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ISBN : 2378780354
Éditeur : Audie-Fluide glacial (04/09/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 26 notes)
Résumé :
En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous. À la manière d'un Goossens ou d'un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait.
Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte... Reuzé n'épargne rien n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  12 novembre 2019
La lecture est à la fois fluide et glaciale
La satire est corrosive, crue et sociétale
Les satyres sont nombreux et variés
Les uns dessinés barbus et enturbannés
D'autres en soutane noire et bien rasés
Quant aux martyrs ouvertement évoqués

Ils sont mi-petits, mi-grands, parfois les deux
Mal calés dans les ports, les villes et banlieues
Rouhaud ne fait pas l'économie des maux, écrit tout ce qu'il pense
L'hôpital, les dépenses de l'État, les SDF ou le vide de leur panse
Reuzé exprime aussi ses mots avec des dessins grinçants et osés
L'album est une bombe, mais les ingrédients savamment dosés

Jeunes et vieux en prennent pour leur grade
Et les phylactères font une sacrée parade
Les planches m'ont clouée
Le verbe est souvent acerbe
Terre d'asile cache ses fous
Ses criminels et ses ripoux.
Une BD Con-Tempo-Reine.
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saigneurdeguerre
  02 novembre 2019
Impossible de résumer pareille « BD » ! Et je mets « BD » entre parenthèses car on est davantage dans la caricature. Et qui Reuzé et Rouhaud caricaturent-ils ? Les cons ! Qui ça ? Ben, les gens autour de nous, évidemment ! Ces cons que l'on croise dans les transports en commun, au boulot, dans les administrations, dans notre famille, dans les hôpitaux, dans les grandes surfaces, partout quoi ! L'univers est rempli de cons !
C'est écrit avec une fausse naïveté très touchante. Pas d'agressivité ! C'est de la connerie bienveillante. Les auteurs dénoncent les travers de notre société sans avoir l'air d'y toucher, même lorsqu'ils abordent le sujet du terrorisme. C'est à mourir… de rire !
Après la lecture de ce chef-d'oeuvre d'humour au second degré, j'attends vivement la suite que Reuzé m'a promise pour septembre ou octobre 2020.
Voilà un ouvrage qui devrait rester dans les anales de la BD… Et que tous les étudiants en sociologie, en sciences-po, en pédagogie, en médecine, en terrorisme, et bien d'autres encore devraient absolument lire pour, peut-être, être un peu moins cons car n'oubliez pas qu'on est toujours le con d'un autre.
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ChristianAttard
  04 décembre 2019
C'est acide, caustique comme la soude du même nom utilisée pour déboucher nos canalisations mentales et souvent très drôle.
L'absurdité tant relevée ici n'est plus dans le trait forcé, inversé, surnoirci mais dans nos existences et nos vies déjantées, régies par des lois stupides, dominées par le profit et le parasitisme.
Une mise en perspective au gout très amer.
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ValerieLacaille
  02 décembre 2019
J'ai souri suite à la lecture des premières pages puis un peu moins en lisant les suivantes. L'humour est certes très noir, très piquant, corrosif et certains faits de société dénoncés méritent de l'être mais j'ai décroché au fil de ma lecture. Trop de sujets répétés peut-être, à moins que ce ne soit moi qui ne suis pas un bon public pour ce genre de BD.
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LeScribouillard
  27 septembre 2019
Je-sais-plus-qui avait dit un jour : il n'y a pas un défaut de l'âme humaine qui n'ait pas un côté drôle. Et ça tombe bien en ce début de XXIe siècle, qui devrait être en toute logique une sacrée poilade.
La France de nos campagnes et la France de nos villes semblent en proie à l'effondrement. D'un côté la bêtise et le chauvinisme des provinciaux, de l'autre la peur des attentats, les étrangers, les racistes. Et partout, la grande magouille politicienne. Ce n'est pas nouveau, mais tout semble s'aggraver en permanence. Face au chaos grandissant, il y a la solution du journaliste, d'aller se planquer sous le premier carton venu en citant dès que possible Orwell pour bien nous faire comprendre qu'il pense avoir tout compris ; et puis il y a la solution de Rabelais, de rire un bon coup et de tirer à blanc face aux catastrophes prêtes à nous tomber dessus. Or après le visionnage de Brazil et la lecture de l'effroyable Boxap 13-07, Faut pas prendre les cons pour des gens vient me faire reprendre une fois de plus l'adage que nous partageons entre trolls des Internets : « le YA s'incline, l'humour noir domine ! »
Humour, scénario
Mais je vous sens venir : oulah, Sy-Sy, la subtilité c'est pas ton fort, alors avec en plus un titre pareil… Eh bien je vous accorde que je connaissais déjà cette contrepèterie, mais pour le reste laissez-moi vous dire qu'on a que de la bonne cuvée. J'avais en effet été prévenu de cet espèce de cytoplasme bulbeux accouché par deux cerveaux malades grâce à une sérieuse mise en garde de L'Express ; ni une ni deux, j'enfourchais mon fidèle destrier pour approcher la bête.
On y lisait en effet que FPGPC était ce genre de BD qui faisait dans la satire noire de la société, mais avec un gros décalage absurde. Contrairement à certains pamphlétaires culpabilisateurs coassant que l'effondrement est proche et que tel politicien est un abruti (ayant, on va pas se le cacher, des opinions un petit peu trop à droite par moments), on y trouve au contraire une atmosphère profondément absurde qui n'opère, contrairement à Boxap, pas pour cibler des réseaux, organisations ou personnalités précises, mais en reprenant la substantifique moelle, ce qui les rend lamentables, pour l'amplifier de manière quasi-dystopique (certains gags semblent presque avoir été écrits par un Greg Egan sous acide, avec en tête de file l'IA calculant à l'avance qui deviendra un meurtrier).
Pourtant pourra-t-on me rétorquer, cette BD est encore plus ancrée dans notre époque : réfugiés politiques, violences policières, maltraitance des personnels éducatif et infirmier (c'est absolument pas comme si ça me rappelait quelque chose), dépression dans les open-spaces, dans 50 ans ça ne dira peut-être rien à personne. Oui mais il y a une différence notable entre caricaturer en changeant à peine quelques noms et caricaturer en prenant en compte l'intelligence du lecteur. Quand vous regardez le Viager, vous venez pas vous plaindre que le film est plus drôle parce qu'il parle pas de notre actualité ; non, il est le témoin fidèle d'un autre époque et c'est à mon avis comme ça qu'on se souviendra de Faut pas prendre les cons pour des gens.
Cette succession de gags, donc, c'est la France exacerbée avec tous ses problèmes, mais mélangés ensemble ou passés au vitriol : les terroristes passent des entretiens d'embauche, les employés pendus doivent être nettoyés avant l'arrivée des pompes funèbres de manière à ne pas avoir une image dégradante pour leur entreprise, les patients s'opèrent entre eux à cause du manque de médecins, et des fois dans le glauque et le kafkaïen ça va très, TRÈS loin. Mais ça ne me dérange au final pas plus que ça car c'est en permanence contrebalancé par un humour improbable et complètement morbide. Au point que certains gags moins pessimistes que d'autres passent nickel quand on aurait pu craindre une dissonance.
Les auteurs expérimentent d'ailleurs différentes structures humoristiques, à savoir que certains sont prolongés d'une seconde chute. Alors je ne vous cache pas que quelques-unes restent moins réussies, une ou deux font un peu lourd, mais généralement ça ne fait que rendre le tout encore plus glaçant. S'il fallait vraiment ajouter quelque chose à la liste des défauts, je dirais que certaines situations ont un vague goût de déjà-vu. Bref, je m'attendais à rire un peu plus, mais dans l'ensemble il n'y a presque rien qu'on puisse reprocher.
Style de dessin
Techniquement aussi, ce premier tome remplit admirablement sa charge : en plus de la satire par l'absurde par Fabcaro, on y retrouve également le trait hyperréaliste de son chef-d'oeuvre Zaï Zaï Zaï Zaï. Oh, aucun copier-coller : le dessinateur trouve sa patte en s'amusant à reprendre fréquemment le même dessin en n'y ajoutant qu'une légère, voire aucune, modification, rendant l'aspect encore plus rigide et austère. La mise en couleur joue également beaucoup, avec son côté très rétro qui donne des teintes dépourvues de teintes vives et rappelant au passage les peintures de Roy Liechtenstein, qui, rappelons-le, servaient à la base comme le reste du pop-art, plutôt qu'à iconiser ce qu'appréciait la classe moyenne amerlocque, se moquer de la société de la consommation.
Ce qui nous donne un album rigide, ultra-pince-sans-rire où tout a l'air extrêmement sérieux : mais encore une fois les gags extrêmement noirs et absurdes nous font oublier toute la sinistrose : plutôt que de sacrifier leur humour à une cause, Emmanuel Reuzé et Nicolas Rouhaud préfèrent se moquer de la situation actuelle ambiante, ne préférant pas un message en particulier avec lequel devrait penser le lecteur ; et c'est finalement cette possibilité de s'orienter vers n'importe quelle cause qui fait qu'ils ne s'épuisent jamais et continuent ainsi de rester pertinents et incisifs.
En un mot comme en cent, Faut pas prendre les cons pour des gens est un ouvrage politique jouant habilement sur l'implicite et qui en dit long sur la société actuelle, sans jamais vous faire perdre le moral. Et ça, quand on voit les infos, c'est difficile. Mais ils y arrivent ; après, bon, je dis ça, c'est pour votre culture…
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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critiques presse (5)
BoDoi   21 octobre 2019
Les auteurs tournent autour de sujets du réel pour mieux les distordre et en faire ressortir l’absurde qu’ils contiennent – en cela, le titre est un parfait résumé de l’esprit de la BD. [...] Une vraie réussite dans un genre pas si facile.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   10 septembre 2019
La construction des histoires entre humour noir et cynisme est parfaitement maîtrisée. L’auteur adopte un ton très froid qui ne laisse pas de marbre, et les dialogues, très bien construits, nous emmènent progressivement dans des situations loufoques et hilarantes.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan   04 septembre 2019
Avec un dessin réaliste des plus contemporains associé à un découpage efficace, Emmanuel Reuzé a réussi l’alchimie d’un album bien plaisant à lire. Reste qu’une fois après avoir dévoré l’opus, on se complaît à en redemander quand bien même l’on reste atterré par tant d’ineptie.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   03 septembre 2019
Dérision sans méchanceté (même si certaines pages ne sont pas éloignées du coup de gueule) et humour évidemment très référencé associés à une réalisation graphique originale d’excellente tenue, Faut pas prendre les cons pour des gens pourrait instruire certain ; surtout les autres, cela va sans dire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   27 août 2019
Si la BD humoristique devait avoir un modèle, ça serait ce premier opus de « Faut pas prendre les cons pour des gens », car vraiment… Les cons ne sont pas des gens... Les cons, c’est nous et on a pas de quoi en être fier…
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
saigneurdeguerresaigneurdeguerre   02 novembre 2019
- Monsieur le ministre, pour rentabiliser l'Education nationale, il faudrait remplacer tous les enseignants par des distributeurs.
- Quel genre de distributeurs ?
- Des distributeurs de diplômes comme pour les barres chocolatées, les chips ou le soda.
- Ah, d'accord. On met une pièce et on a un diplôme.
- Voilà. Pour 10.000 euros, vous aurez le BEPC, pour 50.000 euros, le BAC, pour 100.000 euros la licence, etc.
- Excellente idée!
- Ce sera très rentable et en plus, nous n'aurons plus à payer les profs !
- Parfait ! On met ça en route immédiatement !
+ Lire la suite
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BurjBabilBurjBabil   30 octobre 2019
- Monsieur, pour rentabiliser l'éducation nationale, il faudrait remplacer tous les enseignants par des distributeurs.
- Quel genre de distributeurs?
- Des distributeurs de diplômes
- Aaahhh d'accord, on met une pièce et on a un diplôme !
- Voilà, pour 1000 € vous avez le brevet, pour 50 000 € le bac , 100 000 € la licence etc . . .
- Excellente idée...
- Ce sera très rentable, nous n'aurions plus à payer les profs!
- Parfait on met ça en route immédiatement.

-Mon chéri regarde, je t'ai acheté ton bac avec mention! qu'est-ce qu'on dit?
- Vazy tu vois pas que je joue ! j'men bats les couilles de ton diplôme!
-Et bien, t'as beau être diplômé, t'es toujours aussi con!
+ Lire la suite
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   02 novembre 2019
La mère : - Mon chéri, regarde, je t'ai acheté. Ton BAC avec mention ! Qu'est-ce qu'on dit ?
Le fils (jouant à la console) : - Vazy, tu vois pas que je joue ! Je m'en bats les couilles de ton diplôme de merde !
La mère : - Hé bien, tu as beau être diplômé, tu es toujours aussi con !
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LeScribouillardLeScribouillard   27 septembre 2019
"On voit de plus en plus de migrants à la télé.
- On n'est plus chez soi !
- Les rues deviennent dangereuses.
- Ils s'enfuient des pays en guerre, il paraît...
- S'ils se sont enfuis, c'est qu'ils avaient quelque chose à se reprocher.
- Dame, on ne sait pas ce qu'ils ont fait...
- Si ça se trouve, ils ont volé, violé, tué...
- Ils ont peut-être tué des tas de gens, dans les pays en guerre, ça se fait.
- Si ça se trouve, ils ont même égorgé leur famille, leurs amis, dans un effroyable bain de sang.
- Des enfants innocents !
- Des centaines de gens ! Massacrés, assassinés !
- Ils les ont découpés dans la baignoire et passés au mixeur pour qu'on ne retrouve pas de trace.
- Et mangé leur cœur au cours d'un rituel vaudou !
- Ça fait peur de croiser tous ces gens dans la rue. On ne sait pas ce qui peut leur passer par la tête !"
+ Lire la suite
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LeScribouillardLeScribouillard   27 septembre 2019
"Je ne peux pas avoir d'enfant. Mais nous avons enfin pu adopter un petit noir, quel bonheur !
- Et en plus, il est blanc."
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Lire un extrait
Videos de Emmanuel Reuzé (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Reuzé
? Faut pas prendre les cons pour des gens de Nicolas Rouhaud et Emmanuel Reuzé aux éditions Fluide glacial ?? https://www.lagriffenoire.com/1013676-achat-bd-faut-pas-prendre-les-cons-pour-des-gens---t01---faut-pas-prendre-les-cons-pour-des-gens.html ? ? ? Chinez & découvrez nos livres coups d?coeur dans notre librairie en ligne ? ?? lagriffenoire.com ? ? Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv ? ? Notre Newsletter ?? https://www.lagriffenoire.com/?fond=newsletter ? Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel ? ? ? #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #sudradio #conseillecture #éditionsfluideglacial
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