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ISBN : 9791097594213
Éditeur : Serge Safran éditeur (08/03/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Un matin d’hiver, Ana quitte le lotissement qu’elle habite à la périphérie d’une petite ville perdue dans la campagne. Au bout de son bras, une caisse en plastique contenant le corps de son chat mort. Désemparée, marchant au hasard, à la recherche d’un lieu pour enterrer l’animal, Ana est confrontée à l’incompréhension et la cruauté des différentes personnes qu’elle croise sur son chemin : un fermier célibataire et sa gouvernante prête à tout pour éliminer une poten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
DOMS
  18 mars 2019
Dans l'entrée d'un immeuble ordinaire d'une banlieue tout aussi banale, une femme soliloque, la caisse de son chat à la main. Elle est alpaguée par la concierge qui lui parle sans l'écouter mais qui, lorsqu'elle comprend que le chat est mort, lui demande de s'en aller. Et Ana part, marche sans but précis au milieu de l'hiver, à la recherche d'un coin de terre meuble où enterrer son fidèle compagnon.
Elle croise un homme étrange. Il la recueille chez lui, mais elle fuit au petit matin, houspillée par sa gouvernante jalouse et possessive. Puis une famille de cyclistes l'invite à partager son piquenique. Grâce à eux elle découvre un cimetière pour animaux et son gardien plus commercial que philanthrope. Sa course n'est pour autant pas terminée, et si le chat ne se décompose pas encore, il est pourtant mort et bien mort depuis plusieurs jours maintenant.
De rencontres en hasards, on a l'impression de voir s'écrouler des cartes à jouer qui auraient été minutieusement posées là par l'auteur. Chaque événement en entraine un autre tout aussi saugrenu, voire sordide, comme un inéluctable et fatal enchainement de catastrophes. Tout comme le battement de l'aile du papillon entraine un cataclysme à l'autre bout de la terre, ou là, tout près. Car les évènements vont s'enchaîner, sous l'oeil atterré du lecteur… Fatalité, hasard, égoïsme, solitude, jalousie, concupiscence, tant de sentiments vont se côtoyer, s'enchainer, pour le pire bien plus que pour le meilleur.
Ce roman est une étrange surprise. le lecteur chemine sans savoir où l'auteur veut le conduire, et se jette sans aucune retenue dans ce conte étonnamment instructif sur l'Homme en général, et sur le manque d'empathie, l'absence de partage, ou d'écoute tout simplement.
Lire la chronique complète sur le blog Domi C Lire : https://domiclire.wordpress.com/2019/03/14/necrologie-du-chat-olivia-resenterra/
Lien : https://domiclire.wordpress...
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belaval
  22 mars 2019
critique recommencée, disparue sans doute faute d'être validée.
Merci à Masse Critique et à Serge Safran éditeur d'Eliane Serdan pour la Ville Haute à qui nous avons décerné le prix international des Racines et des mots.
Ce livre, lu en deux heures, me laisse perplexe. C'est assez glauque mais interpelle sur l'inhumanité des gens. Ana est hébétée: son chat de dix ans vient de mourir et elle veut l'enterrer terrorisée à l'idée qu'il se mette à puer et pourrir; elle l'emmène dans sa boite de voyage et se heurte à la concierge: un pseudo dialogue se déroule entre Ana qui parle de son problème et la concierge absorbée par son paillasson; cette dernière chasse la jeune femme qui erre à la recherche d'un endroit adéquat, elle croit l'avoir enfin trouvé quand un fermier, propriétaire du terrain l'arrête mais il la réconforte, la nourrit et l'héberge (il a tout de même un étrange comportement :voir citation). La jeune fille originaire des pays de l'Est, sa bonne, est d'une jalousie féroce et chasse Ana qui a récupéré sa boite in extremis. Pas d'empathie non plus de la part des cyclistes dont elle partage le pique-nique mais il lui indique un cimetière pour animaux; là, elle est houspillée par une dame qui veut se recueillir en silence sur la tombe de son animal; le gardien lui parle surtout du coût des funérailles et ne prête pas attention au récit des derniers instants qu'Ana évoque. La suite est rocambolesque et violente. Seul un renard aura le mot de la fin...
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tilly
  21 février 2019
Le chat d'Ana ne griffera plus.
Par bonheur pour nous, Olivia Resenterra, son exécutrice testamentaire littéraire, le fait à sa place.
Ce deuxième roman est un coup de griffe : incisif, rapide, inattendu.
Voilà donc Ana un peu déboussolée cherchant l'endroit pour une sépulture digne du matou décédé qu'elle transporte dans son panier de voyage.
Commence alors Nécrologie du chat, dernier voyage du félin et de sa maîtresse, en forme d'odyssée miniature : trois jours d'errance hivernale, de brèves rencontres inutiles, de dialogues de sourds.
Une boucle de quelques kilomètres qui ramène le lecteur au point de départ, un peu sonné, mais admiratif de la maestria de l'auteur qui fait tant avec si peu.
La quatrième de couverture détaille le périple funéraire d'Ana mieux que je ne saurais le faire. Je m'aperçois qu'il y manque quand même la toute première rencontre : celle de la concierge de l'immeuble dont Ana sort dans les premières pages.
On ne peut pas tout dire quand on fait le résumé pour le dos d'un roman... C'est bien, ça me laisse un peu d'initiative !
Ça commence donc comme pour une mise en scène de théâtre ou un scénario de court métrage. Des didascalies. L'auteur pose les éléments du décor (le hall de l'immeuble d'Ana) et ses accessoires (boîtes aux lettres, sapin de Noël déplumé encore garni). Pas de lever de rideau. La scène s'anime avec l'entrée d'Ana portant sa boîte à chat, et l'irruption de la gardienne. Confrontation.
Les décors et les personnages qui se succèdent ensuite sur la route d'Ana sont tous plantés avec le même très fin dosage entre réalisme et stylisation.
La Nécrologie du chat, c'est aussi, illustrée avec un humour très noir et très cruel, une revue de diverses formes d'incommunicabilité plus amères et désespérantes les unes que les autres, ce qui n'en exclut pas la drôlerie féroce. Il y a le rejet rageur de la gardienne d'immeuble, l'intérêt cauteleux du fermier, la suspicion jalouse de la pseudo-rivale, l'indifférence bavarde des cyclo-touristes, la curiosité intéressée du marchand de cercueils, etc.
À chaque rencontre : sa saynète acide, cynique ou absurde, son décor minimaliste tout en étant évocateur, ses dialogues épurés mais criants de justesse. Jusqu'au dénouement surprenant, chargé en émotion, dont le deus ex machina sort des bois...
J'ai déjà dit par ici il y a longtemps que je n'appréciais pas la surcharge de métaphores, que j'admirais le tour de force des écrivains qui en sont économes, qui savent décrire sans comparer, ou le moins possible ; c'était à propos de Modiano qui a dit quelque part qu'il se méfiait des métaphores. Je ne sais pas si Olivia Resenterra s'en méfie, mais elle les utilise avec une parcimonie élégante : “ une nuée de moineaux comme une grande voile gonflée par le vent ”, des “ branches de platanes [qui] ressemblent à des doigts de vieille femme ”, et c'est à peu près tout !
Cela donne une narration au plus près du motif, photographique, sans fioritures, précise comme j'aime.
Lien : https://tillybayardrichard.t..
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lilylitblog
  17 mars 2019
Le roman nous entraîne dans une atmosphère glauque, presque poisseuse, digne d'un film de genre. le rapport d'Anna à son chat mort m'a fait penser à une ambiance façon Petit Paysan, où le maintien d'une attitude à peu près normale envers les êtres humains rencontrés cache la faille que la mort de l'animal creuse dans l'équilibre psychologique du personnage. Cette Anna, dont on ne sait rien en dehors du fait que le chat lui appartient, m'a fait penser dans son comportement erratique, semblant relever d'un trouble psychiatrique, aux personnages d'Isabelle Minière. Comme le héros de Je suis très sensible, par exemple, Anna est un personnage qui marche en équilibre sur la ligne de crête entre détresse et folie. On n'est pas loin non plus des personnages désaxés des livres de Claude Amoz, la dimension de suspens en moins.
Anna est évidemment une proie facile pour toute personne plus ou moins malintentionnée, qu'on cherche à l'arnaquer, la voler ou la violer, entre autres, mais peut aussi rencontrer des adjuvants dans sa quête. Si l'atmosphère et les rebondissements du récit tirent plus du côté du fantastique ou du thriller que du drame réaliste, les comportements humains eux ont cela de réaliste qu'ils sont rarement tout noirs ou tout blancs.
Découpé en trois journées à partir de la mort du chat, le récit nous entraîne dans la quête désespérée d'Anna, dont on comprend rapidement qu'elle ne peut pas bien finir. Dix fois elle aurait eu l'occasion d'enterrer l'animal, mais il semble qu'elle refuse de s'en détacher, et dès lors le/la lecteur/trice se doute que l'issue sera tragique. C'est probablement une partie du plaisir de cette lecture, comme on lirait un polar annonçant que dans quelques pages surviendra un meurtre sordide : on sent qu'on s'enfonce dans le sale et le cruel mais on veut voir jusqu'où l'autrice nous fera plonger.
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Lien : https://lilylit.wordpress.co..
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manonballetti
  22 mars 2019
La couverture est somptueuse, elle laisse augurer le meilleur. Las ! le lecteur est entraîné malgré lui dans un périple funéraire creux. Il n'y a rien dans ce livre, aucune substance. Des descriptions et des méditations hors de propos et parfaitement inutiles. Des rencontres incongrues qui provoquent des réactions en chaîne aussi inéluctables que prévisibles et catastrophiques. Des déambulations qui ramènent la protagoniste (psychotique et sans aucune dimension) et le lecteur au point de départ.
Et quand on a lu ça, ben on n'est pas plus avancé ...!
Prévoir une lecture solaire après !
Merci néanmoins à Masse Critique et aux Editions Serge Safran.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
belavalbelaval   22 mars 2019
Doucement, très doucement, une main touche son front, lisse ses cheveux, écarte l'édredon..se coule sous son pull, pour remonter le long de son dos, atteindre son cou, plonger vers l'un de ses seins, qu'elle enveloppe, presse, soupèse, caresse du bout des doigts, s'attardant sur le téton
qu'elle fait rouler entre ses doigts, avant de l'abandonner, comme à regret, faisant le chemin inverse, le long de son cou, de sa colonne vertébrale, s'extirpant du pull, de l'édredon qui se referme à nouveau sur elle...
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belavalbelaval   22 mars 2019
si l'on comprenait aisément que les carnivores soient rivaux, en revanche, rien n'indiquait qu'ils puissent se manger entre eux. Même en hiver.
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belavalbelaval   22 mars 2019
si l'on comprenait aisément que les carnivores soient rivaux, en revanche, rien n'indiquait qu'ils puissent se manger entre eux même en hiver.
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