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ISBN : B0000DOMZJ
Éditeur : Classiques Galants (30/11/-1)

Note moyenne : 2.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Restif de la Bretonne (1734-186).

Ingénue Saxancour, son ouvrage le plus cruel, nous retrace les infortunes d'une jeune fille mal mariée, à qui son mari-tortionnaire fait subir tous les sévices, physiques et moraux, les plus ignobles. Sans doute s'agit-il d'Agnès, la propre fille de l'auteur, qu'on sait en avoir été amoureux et soupçonne d'avoir abusé d'elle.

Gilbert Lély, l'incomparable spécialiste de
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
moravia
  21 janvier 2017
Ce livre a tous les aspects du journal d'une femme battue qu'elle rédigea, dit-elle, afin de montrer aux jeunes personnes "combien il est dangereux de ne pas s'informer exactement des moeurs de l'homme qu'on épouse".
Elle se lia, malgré l'avis de son père et pour son malheur, avec l'homme le plus abject de la place de Paris. Il lui fait subir toutes les turpitudes physiques et morales que son esprit malsain invente à chaque moment.
Il faut se plaire dans la langue du dix-huitième siècle pour apprécier ce récit qui au fil des pages peut paraître quand même monotone par la succession d'avanies qui s'abattent sur cette jeune femme fragile. On se prend à penser : ne va-t-elle pas lui jouer un mauvais tour bientôt ? le lecteur de 2017 que je suis avait bien du mal à me plonger dans la psychologie de cette époque.
Heureusement qu'une introduction savante de Gilbert Lely apporte des informations qui permettent de comprendre que ce texte de Restif de la Bretonne est en réalité une autofiction dans laquelle on retrouve la fille de l'auteur, son gendre et lui-même dans le rôle du père. Ce texte prend soudainement tout son sens et le piment qu'apporte Gilbert Lely rehausse ce plat qui pouvait paraître un peu fade malgré la belle édition de Jean-Jacques Pauvert de l'an de grâce 1965.
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filsdejoie
  12 février 2014
en guise, de critique, un trait d'esprit du Marquis de Sade ...On a jamais le droit de mal dire, quand on peut dire tout ce que l'on veux; si tu n'écris comme R....que tout le monde sait, dusses tu comme lui nous donner quatre volumes par ans, ce n'est pas la peine de prendre la plume.......
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   31 décembre 2016
Il se figurait apparemment, qu'en paraissant jaloux, il effacerait ses infamies. Mais de qui se montrer jaloux ? Il y était embarrassé, lorsqu'il alla se rappeler Fromentel, le même pour lequel il m'avait fait une querelle au Jardin du Roi. C'était bien à tort ! Je méprisais presque autant Fromentel que Moresquin ; il était commis ; il avait les moeurs infâmes des commis ; que l'on juge si moi, abreuvée de douleur et d'opprobre par un commis époux, j'allais en prendre un pour amant !...Hé ! comment, grands dieux ! une infortunée, sans habits propres, les mains salies par le décrottage, ayant toujours l'air d'une Cendrillon ou d'une charbonnière, aurait-elle eu l'idée de faire la galante ? Pour donner dans ce désordre, et pour avoir envie de rire, il faut avoir de l'aisance, des plaisirs, du bon temps au moins, et de la liberté !...
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moraviamoravia   31 décembre 2016
Il ne me permettait plus de m'approprier; il fallait que je fusse en déshabillé sale. Un jour, il m'en salit un blanc, avec ses pieds crottés, qu'il me força de souffrir sur moi ; une autre fois, il mis du cambouis en plusieurs endroits d'un déshabillé de soie, que j'avais fait d'une de mes robes de fille, et il me forçait de le mettre ainsi, m'obligeant en outre d'avoir autour de moi les torchons, pour paraître comme un paquet.
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moraviamoravia   24 décembre 2016
Je parvins ainsi jusqu'à l'âge de douze ans, battant, mordant, donnant des coups de couteau, de canif, de ciseaux aux servantes ou leur enfonçant à l'improviste des épingles dans la chair. Ce qui m'attira souvent de leur part de bonnes corrections : mais aussi elles étaient chassées, dès que ma mère s'en apercevait, à son retour.
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moraviamoravia   30 décembre 2016
Il arriva que pendant la messe, derrière le maître-autel, où j'étais, les jeunes gens badinaient avec les quêteuses, parce que cet endroit était caché. Je crus pouvoir faire comme les autres. Je voulus prendre de l'eau bénite au bénitier de la plus jolie, qui me donna un soufflet et alla se plaindre.
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moraviamoravia   02 janvier 2017
Dès que Moresquin, en pénétrant chez Fromentel qui sûrement lui laissa voir la volière par malice, par jactance, pour le faire bisquer enfin, dès que Moresquin, dis-je, eut vu la volière chez l'homme qu'il voulait faire passer pour mon amant, ce fut un beau texte pour lui !
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Videos de Nicolas Edme Restif de La Bretonne (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Edme  Restif de La Bretonne
Nicolas Edme RESTIF DE LA BRETONNE – Ingénue Saxancour ou la Femme séparée
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