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ISBN : 2226392017
Éditeur : Albin Michel (22/08/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 62 notes)
Résumé :
« Tout était dévasté, consumé, calciné. C'est de cet enfer qu'allait renaître le Paradis. »

Dans le décor spectaculaire de la Venise renaissante, l'immense toile du Paradis devient un personnage vivant, opposant le génie de Véronèse, du Tintoret et des plus grands maîtres de la ville. Entre rivalités artistiques, trahisons familiales, déchirements politiques, Clélia Renucci fait revivre dans ce premier roman le prodige de la création, ses vertiges et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  26 septembre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Dès les premières pages, on est happé dans la Venise de la Renaissance, Venise au sommet de sa gloire après sa victoire retentissante de Lépante face aux Turcs ottomans. 1577, le palais des Doges brûle. Un concours pictural est lancé pour peindre une toile monumentale dans la salle du Grand Conseil, le Paradis … seulement achevé en 1592 !
De la masse de documentations qu'elle a du avaler dans les archives de Venise pour débusquer les détails passionnants de ce rocambolesque concours pictural, Clélia Renucci n'en a extrait que la vie, la chair, les passions bouillent sous sa plume alerte.
Sous nos yeux, surgissent toute une farandole de personnages haut en couleurs, patriciens, doges, mécènes, courtisanes et bien sûr peintres prêts à tout pour remporter ce concours. Tout particulièrement, le Tintoret et Véronèse, tout deux au sommet de leur gloire et se vouant une haine tenace, chacun incarnant une façon de vivre leur métier d'artiste radicalement opposée : au Tintoret, austère, bougon, adsorbé par son travail au point de verser dans la paranoïa s'oppose un Véronèse, charmeur, mondain, jouisseur.
On prend énormément de plaisir à déambuler dans le roman-feuilleton de la genèse de cette toile qui court sur 25 ans. Et quelle ironie que peindre le Paradis révèle en fait toute les bassesses humaines :
- les rivalités politiques entre Rome et Venise, cette dernière cherchant à protéger son indépendance, ses valeurs, sa vision du monde et de la société alors que la Rome des papes du Concile de Trente pousse à la norme en envoyant l'Inquisition et ses jésuites traquer toutes les traces d'hérésie potentielle dans les oeuvres picturales vénitiennes.
- les rivalités entre patriciens, chacun mécène d'un peintre et voyant dans le triomphe de leur poulain le reflet de leur propre réussite, avec à la clef toutes les manoeuvres de l'ombre pour manipuler les décisions voire les faire changer.
- les rivalités entre peintre lorsque l'auteur nous dévoile de truculentes anecdotes de plagiat ou de harcèlement subtil pour obtenir une commande à la place de son concurrent.
- les rivalités au sein des familles, chaque peintre étant soit un patriarche à la tête d'un atelier familial mené de façon autoritaire ou un fils étouffant sous la coupe d'un père écrasant et rêvant d' une gloire toute individuelle.
Si j'ai grandement apprécié la vivacité et la verve de la première moitié du roman ( jusqu'à la mort de Véronèse ), j'ai trouvé la deuxième partie, plus dramatique, plus laborieuse. Au final, il m'a manqué un peu de folie pour décoiffer ce premier roman réussi mais très sage et lui donner un souffle romanesque plus puissant et inoubliable.
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Piatka
  02 décembre 2018
Renaissance. Venise.
Le palais des Doges a brûlé, le Paradis s'est consumé. On entre direct dans l'action et dans l'Histoire, les deux moteurs principaux de ce récit.
Un concours est lancé pour choisir le peintre qui le remplacera. Oui, car le Paradis, c'est une immense toile dont la conception et la réalisation sont le sujet central de ce roman qui se lit comme une enquête historique quasi policière, avec ses péripéties, trahisons et coups de théâtre.
Deux peintres, principalement, Tintoret et Véronèse, s'affrontent pour remporter le concours. Quand on découvre qu'au lieu de deux ans, ce concours va prendre vingt ans pour aboutir à un choix, on mesure l'enjeu que représentait cette toile. Enjeux artistiques, politiques mais aussi humains que Clélia Renucci a réussi habilement à mettre en évidence au fil de l'intrigue.
Il ne fait aucun doute que ce roman est très documenté, c'est son intérêt majeur, passionnant pour qui apprécie, comme moi, l'histoire de l'art. Il est aussi et avant tout, écrit de façon captivante et précise.
Un premier roman enlevé et fort intéressant que j'ai lu quasi d'une seule traite !
Je retiens ce nom : Clélia Renucci, une auteure à suivre assurément.
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diablotin0
  05 septembre 2018
je ressors enchantée de ces quelques heures passées auprès de Véronèse , Tintoret, son fils Domenico, et tous ces Doges. Lecture plaisir mais aussi instructive. Si le "monde de la peinture" me passionne, j'y ai (re) découvert les jalousies entre maîtres mais aussi et surtout ici la méconnaissance, le jugement aléatoire voir l'incompétence des critiques d'art.
On assiste par ailleurs, à la création de la toile, l'immense toile 22X 7m qui doit remplacer celle qui a été détruite lors de l'incendie de 20/12/1577 à Venise . On assiste donc à sa mise en place et à toute sa création durant plus de 20 années.
Je me suis vraiment délectée. Je ne sais pas si ce livre va rencontrer du succès mais il le mérite et a grandement sa place dans cette rentrée littéraire.
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Didili
  27 octobre 2018
Ce livre je l'ai eu grâce à l'opération :
Les Matchs de la rentrée littéraire 2018 de Rakuten ou #mrl18
Mon avis en tableaux (à voir sur mon blog !), en liens et en mots :
Ce livre nous plonge dans la Venise du 16ème siècle.
Cette ville, je ne l'ai jamais visitée, alors c'est avec plaisir que je me suis laissée guider par Clélia Renucci.
Tout débute par un terrible incendie qui détruit le Palais des Doges et de ses nombreuses peintures.
Ce lieu est le lieu du pouvoir des Doges, les dirigeants de la République de Venise.
Ainsi le Doge de l'époque, Sébastiano Venier va vouloir redécorer la salle du Grand Conseil.
Un grand concours va être lancer pour mettre en rivalité les plus grands peintres de l'époque.
Ce concours sera aussi l'occasion pour les membres du pouvoir d'appuyer telle ou telle vision de la vie et de la mort.
Venise est en concurrence directe avec Rome, la religion chrétienne tient une place très importante.
Les relations entre le pouvoir, la chrétienté (et le pape) et les artistes seront au coeur de nombreuses discussions concernant la création de ce Paradis.
Les artistes personnages de ce roman sont tous des personnages ayant existé je vous les présente : Paolo Véronèse, Fransesco Bassano, Palma le Jeune, le Tintoret et trois de ses enfants.
En matière de peinture la mise en concurrence de tous ces artistes va attiser les jalousies et les coups bas.
Véronèse et un des personnages central de ce roman : Ambitieux, séducteur, talentueux et roublard !
Il va d'ailleurs s'emparer de façon fort "culottée" des idées du Tintoret pour gagner ce concours !
Ce livre est une très belle chronique de cette époque et nous rend à la perfection l'atmosphère qui devait régner à cette époque.
Cette course à la gloire, cette course au pouvoir. En ces temps là, les moyens de marquer son temps et son pouvoir s'inscrivaient dans la pierre, les peintures et les actes de guerre et les négociations de paix.
C'est Véronèse et Bassano qui vont gagner le concours et devoir réaliser ce " Paradis ".
Hélas cette association imposée de ce jeune peintre avec ce peintre renommé et au caractère bien trempé ne sera pas une réussite...
Véronèse reste le personnage central de ce livre. il a un talent immense et surtout l'art de mener "en gondole" tout le monde qui gravite autour de lui.
Hélas, comme pour tous, Véronèse va s'éteindre en avril 1588, épuisé en fêtes et amusements (Carnaval, théâtres, Commedia dell'arte, bals, chasses aux taureaux et autres réceptions).
Ses funérailles furent "somptueuses et mondaines à l'image de sa vie".
Suite à ce décès le Tintoret et son fils Domenico vont reprendre la réalisation du tableau du Paradis. Juste retour des choses...
Le roman nous offre alors une belle histoire de l'art en se faisant très technique. Clélia Rennuci nous apprend beaucoup sur la réalisation de cette fresque, la plus grande au Monde !
De la réalisation du support en bois à l'encollage de la toile et de la confection de la colle. du travail de séchage au transport de l'atelier à la salle d'exposition. de la réalisation des échafaudages !
Quant on voit un tableau j'ai tendance à oublier tout ce travail... Preuve que l'artiste sait nous emmener ailleurs grâce à son talent !
Dans ce livre on comprend très bien que tous les tableaux sont les oeuvres de toute une équipe. Les Garzonis s'occupaient de tout le travail de préparation des immenses peintures.
Le temps de réalisation était lui aussi très important !
Clélia Renucci a très bien su nous rendre compte de tout ça en mettant une once de romanesque et de fiction dans cette histoire.
Avec le Tintoret et son fils Domenico elle nous immisce dans les familles des peintres de l'époque ou les talents ne se transmettaient pas toujours. Mais où le sens familial était très important.
C'est d'ailleurs Domenico, le fils du Tintoret qui va reprendre le pinceau sous l'oeil critique mais finalement bienveillant de celui-ci.
Jacopo Tintoret affecté par le tribunal de l'inquisition envoyé par Rome et par la perte de sa fille va alors se laisser mourir
Ce livre m'a beaucoup plu, dans ce qu'il m'a livré de l'histoire de l'art. Les portraits des artistes sont très réalistes et l'auteur a su magnifiquement nous faire suivre cette épopée. Celle d'une oeuvre grandiose qui occupera bien des vies et continue à nous émerveiller !
Le peintre au centre de toute l'attention reste Véronèse, un personnage reflétant magnifiquement cette époque, un magnifique artiste !
D'ailleurs la double couverture du livre est un détail du très beau tableau de Véronèse.
Après cette plongée dans le monde artistique du 16ème siècle à Venise me reste à découvrir l'oeuvre grandiose du Paradis comme quand à l'époque cette fresque fut découverte par les Vénitiens et leurs prestigieux invités.

N'hésitez pas, entrez au Paradis !
Et venez découvrir ce monde fascinant
de l'art à Venise au 16ème siècle.
N'hésitez pas à cliquer sur les liens qui sont visibles sur mon blog vous permettant de découvrir un peu plus
les peintres et les tableaux !


Lien : https://imagimots.blogspot.c..
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LucileMM
  11 novembre 2018
« Concours pour le paradis » s'ouvre sur un enfer : l'incendie du Palais des Doges en 1577.
La reconstruction de ce lieu symbolique, où s'exercent tous les pouvoirs, ne saurait tarder et une toile immense représentant le Paradis devra orner la salle du conseil.
Pour décider de l'auteur de la toile un concours est ouvert, suscitant les ambitions de tous les peintres en vogue, de leurs mécènes et de leurs appuis.
Un voyage dans le temps, dans cette Venise complexe et bouillonnante, au sein des lieux de pouvoirs, des ateliers d'artistes, des alcôves des courtisanes. On y croise Véronèse et le Tintoret, on assiste aux succès des uns et aux déconvenues des autres.
Clelia Renucci parvient à merveille à restituer les ambiances et à brosser les personnalités dans ce livre à la fois érudit et distrayant…
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critiques presse (2)
Culturebox   06 septembre 2018
Intrigues et beautés fatales, masques et bergamasques, génies et talents mineurs défilent sous la plume habile de la néo romancière qui sait forcer le trait où il convient. “Concours pour le paradis” nous offre, sans bouger de notre lit, un délicieux voyage artistique au cœur de Venise, carnaval compris.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   27 août 2018
Intrigues et beautés fatales, masques et bergamasques, génies et talents mineurs défilent sous la plume habile de la néoromancière qui sait forcer le trait où il convient.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   29 novembre 2018
C’est avec le temps qu’une œuvre est réellement appréciée. Lorsqu’elle est présentée au public, étrangement celui-ci préfère souvent s’entre-observer plutôt que de regarder la toile.
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PiatkaPiatka   28 novembre 2018
Pour un peintre comme pour un poète, contrairement à un orateur qui savoure son discours à la mesure des acclamations de la foule, deux moments de grâce se suivent et Domenico était en train de connaître le premier, le plus sensuel de tous. Alors que tout au long de sa conception, l’œuvre se dissimule au créateur lui-même, lorsque les échafaudages sont écartés, la toile se découvre dans toute sa nudité et l’artiste peut enfin en jouir. La deuxième étape, que Domenico ne connaîtrait que plus tard, était l’installation du tableau dans son cadre, dans l’espace qui allait le caractériser jusqu’à la fin de ses jours.
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AventineAventine   30 novembre 2018
Ce que l'oeil n'a pas vu, ni les oreilles entendu et que le corps de l'homme n'a jamais connu, voilà ce que Dieu prépare pour ceux qui l'aiment. Souvenez-vous de ce principe bénédictin, mes amis, et ne vous querellez plus, laissez plutôt les artistes vous surprendre.
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diablotin0diablotin0   05 septembre 2018
Toutes les fois où je me suis retrouvé dans cette situation, (la toile plus grande que le panneau sur lequel elle doit être posée) et Dieu sait si elles ont été nombreuses j'ai toujours décidé d'ôter du ciel , c est toujours moins grave de supprimer des êtres supérieurs que de trancher la tête des pauvres.
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PiatkaPiatka   26 novembre 2018
C’est le paradoxe des hommes de la Renaissance que d’être à la fois coureurs et croyants, amateurs de parties fines et de messes somptueuses, célébrant le vice d’un satyre et représentent le jour même une Vierge en grâce. En somme, cyniques et obéissants, grandioses et grotesques, libres et respectueux.
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