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Aline Weill (Traducteur)
EAN : 9782253116363
445 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (03/07/2006)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Tandis que des inondations ravagent le sud de l'Angleterre, trois personnes disparaissent dans des, circonstances mystérieuses : deux, adolescents, Giles et Sophie Dade, ainsi que Joanna Troy, la jeune femme chargée de veiller sur eux le temps d'un week-end. L'inspecteur Wexford, responsable de l'enquête, est intrigué par la personnalité trouble de Joanna et privilégie la piste de l'enlèvement. Mais, quelques semaines plus tard, le cadavre de la jeune femme est retr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  16 juin 2016
Babes in the Wood
Traduction : Aline Weill
ISBN : 9782253116363
De bout en bout passionnante, cette enquête de l'Inspecteur Principal Wexford, pour lequel le père de l'auteur servit de modèle, entremêle une histoire de disparition, voire d'enlèvement, aux éternelles difficultés relationnelles que le policier entretient avec Sylvia, l'aînée de ses filles, assistante sociale dans un Centre pour Femmes Battues et qui va, à son tour, va se retrouver confrontée à un compagnon violent et profiteur.
Mais au centre de l'affaire, bien sûr : la disparition. le vendredi précédent, les Dade, Roger et Katrina, sont partis passer une soirée à Londres en confiant leurs enfants, Giles, quinze/seize ans et Sophie, un peu plus jeune, à une baby-sitter qui est aussi une grande amie de Katrina : Joanna Troy. Ils rentrent, deux jours plus tard, en pleine nuit, dans une maison paisible et n'ont apparemment aucune idée d'aller voir si les adolescents, qu'ils considèrent pourtant insuffisamment mûrs pour se garder tout seuls, ont trouvé le sommeil. Ce n'est que le lundi matin, alors que son mari est déjà parti à son bureau de marchand de biens, que Katrina, se réveillant vers les neuf heures dans un silence inaccoutumé, jette un coup d'oeil dans les chambres et la salle de bain. Et là : aucune trace de la présence des enfants, encore moins qu'ils aient passé la dernière nuit dans la maison. Idem pour la chambre dans laquelle devait se reposer Joanna. Panique et coup de fil immédiat au commissariat de Kingsmarkham où, comme les enfants sont mineurs, on prend l'affaire très au sérieux.
Très vite, Wexford, accompagné tantôt de Mike Burden, que nous connaissons depuis pratiquement le début des aventures de l'inspecteur, tantôt de Gary Vine, autre inspecteur-adjoint, s'aperçoit que, dans cette affaire, la famille en cause observe pour le moins un comportement qui dérange. le mari, revenu, furieux et en toute hâte, de son travail pour "soutenir" son épouse, paraît excédé, colérique en diable et d'une rigidité morale telle qu'elle en paraît avoir été passée à l'amidon. Il n'a que mépris pour la police et, à peine Wexford a-t-il franchi son seuil, qu'il lui reproche déjà (ou presque) de ne pas ramener avec lui les deux ados disparus. La femme, molle, languissante et, utilisons pour une fois un mot que nous n'aimons guère, quasi hystérique, ne sait que pleurer, se lamenter et s'apitoyer avant tout sur son sort tandis que son époux va lui chercher un verre d'eau ou tente, en la pressant brutalement contre lui, de la ramener à la raison (si elle en a une).
Bien qu'ayant déjà vu beaucoup de choses dans leur métier, les policiers n'en reviennent pas. Roger Dade semble surtout pressé de retourner au travail et Katrina pense déjà qu'elle ne reverra plus ni ses enfants, ni Joanna. Exaspérés mais contraints de garder leur sang-froid, ils s'en vont ouvrir leur enquête par une question qui leur semble clef : qui est Joanna Troy ?
Ils vont découvrir qu'elle était - on se demande bien pourquoi - tombée plus ou moins amoureuse de Roger l'Excité et ne frayait avec Katrina, plus âgée qu'elle et qui ne se doutait de rien, que pour garder un contact avec son époux. de fil en aiguille, en fouillant par-ci, par-là, ils se rendent également compte que le jeune Giles, par ailleurs élève exemplaire dans son lycée, appartenait à une Eglise évangélique anticonformiste. Quant à Sophie, sa chambre révèle bien les goûts d'une adolescente de treize ans, avec les posters de groupes musicaux qui font absolument défaut chez son frère mais tout le monde le confirme plus ou moins aux policiers : elle ne s'entendait pas avec son père et aurait de beaucoup préféré vivre chez la mère de celui-ci, une artiste excentrique qui les a initiés, Giles et elle, au cannabis.
Un père sévère, obsédé par la réussite scolaire et professionnelle de ses enfants, une mère excessivement narcissique et traitée comme un boulet par son époux, deux enfants qui assistent au quotidien à des scènes dont ils se passeraient volontiers et une baby-sitter qui, de toute évidence, avait su conquérir la confiance des deux jeunes gens : en résumé, une famille dysfonctionnelle dont le chef ne semble avoir jamais remarqué le caractère délirant.
Ce qui n'arrange rien, aucune trace de violence n'a été relevée nulle part. Les enfants semblent être partis de leur plein gré dans la voiture de Joanna : ils ont même emporté des vêtements et Sophie, probablement pour passer inaperçue, a renoncé à sa nouvelle veste jaune canari, qu'elle adorait, pour se contenter d'un manteau marron bien plus discret. Avec ça, cela fait des semaines que les inondations paralysent la région, ce qui permet l'hypothèse d'une promenade entreprise avec prudence mais qui, malgré tout, s'est mal terminée ...
Les jours passent, la pluie refuse de s'arrêter, Wexford entasse des sacs de sable pour surélever le muret de son jardin et tente désespérément de faire bonne figure à Callum, le nouvel ami de Sylvia, récemment divorcée de Neil. Callum, pourtant, à ses yeux, est une brute épaisse et il n'est vraiment pas satisfait d'apprendre qu'il a convaincu sa fille de vivre en concubinage avec lui. L'avenir, d'ailleurs, donnera raison à cette défiance paternelle instinctive.
Pendant ce temps, dans la propriété privée mais désertée en hiver qu'il vient récemment d'acheter, Peter Buxton, un quadragénaire qui file sur la pente savonneuse de la cinquantaine mais pense avoir retrouvé toute sa jeunesse en épousant une mannequin superbe et à la langue de vipère, dénommée Sharonne (!!), découvre une voiture renversée dans un talus. L'odeur qui s'en échappe est intenable et nous sommes au début du mois de décembre. La première réaction de Peter serait d'appeler la police et d'accomplir son devoir de citoyen. Mais sa femme, qui redoute le scandale, l'en dissuade.
Ce qui fait qu'il faudra compter à peu près trois semaines de plus pour que le corps de Joanna Troy soit extrait de sa voiture et officiellement reconnu par sa belle-mère, la seconde épouse de son père. L'autopsie révèle qu'elle est morte d'un coup porté à la tête. Mais où est-elle morte ? quand ? comment ? pourquoi ? et surtout, où se trouvent les deux ados sur lesquels elle était censée veiller ?
De ces deux-là en effet, aucune trace et tout le monde sait que plus le temps passe, moins on a de chances, dans ce genre d'affaires, de récupérer les victimes en bonne santé ...
Et puis, un miracle se produit : Sophie appelle. de chez sa grand-mère paternelle, qui l'avait cachée avec Giles et qui vient d'avoir un malaise cardiaque. Et elle explique ...
"Promenons-nous dans les bois" est l'un de ces romans qu'on a du mal à lâcher avant d'en avoir lu la fin. Rendell s'y montre une fois de plus retorse et, disons le mot, perverse dans la construction de son intrigue et les indices qu'elle donne avec une feinte générosité dès le début à la police autant qu'au lecteur vont les mener, de façon de plus en plus tortueuse, vers une fin surprenante et qui ne décevra pas.
L'un des meilleurs opus de la production de la grande romancière anglaise. A lire absolument si, pour vous, ce n'est déjà fait. ;o)
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manue14
  05 octobre 2016
J'ai bien apprécié ce roman.
Ruth Rendell nous fait partager le quotidien de personnages parfois hors du commun et qui pourraient aussi être nos voisins, nos amis…
Les protagonistes sont communs dans l'ensemble et c'est ce qui m'a plu. Ils ne sont pas des héros ou des personnages rabaissés par les autres. Ils peuvent vraiment faire partie de ces individus que l'on rencontre dans la rue ou qui partagent nos vies.
Les conditions climatiques sont aussi mises en avant dans le résumé mais finalement ce n'est pas cela le plus important… Je ne comprends d'ailleurs pas vraiment le but d'avoir intégré des inondations… J'aurais peut-être apprécié avoir des situations (morts, accidents) en rapport avec ces dernières mais malheureusement cela n'a pas été le cas…
Les idées sont intéressantes mais certaines ne sont, selon moi, pas assez mises en avant. J'aurais par exemple vraiment voulu que le thème de la secte soit mis en valeur. C'est un sujet important et grave et l'auteure ne met pas cette communauté assez en évidence.
Les retournements de situations sont présents sans en faire trop.
Ruth Rendell tire les ficelles et manipule autant ses personnages que ses lecteurs. Finalement même lorsqu'on pense avoir trouvé le coupable on se rend compte après la découverte de son identité que l'on s'est complètement trompé.
J'apprécie d'ailleurs ce genre de livre.
Il y a parfois un peu trop de personnages et j'avoue que pour certains moins importants je ne me suis malheureusement pas souvenue de leurs rôles ou de leurs liens avec les autres personnages… C'est un peu dommage.
Les descriptions sont parfois un peu légères surtout concernant les personnages. J'aurais apprécié en avoir plus pour vraiment me les imaginer ! J'aurais aussi voulu en avoir davantage pour les sentiments et pouvoir ainsi me mettre dans la peau des protagonistes, ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas. Pour ce qui est des lieux ils sont assez bien décrits même s'ils n'y a pas de grandes descriptions, en général elles m'ont suffi pour m'imaginer les scènes.
La fin m'a un petit peu dérangée je ne m'attendais pas à ce genre de scènes et personnellement je trouve que c'est un peu « simple » de terminer un roman de cette façon…
En résumé, un roman avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture mais qui m'a tout de même un peu déçue… Je m'attendais à autre chose…

Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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hellza24
  25 août 2014
Sujet: Re: [Ruth Rendell] Promenons-nous dans les bois Mer 23 Avr - 17:48
C'est un roman surprenant que je viens de terminer... D'abord, le contexte est atypique : la région où l'action se déroule menace d'être inondée. La pluie tombe sans discontinuer, ce qui donne à l'intrigue une atmosphère vraiment "triste".
Les deux enquêteurs, Burden et Wexford, sont intéressants et attachants. Je sais qu'il s'agit d'une saga dont Promenons-nous dans les bois est le cinquième tome, mais ce n'est pas gênant pour le lecteur qui, comme moi, lirait celui-ci en premier : la vie personnelle de Wexford, si elle est évoquée, n'est pas le centre de l'action et ne nécessité aucune "mise au point" partculière.
Des thèmes tels que la violence conugale, la foi, les rapports parents/enfants (les conflits surtout !) s'entrecroisent autour de la disparition de deux adolescents et de la personne qui les garde. Un autre thème, plus rarement évoqué en littérature ( c'est la première fois que je le rencontre) est la clef de l'intrigue et réserve vraiment un dénouement surprenant.C'est un roman qui se lit vite, un agréable moment de lecture. Je ne pense cependant pas me pencher sur le reste de la saga, l'atmosphère ne m'ayant pas trop séduite -trop triste et conflictuel, un peu sordide en ce qui concerne les rapports de couple.
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lilicrapota
  25 juillet 2011
J'ai peiné vraiment avec ce roman, attendant en vain que le rythme de l'histoire démarre mais peine perdue, c'est lent, très lent, les personnages me semblent mal campés et très inaboutis, bref, je n'ai apprécié ni le style ni l'intrigue!
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leslylove
  15 février 2014
Un policier agréable à lire. Ce livre se lit facilement. le lecteur rentre vite dans l'intrigue policière. le dénouement est un peu rapide et sans grande surprise... on se laisse tout de même prendre au jeu, et une fois la lecture de cet ouvrage commencée, il est difficile de reposer ce roman captivant.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
WolandWoland   16 juin 2016
[...] ... - "Ici Wexford.

- Monsieur, j'ai un appel pour vous du commissaire Watts, de la police du Gloucestershire.

- Très bien. Passez-le moi."

Du Gloucestershire ? Aucun lien avec le comté ne lui vint à l'esprit. Peut-être quelqu'un s'était-il encore imaginé voir les enfants Dade ? Ce genre de témoignages continuait à affluer.

Une voix au grasseyement agréable se fit entendre :

- "Ici Brian Watts. Nous avons une nouvelle pour vous. Nous avons une jeune fille au commissariat qui dit être Sophie Dade.

- Ah bon ?" (Un élan d'excitation puis le retour à la raison.) "Nous avons eu des dizaines de gamins qui se disaient les enfants Dade, et des douzaines de gens qui croyaient les avoir vus.

- Non, cette fois, c'est bien elle. Elle a appelé police-secours ce matin vers six heures, et elle a demandé une ambulance pour sa grand-mère. Elle pensait à juste titre que la vieille dame avait eu une attaque. Pas mal pour une fille de treize ans, non ? En tout cas, elle est là.

- Aucun signe du garçon ?

- Là, vous en demandez trop ... Non, on n'a que la fille mais elle ne veut pas dire où elle était, ni combien de temps elle a passé chez cette Mrs Carrish. Quelqu'un de chez vous peut venir la chercher pour la ramener chez elle ?

- Bien sûr, et merci. Merci beaucoup.

- Vous avez l'air sidéré.

- Eh bien, oui ... Complètement. A-t-on prévenu Roger Dade pour sa mère ?

- Elle est à l'hôpital d'Oxford. La famille a dû être avertie.

- Alors, il sait déjà qu'une jeune fille était avec elle au moment de son attaque ?

- Peut-être. Mais pas forcément." ... [...]
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domisylzendomisylzen   08 août 2015
Un homme tout de blanc vêtu, chemise à col ouvert, pantalon et souliers blancs, s'avança à grands pas jusqu'au milieu du cercle. Alors les gens se mirent à chanter, entonnant un air exaltant qui aurait pu être un hymne, un chœur d'opéra ou de comédie musicale. Quand ils eurent terminé, ils tapèrent dans leurs mains en rythme. Le battement cessa lorsque l'homme en blanc pris la parole.
Il demanda d'une voix vibrante :
" Y a-t-il des esprits malins qui vous tourmentent ? Y a-t-il quelqu'un ici qui soit possédé par un mauvais esprit ? "
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WolandWoland   16 juin 2016
[...] ... La mère des enfants prit la parole, appuyant ses propos de gestes de la main :

- "Mon mari et moi n'étions pas partis seuls depuis notre lune de miel. N'est-ce pas incroyable ? Et nous mourions d'envie de faire un voyage sans les enfants. Quand j'y repense maintenant, je me sens tellement coupable ! Depuis, j'ai regretté une bonne centaine de fois de l'avoir désiré."

Son mari, pour qui, apparemment, un voyage avec elle était la dernière chose qu'il avait désirée, soupira et leva les yeux au ciel.

- "Tu n'as rien à te reprocher, Katrina. Arrête, pour l'amour de Dieu ..."

A ces mots, les yeux de sa femme s'emplirent de larmes, et elle ne les fit rien pour les retenir. Comme l'eau dans la vallée, elles finirent par déborder, ruisselant sur ses joues, et elle déglutit, la gorge serrée. Alors, comme si c'était un geste qu'il faisait tous les jours, aussi automatique qu'ouvrir un robinet ou fermer une porte, Roger Dade tira une poignée de Kleenex d'une boîte sur la table, les passants à sa femme. La boîte, rangée dans une autre boîte en chêne ciré ornée de garnitures de cuivre, était à l'évidence aussi essentielle dans cette maison que pouvaient l'être d'ailleurs un porte-revues ou une étagère à CD. Katrina Dade portait un vêtement bleu croisé - robe de chambre minuscule ou tenue à la mode ? Au grand amusement de Wexford, Vine s'efforçait de détourner les yeux de la bande de cuisse nue qu'on apercevait entre les pans de l'habit.

- "Oh, à quoi bon ?" (Sa voix était à moitié étranglée par les larmes.) "On ne peut pas revenir en arrière, n'est-ce pas ? Roger, à quelle heure sommes-nous partis, vendredi ? Tu sais bien que je suis nulle pour ce genre de choses."

En effet, son mari semblait avoir supporté, avec plus ou moins d'impatience et d'exaspération, des années de retards, d'étourderies et de suprême indifférence au temps. ... [...]
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manue14manue14   05 octobre 2016
Un nuage masqua la lune, provoquant un nouveau soupir dans la foule, ou plutôt un cri d’étonnement étouffé. Un frisson parcourut les assistants, comme une rafale de vent froissant un champ de blé.
« Voyez les esprits malins, mes enfants ! Voyez-les dans le ciel voler devant la lune ! Voyez Astarot, le démon, celui dont la lune est le séjour !
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