentit la charge légère sur son dos ; sa résolution ferme comme un roc ; la clémence de ses mains invincibles, la patience de son inébranlable volonté. Cette nature, il la connaissait bien, c'était la sienne. Transfigurée jusqu'à devenir divine. Aucun homme n'avait pu le maîtriser ; mais il irait avec le dieu.

p. 227, domptage du cheval Bucéphale ("Tête-de-boeuf").
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