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ISBN : 2226441107
Éditeur : Albin Michel (27/03/2019)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Annabelle a un mari qui l’aime, deux adorables petites filles, une famille soudée. Ce bonheur insolent n’est-il qu’une illusion ?

Depuis de longues années, une ombre rôde autour d’elle. S’approche pour lui voler sa vie. Le jour du baptême de sa cadette, une angoisse sourde la submerge. Sans écouter sa voix intérieure qui annonce l’imminence d’un danger, elle décide de partir avec ses filles à Lyons-la-Forêt, dans la maison de son père.

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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  28 mars 2019
Cela commence comme une romance : une famille unie, à l'abri des soucis matériels, un couple idéal avec deux beaux enfants, belle situation pour Monsieur et activité artistique pour Mme. Une niche sociale comme une autre, pour situer une ambiance de polar. Et patatras! Tout s'écroule : Annabelle est enlevée et disparait sans laisser de traces. En fin pour le commun des mortels et sa famille, car le lecteur lui, sait où elle est, et sait qu'elle a perdu la mémoire.
Les soupçons vont vers les proches, qui seuls étaient au courant de l'itinéraire emprunté ce soir là par la jeune femme, mais il faudra un certain nombre de chapitres pour que le mari dresse une liste de suspects possibles (mais que fait la gendarmerie, alors même que la famille bénéficie d'appuis en haut lieu?) et qu'apparaisse comme un évidence l'implication probable de…
Je n'en dirai pas plus, bien que, arrivé à ce stade, il y a belle lurette que le lecteur a compris de quoi il retourne, même s'il espère que c'est une fausse piste que quelque chose de plus tordu émerge de cette intrigue.
Bien que certains chapitres présentent le phénomène des pages qui ne se tournent pas assez vite, tant l'on languit de connaitre la suite, le roman souffre d'un manque de développement. C'est très linéaire et le dénouement ne réserve aucune surprise. L'intrigue insiste plus sur les faits que sur la,psychologie des personnages.
L'écriture est agréable, sans être inoubliable.
Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour leur confiance
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Commenter  J’apprécie          820
Annette55
  17 mars 2019
C'est l'histoire d'Anabelle, une jeune femme élégante et vive .
Elle a rencontré son mari Gaspard, au mariage d'une amie commune.
Ils forment un couple uni, ont deux filles adorables : Zelie, quatre ans et Violette , six mois,.
Leur famille aimante et attentive est soudée.
Ce bonheur insolent ne serait -il qu'une illusion ?
Depuis de longues années, une ombre rôde autour d'Anabelle .
S'approche pour lui voler sa vie ...
Mikkie, la cousine de Gaspard ne s'etait jamais mariée, tenait une galerie rue de Seine , à Paris et ne vivait que pour elle.
Sa mère Brit s'en inquiètait.
Avec Mikie, les relations avaient toujours été difficiles.
Annabelle percevait une animosité qu'elle ne s'expliquait pas, se sentant constamment jugée et observée dans ses choix et dans la manière dont elle menait sa vie.
Sous les compliments et l'attachement incroyable à sa première fille Zélie, elle percevait la perfidie...
Le jour du baptême de sa fille Violette, une angoisse submerge Anabelle.
Sans écouter sa voix intérieure elle décide de partir à Lyons - La - Forêt , dans la maison de son père ...
Sur la route elle s'arrête dans un café pour nourrir Violette, la confie un instant à son aînée Zélie , pour aller se laver les mains .
Mais elle est enlevée.
Laissée pour morte dans les forêts du pays Basque...recueillie et soignée ... .aux bons soins d'un vieil homme qui vit seul dans les montagnes.....
Lorsqu'elle reprend conscience sa mémoire s'est effacée ..Je n'en dirai pas plus .
Passion, amour maternel, jalousie, amnésie , résilience , Pays Basque, un premier roman captivant et bouleversant que l'on ne lâche pas, bien construit et bien écrit , un scénario parfaitement huilé jusqu'a la fin.
L'auteur lors du premier chapitre intrigant à souhait nous présente une situation dramatique en novembre 1998.
Puis nous sautons en septembre 2017, au sein d'une famille unie , pétrie d'amour et de bonheur , Annabelle, le jour du baptême de sa fille, qui semblait éclairée d'une surprenante lumière intérieure , heureuse avec Gaspard , son mari....
L'auteur réalise le portrait d'une femme qui devra se réinventer ...
Une oeuvre ensorcelante et inoubliable dont on ne peut rien révéler pétrie de rebondissements , suspense, enlèvement , maladie mentale, assassinat , double personnalité , anomalie , délire?
La douleur de Gaspard: qui pouvait vouloir la disparition d'Annabelle ? Et pour quelle raison ?
Amoureuse ? Financière ? Conflit ? Jalousie ? Vide à combler ?
Je remercie les éditions Albin Michel et masse critique pour cet envoi .
Un premier roman prometteur ....
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cicou45
  19 mars 2019
Ouvrage reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique Privilège, je tiens tout d'abord à remercier Babelio ainsi que les édition Albin Michel pour l'envoi de ce roman qui m'a littéralement coupé le souffle. J'ai eu beau vouloir retarder l'échéance de la fin de ma lecture, j'avais envie de savoir et en même temps de faire durer le plaisir, sacré dilemme !
Annabelle est une jeune femme qui a tout pour elle : marié à Gaspard, un mari qu'elle aime et qui l'aime, maman de deux adorables fillettes, Zélie et Violette entourée d'une famille attentionnée et de son adorable gouvernante Françoise qu'elle considère plus comme une seconde mère que comme employé...bref la vie de rêve ! de plus, elle vit dans un certain confort alors que demander de plus et surtout, qui pourrait lui vouloir du mal ? Pourtant le jour du baptême de sa petite dernière et alors qu'elle décide de se rendre avec ses filles dans la maison familiale (son mari devant la rejoindre plus tard), Annabelle disparaît brutalement de la circulation. Elle ne s'est pas enfuie, on l'a faite disparaître. Cela n'a duré que quelques minutes alors qu'elle s'était arrêtée en chemin pour donner le biberon à Violette. le temps d'aller se laver les mains et Violette et Zélie, la plus âgée, se retrouvent seules et sans maman. Gaspard ainsi que son père arrivent rapidement sur les lieux mais cette disparition reste mystérieuse. Oui, il y a eu lutte mais non, on ne sait absolument pas où peut se trouver la jeune femme. Recueillie par Emile après avoir miraculeusement survécu à un coup de pistolet dans la tête qui aurait dû lui être fatal, Annabelle mettra de longues journées à recouvrer des forces et une fois qu'elle sera à même de parler, elle ne se souviendra plus ni de son nom ni de ce qu'à pu être sa vie avant. Pourtant, toutes ses facultés motrices sont là mais dans sa tête, c'est le trou noir. Emile, un homme de 92 ans vit dans son monde, reculé et isolé de tous et s'étant arrêté à la Seconde Guerre mondiale. Aussi, il n'envisage pas une seule seconde à un règlement de compte mais plutôt "encore" à un coup des Allemands ou de la milice. Il prendra toute la patience nécessaire pour prendre soin d'Annabelle mais pendant ce temps, sa famille perd espoir, sauf Françoise qui reste persuadée, tout comme sa fille aînée, qu'Annabelle est toujours en vie. Où ? Elles n'en ont aucune idée et comment la retrouver ? Encore moins mais l'espoir subsiste pendant que les mois s'écoulent...
Un roman extrêmement bien écrit, qui se lit très rapidement grâce à une écriture fluide et des chapitres courts et un suspense à son comble ! Une vraie pépite que ce premier roman et je ne peux que vous encourager à le découvrir ainsi que souhaiter une très belle carrière à Sophie Renouard qui m'a faite frissonner tout au long de ces pages !
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sandrine57
  26 mars 2019
Une belle maison, une famille aimante, un mari attentionné, deux adorables petites filles...La vie sourit à Annabelle, épouse et mère comblée, sculptrice à ses heures perdues, rayon de soleil d'un foyer chaleureux et plein d'amour. Pourtant, lors du baptême de Violette, sa petite dernière, Annabelle ressent un malaise, quelque chose d'impalpable qui la pousse à quitter Paris pour rejoindre son père et son frère dans la maison familiale en Normandie. La fête à peine finie, elle prend donc la route avec ses filles, certaine de dîner en famille. En chemin, elle est forcée de s'arrêter dans un bar pour nourrir Violette qui crie sa faim à plein poumons. Elle confie le bébé à son aînée, juste le temps d'aller se laver les mains. Mais Violette et Zélie attendront en vain le retour de leur maman. Annabelle s'est volatilisée et les indices montrent qu'elle a été enlevée. Pour sa famille, l'angoisse commence...
Bilan mitigé après lecture de ce roman qui se veut noir mais se noie un peu dans l'eau de rose. le monde d'Annabelle est une meringue où tout le monde est beau, riche, élégant, où tout le monde s'aime d'un amour tendre, même les enfants sont sages, bien élevés et propres sur eux. Sa maison est grande, belle, meublée et décorée avec goût et Paris est un village où l'on va acheter des gâteaux à la boulangerie du coin, le dimanche après la messe. La famille parfaite évolue dans son bonheur sucré sous l'oeil bienveillant d'une domestique attachée à la maîtresse de maison depuis sa tendre enfance. le reste est à l'avenant, entre un père merveilleux qui a su élever ses enfants et diriger son entreprise avec une égale réussite et un frère protecteur affublée d'une fiancée italienne prête à tout abandonner pour soutenir sa nouvelle famille. La Normandie est un petit paradis sur terre où il fait bon vivre et grandir, c'est la France profonde, mais version bon chic, bon genre. Au contraire du Pays basque, plus rude, plus rustique, peuplé de montagnards bourrus qui mènent une vie simple en mangeant du fromage de chèvre et des cerises noires.
Cette ambiance à la Mary Higgins Clark ne doit pas faire oublier le drame qui est tout de même le coeur du roman. Malheureusement, là encore, Sophie Renouard faute grandement en distillant des indices qui immanquablement nous font découvrir le coupable dès le début de l'histoire. Exit le suspense ! Et pourtant, on se prend au jeu et on tourne les pages avidement pour connaître le sort final d'Annabelle et sa gentille famille. On s'installe dans le confort d'une lecture fluide, sans prise de tête, assez sympathique. Puis la fin arrive et nouvelle déception. L'auteure tombe encore une fois dans la facilité et nous propose un dénouement sans panache et peu crédible.
Une lecture rapide, assez addictive malgré ses défauts.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.
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Ziliz
  02 avril 2019
En ce dimanche de septembre, Annabelle, son mari et leurs proches célèbrent le baptême de la dernière-née de la famille. La réception, organisée dans les moindres détails, s'avère parfaitement réussie - Annabelle est une superwoman.
Le bébé de six semaines est adorable, sa grande soeur de quatre ans aussi, le père, n'en parlons pas - beau, riche, intelligent, promis à un brillant avenir, etc.
Mais on sent que ça va mal tourner parce qu'ils sont quelques uns, au milieu de cette fête aseptisée, à avoir un sixième sens, et à se dire qu'Annabelle ne devrait pas prendre la route le soir, seule avec ses deux filles.
La 'marraine de bandeau' de cet ouvrage est Tatiana de Rosnay.
C'est aussi une amie de l'auteur, elle ne pouvait donc qu'être gentille.
Avec ces références, j'aurais dû me douter que ce thriller BCBG et trop lisse n'allait pas m'emballer.
Je l'ai lu mollement, sans passion, guère inquiète pour ce couple friqué, amoureux, jeune & joli.
Heureusement qu'on s'émoustille un peu avec…
J'ai quand même aimé Emile, ses réflexions sur la guerre et le communisme.
Globalement, après la lecture de 'Dans son silence' (Alex Michaelides), j'ai eu l'impression de passer d'un puzzle de 2 000 pièces à un 50 pièces.
▪️ Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 avril 2019
[ ancien résistant de la 2de Guerre mondiale ]
- Mais vous êtes encore communiste ?
- Non. Le Parti nous a demandé des choses pas possibles. Moi, j'étais pas une tête brûlée. J'ai quitté les communistes juste après le retour des camarades. Ils prenaient trop de risques, qui ne servaient plus à rien. A part à faire couler le sang et pleurer les femmes du village. Ils avaient le culte du sacrifice. Pas moi. Je respecte le travail bien fait. L'aide au plus traqué que moi, la générosité entre les hommes et l'égalité pour tous. Les communistes ont fini pas trop obéir, des militants sans tête. D'ailleurs, c'est ce qu'on leur demande, aux militants. J'étais jeune quand je les ai rejoints en 1935, et j'étais détruit par trop de deuils quand je les ai quittés. L'espoir d'un monde meilleur, plus juste, on était tous d'accord. Mais la jeunesse qui crève dans les fossés, les partisans sacrifiés, le dévouement absurde à Moscou, ça fait autant de dégâts que la guerre.
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hcdahlemhcdahlem   13 mai 2019
Elle retourna à la voiture, remit le contact, garda la portière entrouverte et roula au pas vers le vide. Tout doucement. Elle passa au point mort, sentit la voiture prendre un peu de vitesse. Et quand elle fut certaine que tout se passerait comme prévu, elle sauta et roula sur le sol. Sans même se faire une égratignure.
Le son extraordinaire de l’impact de la carrosserie sur l’eau, suivi du bouillonnement incroyablement puissant qui s’infiltrait par toutes les fenêtres qu’elle avait pris bien soin d’ouvrir complètement, la fit sourire.
Elle attendit longtemps, immobile, accroupie sous un arbre, que le silence revienne. Alors seulement et sans aucune appréhension, elle reprit gentiment le sentier forestier pour retourner chez elle. Sa nouvelle amie lui chuchotait des encouragements et des félicitations dans le creux de l’oreille. 
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hcdahlemhcdahlem   13 mai 2019
INCIPIT
11 novembre 1998
La fin du jour était presque là. Assise sur le rebord de la fenêtre, Cathy apercevait la grille du parc. D’une minute à l’autre, elle verrait apparaître la voiture de son père, revenu de ses errances tardives. Elle le regarderait s’extraire de sa vieille Peugeot 309, vêtu de son pardessus en poil de chameau beige informe qui le suivait, hiver après hiver, et qu’il exhumait du placard sombre de l’entrée dès les premiers froids. Il monterait les marches rapidement, ne manquerait pas d’essuyer ses chaussures sur le paillasson élimé, et entrerait dans la cuisine où l’attendait un rituel sordide et pourtant quotidien : sa femme, assise, guettant son retour en se broyant les mains. Puis les scènes commenceraient.
Ce soir, inutile de se mettre en pyjama et de faire semblant de dormir. Cathy patientait sagement dans sa chambre plongée dans l’obscurité, qu’il soit temps, enfin. Elle savait qu’elle devrait sortir dans le couloir sans faire le moindre bruit. Puis partir rapidement de la maison dans la nuit.
– Tu vas être fatiguée demain à l’école, lui souffla la voix.
Allongée sur le parquet, l’oreille collée au bas de la porte, elle écoutait sa mère supplier son père de ne pas les quitter. Elle se mordit la lèvre, partagée entre colère et tristesse. Cela ne servait à rien de faiblir. Cathy entendait les pleurs et les gémissements et juste après viendraient les gifles, les cris étouffés, les meubles bousculés, puis les sifflements menaçants. Personne n’avait entendu ses hurlements à elle qui se perdaient dans les larmes et l’épaisseur de son oreiller. Il n’y avait plus d’espoir et rien ne pourrait changer la situation car son père avait pris sa décision.
À présent, il était temps d’agir. Cela faisait bien longtemps qu’elle avait compris ce qu’il adviendrait de sa mère et d’elle s’il les quittait pour vivre avec la nouvelle femme qu’il aimait. Sa mère ne pourrait jamais travailler, elle en était incapable. Elle ne recevrait que le minimum de pension alimentaire pour survivre, et son père finirait tôt ou tard par mettre Cathy en pension. Non qu’il ait des ambitions éducatives, mais pour l’éloigner de sa mère qu’il jugeait toxique. Alors, depuis que ses parents se disputaient, depuis que son père avait annoncé son départ imminent, elle jouait à la perfection la comédie des sentiments. Elle était devenue une petite fille irréprochable. Cette attitude calculée, ces sourires de circonstance, ces excellentes notes à l’école, ces petits gestes tendres en passant, mine de rien, et ces attentions quotidiennes n’avaient pas été mis en place pour donner à son père l’envie de rester avec elles, ce qu’elle ne voulait pas. Non, si elle était sage, si sage, c’était juste pour endormir ses soupçons.
Dans la cuisine, sa mère venait de capituler. Après les cris, les pleurs et la violence, ils se parlaient à présent à voix basse et leurs paroles étaient entrecoupées de longs silences. Portes claquées. Dans la chambre de ses parents, elle entendait distinctement des bruits de placards et de tiroirs qu’on ouvre et ferme brutalement. Elle en déduisit que son père faisait ses valises. Son départ était donc pour ce soir. Et si elle était courageuse, tout se passerait comme elle l’avait cent fois répété dans sa tête.  
Neuf jours plus tôt, Cathy avait dissimulé le poignard de chasse de son père dans la poche intérieure de son manteau de classe. Elle avait pensé à toutes les éventualités et savait non seulement où elle l’attendrait mais comment elle procéderait. Pour cela, elle s’entraînait à conduire la vieille voiture défoncée du domaine, depuis longtemps abandonnée dans une remise au fond du parc. Démarrer, passer les vitesses, tourner le volant et freiner. Pendant des après-midi entiers, cachée derrière le hangar, elle avait fait des manœuvres. Elle était prête. Cathy était déterminée à ne jamais courber l’échine devant un homme, et à être plus forte que sa mère.
Pour les sauver d’une vie misérable, elle ferait ce qu’il fallait. Son idée était brillante, simple : tuer son père, le faire disparaître de la surface de la terre et de leur vie. Dans les moments de doute qui l’avaient assaillie, elle avait écouté la petite voix sereine qui murmurait à son oreille, apaisait son cœur affolé et l’encourageait à exécuter son plan. Il était temps. Elle avait hâte d’en finir avec cette mascarade et de passer enfin à autre chose. Elle ouvrit doucement la porte de sa chambre, la referma avec précaution et sortit dans le couloir. Elle se glissa dans les escaliers, puis vers le vestibule plongé dans l’obscurité, chercha le poignard dans son manteau et saisit les clefs de la maison. En refermant la porte, elle prit bien soin de ne pas marcher sur le gravier mais sur l’herbe, le long de l’allée. Elle s’approcha de la voiture, se faufila à l’intérieur, avant de se recroqueviller derrière le siège avant. Si son père l’apercevait, elle pourrait toujours prétexter avoir voulu partir avec lui. Il la croirait. Il la connaissait si mal!
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cicou45cicou45   19 mars 2019
"Ils ne parlaient toujours pas. Les mots ne sont que des béquilles. Lorsque les émotions sont trop vives, ce sont les gestes qui expriment d'abord la fracas des cœurs."
Commenter  J’apprécie          160
cicou45cicou45   17 mars 2019
"Le destin offre parfois une chance, une infime chance qu'il faut saisir. Les avertissements sont imperceptibles, diffus, obscurs, bien trop inaudibles pour qu'on y prenne garde."
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